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Ce voyage c'est...

 

Ce voyage c'est ...

 

Des Hola, gracias et adios; des G'day mate, thanks et bye bye; des bonjour, merci et aurevoir. Des Sin chao, chié chié et ni rhao; des cam on; des susudaï, a kun et lihaoï; des sabaaïdi, kop djaï et laa koun, des sawati kâââââ, kap koun kââââ et la koun kâââ, des selamat pagi, selamat siyan, selamat suri, selamat malam, terih makasi et sampaï jumba,...

 

 

 

Des conversions d'euros en dollar, en sol, en bol, en pesos chilenos et argentinos, en dollars australiens, en francs pacifiques, en yuan, en dong, en riel, en kip, en bath,en roupies et en dollars singapouriens; des multiplications et des divisions par 1,3 , par 4, par 7000, par 5, par 1,5 , 119, par 10, par 24000, par 6000, par 10 000, par 40, par 11, par 2...

 

 

 

Des avions, des bus, des minibus, des voitures, des trains, un buggy, un surf, des barques, des vélos, un 4X4, des cargots, un van, des touk touk, des motos, des bateaux, un bambou train, des éléphants, un camion de travailleurs, ...

 

Des indigènes, des colons, des rapa nui, des aborigènes, des kanaks, des zoreilles, des caldoches, des monhgs, des khmers, des phnongs, des thaïs, des indiens sans plumes...

 

des tortues, des requins, des lions de mer, des iguanes, des fous à pâtes bleues, des dauphins d'eau douce, des aligators, des caimans, des caipibarhas, des singes, des boas (bon on l'a jamais trouvé celui là), des toucans, des chevaux en liberté, des geckos, des poissons lions, des kangourous, des koalas, des dingos, des pythons, des crocodiles, des poissons perroquets, des dauphins, des pandas, des éléphants, ...

 

Des temples incas, des tombeaux anciens, le machu picchu, les lignes de Nazca, des moaïs géants, des cahédrales, des ponts gigantesques, des soldats de terre, des bouddhas énormes, la muraille de Chine, les temples d'Angkor, des villages anciens, un gigantesque boudha allongé...

 

Des lacs, l'amazonie, la jungle, la pampa, le salar d'Uyuni, des glaciers, des îles, l'océan, un gros rocher rouge, des atoles, la grande barrière de corail, des grosses vagues, la baie d'halong, le mékong, la jungle cambodgienne, des cascades incroyables, des plages de sable blanc des rizières, des volcans actifs, des îlots perdus ...

 

 

Une polaire, un pull, des lunettes, un gilet, des bandes dépilatoires, un emballage pour duvet, un coussin, des lunettes, trois casquettes, des chaussures d'allemands, 700 dollars, un mp3 ...de perdus!(le MP3 j'suis sûre qu'on me l'a volé...enfin presque sûre...)

 

Helena,Carolina, Angelo, Kihi, la Piru, Francis, Théma,Vuthy, Aleph, birman, adi, rizal ...

 

 

L'élégance du hérisson, Angelus, l'ombre du vent, un brillant avenir, le journal des frères Schiller, Pérou,trop sensibles, le monde selon Garp, l'étranger, closer, Oedipe roi, le serment des limbes ; des dizaines de séries et de film dans les bus, les hotels, les avions, les aéroports, les trains...

 

Du riz, des patates, du riz, des patates, du riz, des poissons grillés, des empenadas, du mouton, du boeuf, des sushis, des fruits de mer, des ptits dèj au nutella, des noddles, des boulettes vapeurs, des boulettes frites, des nems, du riz gluant, du riz frit, du riz vapeur du riz du riz du riz, du hamoc au curry et à la noix de coco, un barbecue khmer, des milkshakes à la banane, des crêpes au nutella, du thon, des barracudas et plein de trucs dont on a absolument aucune idée de ce dont il pouvait s'agir...

 

 

Ce voyage c'est énormément d'amour, reçu plus que donné mais on va se rattraper...dès qu'on vous verra...

 



Publié à 01:55, le 31/07/2010,
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Pensées décousues...

 

 

Dans le train pour Pekin. Aziz n'est pas dans le meme compartiment que moi...il vient de regarder un reportage sur le réchauffement de la planete, pas original mais que l'homme est con bon sang...

Je prends l'ordi pour raconter les quelques jours passés. Un peu de musique, un album de Saez tiens. Emilie me les a filé et je ne les pas encore écouté...je clique sur lecture mais ce n'est pas Saez, c'est Marley, redemption song...Le casque sur les oreilles, les paysages qui défilent par la fenêtre, j'ai la chair de poule...je monte le son et je me sens remplie, débordante d'émotion pour tout et rien. J'aime cet état...dur à décrire, le coeur serré, envie de crier que la vie est belle, qu'on n'a pas le droit de la gâcher, qu'il faut aimer, aimer, aimer tout ce qui peut l'être...tout...

Ca y est la vague est passée et je me sens déjà un peu con d'avoir écrit ces quelques mots mais je ne les efface pas, c'était de l'instantané...

Le cadeau de ce voyage c'est le temps...le temps de s'attarder sur une odeur...ne plus voir derrière le brin de lavande d'un village en Argentine, une vague image d'un paysage du sud mais le buisson exact, à droite du portail de la maison de Nîmes. Me revoir avec mon copain Julien, dans la rue Henri Chabrol, gamins, remplissant nos sachets de lavande pour les vendre dans le quartier et rapporter les sous pour les chats abandonnés...Prendre l' échantillon de "brut" qu'une vendeuse me tend dans une rue de Buenos Aires et repenser aux amourettes de jeunesse, aux trajets de la maison au collège et du collège à la maison par la longue rue Paul Mistral avec Marie et Johanna...S'acheter un dessert dans une boulangerie au Chili et repenser aux midis à Montaury qui finissaient toujours chez Perras avec un sablé ou un de ces gateaux dont j'ai oublié le nom, sablé, ganache de chocolat, sablé, ganache...les repas du dimanche midi dans le salon, à la maison, quand on sortait les verres ballons et la nappe en tissu bleu avec les marguerites... la pâte de coing de mamie Juju, les jupes en daim qu 'on mettait à 14 ans...Y a des souvenirs de plus de 15 ans qui me reviennent en mémoire...Bons pour la plupart... sans cette année de liberté, je n'y aurais peut-être jamais repensé...Je ne crois pas mais qui sait...On se laisse tellement porter par le quotidien, un doux quotidien (enfin le réveil à 6 heures du mat, direction le brouillard du nord isère, en me demandant si je vais aller boucher un trou en maternelle ou en 3ème SEGPA...la douceur est relative...mais j'en souris aujourd'hui..) mais qui se déroule si vite et là comme une chance, on a du temps...on a LE temps de perdre du temps à repenser au passé, au bon, comme au mauvais, et comme par enchantement, c'est le bon qui se fait la part belle... Parmi tout ce que j'ai écrit sur ce blog y avait du personnel, du genre qu'on met plutôt sur un journal qu'on ferme à clef, mais moi mes cahiers intimes je les ai tous perdu...dans un train, chez une tante, dans un sac à main volé...alors j'ai écrit sans penser aux jugements, puisque le seul jugement qui compte c'est celui des gens qu'on j'aime et il ne nous fait pas peur...au contraire...

 

Dans le bus qui descend à travers les montagnes du Laos. Toujours cette fichue émotion qui m'envahit devant les paysages qui défilent, les vieux en bord de route avec leurs paniers dans le dos, les gamins qui courent dans les champs, les jeunes qui se douchent avec leur seau d'eau et Jason qui me sussure "ah la la la la la life is wonderfull" à l'oreille...ces moments où tu as l'impression de recevoir de l'amour de tous les côtés, sans le voir venir, des arbres, de la brume, des visages durs ou souriants...et toi derrière ta fenêtre tu peux rien faire...prendre la main d'Aziz qui dort...essayer de partager avec vous en echaînant les mots sur le clavier...emmagaziner au fond de moi pour m'en servir les matins froids d'hiver...



Publié à 08:44, le 30/07/2010,
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Singapour, Londres et Perpignan

J 309: Nous voilà à Singapour. On retire de quoi tenir deux jours et on file direction notre hotel. Ici la langue officielle est l'anglais donc pas de bonjour, merci, aurevoir à apprendre et c'est tant mieux, notre cerveau (enfin ce qu'il en reste) est fatigué. Quelques arrêts de métro plus tard, nous voilà dans le quartier de Geylang. Sur la description de notre hotel y'avait écrit "quartier chaud" pas très fun comme pub pour l'hotel. Qu'entendent-ils par là? Animé? Animé, ça l'est, c'est sûr. Ca va nous plaire. Les gens sont dehors, ils tachtchent sur le trottoir et mangent dans la rue. Mais "chaud" c'était pas pour l'animation mais pour les prostituées sur le trottoir et les dizaines de maisons closes dans la rue de notre hotel. On ne peux pas encore aller dans notre chambre. On a deux heures à poireauter alors on file manger. On a l'embarras du choix! Indien, chinois, indonésien, libanais...C'est génial, il y a des dizaines de stands qui se partagent des tables rondes et viennent t'apporter tes petits plats. Pour nous ce sera libanais. De retour à l'hotel on s'affale sur le lit et on se lance dans une petite sieste. Quand on ressort on part en direction de little india. En fait à Singapour, 80% des gens sont chinois mais il y a aussi une communauté indienne et arabe. Pour chacune de ces communautés il y a des quartiers. Pas genre ghettos mais plutôt genre préservation de la culture...bref, ce soir c'est little india. On marche une bonne heure le long de la route: parcs, grands building, grosses avenues puis nous voilà en Inde: que des indiens...que des hommes...ca c'est le point négatif et c'est difficile d'en faire abstraction mais bon. Tous les hommes sont dehors, entre marché au puce et coup à boire avec les potes. Les maisons sont très jolies, pas du tout de stile indien mais très jolies, toutes petites et colorées. On se laisse tenter par une série de spécialités dont une soupe que tout le monde boit et qui est à tomber parterre. Le poulet arrache comme prévu. On s'installe à une table dans la rue. On est les deux seuls occidentaux mais on ne se sent pas du tout de trop. Une télé diffuse des clips indiens complètements barges, les hommes discutent et boivent leur soupe ou leur bière. On est trop bien. Il fait chaud. On profite de la douce atmosphère et on essaie d'oublier le fait que toujours aucune femme ne soit dans les parages. On prend le chemin du retour et on en s'arrête devant un temple indhou. Un type nous fait signe d'enlever nos chaussures et de rentrer visiter. Les hommes se livrent à toutes sortes de rituels: ils s'allongent parterre et baisent le sol, prient les mains jointes au dessus de la tête, allument de l'encens, font des offrandes, certains hommes sont torses nus et semblent jouer un rôle particulier dans tous ce rituels. Il y a de grosses marmittes et les hommes se servent pour manger...On poursuit notre chemin jusqu'à l'hotel. La route est un peu longue mais on en vient à bout! On pense beaucoup au retour évidemment mais on se sent bien ici et on est content d'avoir encore deux jours pour découvrir Singapour.


J 310: Demain on rentre! Difficile de penser à autre chose. Après une petite grasse mat, on part à l'assaut des gigantesques et inombrables centre commerciaux de Singapour. C'est de la folie, y en a à chaque coin de rue et ils sont énormes et hyper classes. Aziz cherche désespérement un costard mais soit y a plus sa taille, soit c'est tellement original que c'en est inmettable, soit le prix affiché n'est pas le bon...bref. On mange dans un fast food pour profiter d'internet et la clim est tellement forte qu'on se pèle et qu'on est obligé d'enfiler nos super K.way. Génial, les gens sont tous plus chics les uns que les autres et nous on est en k.way quechua. Grrrr. On met le blog à jour et on repart à l'assaut des boutiques. Moi ca me fait tourner la tête tout ce luxe. C'est chouette de voir ça mais les rolex à 50 000 euros bon...Enfin ça me dérange mais pas au point de ne pas craquer sur une petite robe en promo chez zara. Aziz lui s'est acheté un levi's. On a craqué sans complexe parce qu'une nana nous a offert 50 dollars. En fait elle nous a rattrapé pour nous donner un billet qu'on avait fait tombé. On s'est regardé avec Aziz et il ne semblait pas avoir perdu d'argent. On lui a demandé si elle était sûre que c'était à nous et elle nous a tendu le billet en affirmant que oui. On l'a pris. On a recompté, ce n'était pas à nous. Un sentiment de culpabilité nous a alors envahit...Euh non non, pas du tout en fait! Une petite glace aux fruits de la passion et on file vers le quartier de chinatown. On maîtrise le métro comme notre poche! Chinatown est un chouette quartier. Un peu surfait mais hyper agréable. On s'y promène un peu, on achète des babioles pour les neveux, on boit un coup en terrasse et on rentre. Depuis hier ça me gratte partout. J'ai plein de boutons de moustiques partout! Arrivée à l'hotel je les compte: 62! Je pète les plombs tellement ça me démange. J'en ai plein les bras et le dos. Ca va être beau pour le mariage, surtout si je continue à les gratter!!! On se demande si c'est vraiment des moustiques. Pour celles qui me demanderont au mariage: "ah mais t'as plein de bouton dans le dos, qu'est ce qui t'es arrivée?" j'ai préparé une histoire de jungle et de migalle, ou de fourmis géantes, je sais pas encore. On s'endort devant "21 grammes", un beau film de sean Penn.


J 311: Ce soir on décolle! On est vraiment excité! On refait les sacs, on les laisse à la reception et on file pour la journée. Notre avion pour Londres n'est qu'à 23 heures. On mange des plats excellents, posé sur une table sur un trottoir. Un petit canard laqué pour Aziz et des boulettes vapeur aux crevettes pour moi Oui, on parle encore et toujours de bouffe mais au delà des plaisirs gustatifs c'est révélateur des habitudes et des mentalités des gens, des pays. Ici il y a pleins de bouis bouis pas chers, même pour les locaux, où tu peux manger, dehors, autour d'une grande table ronde, en famille, entre amis. Manger dehors chez nous ça reste quand même exceptionnel. Mais dans de nombreux pays qu'on a visité c'est loin d'être exceptionnel. Les gens mangent surement plus dehors que chez eux. Parce que c'est pas cher et que n'importe qui peut installer un stand dans la rue. Pas d'histoire de chaîne du froid ou je ne sais quelle autre règle d'hygiène à respecter. Les gens se retrouvent tout le temps, dehors, autour d'une soupe ou d'un plat de riz. Il ne nous reste plus que le quartier arabe à visiter. On passe par un superbe parc au bord de l'eau. On est arrivé. Encore de belles petites maisons bien préservées, des mosquées façon palace de sultan, des echoppes où l'on finit d'acheter des bricolles. On visite la grande mosquée. La salle des prières est impressionnante. On se pose à une terrasse de café. Il fait très très chaud. Devant nous, un joli exemple de tolérance et de cohabitation: on est sur "arab street" et y a une maîtresse indienne qui promène ses élèves chinois...rien à ajouter...On se lance une dernière fois à la recherche d'un costard. Oh miracle! Je déniche une petite veste en lin et une belle chemise pour Aziz. A moins 60% biensûr! Une petite retouche et on file à l'hotel récupérer nos bagages. Sacs sur le dos on part pour l'aéroport. On a trois heures d'avance et heureusement parce que quand on tend nos billets la nana au guichet finit par nous répondre qu'on doit appeller notre agence en France parce qu'on n'a pas de billet pour ce vol. On reste zen, ou presque et après un long moment tout finit par s'arranger. On flâne un peu dans les boutiques de duty free puis on se pose dans une zone wifi. On réalise juste à temps que le temps s'est vite écoulé finalement et qu'il faut qu'on se remue pour aller à la porte d'embarquement! Ouf! On est dans l'avion. On est un peu trop relax!!! Un appareil énorme à deux étages! C'est parti pour 13 heures de vols mais avec des films, les repas et les boissons compris, ça ne nous fait même pas peur! Après quelques minutes de vol on a droit a un spectacle extraordinaire: un orage éclate dans les nuages, en face de nous. C'est grandiose parce qu'on voit les éclairs dans les nuages, ils les éclairent tout entier... Enfin moi ça ne me fait pas rêver d'être à 10000 mètres d'altitude et de voir des éclairs partout, je demande juste à Marie s'ils sont loins, elle me répond : oui oui, du coup ça me rassure à moitié et je peux me rendormir tranquille. On s'endort dans la nuit, devant "invictus" un super film sur la présidence de Nelson Mandela. La nuit se passe entre film et dodo, repas et boissons aussi.



J 312: On nous réveille pour le petit dèj, parfait! La vue sur Londres qui sort doucement de sa nuit est très belle. Notre dernier vol "Londres Perpignan" est à 14 heures. Il est 5 heures du mat! On doit changer d'aéroport certes mais quand même ça nous laisse une sacrée marge alors on décide de s'offrir un dernier plaisir: une escale au coeur de Londres, Picadilly Circus. Marie n'y a pas pensé et moi en bon prince que je suis (ou plutôt andouille) je lui dis :"et si on allait faire un tour dans Londres." Là je vois les yeux de Marie qui brillent, bon ben c'est parti pour 2h de ballade avec nos gros sacs sur le dos, mais quelle belle promenade londonienne en ce matin ensoleillé. On adore tous les deux et on est prêt à marcher un peu avec nos sacs pour en profiter (et prolonger encore de quelques minutes notre aventure...). Il n'y a personne sur la place et le soleil commence à nous réchauffer. On fait une série de photos avec la statue d'Héros, les gros panneaux publicitaires, les bus, les cabines téléphoniques, les boites aux lettres...On marche jusqu'à l'arrêt de bus, nos sacs trop lourds sur le dos, pour la dernière fois. Encore un bus, un dernier avion...On aperçoit les côtes françaises...on est trop content...et on atterrit...

Comme pour l'aller c'est André le papa de Marie qui vient nous chercher. On est tout excité de retrouver nos proches et notre pays.

Durant le dernier vol je me suis amusé à compter, nous avons voyagé environ 10 mois et quelques jours :

Ce voyage ça aura été des milliers de kilomètres dans les airs : si mes calculs sont bons nous avons pris l'avion 32 fois. Des milliers de kilomètres sur les routes, entre bus principalement, van, mini van, taxi, camion, scooter, vélo et des transports locaux indescréptibles...

Ce voyage ça aura été des rencontres merveilleuses, des paysages époustouflants, des plats surprenants et bons, et encore encore des rencontres....

Merci pour toutes les visites sur le blog et les commentaires, là je ne me suis pas amusé à compter parce que il y a un compteur qui le fait automatiquement pour nous, c'est le chiffre sur le côté gauche du blog. Et donc accrochez vous quand j'écris ça, le blog affiche 4954 visites, 417 commentaires pour 69 articles publiés. C'est donc environ 16 visites par jour en moyenne. J'ai toujours dit à Marie j'aimerais trop qu'on arrive à 5000 visites, mais avec l'été et les beaux jours qui sont arrivés en France, j'y croyais pas trop. Mais si, vous avez été fidèles jusqu'au bout, merci de nous avoir accompagné tout le long de ce voyage, on s'est jamais senti seul grace à ce blog, grace à Skype aussi. 4954 c'est comme 5000, en plus avec ce dernier article, on va y arriver, celui qui sait qu'il sera le 5000ème, je lui paye des coups à boire. Arrêtons de deconner, merci merci et encore merci d'avoir été présents. On savait qu'on avait des amis merveilleux, une famille en or, on en a jamais douté, ça s'est juste encore confirmé pendant ce voyage.

Groooooooooooooooooooos Bisous, maintenant finis les articles, les messages, les photos, les heures d'internet, on veut du concret, vous serrer dans nos bras et faire la fête tous ensemble!!! Marie va mettre encore un ou deux petits articles écrits au cours du voyage, après, ça sera terminé, allez courage!!!

 

                                            



Publié à 08:24, le 28/07/2010, Singapour
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Une fin toute en douceur...

 

J 298: 5h30, le soleil n'est pas encore sorti de son lit...Nous oui! 3 heures de scooter nous attendent pour rejoindre Denpasar. Moi je suis aux anges, on va faire plus de 100 bornes sur des routes magnifiques. On quitte Amed et sa douce vie pour rejoindre le centre administratif de la capitale...Le rêve quoi...Aziz conduit pendant 3 heures environ et le trajet n'est pas trop pénible. On tend notre petit papier au gars derrière le guichet qui nous dit que tout est bon, on pourra récupérer les passeport cet aprèm. Là on se décompose. Je crois même qu'au début il a dit demain matin 8h00, là il pousse le bouchon un peu trop loin Raymond. Pas question de gâcher encore une journée pour ces vichus visas. On lui dit qu'on a un avion là, maintenant, tout de suite et qu'on veut nos passeports là, maintenant, tout de suite. On poireaute 15 minutes et on récupère nos papiers! Ouf! On passe par l'hotel où nous logions pour récupérer les quelques affaires qu'on y avait laissées et on repart direction Ubud. Et c'est reparti pour environ 1h00 de scooter, bon là ce n'est pas la même, on est des centaines de motos cote à cote dans les rues de la capitale. Un peu flippant, mais faut pas stresser et ça passe, juste mais ça passe. Marie me pince parfois un peu le dos, mais elle m'a épaté car elle n'a pas eu trop peur!!! Aziz trouve un hotel en moins de deux. On part rejoindre Yannick et Aurélie. Entre temps, texto d'Aurélien et Aurélia qui sont au centre ville. On se retrouve tous les six, comme ça, à Bali. C'est chouette... On assiste à une crémation: c'est une grande fête avec musiciens et chars donnée en l'honneur du mort. Quand enfin les chars se mettent en route tout va très vite. Le taureau en papier maché est énorme et les porteurs filent à toute allure dans la ville. On les rejoint sur une place, là où ils vont brûler le mort. Ils enflamment l'immense taureau à l'intérieur duquel ils ont placé le corps. Etrange cérémonie à laquelle nous, touristes, pouvons assister. Tout part en fumée mais le corps est bien visible et met du temps à brûler. Et dire qu'on a failli aller aux îles Sulawesi pour voir ce genre de cérémonies, il faut le voir au moins une fois mais c'est quand même très étrange. On a gagné au moins 500 euros!!! Aux îles Sulawesi, durant les crémations, ils sacrifient en plus des buffles (animaux sacrés), plus la famille est riche, plus il y a de sacrifices... On part manger un bout avec Yannick et Aurélie qu'on avait quitté il y à quelques mois au Chili. Ils nous emmènent dans un petit warung tout simplement délicieux! C'est l'heure de leur massage. D'ailleurs je sais pas s'ils sont fatigués mais ils n'en branlent plus une, ils ne font que des massages, boire et bouffer, la belle vie quoi!!! Nous on fait encore un tour en scooter dans le ville et, en s'éloignant un peu on tombe sur un, deux, puis des dizaines de singes. Ils sont trop beaux et se promène dans les rues... On ne tarde pas à retrouver Aurélien et Aurélia autour d'un cocktail et, honte à nous, de petits plats mexicains pour la deuxième fois en quelques jours. Yannick et Aurélie nous rejoignent, bien détendus! Ca donne envie à Aurélia et Aziz. On passe une bonne soirée tous les 6 et avec Aziz on décide de reporter notre départ pour Lombok le jour suivant pour y aller avec Aurélien et Aurélia et passer quelques jours ensemble.

                                                   



J 299: On voulait faire une grasse mat mais les coqs en ont décidé autrement. Aziz part donc faire un petit tour en scooter avant de le ramener au gars et moi je m'installe sur notre terrasse pour avancer un peu le blog. Juste une petite heure dans les rizières, ça m'a vraiment donné envie de m'en acheter un en rentrant. De retour Aziz commande le petit dèj qui s'avera plutôt gros! On flemmarde et c'est bien agréable. Quand on met le nez dehors la journée est déjà bien avancée. On se renseigne pour les transports. Demain on part avec les grenoblois à Gili Air, une petite, toute petite île au large de lombok. Aziz réserve une petite séance bien être pour lui et Aurélia ce soir. Environ 15 euros pour 1h45 de détente, un peu cher pour ici mais à mon avis c'est la grande classe. On flâne au marché mais on ne craque pas. A chaque mètre dans la rue, on a droit à: "transport transport, today? tomorrow? After tomorrow???" mais on ne les entend même plus, ou presque. Je rajoute non non next year! Je vous jure, il y en a qui ont même le panneau : "TAXI, TODAY, TOMORROW, OKAY". Aziz se fait couper les cheveux pour le mariage de Céline et...c'est une catastrophe. Il a fait exprès de se les faire couper 15 jopurs avant le mariage et heureusement!  On rejoint Aurélien et Aurélia. Nos tickets pour Gili Air en poche, Aziz et Aurélia filent à leur massage: une heure de massage balinais suivi d'un gommage et d'un bain de fleurs...Moi je m'occupe du blog...Cherchez l'erreur. Non, en fait je suis moins une passionnée qu'Aziz pour les massages, c'est tout. Là tu as raté un des meilleurs massages du voyage, c'est trop bon, on a même eu des fruits dans du lait de coco avec un bon petit thé durant notre bain. On sort tout détendu et on plane un peu. Ce soir les amis vont voir un spectacle de marionnettes et nous on repasse la soirée avec Yannick et Aurélie, à discuter de nos aventures respectives et des bons moments passés ensemble.



J 300: 7 heures, on est en route pour Gili Air avec les copains. Après un peu de bus et une heure et demie de bateau que nous avons passé un sac plastique à portée de main et surtout de bouche, on met le pied sur Gili Trawangan. Sauf Aurélien ce chanceux! Il faut trouver un bateau pour arriver à destination, à 2 km de là. Là encore une longue négociation commence car ils nous prennent vraiment pour des américains, en plus il profitent de l'argument "c'est la haute saison". Non mais là les prix que tu nous donnes, c'est une saison qui n'existe pas, reviens sur terre et arrête de nous prendre pour des c---!!! On en profite pour retirer de l'argent car pas de distributeur sur Gili Air. On passe devant de drôles de pancartes posées à l'entrée des bars, du genre: "happy mushrooms here for fun". Beaucoup de touristes viennent ici pour faire la fête et la vente de champi hallucinogènes sous forme de soupe, jus ou pancake fait partie de la fête. On en profite aussi pour se renseigner sur l'ascension du Rinjani. Apparemment c'est sur, il n'y a pas de lave visible, il faut un guide absolument et ce n'est pas donné. On décide de renoncer mais sans regret car du coup on va rester plus longtemps sur les îles qui ont l'air vraiment vraiment belles. On prend notre bateau après de longues minutes de négociation et on arrive enfin à Gili Air. Rapidement on déniche deux bungalows super sympa même si très sommaires. Salle de bain miteuse et eau salée pour se doucher certes mais une belle plage pour nous, loin des touristes. Le bungalow est quand même super charmant, le lit très bien et en plus il fait super frais pour dormir, mais le plus du plus il n'y a enfin pas de coqs ou de chiens pour nous réveiller!!! C'est hyper sauvage, on va être trop bien. Le personnel très jeune plane littéralement...Vive les champi! On réussit quand même à manger 4 bons riz frits sous notre paillote en forme de barque, face à la mer. Un petit paradis cet endroit. Les garçons partent plonger derrière le récif coralien et avec Aurélia on opte pour le larvage sur les transat. On rigole en voyant les garçons qui après plusieurs minutes de nage ont de l'eau jusqu'au mollet! De retour, ils tentent de nous faire croire qu'ils ont vu des tortues...On marche vers le village pour acheter quelques chips histoire d'agrémenter l'apéro. Au "grand "magasin, dans les terres, les gens sont super sympas et vraiment souriants. Pas de "transporte et massaze" à tout va. On apprécie. Sur le chemin du retour Aziz s'offre un quart d'heure foot avec des gamins, entre les palmiers et les vaches. Ils m'ont épuisé ces jeunes... Arrivé à nos bungalow on s'installe face à la mer et on passe la soirée avec les gars qui "s'occupent" du "complexe". Ils sont vraiment sympa, on partage l'apero tous ensemble. Aziz a un gamin dans les bras pendant toute la soirée. On est vraiment bien. Les gars font de la guitare et on chante avec eux. On a droit à la chanson des îles. Elle parle des trois îles Gili: Air, celle où nous sommes, Meno, la plus petite et Trawagan pour faire la fête. "I come from gili air, pancake mushrooms for breakfast; i come from gili meno, mosquito pancake for breakfast; i come from gili trawangan, many swedesh many british; i come from Lombok island, running away from policeman..." Et il rajoute : "rastamen", et d'autres phrases rigolotes. Tomtom, olive, younes et bien d'autres, vous seriez trop bien ici, je pense même que vous auriez du mal à repartir, comme nous d'ailleurs.



J 301: Dans la nuit Aziz s'agite...un mousqtique sous notre moustiquaire! Un violent combat s'annonce! Il se terminera pas un moustique ratatiné sur la moustiquaire et une petite tâche de sang. Mais à qui appartient donc-t-il? Vu l'oeuf qu'Aziz a à la cheville, je parirai pour le sien! Un truc de fou ce moustique, sur l'île il n'y a vraiment pas de moustique mais il a fallu qu'il y en ait un qui se glisse sous notre moustiquaire et il ne m'a pas raté, mais je ne l'ai pas manqué non plus. Une bonne vraie grasse mat qui dure encore plus du côté du bungalow des copains. Quand ils émergent on part manger à 100 mètres de chez nous (oui, c'est chez nous!). Encore une paillote en face de la mer, avec wifi! On reserve deux nuits d'hotel à Singapour et les copains réservent un billet d'avion. Bien pratique internet à la plage quand même. On marche sur l'île quand Aziz voit un panneau indiquant "turtle spot". Moi je pense que c'est le nom du bar mais un ptit jeune nous assure qu'il y 80% de chance d'en apercevoir. Ni une ni deux, d'un commun accord nous voilà dans l'eau avec nos masques et tubas sur le nez. On nage, on nage et chacun dans son coin on se demande si le gars n'a pas inventé tout ça pour qu'on boive un coup chez lui, ce qu'on va faire puisqu'on leur a laissé nos affaires. Il nous a rejoint dans l'eau et me dit de le suivre. En quelques secondes je me retrouve avec une tortue sous les yeux. J'appelle les copains mais Aziz est trop loin. Il crie lui aussi. Il a trouvé une tortue! Trop bien! On en profite, c'est toujours fantastique de voir une tortue sous l'eau, surtout quand elle se met à nager... Surtout que moi je la trouve tout seul! Naque naque naquenère... On ressort heureux de cette belle plongée...On profite des rayons du soleil couchant. Après une bonne douche à l'eau salée on ressort manger et on ne résiste pas à l'appel des beaux poissons fraîchement pêchés qui nous font les yeux doux...Le serveur Moktar nous prend par les sentiments et on ne résiste pas. Une petite négociation et nous voilà attablé face à la mer (on ne perd pas les bonnes habitudes) se partageant 3 beaux poissons. Quel festin! Demain on a décidé de partir sur Gili meno pour la journée. L'île n'est qu'à 1,5km d'ici et on aurait bien fait la traversée à la nage mais il paraît que les courants sont forts entre les deux îles. Tant mieux qu'il y ait du courant, je ne sais pas ce qu'elle a ma chérie à vouloir toujours traverser à la nage, alors qu'il y a des petits bateaux rien que pour nous et je suis fatigué moi. En plus je préfère garder mes forces pour voir les tortues, les poissons et les beaux fonds marins...


J 302: A 8 heures on est sur le bateau public qui dessert l'île. Et à 8h30 on est en train d'engloutir un petit dèj phénoménal: jus de fruits frais, pancake et gauffre salée pour tout le monde! Mais ce qui est encore plus phénoménal c'est la vue qu'on a. Je crois que c'est une des plus belles de tout le voyage: le sable blanc de Gili Meno, l'eau turquoise, puis encore le sable blanc de Lombok au loin, les palmiers et le rinjani, ce fameux volcan que nous ne grimperons pas! Et le clou du spectacle c'est quand Aurélien nous dit calmement: "oh, il fume". On regarde et oui: rien que pour nous le rinjani crache une fumée blanche et là, là, c'est vraiment dur de faire mieux niveau splendeur!

                                

Le tour de l'île se fait en une heure mais après quelques mètres on se pose pour aller faire une petite plongée. Jolis coraux, jolis poissons et une grosse tortue! Puis d'autres tortues qui nagent près de nous, dans le grand bleu...c'est magique..,magnifique, encore une de nos plus belles plongées, les tortues se laissent vraiment approcher, on peut même les toucher gentillement, un pur bonheur... On s'affale sur nos serviettes pour une petite séance glandouille avant de poursuivre le tour de l'île. C'est vraiment chouette comme balade. On longe la mer et on ne croise quasiment personne. On passe devant un complexe hotelier abandonné, drôle d'impression. Il y en a d'autres encore qui sont désaffecté, c'est étrange...On plonge encore un coup et je me souviens plus de ce qu'on a vu mais probablement 2 ou 3 tortues!!! Sur le chemin Aziz craque pour un joli masque de bois artisanal. On finit le tour de l'île en beauté en se plongeant dans une eau vraiment vraiment belle et en foulant un sable vraiment vraiment blanc et vraiment vraiment fin...Mais c'est l'heure du bateau qui nous ramène chez nous. Un petit tour de l'île en footing pour Aziz et moi et un petit match de volley pour les copains suivi d'une petite soirée tranquille à nos bungalow, autour d'un bon nasi goreng et d'un peu de musique. Quelle belle journée et qu'est-ce que c'est agréable de partager ces moments avec des copains!!!



J 303: Aurélia part se faire une plongée, une vraie avec bouteille et Aziz et moi partons déjeuner et faire un peu le blog sur internet, le tout dans un cadre de rêve...Quand Aurélia rentre on part manger un bout sur l'île. On goûte de bons petits plats locaux avant d'aller plonger sur un autre côté de l'île. Les coraux sont encore très beaux et à 50 mètres de la plage il y a un joli tombant d'une quinzaine de mètres de profondeur. C'est beau parce que tu nages avec les coraux et le sable à 2 mètres de toi et tout à coup, sans prévenir c'est le précipice...On revient faire bronzette sur le sable et je craque pour deux superbes pareos...j'en ai pris deux pour en offrir un mais je pense bien garder les deux! Dans la négociation Aziz a perdu sa belle serviette orange! Il faut bien ça, car Marie elle croit vraiment qu'on les trouve sous les caillasses, il était super content et moi ça me fait du poids en moins dans mon sac. On rentre aux bungalow juste à temps pour voir un splendide coucher du soleil. On sirote un ptit coktail en admirant les couleurs. Au loin on voit le superbe volcan de bali, celui qui nous faisait face quand nous étions à Amed. C'est magnifique...On part manger et une fois de plus on se fait avoir par les poissons frais! Cette fois on se prend 3 gros steack de thon à se partager. On passe encore une belle soirée tous les 4.

                                        


J 304: Aurélia s'est motivée pour faire le tour de l'île, tôt ce matin et elle nous entraîne tous avec elle. Comme à chaque fois où nous arrivons à nous lever tôt nous sommes trop content. La lumière, la vie des villageois, l'atmosphère...tout est différent. On a presque bouclé le tour et nos estomacs réclament le pancake du matin! On déjeune face au rinjani qui ne fume plus. Je crois qu'on a vraiment eu de la chance de le voir en activité l'autre jour. On pourrait rouler jusqu'à l'eau tellement on a mangé mais on se traîne de force jusqu'à la plage d'hier. On part plonger tous les 4 mais le courant est super fort. On dérive à une vitesse folle alors on attrape les cordes accorchées aux amares des bateaux pour observer les fonds. On fait un ou deux jeu débiles avec la corde puis on retourne à nos serviettes, à nos lectures et nos papotages. J'ai adoré ces jeux dans l'eau, on était comme des gamins. J'ai mis en suspend mon thriller profitant des bouquins d'Aurélien: oedipe de Sophocle, pas mal, et l'étranger de Camus, génial. Je ne l'avais jamais lu...Aziz lui profite du "closer" d'Aurélia...Très très instructif. On se mange des fruits fraios sur la plage puis on change d'endroit pour essayer d'apercevoir encore une fois nos tortues. Mais là c'est plutôt les méduses qui sont en rendez vous et comme on fait plus que les apercevoir on retourne vite sur le sable. Le soir on se fait inviter par les copains pour un dernier resto tous les 4 puis on rentre tranquillement chez nous. Demain matin, les copains poursuivent leur voyage vers Java et nous, ben nous on va finir notre tour du monde ici, sous les cocotiers. Ensuite on aura deux jours à Singapour puis ce sera le retour! Rien que d'y penser, ça me fout des frissons, je languis de vous revoir.



J 306: Les copains grattent à la fenêtre. C'est l'heure du départ pour eux. Les adieux terminés on retourne au lit et bout de la 4ème fois où Aziz me demande: "t'es sûre qu'on va pas leur dire aurevoir à l'embarcadère?" je me lève et on part faire de grands coucou aux amis qui s'en vont. C'est l'heure du ptit dèj pour nous: traditionnel pancake et jus de fruits frais au menu. Ca va être dur les spécial K en France...Mais que ça va être bon de retrouver du bon pain, du fromage, de la charcut, des magrets de canards, de la raclette, des barbec, des olives...(c'est bon? Le message est passé???). Oui je pense qu'ils ont compris. On marche vers nos bungalow en traînant la patte. Ca sent vraiment la fin et avec le départ des copains on a un peu le blues...Finalement on se pose sur la plage. Aziz part faire une petite plongée. Moi je retrouve mon thriller de 600 pages avant d'aller plonger à mon tour. Quand je reviens Aziz est en train d'acheter un masque. Les amis nous avaient demandé de leur en prendre un si on en retrouvait. Il en vend un très grand et très beau mais hors budget. On se fait dorer sur la plage pendant de longues heures avant d'aller manger une petite spécialité et de rentrer au bungalow. J'adore les noms des spécialités locales : Gado Gado, Olah Olah, Urap Urap, vous nous faites confiance on a gouté à tout et même au delà. Je termine "sept vies" le film devant lequel je me suis endormie hier soir (très très beau au passage) pendant qu'Aziz prolonge sa séance bronzette sue les transat en bambou devant notre bungalow. On mange un bout dans le resto qui propose le wifi et par skype, on charge mike de retourner tous nos cartons de déménagement pour retrouver le costume d'Aziz, sa chemise, ses chaussures ou encore notre matos d'escalade. Guilhem se chargera de tout descendre dans le sud et dans quelques jours seulement on récupérera tout ça. Drôle de sensation quand même en cette fin de voyage. On est bien mais on languit vraiment de retrouver la famille. J'ai encore rêvé de mes Thomas et Mathieu la nuit dernière. ..On hésite à partir demain matin de notre petite île histoire de couper le trajet jusqu'à Bali en deux mais les heures passent et on opte pour une journée de plus ici. On y est tellement bien. Les jeunes de l'hotel sont de vrais comiques. Ils nous balancent des mots en français qu'on n'emploie plus vraiment, du genre "saperlipopette" ou "ça roule ma poule". Ils passent leur journée affalés sous une paillotte, la guitare à la main, et à toute heure du jour et de la nuit on a droit à la chanson des îles. Il faut absolument que je leur demande les accords. On s'endort devant un petit film. Et on commence à rêver des retrouvailles.



J 307: réveil plutot matinal dans notre petit bungalow. Bêtement je demande à Aziz "qu'est ce qu'on fait?". Comme option j'avais envisagé la suite du film, un plouf dans l'eau ou un bon ptit dèj mais comme réponse j'obtiens: "un footing." Waouh... J'y avais vraiment pas pensé mais bon, pourquoi pas. En dix minutes on est en route pour faire le tour de l'île. 35 minutes après, il est bouclé. Aziz se lance dans un second tour et moi je me contente de 10 minutes supplémentaires. De retour à l'hotel un petit plouf, quelques gâteaux secs (ouais, on a fait les comptes hier et si on veut quitter Bali sans retirer, faut qu'on fasse un peu gaffe.) et on reprend LA principale activité de ces 6 derniers jours: la bronzette. Voilà, le récit a rattrapé la réalité. Je suis sur mon transat en train d'écrire ces lignes et Aziz joue au foot à quelques mètres de là avec les jeunes de l'hotel. Mais vous inquiétez pas, y en a quand même un sous sa paillote qui se charge de la petite chanson: "i come from Gili Air...". Bon ben puisque j'ai plus rien à écrire je retourne à mon bouquin...

je pique la guitare des garçons et retrouve quelques accords. J'ai le malheur de demander à l'un d'eux les accords de la chanson des îles mais je crois qu'il a pris trop de champi ce matin, ou pas assez, et il massacre la chanson en me donnant des accords bidon. J'abandonne...je dépose la guitare et le gamin qu'Aziz avait tenu dans ses bras la première soirée s'en empare et essaie d'en jouer à la manière des grands. Il est vraiment chouette. Allez, on se bouge, on aimerait bien revoir nos tortues! En chemin on achète à manger à des femmes qui cuisinent dans la rue. Ca faisait longtemps. On plonge vers nos tortues et y en a une juste sous nos yeux! Génial! Et celle là c'est ma chérie qui la trouve (d'ailleurs je vous ai pas dit, elle en avait trouvé plein sur Gili Meno, l'île d'à côté), elle est trop forte! Comme ça pour la dernière soirée, une tortue est venue nous dire aurevoir. Elle mange et on ne l'effraie pas. Elle nous regarde mais continue de manger. On nage un peu avec elle, on est trop heureux! C'est notre dernière plongée du voyage et on est gâté...On se pose un peu dans un bar puis on rentre. Hier les copains nous envoyé un texto pour donner des nouvelles et nous dire que le billet bus bateau qu'ils avaient acheté c'était du pipot, ils n'ont jamais pu prendre le bus jusqu'à Denpasar et ont du payer un taxi. Du coup on se dit qu'on va se débrouiller tout seul pour le retour et on passe voir le gars de l'agence pour lui dire que c'est vraiment pas cool. Et là, là, là on nage en plein délire: le gars nous demande si on va revoir nos copains et nous donne 20 euros pour les dédomager du taxi. On est sur le cul, vraiment. On retourne le voir pour lui rendre 10 euros parce qu'en fait Aurélien et Aurélia avaient partagé le taxi avec deux autres français, et on décide de lui acheter les billets pour demain. quelle honnêteté...On profite encore un peu du soleil et d'internet gratos dans la paillotte près de nos bungalow. On y mange et on se fait une petite séance skype avec la famille d'Aziz. On prévient Mike que le costard d'Aziz est à bédarieux...Il est content, il a juste passé des heures et des heures à fouiller nos cartons! Un petit moment sur la terrasse du bungalow, avec le bruit des vagues et les jeunes qui chantent inlassablement les même chansons...

 

J 308: On boucle les sacs, je perds et retrouve ma carte bleue en 5 minutes, on fait quelques photos souvenirs avec les jeunes des bungalow et on part prendre notre bateau. Petit bateau à balancier, cariole tirée par un cheval, mini bus, gros cargot et re mini bus: on est à Kuta Bali. On a passé une grande partie du trajet avec une famille de français qui ont découvert l'Asie pendant 9 mois. On tachtche un long moment avec eux. Méno leur garçon de 8 ans est génial. Rien de tel que les voyages pour former la jeunesse (Quelqu'un a déjà dit ça non?). Il est 20 heures. On cherche un hotel pas cher. Demain on doit partir pour l'aéroport à 4h30 du mat. Aziz voit un coiffeur ouvert. Il saute sur l'occaz pour essayer de rattraper les coups de ciseaux désastreux de la précedente "coiffeuse". Pendant ce temps je dégote une chambre miteuse mais qui fera l'affaire pour une courte nuit. En 10 minutes la coiffeuse arrange la coupe d'Aziz. J'en profite pour me faire faire une petite manucure puis on se pose manger de bonnes spécialités au curry et lait de coco dans un boui boui du quartier. On tombe sur un centre de massage et on ne résiste pas à s'en offrir un petit dernier. A 4 euros le massage d'une heure, ce serait con de s'en priver. On se régale même si les masseuses n'arrêtent pas de papoter et que la clim est trop forte. Un petit tour en bord de mer et on va se coucher.

J 309: Le réveil sonne beaucoup trop tôt. On s'habille et on sort à la recherche d'un taxi. Nous voilà à l'aéroport. Ca sent vraiment la fin...On grimpe dans l'avion qui nous emmène à Singapour. On doit y passer deux jours puis prendre notre avion direction l'Europe!

C'est avec énormément de plaisir qu'on reprend notre vie de tous les jours avec la famille, les amis, les copains, les bonnes bouffes, les emmerdes aussi!!!



Publié à 09:16, le 25/07/2010, Gili Air
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On y est!

 

J 286: (suite) Depuis le bateau, on aperçoit les côtes balinaises. Bali...c'est vraiment un nom qui laisse rêveur...On sait qu'on voulait y aller, finir le voyage par ça, mais on ne sait absolument pas ce qui nous attend, ni pourquoi ça nous fait tant rêver...Bali...Aziz discute avec un indonésien qui, comme nous, se rend à Denpasar, la capitale de Bali. Les deux pieds sur la terre ferme, nous le suivons jusqu'au bus local. C'est parti pour 3 heures de bus pourri, mais vraiment pourri. On est crevé et on n'a pas d'appui tête pour s'affaler. C'est long...très long...et le match Argentine-Allemangne a déjà bien commencé. Un jeune javanais s'occupe de nous réserver un hotel sur Denpasar avec son téléphone et va jusqu'à nous trouver un taxi et le payer pour qu'il nous conduise à destination. On est sur le cul...Il a notre âge et vu le bus pourri qu'il vient de se cogner avec nous pendant 3 heures, il ne doit pas rouler sur l'or...Il vient d'ouvrir une entreprise de services, j'espère qu'il pourra venir avec sa femme nous rendre visite en France, car il aimerait beaucoup visier notre pays. Petit hotel dans une ruelle assez calme, accueil simple et chaleureux. On pose nos fesses devant le petit écran dans la cour et on regarde l'Argentine prendre une raclée face à l'Allemagne avant de sombrer dans un profond sommeil. Je confirme l'écran est très très petit mais comme dirait un indonésien: "BTN, better than nothing".



J 287: Un seul objectif en ce dimanche...faire la grasse mat et glander...On est venu à Denpasar pour faire prolonger nos visas mais ce n'est pas ouvert le week end, donc on n'a pas le choix: on glande! On se mate une petit film sous la couette:there will be blood. Très noir mais très bien. L'autre objectif de la journée c'est aussi d'emmener tout notre linge crado à laver! Oui car là ça urge, avec tous les volcans qu'on a fait : poussière, souffre, boue, transpiration se sont imprégnés dans les habits et les sacs, surtout cette odeur de souffre! Quand on émerge on part à la recherche d'internet. On se pose dans une espèce de brasserie boulangerie un peu chicos et c'est parti pour trois heures d'internet: dernière modif du dernier vol Singapour/Londres, recherche d'un vol low cost pour arriver ensuite jusqu'à vous, mise à jour du blog, quelques mails, le tout en s'enfilant une baguette entière, pas bonne, mais c'est une baguette...Quand on ressort, il fait nuit. On va vers le centre des arts balinais, un grand parc avec un immense amphithéâtre blindé de Balinais (les touristes ne viennent pas à Denpasar). En ce moment c'est le festival de la culture balinaise. On se fait une petite place et collés les uns aux autres, on a l'occasion de vérifier que l'odeur du T-shirt mal séché est universelle... La pluie s'invite puis le spectacle commence: des dizaines de musiciens qui jouent (j'ai compté environ 30 de chaque côté de la scène) sur des instruments traditionnels qu'on ne connaît pas du tout. C'est loin, très loin de tout ce qu'on connaît au niveau des sonorités, de la structure, du rythme. On est dans un autre monde, surtout quand les danseuses font leur apparition et se mettent à se tordre dans tous les sens, mains recourbées d'une façon impressionnante. De vraies contortionnistes des articulations. Leurs costumes sont magnifiques et elles aussi. Le public est enthousiaste et clame sa joie devant certaines prouesses musicales. On est plongé dans la culture balinaise...C'est un plaisir de voir ce spectacle traditionnel, un vrai, pas fait pour les touristes (comme sur Ubud par exemple). Après deux heures on quitte l'amphithéâtre (parce que mine de rien, pour nous qui n'y connaissons rien, c'est quand même un peu répétitif et Aziz ne tient plus en place!) et on grignotte dans les stands de rue des produits trop bon. Des trucs trop bons au poisson frits à la poële, à 10 cts d'euros pièces, donc vous comprenez bien qu'on se soit empifré! On file à l'hotel sous une belle averse mais le ventre bien plein.



J 288: A la recherche du bureau de l'immigration! Quand vient notre tour, pas de surprise: il manque une pièce au dossier! Le billet retour en France...qu'on n'a pas évidemment! Nos "allez, s'il vous plaît, soyez sympa" n'y font rien même si les gars sont très gentils. On ressort donc et on part à la recherche d'internet pour acheter un Bali Singapour, preuve que nous quitterons bien la petite île paradisiaque. En chemin on croise des processions et des offrandes partout où nous mettons les pieds... On s'offre un petit plaisir: un massage d'une heure dans un centre de formation pour aveugles. Y a pas de mystère, ceux sont eux les meilleurs. C'est une heure de bonheur...sauf quand mon masseur s'attaque à mes tibias...On lui avait dit "pas les jambes" mais visiblement il n'a pas compris. Je me laisse faire et me dit que finalement c'est ce que me faisait mon kiné à l'époque: un massage bien douloureux. Je saute au plafond mais me mets à croire que peux être il sent qu'il y a un problème et qu'il va le régler avec ses doigts de fée...J'aurais du m'abstenir évidemment, il n'a fait que réveiller d'anciennes douleurs et maintenant j'ai bien mal...Bref, le reste était fantastique, vraiment. Aziz doit se dénicher un costard pour le mariage de Céline. Mais les boutiques sont vraiment pas terribles et après avoir écumé tous les centres commerciaux de la ville, on renonce. On trouvera peut pêtre un truc à Singapour. Ca craint si je trouve rien je vais devoir y aller en T-shirt et maillot de bain, original mais pas super pour le témoin. Ne t'inquiète pas Céline, on va trouver une solution... On trouve une terrasse avec wifi et on recherche un billet pas cher. On est obligé de fixer un peu le programme et ça nous enchante pas. Finalement on se garde 2 jours et demi sur Singapour avant de rentrer en France. Il fait nuit, on mange et on rentre à l'hotel.



J 289: On apporte le dossier à l'office et mauvaise surprise, on ne pourra récupèrer nos passeports que dans une semaine... Ca nous gonfle, si on avait su on aurait pas prolongé parce qu'au final avec le temps qu'on a perdu et qu'on va perdre pour les récupérer ça valait pas la peine. Ca va, ça va, quand je vous écris je me dis que c'est pas mal 3 jours de plus, car l'endroit où on se trouve en ce moment est paradisiaque, pas plus sinon Marie va m'engueler, il faut que je respecte la chronologie (et oui on écrit ("on" est un couillon!) toujours avec une semaine de décalage). Enfin, c'est fait. Aujourd'hui on veut aller à Sanur, sur la côte est pour embarquer demain matin pour une petite île au large de Bali: Nusa Lembogan. Avant de partir, j'ai une autre idée: et si on achetait une tente pour faire un peu de camping??? Je suis en train d'achever Aziz qui voudrait juste glander un peu pour les derniers jours...Non mais on pourrait camper sur notre île et puis pour le prochain volcan (oui, il y a un prochain volcan...) sur Lombok, on aura besoin d'une tente non? On en déniche une de mauvaise qualité mais ça fera l'affaire. On cherche le bémo public et on roule vers Sanur. On pense que Martine et Genna y sont et on se referait bien une petite soirée avec eux! L'endroit est sympa: longue plage, bateaux de pêcheurs et petites boutiques en bord de mer. On trouve l'hotel des amis qui rentrent normalement de Lombok (une autre grosse île indonésienne où nous irons plus tard nous aussi) ce soir. Il est plein mais on s'installe dans celui d'à côté. Pas cher et avec le ptit dèj...On se promène en bord de mer, on se renseigne pour les départs des bateaux demain matin, pour du kite surf, puis on se prend un bon maïs grillé. La vendeuse et sa copine sont vraiment des phénomènes et on rigole bien. Je me fait une pédicure et la nana a du boulot. Quand elle m'a dit qu'elle mettrait 15 ou 20 minutes, je n'y ai pas cru. Résultat, près d'une heure et demie pour essayer de faire ressembler mes pieds à des pieds...Aziz est sur la plage, à une terrasse de café. Je le rejoins un peu plus légère...Petites bougies, face à la mer...On est bien. On change de café pour attendre Martine et Genna à qui on a laissé un mot. Petit concert de reggae bien sympa. On n'espere plus voir les copains qui doivent être crevé ou encore dans l'avion. On craque et on se commande une pièce de boeuf...Trop bon! Un bon gros morceau de viande!!! Ca nous requinque et on voit nos amis pointer le bout de leur nez. On est trop content et on passe la soirée à se raconter nos aventures...Demain une nouvelle île nous attend (et on va peut-être camper, moi qui avait dit plus de camping depuis le gros rocher rouge en Australie!!!).



J 290: On a renoncé au bateau de 8 heures, lui préférant nettement celui de 10 heures et demi. On est en route pour notre petite île. Le bateau est plein et tangue pas mal. On espère qu'Aziz sera pas malade...Je fais tomber le guide sous le plancher du bateau...plein d'eau! Quand je me lève pour essayer de l'attraper, je laisse l'appareil photo rejoindre le fond du bateau trempé...Aziz le récupère mais il est plein d'eau. Ca s'annonce mal...Les vagues sont de plus en plus forte, Aziz est en forme mais je ne peux pas en dire autant. Le mal de mer...quelle connerie alors...C'est avec un grand soulagement que je pose les pieds à terre (enfin d'abord dans l'eau parce que comme pour l'embarquement, il n'y a pas de ponton et on nous largue dans l'eau avec nos gros sacs.). Avec peut-être un appareil en moins, c'est la vie, on verra le lendemain en le rallumant, pour l'instant on va le laisser sécher, mais j'ai comme l'impression qu'il y a némo qui nage à l'intérieur. Pour l'instant les photos on va les prendre avec le portable... Des dizaines de gars viennent nous parler pour nous vendre un hotel. On sait pas du tout ce qu'on veut faire et surtout on veut chercher tout seul. On demande à quelques hotels mais ils ne sont pas dans notre budget. Le suivant est plein mais Aziz demande si on peut planter la tente. La réponse est positive, cool! Si on trouve pas mieux on sait déjà où dormir ce soir. Quel couillon que je suis, c'est pas sur cette île que Marie compte faire du camping, mais maintenant qu'elle a vu grace à moi que c'est possible, on va y avoir droit. Le gars qui nous a fait son spitch à la sortie du bateau a attendu qu'on finisse de manger pour reprendre sa chasse. C'est vraiment vraiment lourd. On lui dit qu'on va camper mais il s'en fout royalement. Je me dis qu'il a vraiment besoin de sa commission pour être aussi ridicule, parce que là ils sont 2 à persister mais ça devient vraiment du n'importe quoi. Il nous suit à la trace pendant qu'on continue le tour des hotels. Ils finissent par lacher prise mais ça aura duré environ 2 à 3 heures, on ne les calcule même plus. On trouve un resto avec piscine et un petit emplacement pour la tente (je demande à le serveuse si on peut planter la tente et en contre partie on mange au restaurant). On repassera ce soir pour savoir si le patron est ok. On se promène mais l'ambiance est une peu lourde. En fait dès que quelqu'un vient te parler c'est pour te vendre un truc et ce qui est vraiment chiant c'est qu'au lieu d'être direct et de te proposer ce qu'ils ont à te vendre, ils te font croire qu'ils viennent blaguer un moment. Et d'où tu viens et où tu vas et demain qu'est ce que tu fais? Tu veux faire un tour en bateau? Pfou, vraiment lourd! Même quand on s'éloigne un peu... On passe dans un village, les maisons sont en paille, les algues sèchent au soleil. Les villageois vivent presque tous de la culture d'algues. Ils ont des parcelles dans la mer (c'est rigolo une parcelle de mer...) et chaque jour récoltent des algues et les font sécher. Elles sont ensuite exportées dans le monde entier. On en tire un produit très utilisé dans l'alimentation. Deux coqs se battent. Le gars nous dit de nous arrêter, pour regarder et rebelotte, au bout de 30 secondes "et vous venez d'où? Et vous allez où? Et demain vous voulez faire du snorkelling? J'ai un bateau..."...Pesant...On se promène dans une partie de l'île qui ne s'est pas convertie au tourisme puis je me rend compte que j'ai perdu le guide...Inutile de vous faire part des commentaires d'Aziz ("eh ben! Tu ruines l'appareil photo, tu perds le guide..." Et oui, qui a osé croire qu'un an de voyage allait me changer?!?). Non elle est parfaite ma chérie, ce sont des détails qui agrémente notre quotidien, ce qui fait chier c'est juste quand les détails coûtent un oeil. On en profite pour louer un scooter. L'île s'y prète bien. On retrouve le guide que j'avais laissé à l'épicerie. On part à la découverte de l'île. Les algues sèchent à chaque coin de rue, devant chaque maison. Les hommes se réunissent pour les combats de coqs, les gamins font du cerfs volant. Un vieux pont relie Nusa Lembogan à une autre île, encore plus petite. On s'y promène et on finit par se poser dans une petite crique, avant que le soleil ne se couche. L'eau est très belle mais la mer est un peu agitée. Les surfeurs en profitent et nous on se trouve un coin calme pour faire trempette et bouquiner. Au retour on s'arrête au resto qu'on a repéré pour planter la tente. Le gars est d'accord. Il nous cherche un coin sympa, nous file un matelas, nous éclaire pendant qu'on fait le montage. Vraiment gentil. C'est vrai que le réveil au bord de la mer avec une super piscine juste à côté de la tente fait rêver. Du coup en 2 nuits la tente est remboursée, sauf que nous l'argent qu'on n'a pas utilisé pour le logement, on l'utilise pour les repas et les coktails... On s'installe sur une des tables du resto, les pieds dans le sable, face à la mer, et on déguste d'excellents produits de la mer...le paradis...On s'endort en regardant les étoiles...


291: Nuit très chaude et rythmée par les chiens qui se sont postés près de la tente, tels des gardiens, et qui se sentaient obligés d'aboyer à chaque bruit suspect, ou non...Mais bon, on est en forme. Un bon ptit dèj, un plouf dans la piscine et un peu de blog pendant qu'Aziz part à la recherche d'un appareil photo jetable (le notre s'allume mais ne fonctionne plus...) On a réussi à faire quelques photo avec l'appareil d'un gars mais bon...Il revient bredouille. On décide d'aller faire un tour en bateau pour faire du snorkelling. On retrouve le gars d'hier, on divise le prix par 2 et on part avec lui. Du bateau on aperçoit les parcelles d'algues sous l'eau. Elles sont pareilles à des parcelles de terre, bien dessinées, aux contours précis. C'est chouette de voir ça. Les villageois rammassent les algues équipés de masques et tubas. Ils chargent leur petite barque et rejoignent le rivage. Là, les femmes les attendent, elles chargent deux gros paniers et rentrent chez elles. Le chauffeur du bateau nous arrête à un premier endroit. Les fonds sont jolis, on voit de nouveaux poissons. Y a un courant dingue, en 20 secondes à peine, Aziz se retrouve à plusieurs centaines de mètres du bateau. Mais bon c'est pour ça ,entre autre, qu'on a pris un chauffeur. On va sur un deuxième site, vers l'autre petite île. Là c'est encore plus joli. Il y a des poissons bleux fluo vraiment vraiment beaux! On est contraint de remonter assez vite dans le bateau parce que c'est infesté de petites méduses qui brûlent la peau...De retour à l'hotel, on s'offre un autre bon repas face à la mer... Ils pêchent thons, baracudas, langoustines, calamars et on en profitent! On remonte sur le scooter pour aller vers "dream beach". C'est trop bon le scooter depuis Koh tao en Thaïlande, j'adore en faire, tu vas où tu veux et personne te soule avec les transports. On s'y pose un peu puis on repart explorer l'île. Les gamins se pomènent à poil, certaines vielles femmes ne portent qu'un tissu autour de la taille, les algues sont triées en famille, au soleil...c'est une autre vie... Demain, le bateau nous ramène sur Bali tôt le matin. On va vite au lit...Avant on se fait un dernier repas, du thon grillé avec de bonnes frites et un peu de crudité, un délice.



292: Les chiens ont bien fait leur boulot de gardiens, comme d'hab...J'ai cru que j'allais les tuer!!! On remballe la tente et on file à l'embarquadère. Le retour est bien moins agité que l'aller. On se met sur le pont du bateau, on bouquine jusqu'à ce qu'on se prenne quelques bonnes vagues dans la tête! On met deux fois moins de temps qu'à l'aller pour arriver. On choppe un bémo qui nous pose près des centres commerciaux de Denpasar. On a décidé de racheter un appareil photo. On compare, on compare et on finit par acheter le moins cher, pas terrible mais qui coûte quand même plus de 100 euros. Le genre d'appareil que tu trouves en France pour 60 euros à mon avis. Ca fait râler, trois semaines avant le retour...Mais bon, on est content d'en avoir un pour la fin du voyage. C'est toujours cent fois mieux que le portable. On enchaîne avec un bémo qui nous dépose à la gare des bus pour Padangbaï, ville d'où partent les ferrys pour l'île de Lombok. On essaie de poursuivre la route en transports publics qui sont 5 à 10 fois moins chers que les taxis où les bateaux privés. Mais cette fois ça coince. Le gars nous dit que comme on est tout seul le prix ne peut pas baisser. Il nous pipote en nous disant que la ville où on veut aller est à 90 bornes. On sait qu'elle n'est pas à plus de 35 kilomètres et ça nous agace qu'il nous prenne pour des andouilles ouvertement. Il ose même nous dire "mais votre guide il est vieux, c'est pour ça..." Biensûr, c'est bien connu, le temps qui passe fait tripler les prix et le nombre de kilomètres...Bref, Un petit gars tout gentil nous tourne autour depuis le début. Il nous propose un hébergement à Ubud. La capitale culturelle de Bali dont on n'est pas loin. Nous on voulait aller à Lombok mais avec cet andouille qui nous assassine sur le prix et nous prend pour des abrutis, on se laisse tenter par la proposition de Patrick (surtout que dans les commentaires qu'il nous a fait lire à propos de sa maison d'hote, tous vantent le petit dèj, apparemment délicieux...On est pris par les sentiments...). Là pour une fois c'est moi qui fait changer d'avis Marie, je n'ai pas envie de prendre le transport du mec relou et surtout de faire 5 à 6 heures de bâteau derrière. Alors que la proposition de Patrick pour Ubud m'enchante et vu qu'on veut le faire. Je suis content de quitter la gare des bemos en disant à l'autre trou du ___ , nous on va à Ubud, c'est ça qui est bon dans un voyage comme ça, tout peut changer à la dernière minute, vu que rien n'est réservé à l'avance... On monte dans sa voiture et on passe par des villages d'artisans: la pierre, le verre et le bois sont à l'honneur. Entre chaque village, les rizières verdoyantes font leur appartion. La maison d'hote de Patrick est très sympa. Une cours intérieure, des plantes, des minis temples et des offrandes partout. Ici, comme sur toute l'île, les gens consacrent énormément de temps à préparer des offrandes pour leur dieux indhous. A partir de grosses feuilles d'arbres, ils réalisent de minuscules paniers qu'ils remplissent de pétales, d'objet tressés en paille, de grains de riz...puis ils les déposent partout dans la maison et dans la ville. Sur les trottoirs, les voitures, les escaliers, les rebords de fenêtres (même sur mon scooter)...l'enjeu pour nous n'est pas très spirituel, il s'agit de ne pas les écraser...Chaque jours ils confectionnennent des dizaines d'offrandes de ce type. Parfois il y a des défilés dans les rues. Les habitants revêtent leur plus beau sarong (genre de pareo que tous portent: hommes, femmes, ados...et pas seulement pour les cérémonies, c'est leur tenu de tous les jours), les hommes portent des espèces d'ombrelles géantes et les femmes ont sur la tête des coupes de fruits et d'offrandes. La religion a vraiment une place très très importante dans la vie des balinais. Bref, on s'installe dans notre charmante chambre puis on part faire un tour dans la ville. Là encore on ne peut pas faire cent mètres sans qu'on nous propose un "massaze ou un trrransporte". Il y a un joli marché pour les touristes. Le soir on se pose dans un resto qui sert de la cuisine mexicaine. Ben ouais, on commence à se lasser du riz.



293: Après une bonne grasse mat on goûte enfin au fameux petit dèj de Patick: dans une feuille de banane un véritable gateau de fruit saupoudré de noix de coco, et dans une autre, un pancake à la banane succulent. On a du mal à finir...On part faire une balade dans les rizières. A peine sorti de la ville on grimpe au milieu de champs d'herbe à éléphant. Le paysage est vraiment doux, des paysans coupe l'herbe à la serpe et la porte sur leur dos. On passe au milieu des rizières en terrasse, toujours aussi joli. On fait une bout de chemin avec des jeunes. Sur le chemin du retour, vers 4 heures, le petit dèj de Patrick est digéré. On se pose dans un petit warung (gargotte locale) et on mange de délicieux plats, c'est trop trop bon! On refait le plein de savon, dentifrice et shampoing dans la supérette du coin puis Aziz va se faire masser pendant que je profite du wifi gratuit dans un bar. Il me rejoint de mauvaise humeur parce que les 1 heure de massage se sont transformées en 35 minutes. Quelle greluche celle là, si elle n'a pas envie de bosser qu'elle me le dise, quelle perte de temps. De plus elle m'énerve car elle me certifie que ça fait une heure, quand je lui montre mon téléphone, elle finit par voir qu'elle est de mauvaise foi. Elle me fait une réduction dont je me fous, j'aurais préféré payer plus cher mais pour un vrai massage. 35 minutes pour tout le corps, un massage qui aura servi à rien... C'est pas grave, c'est le premier dont je suis déçu. On rentre tranquillement à l'hotel. Demain on louera un scooter et on partira quelques jours sur la côte est, vers Amed. Je languis car j'adooooooooooore le scooter!!!



J 294: Petit dèj anglouti, sacs prêts (on a pris que nos petits sacs pour pouvoir voyager en scoot.), réservoir rempli, on file sur les routes, à cheval sur notre scooter. On roule deux heures environ, demandant notre chemin toutes les 5 minutes. La route est superbe, traversant les rizières et de petits villages. La faim nous fait faire une pause au bord de la route. Des petits vieux font cuire des brochette de poulet (sate ayam) épicées mais excellente. On goute un peu à tout sans savoir vraiment ce que c'est. Après avoir dépensé 2 euros pour manger, on repart sur les routes. Quand on arrive à destination, tous les hotels qu'on fait sont plein et surtout hors budget. On commence à fatiguer quand un jeune en bord de route nous demande si on cherche une chambre. On s'arrête, 14 euros avec piscine et ptit dèj, la chambre est grande et avec un balcon sur la mer, on fait les hésitants pour cacher notre joie mais on est trop content, c'est parfait et plus que ce qu'on espérait! On s'installe, on se pose au bord de la piscine puis on se motive pour aller faire un peu de snorkelling. Cette partie de la côte est très réputée pour ça. On loue des palmes et on part à la découverte d'une petite épave d'un bateau japonais. On n'en n'avait jamais vu et c'est vraiment sympa. Pleins de coraux se sont développé autour et sur l'épave et du coup des dizaines de poissons traînent dans les parages. Le seul inconvénient ce sont ces particules dans l'eau qui brulent la peau. On ressort bien content de cette petite plongée. On part faire un tour en scoot le long de la côte et Aziz essaie de m'apprendre à conduire. Tant qu'il s'agit d'aller tout droit, j'assure mais pour faire demi tour y a plus personne. Elle se démerde vraiment bien et je sens qu'elle aime bien faire du scooter, ce sont quand même des 125cv, elle arrive même à me chaler (pour les non gardois ça veut dire me prendre avec elle sur le scoot). On se cherche un petit resto pour la soirée et se pose au "c'est bon café". Un gars joue de la guitare et de l'harmonica. On passe une bonne soirée, en dégustant poissons et langoustines. Vers la fin de la soirée on discute avec un couple de français en vacances pour 3 semaines en Indonésie. Sarah et Xavier, ils ont notre âge. On se donne rendez vous pour passer la soirée de demain ensemble...Je sens que ce sont des gens biens et qu'on va bien rigoler. Le mec a l'air d'avoir la connerie en lui et Sarah beaucoup d'humour. En plus ils sont du sud de la France.



J 295: On se lève assez tôt, le temps de prendre le ptit dèj sur le balcon et de filer à quelques kilomètres de là pour découvrir une autre épave en snorkelling, longue de 140 mètres celle là. C'est un navire américain, coulé par les japonais. On cherche le point de départ pour l'explorer de la plage. Un français qui bosse dans un petit club de plongée nous indique le chemin et nous propose de faire une plongée sur l'épave. Ca nous tente mais le soufle au coeur d'Aziz est une contre indication pour la plongée, c'est d'ailleurs pour ça qu'on a jamais passé notre niveau. On se contente d'une sortie masque et tubas et on se régale. L'épave est immense et on voit plein de poissons et de coraux. Quand on ressort, on a la même idée: faire une plongée dessus! On passe voir le gars à son club mais il n'y a personne. On vera demain. Sur le chemin du retour on s'arrête pour contempler le volcan de la région, le gunun Arung. Il est majestueux, face à la mer et bordé de rizières... On rentre se faire un bon plat de poisson à l'hotel puis on glandouille au bord de la piscine.bronzette, blog et lecture... Le soir on passe mettre le blog à jour avant de rejoindre Sarah et Xavier au "c'est bon café". Le guitariste est toujours là, on boit un coup puis on décide de repasser la soirée ici. Les gens sont vraiment sympa. On fait un peu plus connaissance et on rigole bien. Les autres clients prennent parfois la guitare et chantent en famille, c'est chouette. Sarah et Xavier sont motivés pour faire une petite plongée sur l'épave du liberty demain. On se donne rendez vous en fin de matinée. Au fait je ne me suis pas trompé, Xavier a un très bon niveau de connerie et Sarah beaucoup d'humour.



J 296: En route pour le liberty! Mais la motiv retombe quand les jeunes du centre de plongée nous font poireauter une demie heure pour finalement nous dire de revenir à 14 heures. On en profite pour faire un peu de snorkelling et pour avaler un bon nasi goreng (platrée de riz frit avec oeuf et légumes). On attend encore un long moment avant de partir plonger, ce qui a le don de nous énerver. Surtout qu'Aziz doute un peu par rapport à cette plongée et son soufle au coeur, mais on ne va pas descendre profond et ce n'est donc pas dangereux pour lui. Ca y est! Enfin, on a les combis et les bouteilles sur le dos! On fait quelques exercices dans l'eau et on part explorer l'épave. Ca faisait 10 ans qu'on n'avait pas plongé et on est trop heureux de retrouver ces sensations. On est trop bien à 10 mètres de profondeur, dans le calme le plus profond, notre respiration rythmant le temps. Stp Marie nous sommes descendus à 11,80 mètres exactement selon le prof et sommes restés 45 minutes dans les profondeurs à explorer cette épave, je me sentais comme un vrai poisson, ça donne vraiment envie d'en faire plus, je me sens à l'aise, c'est dommage cette CIV. On plonge près d'une heure et on est aux anges. Beaux poissons, gros gros poissons, jolie raie (et qui c'est qui l'a trouvé la raie, c'est tonton zizou) et gros bateau. Juste le temps d'aller se doucher et on part retrouver les copains au "c'est bon". On repasse la même soirée qu'hier, bonne bouffe, bonne musique et bonnes rigolades...Demain on pense rentrer sur Ubud mais on se sent si bien ici. Les gens sont moins oppressant que là bas même si tout se fait sur fond de buisness, les gens sont plus détendus. Ils se lavent nus dans les rivières, ils récoltent une petite production de sel, partent pêcher en mer sur leurs ambarcations colorées, les femmes portent légumes et plantes sur la tête, marchant nonchalemment au bord des chemins, on croise les écoliers tout sourire dans leurs uniformes sur la route. C'est la douce vie, pas d'abondance mais le nécessaire.



J 297: On passe prendre les copains vers 10 heures , juste après le petit dèj au bord de la piscine et un petit plouf! On veut faire un dernier site de snorkelling avant de partir. On se pose sur la plage, un bon livre à la main, pendant qu'Aziz et Xavier plongent. Les fonds sont très beaux et plein de poissons. On mange une dernière fois ensemble. Ils ont un avion ce soir mais nous, nous, nous finalement on succombe au charme d'Amed et décide d'y passer une journée de plus. Les aurevoirs terminés et rejoint notre hotel et surtout nos transat au bord de l'eau. On espère les revoir cet été, en France. On part boire un coup dans un bar avec wifi. Deux messages importants sur notre boîte mail. Aurélien et Aurélia (et oui...), deux copains de Grenoble, sont à Ubud et Aurélie et Yannick aussi! Changement de plan. On pensait aller sur Lombok demain après midi mais on décide de décaller d'un jour pour essayer de tous les voir! Le soir on mange au resto de l'hotel et on discute avec les jeunes qui y bossent. Ils sont vraiment gentils et on passe un bon moment avec eux. Demain on doit partir vers 6 heures du mat pour aller à Denpasar récupérer ces fichus passeports et y en a bien pour 3 heures de route en scooter. On s'endort fenêtres ouvertes sur la mer...Je languis de partir demain car j'adooooooooooooooore faire du scooter, je sais pas si vous le saviez!!!

 Comme d'hab en ce moment, c'est très très long de mettre des photos sur l'article donc rendez vous sur picasa pour les images...



Publié à 06:03, le 15/07/2010, Bali
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Des volcans, encore des volcans

 

                                         

J 282: 4h15, un abruti vient taper à la porte, il croit qu'on repart voir le lever du soleil ce matin. Une demie heure après il retape, il doit comprendre à notre intonation qu'on fait pas partie du voyage ce matin! On se rendort puis, j'ai un pressentiment...et si le soleil était en train de se lever...Je sors, couverture sur le dos et oui! Il sort à peine. Je préviens Aziz et reviendrai le chercher pour le clou du spectacle. En attendant je regarde la brume se lever, assise sur mon muret... On distingue la fumée du bromo mais surtout celle du Semeru, notre prochain objectif. Allez, je repars chercher Aziz. Même si j'ai envie de rester au fond de mon lit, je suis trop heureux qu'elle ait insisté pour me réveiller, c'est tout simplement un moment magique et majestueux. On est maintenant deux à contempler la vue...On rêve tranquillement, on est ailleurs, je ne sais pas où mais la magie d'hier continue... Les minutes passent, on fait notre sac et on laisse le gros d'Aziz à l'hotel. Un gros dèj et c'est parti! On est hyper excité, on fait quelques achats: biscuits, eau, gants et bonnets (on entrouve pour 50 cts pièce) et c'est parti! Dès les premiers pas je suis enchanté que ma chérie m'embarque dans cette aventure, si loin des touristes, si loin tout court, mais si proche d'une nature incroyable avec des habitants tellement souriants et vrais... On contourne le bromo, on marche dans le desert de sable, on lance des "selamat pagi" à tout va et on reçoit des "pagi" en retour avec de grands sourires. Aziz a réussi à demander tous les bonjours de la journée. Et oui, pour notre dernier pays la tâche n'est pas mince: selon le moment de la journée on utilise différentes formules! On commence avec des selamat pagi puis des selamat siyan, selamat suri, selamat malam quand le soleil est couché et selamat tidur avant d'aller au lit! Rien que ça. Mais l'indonésien est une langue qui nous plaît vraiment. C'est comme une chanson où les gens se répondent. Terihmakasi (merci), sampaï jumba (à bientôt)...c'est vraiment une jolie langue. J'adore cette langue et j'aimerai vraiment l'apprendre, à voir. On croise quelques jeep et quelques motos qui s'enlisent dans le sable. Nos sacs sont lourds, surtout celui d'Aziz...(ça c'est sur)...On attaque la montée pour sortir de la caldera. Le paysage est toujours aussi époustouflant. Au sommet on est accueilli par des applaudissements. Une vingtaine de jeunes motards qui veulent tous des photos avec nous. On passe encore un super moment avec eux. Il se met à pleuvoir, on est à une heure du village environ. Les premières cultures apparaissent, les premiers villageois aussi. Ce sont des familles entières qui travaillent la terre, de la grand mère à la petite fille, ils sont là, dans leur champs, prenant leurs plus belles poses quand on sort l'appareil. On est aux anges, on ne reçoit que des sourires, on en oublie la pluie et le poids des sacs. Enfin Aziz se prend quand même à rêver d'un bon feu de cheminée pour nous réchauffer. Au bout de 4 heures de marche nous atteignons Ranu pani et 16 kilomètres svp quand même. C'est un village récent et on peut voir des maisons assez excentriques au milieu des traditionnelles en paille. On arrive devant le panneau de l'unique maison d'hote. "Ici on peut manger et dormir!". Any nous accueille et nous conduit...près du feu! Trop bien!, Et oui je suis comme ça moi, j'ai commandé un petit feu depuis le Bromo, je suis d'un romantisme...Qu'est que c'est bon après cette marche un peu éprouvante sur la fin avec la pluie. On pose les sacs dans la chambre sommaire et on commande un bon repas qu'on attend devant la cheminée. Entre temps, il y a des travailleurs de l'office des forêts je crois, du coup on a droit encore à une séance photo. Après, une bonne douche chaude. C'est vraiment du luxe, car il y a encore un an il n'y avait pas d'installation pour l'eau chaude. On se fait un vrai festin puis on part se renseigner pour la suite de notre rando, direction le Semeru. On rencontre plein de jeunes étudiants indonésiens qui viennent ou vont grimper le volcan. Ils sont vraiment gentils. Deux d'entre eux nous proposent de nous montrer le début de la rando un peu compliqué. La séance photo traditionnelle et on repart à l'hotel, sous les chants de muezzin pour l'appel de la prière. De retour à l'hotel on va sur internet (c'est assez incroyable qu'ils l'aient, on est vraiment vraiment dans un trou perdu...). J'ai un mail de ma future directrice. Au programme pour moi du français et de l'histoire géo, ça c'est cool. Ce qui l'est moins c'est les niveaux: 4ème et 3ème...Je suis pas sûre que mon regard de sorcière les impressionne comme il impressionnait les 6ème et quelques 5èmes...bref, on vera tout ça...On se couche tôt après un bon repas car demain on part vers 7heures. Je ne sais pas trop où on va mais on y va...


J 283: Le réveil sonne et on a eu du mal à se réchauffer cette nuit. Derniers préparatifs: Tomas nous trouve une tente pas trop pourrie et Any nous donne nos repas tout emballés: Au programme oeuf dur et riz blanc pour les 3 prochains repas, hummmm... Allez, on est parti. On est parti bien sur sans guide et sans porteur, même si ça aurait bien soulagé mon petit dos qui est fatigué mais fatigué... Et oui on est des vrais, on veut voir si on est capable de le faire seul, c'est tellement plus rigolo de se perdre. Non je déconne, mais on nous a dit que c'est largement faisable et ça nous tenait à coeur, on veut que ce soit notre aventure. On veut la mener à notre façon, et non au rythme d'un guide, pouvoir s'arrêter quand on a envie, discuter avec les locaux,...On essaie de trouver une frontale en chemin car on n'en a qu'une et la dernière partie de la rando démarre en pleine nuit. Impossible d'en trouver une. Aziz retourne à l'hotel pour récupérer la lampe torche de Tomas (en râlant un petit peu quand même). Les premières heures de la rando se passent dans une forêt remplie de fougères arborescentes comme on en avait vu en Australie. Les plantes sont humides et on se retrouve vite trempés. Ca grimpe pas mal mais en douceur. On arrive à la première étape: le lac ranu kombolo. Il est très beau, entouré de collines et bordé de pêcheurs. On mange sur ses rives. On rencontre encore plein d'étudiants avec qui on rigole et discute un bon moment. Des locaux des villages à côté partagent tout ce qu'ils ont avec toi, ils sont admiratifs de nous voir tous seuls en amoureux, nous remplissent nos bouteilles d'eau du lac pour continuer la rando, séance photo obligatoire. Que des moments priviligiés, une vraie leçon de vie, nous les français, on est vraiment en retard, on ne connait pas du tout cette hospitalité là, ça nous traverse même pas l'esprit. Cela fait vraiment plaisir de voir qu'il existe des endroits sur terre, où quand tu arrives les gens sont prêts à tout partager sans te connaitre, à te donner le poisson qu'il vient de pêcher sans être sur d'en avoir un pour lui après,... J'ai vraiment été surpris par Java, je n'ai pas arrêté de dire à Marie, de tout le voyage, ça aura été les gens les plus chaleureux, souriants et accueillants qu'on ait rencontré...Le soleil pointe le bout de son nez, on est trop bien. On reprend notre chemin. Il faut monter la colline sans s'arrêter et sans se retourner et nos souhaits en amour se réaliseront! Si si, c'est vrai! On traverse de beaux paysages, des champs de fleurs où seule notre tête dépasse, des forêts...On grimpe on grimpe et vers 3 heures on arrive au dernier campement possible: arkopodo. C'est une toute petite clairière au milieu de la forêt. On plante la tente et comme on n'a pas bien chaud et qu'on a du temps à tuer, on essaie de faire un feu. Ca nous occupera plus de 2 heures, à ramasser des brindilles mouillées, du petit bois humide, à soufler, soufler, soufler et user de toutes les astuces possibles pour faire démarrer le feu. Il ne démarre pas vraiment mais si on soufle on a droit à des flammes pour quelques instants. C'est agréable, la soirée est douce, le riz toujours nature et les oeufs toujours durs...On se couche vers 19 heures, cette nuit le départ est programmé vers deux heures du mat pour être au sommet du volcan pour le lever du soleil...



J 284: C'était sans compter sur un groupe d'étudiants javanais qui ont vraiment vu large et sont arrivés à notre campement à minuit...J'ai cru que j'allais les tuer...Evidemment ils sont excités et font un bruit monstre...Y en a même une qui glousse...(une vraie pimbêche celle là, on aurait dit qu'elle n'avait jamais rit de sa vie et qu'elle avait décidé de commencer cette nuit là). On s'endort par moments mais les gloussements finissent toujours par nous réveiller. Un jeune nous parle, genre c'est l'heure d'y aller...Non non, pas encore pour nous. Il insiste, on comprend pas ce qu'il veut jusqu'à ce qu'il nous dise:"I need your help". Il est en hypothermie...Evidemment on lui propose notre tente. Quel blaireau celui là, au lieu de nous réveiller franchement!!! 5 minutes pour s'habiller et on lui laisse nos duvets encore tout chaud! On mange 2, 3 biscuits et on démarre l'ascension. Il est un peu plus de deux heures du mat. La lune nous éclaire c'est cool. Ca grimpe gentilment puis de plus en plus, jusqu'à ce qu'on finisse à 4 pattes, glissant dans les graviers du volcan. On passe entre les coulées de lave séchées, on est seul (les étudiantss sont derrière nous, loin derrière, on ne les voit même plus), la brume enveloppe le volcan, on n'y voit plus très bien...Les canyons de lave sont impressionants...En deux mots on flippe. Ca va mais c'est vrai que le chemin est plus vraiment visible, on est à 4 pattes, des ravins de chaque côté, la fatigue...On languit d'être au sommet. La brume se dissipe, et la lumière du soleil prêt à se lever apparaît. On n'est plus très loin. Le soleil se lève, on arrive au sommet et c'est magique. Ouf, les derniers mètres étaient vraiment durs... Spectacle unique: vue sur le bromo qui fume et sa caldera, sur le Kawa ijen, un autre volcan de Java et même sur des sommets balinais. La lumière est splendide, une faible fumée s'échappe du cratère de notre volcan. On ne peut pas l'approcher, c'est dangereux. On prend des photos et là une grosse explosion nous fait trembler. Une épaisse fumée monte du cratère. C'est impressionnant. C'est énorme, éééééééééééénoooooooooooorme!!!! C'est de la folie. On est comme des fous, le coeur battant encore bien fort. Les explosions se répètent toutes les 10 minutes, on essaie de s'y préparer mais y a rien à faire, à chaque fois ça nous décroche le coeur...On est attiré par le cratère, ça à l'air de bouillonner sévère là dedans. On sait que c'est déconseillé mais qu'est ce qu'on aimerait voir de la lave...Le cratère est à quelques centaines de mètres de nous, au même niveau...Son bouillonement nous appelle mais on n'ose pas franchir le cap. En fait aucun d'entre nous ne se sent de prendre l'initiative et d'entraîner l'autre...Mais on en meurt d'envie...Allez allez, on s'approche, on accélère le pas. On n'est plus très loin, la crète s'affine et sous nos pieds des fumerolles s'échappent...On flippe...On fait demi tour d'un commun accord, en courant biensûr, et le coeur aux abois. Si ça pète maintenant c'est nous qui allons en péter je crois. Heureusement, on atteint la zone sécurisée avant qu'il n'explose. Pas de regret, c'était trop flippant. Mais qu'on aurait aimé voir la lave...Y en avait-il? On ne le saura jamais...C'est pas grave, c'est sans regrets (on a déjà fait 200 à 300 mètres de trop, ça fait vraiment trop peur de s'approcher plus, surtout qu'avec chaque explosion il peut y avoir des grosses projections de matériels. Je suis trop heureux de vivre ça, on est tout seul pendant une heure, on a l'impression d'être les rois du monde, c'est trop cool que ma Marie ait insisté pour qu'on vienne ici, pour moi, ça reste un des plus beaux jours du voyage et de ma petite vie... Les étudiants nous ont rejoint au sommet. On partage une bouteille de coca. On rigole, on contemple, on écoute...On est aux anges. On y reste près de trois heures puis on se lance dans la descente. Je deteste les descentes et celle là est vraiment pénible (c'est pas cet adjectif qu'on a utilisé à chaque gamelle dans les graviers, ni quand on s'est trompé et qu'on a du traverser les coulées de lave séchées à 4 pattes...). On finit par atteindre le campement, on réveille le jeune qui semble s'être réchauffé. On continue de descendre et on fait une pause repas: oeuf dur et riz blanc, encore et toujours...On commence à fatiguer et on réalise que ce n'est pas terminé. On fait une pause pour tchatcher avec deux français qui grimpent vers le sommet. Ceux sont les 2 seuls occidentaux qu'on ait croisé. Et eux aussi sont impréssionnés par l'hospitalité des gens. Arrivé au lac on est au bout de nos forces. Il aurait fallu que ça s'arrête là mais non. Encore 2 ou 3 heures de marche. On retrouve nos amis de la veille, on rigole un coup et on poursuit. On suit un groupe de porteurs qui rentrent au village par un chemin paraît-il plus court. On est content de pas refaire le même trajet qu'hier matin. Ils sont sympas, nous attendent, nous encouragent mais nous font passer par le pire des chemins. Ca monte à fond pour biensûr redescendre abrupt, histoire de nous achever une fois pour toutes, nous et nos rotules...On arrive en haut du village, les plantations et les maisons de paille sont superbes mais on n'en peut plus. En fait ce n'était pas du tout plus rapide, juste beaucoup plus difficile (et plus long j'ai l'impression). Arrivé chez Any et Tomas, on leur demande de nous allumer un feu, de nous préparer ce qu'ils veulent à manger mais pas du riz, surtout pas du riz...Du coup on commande de la viande et des frites (20000 roupiahs par repas, wouah, 2euros svp). On a marché près de 11h00, du sommet jusqu'au village, je conseille vraiment aux gens qui font cette rando de s'arrêter camper au lac au retour... Et on se prend une douche bien chaude. On est mort...Demain on doit rentrer au village de Celawro Lawang, là où on a laissé nos sacs. On se sent pas trop d'y aller à pied. On négocie un prix correct avec Tomas pour qu'il nous y emmène en jeep (de 35 euros, je négocie la course à 20 euros, du coup on va pouvoir faire de beaux rêves de notre volcan sans faire de cauchemars en pensant à la marche qui aurait pu nous attendre et qu'on avait vraiment pas envie de faire tous les 2 pour une fois!!!). On s'endort tôt...très tôt...faut dire qu'on est réveillé depuis minuit et qu'on a juste marché 11 heures...juste...



J 285: Un ptit dèj, un ptit tour en Jeep et nous voilà au village. On refait les sacs et Aziz trouve un couple d'indonésien pour partager un taxi jusqu'à Probolingo. La suite c'est le volcan kawa ijen et là encore pas question qu'on prenne un tour organisé mais ça veut dire pas mal de galère dans les transports. Un gars nous vend un ticket de bus pour le prochain village qui nous rapproche du nouveau volcan. Ne jamais passer par un intermédiaire, on le sait bon sang. On paie deux fois le prix du billet (4 euros au lieu de 2, c'est pas la fin du monde certes mais ça nous fait râler, on s'est fait avoir comme des débutants!). En plus il nous a pipoté, on peut pas arriver jusqu'à la dernière ville avant le volcan, il est trop tard. On se débrouille pour s'en rapprocher au maximum avec un transport public puis on se résigne à prendre un bémo pour nous tout seul. On le négocie au mieux. On regrettera presque d'avoir tant baissé le prix parce qu l'état de la route est lamentable. Le jeune conducteur passera 3 heures à tenter d'éviter les trous, avec le sourire. On arrive enfin à destination: Sempol! De la folie cette journée, entre jeep, taxi, grand bus, petit bus public, bémo(mini van), on est enfin arrivé à destination et fier de l'avoir fait tout seul et en une seule journée, les touristes sur place disaient "mais on croyait que c'était pas possible de le faire en une journée", si si tu te croirais un peu dans Pékin express, c'est un peu le parcours du combattant mais ça passe... Tout au long du trajet le jeune n'a cessé de crier aux autres véhicules: "On va à Sempol",comme si c'était le bout du monde! On trouve un hotel et on se pose devant un bon repas et d'excellents jus de fraise (il y a une plantation juste à côté: fraises et café). Grosse journée même si on n'a pas marché! En gros on aura pris une jeep, une voiture privée, un minibus, un bus et encore un minubus que pour nous. Trop fort je lis au fur et à mesure et rajoute mes commentaires, je vois que je ne suis pas tout seul, une autre personne a vécu la même journée que moi... Je file au lit et Aziz regarde le match de foot avec d'autres jeunes. Brézil contre la Hollande, pas mal le match même si c'est 1h30 du matin et que je suis un peu dans le coltar...


J 286: Réveil matinal (pfou...), et oui, la brume recouvre le volcan en fin de matinée. On se joint à un groupe de javanais qui ont loué des voitures et ils nous déposent gentiment au départ de la rando. Et c'est parti, on grimpe! Cettez fois c'est tranquille, une heure et demie pas plus nous attendent. On croise les premiers travailleurs. Le cratère de ce volcan est une vraie mine de soufre et chaque matin des centaines d'hommes font les trajets jusqu'au cratère et remplissent leur panier de gros blocs de soufre. Quand on les croise ils ont l'air exténué. Un poteur a laissé son chargement sur le bas côté. Aziz parvient tout juste à le soulever et moi je ne le fais pas bouger d'un poil. C'est de la folie ce qu'ils portent sur leurs épaules. On leur file ce qu'on a: bonbons, biscuits, un peu d'argent, notre eau...Aziz emboîte le pas d'un porteur et lui prend ses paniers. Attention le gars fait son deuxième trajet de la matinée, il monte vers le sommet et ses paniers sont vides évidemment mais c'est déjà deux ou trois kilos. Un peu plus je pense car il y en avait deux (environ cinq kilos), rien que ça et le trajet est déjà plus difficile, alors on n'imagine même pas avec 60 à 120 kilos, c'est un truc de fou!!! C'est l'occaz de discuter, enfin d'échanger quelques mots. Arrivé au sommet le spectacle est saisissant (c'est nul comme mot je trouve...): sous nos pieds le fond du cratère: il est habité par un lac au bleu splendide et par la soufrière qui dégage une fumée jaunâtre impressionnante. On continue la route avec notre porteur, Aziz a toujours ses paniers sur l'épaule. On descend dans l'antre du volcan (c'est formellement interdit biensûr...). On croise des dizaines de porteurs qui remontent leur chargement. On s'approche de la soufrière. On est obligé de mettre un tissu sur nos visages. La fumée est nocive (à forte dose, genre les doses que les porteurs se cognent depuis des années plusieurs fois par semaines, mais nous, petits touristes ne risquons rien. Faut juste que ça pète pas...). La fumée est impressionnante. On est au pied du lac, l'eau est très chaude...On ne reste pas trop, on a du mal à respirer...On remonte et rien qu'à vide c'est crevant...Quelles conditons pour ces gars là...Aziz s'est renseigné, ils travaillent 2 à 3 jours dans la semaine. Chaque jour travaillé ce sont deux allers retours et chaque trajet c'est entre 80 et 120 kilos sur le dos. Il paraît que leur clavicule est brisée. Tout ça c'est pour gagner un peu plus que s'ils travaillaient la terre. Ils se font entre 6 et 10 euros par jour. Mais c'est leurs conditions de travail et ils ne semblent pas s'en plaindre. Ils rigolent entre eux, nous saluent, nous sourient...On attaque la descente. Aziz part devant. En chemin on finit de donner notre eau et un petit vieux me demande mon foulard pour se protéger des émanations. Hors de question, c'est mon foulard touareg du Maroc, j'y tiens trop...Vous sentez pas comme un malaise là? Evidemment que je lui ai donné. Il était tout sourire et narguait ses collègues en brandissant mon foulard...Quand j'arrive en bas Aziz a trouvé notre moyen de transport en direction du ferry qui nous emmènera sur Bali ce soir, on l'espère...On va embarquer avec les travailleurs qui ont fini leur journée. Nous, eux et les sacs de souffre. Il y a une petite usine artisanale au pied du volcan: les porteurs y déchargent leurs paniers. Avant ils les ont pesés et ont récupéré l'argent gagné. Ensuite d'autres prennent la relève: fonte du souffre dans d'énormes bacs en béton, séchage sur le sol puis émmiettage et emballage des morceaux obtenus dans de grands sacs. C'est sur ces grands sacs encore chauds que nous sommes assis. Le camion se remplit peu à peu. On rigole avec deux porteurs d'une quarentaine d'années qui n'arrêtent pas de faire les andouilles. On est bleuffé par leur entrain et leur joie de vivre. Avec ce qu'ils viennent de se cogner on imaginait une autre ambiance mais non: ça chambre, ça chante, rigole fort...On est au milieu de ce camion plein de vie, ils nous ont fait une place au chaud...Le camion démarre, ils chantent encore, on partage ce qu'on a avec eux, on échange des dizaines de sourires, on prend des photos et ils rient comme des gosses quand ils voient leurs têtes. Le trajet est long et hyper inconfortable. Aziz finit debout parce qu'on est trop nombreux, mais qu'on est bien...C'est encore un grand moment rempli d'émotions qu'on n'est pas prêt d'oublier. C'est sûrement le moment le plus authentique du voyage et le transport le plus folklo qu'on ait pris, que du bonheur, on n'est pas prêt de l'oublier, quelle chance d'avoir pu partager avec ces travailleurs. Et dire que nous on se plaint dès qu'un petit truc ne va pas, dans le voyage avec les travailleurs des mines à Potosi (en Bolivie) et eux je n'avais jamais vu des travaux aussi pénibles que ça, et les gens ont quand même le sourire quand ils te croisent...Arrivé aux village c'est la grande fête dans les rues: tout le monde est dehors, la musique bat son plein. En bordure de route les villageais font sécher riz, cacahuètes, café, tabac. Le camion des porteurs de soufre est acceuillit par de grands gestes de la main et de grands sourires. Ca y est, on est arrivé à l'usine, nos deux compères nous embarquent sur leur scooter pour nous emmener au village suivant d'où partent des transports publics jusqu'au ferry pour Bali. Evidemment, c'est samedi, il est déjà midi passé et y a plus de transports publics. De tous côtés on nous propose de nous y emmener en scooter, en jeep, en camionnette...Tous s'improvisent taxi devant les deux seuls occidentaux du coin. C'est pas ce qu'on préfère mais bon, il faut bien qu'on le prenne ce ferry. On finit par avoir un prix correct et on file, chacun sur sa moto jusqu'à l'embarcadère. En chemin, paysages splendides de rizières en terrasse et de palmiers verdoyants sur fonds de montagnes. C'est magnifique...Voilà, on est sur le bateau, dans moins d'une heure on sera à Bali. Derrière nous s'éloigne l'ombre du Kawa Ijien...On vient de vivre une semaine incoyable, une des plus belles du voyage...rencontres, émotions, volcans qui grondent...On est encore sur un nuage...(de soufre...On est crade crade crade, pantalons troués de la descente du Semeru et odeur de soufre désagréable qui plane autour de nous...). On est sale certes, mais ces 10 jours sur Java nous ont juste donné envie de revenir, j'espère qu'on y reviendra et que les gens auront toujours cette joie de vivre et cette envie de partager!!! (et nous qui pensions y rester 2 jours en transit en direction de Bali, quelle belle surprise).

 

Connexion trop pourrie, on n'arrive pas à mettre de photos sur l'article mais toutes les photos des volcans sont sur picasa...

 



Publié à 12:56, le 3/07/2010, Gunung Bromo
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Nos premiers jours sur java...

 

J 276: On atterrit à Jakarta. Les douaniers sont hyper souriants (ce qui est quand même rare) mais ça ne les empêche pas de nous renvoyer de l'autre côté de la barrière pour aller chercher un visa. "A visa? It's new?" Non non ça fait 10 ans! Bon ben, on savait pas. Heureusement ils se font à l'aéroport pour 25 dollars. Ce sui est con c'est qu'ils expirent le 22 juillet et on pensait rester jusqu'au 26. On verra si on le fait renouveler pour trois jours ou pas. En attendant il faut payer mais pour ça on doit retirer et les distributeurs sont...de l'autre côté de la douane. En moins de deux un français nous propose de nous avancer 50 euros qu'on lui rendra une fois la frontière passée. Sympa le type parce qu'avec le monde qu'il y a ce serait très facile de l'éviter. Allez, on y est! Jakarta, le nom nous fait rêver mais dans le peu d'info qu'on a réussi à avoir (on n'a pas de guide pour Java, juste pour Bali), il ne paraît pas indispensable de s'y arrêter. On hésite mais on sait que quelques centaines de kilomètres à l'est, y a Martine et Gennaro, nos amis de l'île de Pâques. On les rejoindrait bien ce soir et c'est ce qu'on fait, en avion s'il vous plaît parce que madame à mal au dos et madame n'a pas envie de refaire du train de nuit sur des sièges en béton! Avant de décoller on a squatté un café internet pour essayer d'avoir quelques infos sur Java et on a dicuté un long moment avec un couple de français en tour du monde. Toujours sympa d'échanger des tuyaux, des impressions, des sentiments...Java est une île musulmane et dans l'aéroport, à côté des toilettes, il y a une salle de prière. On a mis du temps à piger: "mais pourquoi les gars qui vont aux toilettes enlèvent leurs chaussures?"

Une heure et demie de trajet et nous voilà à Yogyakarta. Un taxi, un peu de marche dans les ruelles du quartier de Sosro et nous voilà avec martine et Gennaro qui nous attendent avec un petit apero bien sympa. Des milliers de choses à se raconter depuis notre rencontre sur l'île de Pâques. On est vraiment content de les retrouver!



J 277: Petite grasse mat et on rejoint les amis. Ils nous emmène dans un resto local, un genre de cantine où nous sommes les seuls touristes. On gôute à la cuisine javanaise et c'est plutôt pas mal. On en a pour 25 000 rouphias à deux, soit un peu moins de 2,5 euros! Sur le chemin du centre ville un petit vieux sur son betak (le touk touk indonésien) nous prend par les sentiments et on décide de le laisser nous guider où bon lui semble. Martine et Gena sont à côyé, sur un autre betak. Yogyakarta est une ville très séduisante. Des betak partout, des chevaux, des ruelles animées, des marchés...et surtout des javanais tout sourire et hyper accueillant. Roupio fait des blagues sur sa condition, pas rêvée pour un gars de plus de 70 ans:"roupio, no rouphia" mais c'est sans apitoiement aucun, au contraire, il nous dit que sa famille n'est pas riche mais très heureuse. Il nous ammène dans une ancienne mosquée souterraine puis on entre dans un magasin de batik, célèbres peintures indonésiennes sur tissus. Ca ne nous interesse pas plus que ça jusqu'à ce que je trouve un, puis deux batik vraiment vraiment beaux. Commence alors une longue négociation qui nous conduira à l'achat de deux grands batik. Michèle, j'ai tout de suite pensé à Bernard pour les encadrements! Je vous charge de lui annoncer la bonne nouvelle! On se promène encore un peu dans une ambiance très détendue. On finit à pied dans la rue principale, fouinant dans les stands de l'immense marché. Chaussures, souvenirs...demain on devrait faire un colis pour la France avec les guides de l'Asie du sud est et quelques bricoles alors, par anticipation, je m'occupe de rechager les sacs à dos! On finit la journée dans un boui boui tenu par un petit vieux qui nous fait d'excellents petits plats locaux! Genna et Aziz s'installe à la terrasse d'un café pour regarder Italie Slovéquie. Martine et moi allons nous coucher.



J 278: On se lève assez tôt pour aller à la poste. Martine et Genna sont partis à la journée explorer les temples du coin. Nous on en a tellement pris plein les yeux avec les temples d'Agkor qu'on préfère se promener dans la ville. On perd pas mal de temps à la poste, Aziz se paie un aller retour à l'hotel en courant pour compléter le colis. Devant la poste des gars se chargent de l'amballage. Ils récupèrent des tissus et les coucent autour du colis. Malins les javanais! (pas sûr que la poste française n' ouvre pas tout ça pour contrôler le contenu...). On grignotte puis on décide d'aller se renseigner à la gare routière pour notre prochaine destination. Avec les amis on veut aller au Bromo, un volcan actif au sud de Java. Visiblement c'est assez compliqué de s'y rendre en transports publics mais on n'a pas bien envie de prendre un tour organisé qui ne nous laissera aucune liberté. Effectivement ce n'est pas chose facile puisque rien que pour se rendre à la gare routière pour essayer d'obtenir des infos, on mettra quasiment deux heures et on ne trouvera aucun guichet. Juste des gens qui nous disent que les bus qu'on veut partent d'ici 3 heures. On rejoint les copains. On décide de partir ce soir, en bus de nuit...Je suis un peu frustrée parce qu'on a passé la journée entre la poste et la gare et j'aurais bien aimé rester un jour de plus à Yogyakarta. Martine et Genna, sympa, sont ok pour décaler d'une journée. Cool! Bon évidemment on a plus de chambre, l'hotel où nous étions est complet mais on en retrouve une rapidement. On se promène vers le centre d'art où on peut voir une grande collection de batik. Les ruelles sont vraiment sympas. Des musiciens déambulent en tendant leur casquette. On mange avec deux autres français dont un biterrois!



J 279: On est sur internet avec Martine pendant qu'Aziz et Genna se renseignent à la gare pour rejoindre notre volcan par le train. Ils poursuivent avec un massage d'une heure et demie (rien que ça!) mais nous les rejoignons assez vite pour n'en faire qu'un petit d'une demie heure. Tout le monde se régale (même si Martine demande à son masseur d'y aller moins fort!). On ressort bien détendu et on grignotte un plat bien bon dans la rue. Le type fait tout dans sa roulotte. On refait un tour sur le marché et dans la petite boutique de batik du premier jour. On craque encore...On ne connait pas exactement l'heure du bus alors on y va à l'avance. Toujours aucun guichet. On nous dit de patienter. Le bus arrive. Y a la clim mais on est 5 par rangée et on n'a que très peu de place. Tant pis, on fait le plein d'eau et de conneries à grignotter et on y va! On devrait arriver vers 5 heures du mat à la gare de probolingo, patienter et un peu puis prendre un bémo (un mini van collectif) jusqu'au village le plus proche du volcan. En attendant, on est serré comme des sardines et on assiste au spectacle des vendeurs ambulants qui défilent dans le bus: boissons, chips artisanales et autres. Ils sont des dizaines à passer devant nos yeux. Puis c'est le tour des musiciens. Avec tout ça les heures passent vite. On regarde un film sur l'ordi et on dort un peu. Niveau confort c'est le pire bus de nuit qu'on ait pris (fallait que ça tombe sur Martine et Genna qu'on a entraîné avec nous!).



J 280: C'est bien la première fois qu'on arrive en avance avec un bus et c'est pas pour nous arranger! Il est 3 heures du mat et nous sommes à la gare routière de probolingo. Un gars nous accoste à la sortie du bus. Sauvé! Il peut nous emmener jusqu'à Celloro Lawang pour pas trop cher! On patiente...Il nous amène vers sa fourgonnette et là, on se regarde tous les 4 et on fait demi tour sans hésiter. C'est un taudi qui n' a même pas 4 roues! Ils sont en train de le réparer et les garçons ont remarqué qu'il y avait une fuite. Dommage, on aurait pu voir le lever du soleil sur le volcan, spectacle paraît-il grandiose. La bonne nouvelle c'est que c'est l'heure du second match de la soirée, Ghana-Etats unis. Ca fait passer le temps avec le sourire puisque c'est la Ghana qui remporte le match! L'heure tourne et les premiers bémos publics partent. On est entassés dedans, au milieu es travailleurs qui nous font leurs plus beaux sourires! Ca efface la nuit pourrie. Quand on arrive au sommet et qu'on descend de la fourgonnette c'est un paysage époustouflant qui s'offre à nous. Le soleil vient de se lever, la lumière est parfaite pour éclairer le cratère fumant devant nos yeux. On est comme des gosses, c'est fascinant ce volcan qui crache sa fumée. Comme un dessin d'enfant...On n'est plus fatigué du tout. Le temps de trouver une chambre (miteuse, douche froide à l'extérieur mais si on fait 10 mètres on est en face du volcan et ça n'a pas de prix.) et nous voilà tous les 4, dévalant les pentes de la caldera pour se retrouver au milieu. Il y avait un énorme volcan ici il y a très longtemps et après une grosse erruption le cratère s'est rebouché. C'est dans cet énorme cratère que l'on marche. Quelques erruptions ont donné naissance à plusieurs montagnes en son sein, dont le volcan bromo qui fume sans cesse mais n'est pas menaçant. On en prend plein les yeux, le bromo, un autre volcan eteint aux contours parfaits et au vert éclatant, le desert de sable gris sous nos pieds...On gravit les marches qui mènent au bord du volcan. On a une vue incroyable sur le cratère fumant. Au fond on devine le souffre bouillonnant. On est bluffé, on ne trouve rien à dire devant ce spectacle. Vraiment impressionant. On oublie qu'on n'a pas vraiment dormi cette nuit mais quand on veut se lancer pour faire le tour du cratère, nos jambes nous le rappellent. C'est pas très prudent (ils ont fini par me faire entendre raison), on rentre doucement. On se fait prendre en photo par des touristes javanais qui sont vraiment vraiment gentils. On se sent vraiment bien depuis qu'on est sur Java. On s'offre une petite sieste mais je suis toute excitée à l'idée de faire le tour du cratère. Aziz lui est plutot crevé et n'arrive pas à se lever. Je me motive pour y aller seule puis je me ravise... je flippe un peu en fait. Je me ballade dans le village, regarde les paysans cultiver leurs terres, les fillettes ramasser l'herbe dans leur énorme panier, les vieilles, le dos courbé, fumer leurs artisanales... La vie semble douce ici, la terre abonde de cultures, le volcan semble veiller sur les villageois. Je me fais ramener à l'hotel par une famille de javanais...vraiment sympa cette population...On fait un petit tour avec Martine et Genna, on réserve une jeep pour demain matin, 4h45, pour monter voir le lever du soleil. Comme s'il pouvait pas se lever un peu plus tard celui là, il sait pas qu'y'en a qui viennent de se cogner une nuit dans un bus pourri! Bref! On mange dans un boui boui, du riz, des pates ou des patates bouillies, au choix. On se couche tôt...



J 281: On commate dans la jeep qui nous mène vers le point du vue sur la caldera, le bromo et le semeru, volcan sacré en activité, le plus haut de Java. On arrive bien avant l'heure du lever du soleil...pourquoi donc??? Ben pour faire marcher tous les marchands de mais grillés, de café chaud et de biscuits pardi! On se réchauffe donc autour d'un thé bien chaud. On attend que le soleil se lève mais il semble m'avoir entendu et reste caché. Et m....! On est dans la brume, il pleuviotte, c'est raté! On redescend dans la caldera. On se fait larguer par le chauffeur, avec Aziz on veut en profiter pour se promener autour des volcans (en fait c'est surtout moi qui ai envie je crois...). On dit aurevoir à Martine et Genna qui continuent jusquà Bali. Nous on a décidé de rester un jour de plus profiter du spectacle. Aziz est dans le coltar et je le traîne partout. Quand il me demande où je veux aller je lui répond partout! Je veux faire le tour du cratère fumant, je veux monter au sommet du volcan éteint, je veux faire le tour de la caldera...Lui veut dormir mais reste coopératif. Il est 6 heure 30 du mat. On s'engouffre dans la caldera, laissant les volcans derrière nous. On est entouré de montagnes et on marche sur du sable gris. C'est une rando superbe. J'ai l'impression d'être remplie de tous les moments, les paysages, les rencontres de ce voyage. Aziz reste rempli de fatigue...On est presque au bout de l'ancien cratère, on fait demi tour. On décide de se lancer dans la petite rando qui fait le tour du cratère. Au sommet on retrouve une famille de français qu'on avait rencontré hier. On tchatche près d'une heure, la fumée du volcan planant au dessus de nous. Allez, on se lance dans le tour. Aziz est en forme, ça y est! Pas de mot pour décrire ce que l'on vit, c'est un doux rêve, ces paysages, ce cratère...Un grand moment dans ce voyage...On rencontre des jeunes de la grande ville d'à côté. On se régale de discuter avec eux, on fait une séance photo, on écoute nirvana qu'ils on traîné jusqu'au sommet. Y a pas que les touristes qui aprécient le paysage, les javanais sont les premiers à découvrir leurs volcans. On redescend tranquillement et on grimpe jusqu'à notre hotel. J'ai une nouvelle idée en tête...Partir d'ici jusqu'au Semeru, l'autre volcan actif de la région.Il paraît qu'on peut voir de la lave...C'est mon rêve. J'aborde l'idée avec Aziz...Chaud pour voir la lave mais moins pour la rando. Faut dire que le village le plus proche du volcan est à sept heures de marche d'ici ou à 35 euros en jeep. Evidemment, moi je veux y aller en marchant... J'y vais en douceur avec ma nouvelle idée...Je sens qu'il peut flancher et dire oui... Le temps passe et mon chéri cède à mon caprice! On part demain matin, sacs sur le dos, direction le Semeru!!! Trop bien!!! Du coup on fait quelques courses, on mange vite fait dans un boui boui et on va vite se coucher. Demain une aventure commence et on est tout excité!!


Salut les copains, on n'a pas beaucoup internet, pas de commentaires cette fois ci, même pas de correction de fautes pour Marie et encore moins de photos sur l'article mais elles sont en ligne sur picasa! Gros bisous à tous!!!



Publié à 12:38, le 30/06/2010, Java Centre
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BANGKOK ET KOH TAO

 

A découvrir lors d'un long dimanche pluvieux car oui, c'est encore un très très long article...mais il est plein de soleil!!!et de nanas,darla dirla dada!!!On s'est piqué un fou rire quand j'ai écris ça, car c'est vraiment trop kitch, darla dirla dada!!!



J 261: frontière franchie, on fait quelques kilomètres avant d'être largué dans la première ville venue. On pensait y rester un jour, histoire de ne pas enchaîner 24 heures de bus mais avec cette histoire de visa limité à 15 jours on préfère aller direct jusqu'à Bangkok sans "perdre" de temps. Aziz se charge d'acheter les billets et le premier contact avec les thailandais est mitigé. La nana est limite désagréable, elle nous fait un taux de change vraiment pourri, elle nous regarde à peine.Sa copine "hotesse de bus" (faut les voir avec leur tenue, leur chapeau...) vient en rajouter une couche. On leur dirait bien qu'en fait on les veut pas leurs billets pourris mais comme on les veut... Toi t'es là, un peu paumé parce que t'arrives dans un nouveau pays où tu connais rien et tu tombes sur des dindasses pas sympa... Bref, on grimpe dans le bus sans avoir eu le temps d'acheter à manger et on part pour 10 heures de trajet. Aziz continue de discuter avec un tunisien installé à Bangkok, il nous file deux bouts de pain et on est aux anges! Quelques heures de bus après, néon dans les yeux et une nana qui hurle qu'on peut aller manger. En fait on ne savait pas mais on a un repas inclus dans le billet de bus. On n'a plus faim mais on grignotte quand même. On s'endort tant bien que mal dans ce bus aux sièges vraiment pourris! Bon moi j'ai bien dormi, je crois que je dors bien partout, c'est vraiment une chance.



J 262: On prend un taxi de la gare jusqu'à Koh san road, LA rue des hotels pas chers! On découvre l'immensité de Bangkok, sa modernité et ça va avec, ses embouteillages. Sacs sur le dos on part à la recherche de l'hotel conseillé par Guilhou et Isa. Problème, ils n'ont pas internet et demain, qu'est ce qu'il y a demain???L'ouverture de la coupe du monde! On est quasi sûr de voir le premier match mais France/Uruguay sera à 1h30 du mat ici et les bars seront surement fermés, surtout avec les évènements récents...On continue notre recherche, en nage et fatigué, je vous laisse imaginer l'ambiance surtout après 24 heures de bus! On finit par trouver une chambre super sympa avec wifi. On se pose un peu puis on file découvrir la ville.

On range aux placards les "sabadee" et compagnie et on tache d'apprendre nos premiers mots thaï assez vite parce qu'on supporte pas balancer des hellos et des thank you à tous va. La plupart des touristes ne font pas l'effort d'apprendre 3 mots et on veut pas faire comme eux. Du coup ça donne du grand n'importe quoi parce qu'il nous faut toujours deux ou trois jours d'adaptation: des grands merci en rentrant dans une boutique au lieu du bonjour attendu, des bonjours pour des aurevoirs...Bref, ils ont peut être raison tous avec leur anglais international...Mais non! Hors de question! On se ballade dans les rues, entre stands de fringues et de bouffe, inutile de vous dire ceux qui attirent notre attention...Surtout que depuis plusieurs années Isa nous fait rêver avec ses padthai! Une spécialité thaïlandaise qui se mange dans la rue (c'est bien meilleur qu'au resto!) On se promène, on discute avec un jeune qui vient de Birmanie, on se perd loin des touristes, un ptit épis de maïs grillé par ci, des padthaï par là... A coté de koh san road il y a plein de ruelles de plus en plus étroites avec des chats qui se balladent, des vieux qui sirotent leur coca sur une chaise devant leur maison...On rentre dans un magasin pour acheter de la crème de jour et, comme dans tous les pays d'Asie qu'on a découvert, toutes les crèmes de jour niivéa, l'oréal et compagnie sont blanchissantes...c'est fou...Tu peux pas juste t'hydrater le visage, tu dois le blanchir aussi. C'est rigolo comme on ne recherche pas la même chose: teint halé ou de porceleine...La nuit tombe et koh san road s'anime, stands en tous genres (y'a un stand de bottes en cuir...j'ose même pas m'approcher, je sais d'avance que les prix seront abordables et n'aurai aucun moyen de résister.), musique à fond de tous cotés, vieilles voitures installées dans la rue pour faire de la pub et touristes à tout va! On ne traîne pas longtemps, demain faudra tenir jusqu'à une heure trente du mat pour voir le premier match de l'équipe de France! Et oui, demain c'est l'ouverture de la coupe du monde et on est tout excité! C'est génial que ça se passe en Afrique!



J 263: Aziz profite du massage offert avec notre nuit d'hotel. Elle est pas belle la vie, dans cet hotel une nuit payée est égal à 30 minutes de massage thaï offertes. Je ne vais pas m'en priver, surtout que Marie a mal au dos. Du coup les massages c'est pour tonton zizou qui en a vraiment besoin car il est fatigué mais fatigué!!! Des padthaï les fesses sur un trottoir, une petite sucrerie et c'est parti! Aziz rentre chez un tailleur pour peut être se faire faire un costard pour le mariage de Céline. Moi j'suis pas emballée par les tissus, du coup devant mon grand enthousiasme Aziz finit par renoncer. On prend le bateau navette qui cicrule toute la journée sur le fleuve pour aller voir le bouddha allongé. On a une belle vue sur le ville, les buildings, les bidonvilles qui ressemblent tout simplement aux maisons du Cambodge au bord du Mékong, les temples et palais qu'on ne visitera sûrement pas...Le bateau nous largue à l'arrêt numero 12. Il fait très très chaud. On se boit des jus de fruits frais (Aziz plus téméraire que moi gôute le jus rose fushia du fruit du dragon. Pas mal.) On rentre dans le temple dont j'ai oublié le nom et qui renferme un énorme bouddha allongé. C'est un beau spectacle, vraiment. On se tord dans tous les sens pour essayer de l'apercevoir de la tête aux pieds. Il semble prisionnier du bâtiment qui l'abrite...On se promène encore un peu dans le parc entre temples et rangées de bouddhas puis on ressort pour faire une petite ballade à pied avant de rentrer voir la cérémonie d'ouverture de la coupe du monde. C'était sans compter sur ce type , assis au fond de son magasin, à qui nous avons demandé s'il vendait de l'eau. "Oui, oui, entrez" (il parle très bien anglais, enfin presqu'aussi bien que nous...). Il nous emmène au fond de son magasin, ouvre son congel et en sort deux briquettes de chocolat au lait, je comprends pas bien ce qu'il baragouine en nous les donnant mais on sent bien qu'on peut pas refuser...C'est juste de l'eau fraîche qu'on voudrait nous! Il commence à nous commenter une série de photos encadrées sur son mur. "mon fils, le numero 1, il travaille à Boston...Ca c'est le numéro 2, lui il a fait ses études à Cambridge...Là, sur mon frigo, tous les magnets des pays que j'ai visités...ça c'est mon billet d'avion pour la suède, on y va dans 1 mois...", nous on a toujours soif et on se demande où cette histoire va nous mener et surtout s'il nous relâchera à temps pour voir l'ouverture de la coupe du monde. Je m'impatiente un peu...j'ai juste soif! On se jette des regards avec Aziz mais le spectacle continue. La grande fête pour le décès de son père, les billets d'avion de chaque pays qu'il a visité, des portraits commenté de sa mère...Il ouvre le frigo et nous donne deux bouteilles d'eau qu'il semble nous offrir (pour nous remercier de l'écouter raconter sa vie?). Non d'abord il nous offre une grande bouteille d'eau, il est malin le vieux, c'est une tactique pour nous faire rester!!! On boit et ça va déjà mieux (oui car les boissons au chocolat elles sont congelées, donc il faudra attendre) mais ça fait plus d'une demie heure que nous sommes dans son magasin un peu glauque il faut l'avouer. On essaie de s'approcher de la sortie mais "ah oui, venez, y a cette photo aussi, c'est mon fils et mes petits enfants. Ca, c'est sa deuxième femme..." Heureusement qu'on peut s'échanger quelques regards avec Aziz dès qu'il a le dos tourné pour partager un peu de notre désarroi... D'ailleurs un fou rire a failli partir à plusieurs reprises. Dans ma tête je pensais "et si ma tante elle en avait ça serait mon oncle". Parce que le grand-père du père du frère de son cousin qui ont un oncle et du cousin de sa mère, à ne plus en finir.... Il nous montre des paquets qu'il reçoit du monde entier. Les timbres, les tampons et ce qu'ils contiennent: des T-shirt souvenir. Il me demande de recopier sur une petite enveloppe rose son nom et son adresse. Nous y voilà, il voudrait qu'on lui envoie, à notre retour en France, un T shirt souvenir...Là arrive la seconde bouteille d'eau, il est trop fort le grand-père! En quelques sortes, avec les briquettes et les bouteilles d'eau, il a payé son timbre... Il est incroyable ce type, et un peu timbré aussi je crois...Je ne sais pas s'il est timbré mais en tout cas il lui manque une case quelque part, ou peut-être qu'il a des petits bonhommes qui lui parlent dans sa tête? Le truc de fou, il y a même une cliente qui veut acheter des produits dans son magasin, il l'ignore presque, à force d'attendre elle s'est barrée, oui je crois bien qu'il est fou!!! Il se régale de partager, enfin non, ce n'est pas un partage, lui seul parle...C'est quand même comique. Je ne sais pas si on lui enverra ce fameux T shirt...Encore faut il ne pas perdre la petite enveloppe rose...On fait une petite photo souvenir et on file! Enfin! Evidemment, il est bien trop tard pour notre promenade. On file en bateau jusqu'à notre hotel. On a juste le temps de se poser dix minutes pour voir le soleil se coucher sur le fleuve et écouter un chanteur pas bon sur une scène pour un festival. On ne sait pas trop de quoi il s'agit mais partout sur le sol, il y a de grandes banderoles vierges et des marqueurs à côtés. Les messages sont tous des messages d'amour pour le roi. On le savait, le peuple admire et aime son roi. Il y a des portraits géants de lui, partout dans la ville. On le voit à tous les âges, sauf à celui qui est le sien aujourd'hui, près de 90 ans. A l'hotel on a trouvé une chaîne qui diffuse la cérémonie d'ouverture mais y a pas le son. On aimerait bien entendre Viera qui parle et Shakira qui chante (on la voit déjà se déhancher et c'est pas mal), ça nous plongerait dans l'ambiance. On avait aussi envie de voir Mandela mais on a su pour sa petite fille. Quelle tristesse dans ce qui ne devait être que de la joie...On sort sur koh san road. Beaucoup d'animation, des chaînes sportives sur les écrans des bars mais pas de cérémonie! On patiente en se régalant devant un jeune et son frère qui font une démo de jonglage dans la rue. Ils sont plutôt forts et attirent du monde. On sent l'excitation monter, ça ne parle que foot. Tout retombe quand l'orage éclate mais l'ambiance est bien là quand l'arbitre siffle le coup d'envoi du match Afrique du sud/Mexique et toute la salle aplaudit. C'est ce qu'on aime dans le foot et les coupes du monde. Cette espèce d'harmonie entre les gens, superficielle évidemment mais qu'importe, le temps d'un match tout le monde vibre pour la même chose: un but. Et on sent que la plupart supporte le pays organisateur! Le match finit, on doit patienter plus de deux heures avant de voir la France jouer et on n'arrive pas à savoir si les bars vont le retransmettre ou pas. Des petites brochettes et du sticky rice (galette de riz) et on file à l'hotel. On fait de l'internet, on bouquine, on rate les hymnes parce qu'on était pas sur le bon canal et quand enfin l'arbitre siffle le début de la rencontre, on est un peu endormi. Une petite séance skype avec Sarah et Youssef nous réveille mais bon, c'est pas comme de le voir dans un bar...Aziz s'accorde une sieste à la mi temps et luttera, pas toujours avec succès, pour voir la seconde periode. Match nul, bon, on verra bien...Un peu un match pourri, j'ai dormi à moitié mais j'ai pas manqué grand chose je crois.



J 264: Ce soir on quitte Bangkok en bus de nuit, pour changer! Mais en attendant, direction le week end market, le plus grand marché du monde paraît-il! On y va en touk touk. Le prix annoncé est hors de prix mais finalement on trouve un arrangement. Pour à peine un peu plus d'un euros, il nous amène au marché qui est à l'autre bout de la ville et en échange, on doit s'arrêter dans une grande bijouterie. Chaque fois qu'il amène des touristes, il a droit à un coupon d'essence gratuit. Un seul magasin pas plus, on insiste, et dix minutes pas plus! On se demande si on a bien fait...On arrive au magasin. C'est immense, un gars nous prend en charge, on nous offre à boire. On arpente les ateliers de fabrication et les allées de vitrines: rubits, saphirs, argent, or. Je me laisse presque tenter par une perle de tahiti mais NON! C'est hors de question! On ressort indémne et on poursuit le chemin en touk touk. Le marché est immense! Et les fringues sont à tomber parterre! Y a de tout, on se croirait dans les souks de Marrakech. Si seulement on avait droit à un porteur pour le dernier mois qu'il nous reste! Aziz craque quand même pour une chouette paire de chaussures et moi pour une robe. J'aurais bien craqué aussi pour de super chaussures mais y a plus ma pointure! On prend à peine le temps de manger, on continue la visite puis on se décide à rentrer si on veut avoir un peu de temps avant le bus de nuit. On décide de rentrer en métro, c'est toujours chouette de découvrir le métro d'une ville. La preuve, dans chaque rame y a des places réservées pour les vieux, les femmes enceintes, les enfants et...les moines bouddhistes! On sort un peu avant l'hotel qui n'est pas desservi. Et là, clairement on sait pas où on est. Et visiblement, les habitants de bangkok (ben ouais je sais pas comment on les appelle...) n'ont pas l'air de savoir non plus où ils sont! On finit par avoir quelques renseignements parfois complètement contradictoires. Au moins on aura entraperçu le quartier de china town! Un ptit tour en bateau et on arrive à l'hotel. Une douche et Aziz profite de son deuxième massage offert pendant que je pars acheter des brochettes et du sticky rice pour le bus. On l'attend un bon moment au bord de la route (le bus...), on goûte la bonne pastèque du marchand ambulant...Ca y est! On y est! En route pour Koh Tao, une toute petite île à l'est des côtes thaïlandaises.



J 265: on fait un arrêt. Il est minuit passé. Nous on avait déjà mangé mais Aziz craque pour des chips et un coca. Je lui lance un regard réprobateur comme je sais si bien le faire et il me dit de son petit air :"non mais c'est parce que j'me sens faible là..." Je me marre...Rigole,rigole mais je suis fatigué mais vraiment fatigué... On poursuit notre nuit de bus mais pas longtemps. Trois heures du mat, on nous largue au bord de la route et on nous dit d'attendre 10 minutes. Ensuite on nous émmènera au port pour attendre le bateau. Mais on n'y est pas au port! 10 minutes on n'y a jamais cru mais une heure et demi en bord de route, les fesses dans la poussière à péter les plombs avec les dizaines de moustiques, on s'y attendait pas non plus...Ca y est on vient nous chercher. On dort encore une heure au port puis on embarque. Aziz poursuit sa nuit, je monte sur le pont du bateau bouquiner. Je vois de drôles de bêtes raser l'eau. Des oiseaux? Non! Des poissons volants! J'hallucine, ils ne sautent pas, ils volent vraiment sur une bonne dizaine de mètres. Je suis comme une gamine en les regardant et regrette qu'Aziz ne voit pas ça. Si une baleine se met à voler elle aussi je le réveille, tant pis! Pas de baleine mais à notre arrivée on hallucine encore en voyant tous les coraux par transparence depuis le bateau. La couleur de l'eau est incroyable et nous laisse apercevoir ce qui nous attend en masque et tubas. Pour la 3ème ou 4ème fois du voyage, Aziz lance un petit:"waouh, on dirait vraiment les Seychelles!". On se laisse alpaguer par une femme qui nous emmène dans ses bungalows. On s'y pose au moins une nuit. Je déballe mes affaires et en sort une culotte rouge qui pour sur n'est pas à moi. Je jette un regard interrogateur (et peut être un peu réprobateur) à Aziz mais il n'aura pas besoin d'y répondre puisque dans la foulée je sors des lunettes de soleil homme qui ne nous appartiennent pas. On comprend tous les deux que mon sac a été fouillé dans le bus, pendant la nuit. D'autres aussi et dans la précipitation sûrement, ils ont tout remis n'importe comment. Moi il ne me manque rien. Mais bon, si je venais à perdre quelque chose dans les prochains jours, je dirai, c'est certain: "on me l'a volé!"Arrête on dirait André ou moi peut-être!!!

On marche vers la plage, on se pose dans un ptit resto, les pieds dans le sable...Ca va nous plaire la vie sur cette île je crois...Un bain de soleil puis on va se rafraîchir dans l'eau. Dur dur de se rafraîchir dans une eau qui frôle les 40 degrès. On ralerait pas mais presque...C'est limite désagréable. Non mais c'est vrai quoi! Les fonds sont très beaux et uniquse: des coraux blancs à perte de vue. De toutes les formes mais tous d'un blanc scintillant. On apprendra plus tard que des coraux blancs sont des coraux qui meurent...Quoi de plus normal avec cette eau bouillante...C'est triste, c'est si beau...De retour sur la plage on marche dans le sable. La plage est immense et bordée de palmiers. On se renseigne sur les prix des bungalows en bord de mer. Y en a vraiment des supers...chers...On vise de plus en plus bas mais on finit par en trouver un avec une super vue sur la mer. On est pas sur la plage...Pour ça il faut faire au moins 50 mètres! On viendra s'y installer demain. En attendant l'heure de l'apero à sonné. On se pose à l'écart des touristes, ils ne sont pas nombreux mais ont le don de tous se regrouper. Sales bêtes! La carte du resto ne nous fait pas rêver mais le cadre prend largement le dessus. Un peu caché par de gros rochers, les tables sont posées dans le sable, l'eau n'est qu'à quelques mètres, des bougies bordent la mer, on est tout seul...Plus romantique tu peux pas. (Ca change de la choucroute qu'on s'était payée dans un resto allemand pour nos 11 ans!). On ne peut que passer une super soirée. Les gens sont très sympas et passent de la bonne musique (on aura même droit à du Gainsbourg!). Apothéose avant de rentrer, ça y est! On a les pieds dans l'eau et la table aussi! Sur le chemin du retour on craque pour une crêpe banane nutella. En fait ce qui nous a fait craquer c'est le type qui les fait. Il fait ça comme un spectacle, à la tom cruise dans cocktail, ça méritait un petit film sur l'appareil. On rentre chez nous.

On s'endort heureux d'avoir quelques jours pour découvrir l'île. Rien à rajouter soirée magnifique...


lun J 266: On déménage nos affaires dans notre nouvelle cabane en bois. On décide de louer un scooter pour voir un maximum de plages et de baies. On part au hasard des chemins et Aziz nous déniche un super coin. On est en face d'une petite île, là où ils emmnènent les toursites faire du snorkelling. C'est, il paraît, l'un des meilleurs sites. On pensait peut être prendre le tour en bateau qui t'y emmène mais moi il me semble que de là où on est, on peut rejoindre l'île à la nage. Aziz me dissuade à cause des nombreux bateaux qui sont dans les parages mais on se dit qu'on pourrait louer un canoé et y retourner. Ouf, on a failli le faire à la nage. On verra. En attendant on plonge dans les eaux crystallines de la baie et on admire les coraux qui ont quelques couleurs cette fois. On retrouve nos amis les poissons: les petits rayés noir et jaune, les poissons perroquets, ceux de toutes les couleurs enfin pas n'importe lesquelles: rose, orange, vert et bleu! Les tout bleus. Bref on les connait mais on est bien content de les retrouver! On remonte sur le scooter et on file vers mango baie. Faut voir l'état des routes, enfin, des chemins de terres. Ca monte et ça descend sévère! Heureusement Aziz me ménage et manie plutôt bien l'engin. Souvent je suis obligée de descendre car le scooter ne monte plus! Je croise une fille qui en est réduite au même sort que moi: se cogner toutes les grosses montées à pied, sous une chaleur étouffante. Là on est obligé de laisser le scooter, ça descend trop et ça glisse. Je me serais bien tapé les montées à pied mais Marie qui n'a pas trop voire pas du tout d'expérience en scooter me laisse le conduire (surtout que c'est quand même des 125cc), tant mieux pour mes jambes car vous savez je crois : je suis fatigué mais vraiment fatigué. On marche juqu'à Mango baie et on pense déjà à la sacrée montée qui nous attend au retour! Bon celle là je serais obligé de me la taper, trop dangereux en scoot. On vous a pas dit, mais la moindre erraflure sur le scooter te coûte un oeil, il faut bien qu'il se rattrappe sur quelque chose car le le prix de la location pour 24h n'est même pas de 5 euros. Donc ils misent sur les touristes qui se cassent la gueule. En bas c'est un autre petit paradis qui nous fait signe! Depuis le ponton on voit les poissons colorés qui nous attendent. On saute! On se régale. Oui, biensûr ce n'est ni les lagons de Nouvelle Calédonie, ni la grande barrière de corail mais on apprécie quand même les jolis fonds. Il fait beau et chaud et l'eau est plus "fraîche" qu'hier. Rien à redire. Sauf la rude montée pour rejoindre notre scooter biensûr! On voulait faire un troisième site mais la fatigue se fait ressentir, on rentre. Petit apero sur la terrasse de notre bungalow. On a même trouvé des olives!!! Le soleil couché, on ressort manger un bout. On va dans le bar à touristes parce qu'ils ont installé un écran géant sur la plage et on se regarderait bien un petit match. Dans 2 jours l'équipe de France jouera son deuxième match (en fait au moment où j'écris ils ont déjà joué et je n'ai qu'une envie c'est de les pourrir mais respectons la chronologie voyons!). On voulait peut être rester sur l'île jusque là parce que ça fait bien envie un ptit match de l'équipe de France les fesses dans le sable. Et c'est ce qu'on va faire parce que les îles de Koh Lanta, Similan et Surin qu'on voulait découvrir de l'autre côté de la Thaïlande sont inaccessibles en ce moment à cause du mauvais temps. Pas grave, on est tellement bien sur Koh Tao, ça va nous permettre de nous poser. Repas englouti et match terminé on rentre à la maison.Je suis sur le lit quand j'entends Aziz hurler du coup j'hurle deux fois plus fort! Y a un énorme lézard, un gecko, dans la chambre! Et oui c'est pas tous les soirs que tu vas te coucher tranquilou, tu tires les rideaux et que tu vois un énorme lézard qui te fait face, au début j'ai cru que c'était un serpent. Aziz le fait bouger un peu mais en vain...On passera la nuit avec lui. Tant qu'il ne pousse pas ces étranges bruits qu'on entend souvent quand on se promène...

                           



J 267: Un petit porridge sur la terrasse du bungalow (je me suis découvert une passion pour le porridge depuis qu'ils en servaient au petit dèj sur notre gros bateau de marchandise en Patagonie) et on grimpe sur le scooter pour la seconde journée de découverte de l'île. Direction la baie d'aw leuk. La plage est superbe. On profite du soleil jusqu'à ce que la pluie s'invite. On trouve refuge sous la terrasse couverte d'un bar en bord de mer. Milk shake, lecture, et sieste pour Aziz. Ca se dégage. On part plonger avec nos masques et tubas. Les coraux sont vraiment beaux cette fois et tous nos amis poissons sont là! Sur les grosses boules de corail blanc y a des espèces de mini plantes bleues, oranges, rouges, jaunes...On les avait dèjà repéré avec Aziz. Elles sont très belles et ce qui est génial c'est que si on essaie de les toucher elles rentrent dans leur trou et le corail n'est plus qu'une boule blanche. Dans les secondes qui suivent elles réapparaissent un peu timides et la grosse boule blanche se retrouve parée de ses petites fleurs multicolores...C'est vraiment chouette de voir ça. Aziz sort de l'eau et revient quelques minutes après avec...un étui pour mettre notre appareil photo sous l'eau! Cool! Ca a du bon d'avoir la tchatche! Il se régale une bonne heure à jouer les photographes aquatiques pendant que j'avance dans "le monde selon Garp". J'ai même eu la chance de voir un petit requin, j'apprends plus tard par un prof de plongées que c'est le coin des bébés requins, leur nurserie quoi. La journée est passée comme ça, entre bronzette, plongées et lectures. On rentre à notre hotel. Je me souviens plus très bien de la soirée, mais on a du dénicher un bon resto de poissons et fruits de mer, regarder un ou deux matchs de foot et rentrer. C'est peut être cette soirée là qu'Aziz est retourné voir le troisième match (à 1h30 du mat, sans façon merci.) Peut-être.

                    



J 268: Encore un bon ptit dèj et on repart sur le scooter. On part vers Shark Island. Là encore ils t'y emmènent dans leur tour organisé mais on a bien vu qu'on pouvait y aller à la nage. Bon là je n'ai pas pu y réchapper, il n'y avait pas beaucoup de bateau, mince. On descend le plus prêt possible de l'île. On pose nos affaires dans l'unique resto de la baie et on part avec nos masques, tubas mais sans palme qu'on aurait pourtant bien apprécié pour se rendre sur l'île mais vous connaissez le problème du poids du sac et de la place! On marche un peu sur les rochers et on voit les coraux de dessus. C'est toujours un très beau spectacle. Allez, on se lance, on essaie de nager droit juqu'à l'île. Très vite on ne voit plus grand chose sous nos pieds. On atteint l'île au bout d'une bonne demie heure, c'était un peu long mais bon, on avait fait le triple quand on était parti en Grèce avec Tom et Julie, pour une fois de plus tenter d'atteindre une île. Oui mais on avait 20 ans. Mais cette fois là une énorme tortue nous avait montré le chemin. Stop, c'est pas possible, j'écris déjà trop alors si en plus je mèle à mon récits de vieilles histoires on s'en sortira pas! Surtout vous! Arrivé à l'île, quelques coraux mais rien d'incroyable. Et biensûr pas de requin autour de l'île qui porte pourtant leur nom! On rebrousse chemin. On s'installe sur table dans le sable. Je retourne sur les rochers prendre quelques photos puis on commande notre repas de midi. Pour moi, une spécialité indo thaïlandaise: le massama! A essayer sans fautes: Une sauce curry noix de coco avec des pommes de terre, des graines inconnues à mon bataillon, des noix de cajou et au choix de la viande ou des fruits de mer. Un bonheur. (Trop concentrée sur les saveurs qui m'étaient offertes pour me souvenir de ce qu'à mangé Aziz!). Des padthaï je crois. Après ça on remonte sur le scooter et on file sur la baie des requins. On n'en aprecevra peut être cette fois. Encore une fois la plage est très belle. Tu n'as pas le droit d'y emmener ton materiel de snorkelling, il faut le louer chez eux. Nous on le met bien dans notre sac et quand le gars fait signe à Aziz d'ouvrir son sac il fait non de la tête et on passe notre chemin. Y avait pas de quoi faire des chichis! Y a pas grand chose à voir sous l'eau, la visibilité n'est pas bonne et point de requins! On se rabat sur nos bouquins. On rentre à l'hotel. On mange sur leur terrasse devant les deux matchs de début de soirée, puis on rentre se coucher. Avant de s'endormir c'est une énorme arraignée qu'Aziz finit par mettre à la porte. Quant à notre gecko, il a élu domicile dans notre salle de bain et s'avère plutôt discret donc on le garde avec nous (pourrions nous seulement le mettre dehors???). On s'endort...



J 269: On veut retourner à shark baie avant 10 heures, c'est à ce moment là et après 16 heures qu'on a le plus de chance d'apercevoir les requins. Certes on se lève un peu tard mais il pleut et ça on n'y peut rien non? On fait un petit tour en scooter et on rentre, il pleut trop. Je flâne dans le hamac de notre bungalow et Aziz décide d'aller vider le reservoir d'essence sur les chemins de terre de l'île avant de rendre le scooter. Forcémment il a pas une greluche agripée à lui qui lui crie de ralentir alors il s'en donne à coeur joie. Il s'est fait quelques frayeurs quand même, mais je crois qu'il a surtout eu peur pour le portefeuille. Surtout que j'ai vu 2 personnes tomber de leur moto, les chemins de l'île sont vraiment casse-gueule. On sait qu'ils vont le regarder dans le moindre détail. L'après midi avance, il fait toujours gris. On profite d'internet qu'on capte jusque dans le hamac puis Aziz fait une sieste avant d'aller rejoindre les thaï qui se réunissent tous les jours à 17 heures pour une partie de foot. Je profite de mes deux heures pour aller terminer mon dernier livre sur la plage, dans le soleil couchant. Juste avant j'ai essayé le nouveau masque et tuba que j'ai acheté mais je me suis retrouvée prise aux pièges des coraux qui ne font pas bon ménage avec une mer très basse et agitée. J'ai cru que j'allais râper mon bronzage tout neuf (en fait j'ai bien plus eu peur que ça...) alors j'ai vite vite fait demi tour. On se retrouve au bar de l'hotel avec Aziz. Il a l'air de s'être régalé. On enchaîne avec les matches de début de soirée. Ce soir à 1h30 c'est le deuxième match de l'équipe de France et on y croit! (ça me fait mal au c.. d'écrire ça mais c'était bel et bien notre état d'esprit, et dire qu'on a mis le réveil à une heure du mat pour des gars qui refusent de s'entraîner...enfin bref, la chronologie Marie, la chronologie!) Le réveil sonne, il est 1h15...Dur dur de se lever. En plus il faut marcher un peu car tout est fermé à l'hotel (c'est pas du tout un hotel, c'est un terrain avec 6 ou 7 bungalow et une terrasse couverte pour manger.) Allez, on trouve la motiv et nous voilà attablé devant l'écran géant, face à la mer. Je n'ajoute pas de ligne à ce long récit pour parler de la prestation de l'équipe de France, je crois que tout à été dit depuis...On va se coucher, un goût amer dans la bouche. C'est comme s'ils n'avaient pas joué. Et là je l'ai bien vu le match, ça aurait pu être magique sur cet écran immense, mais quelle prestation pourrie ils nous ont offert, ah merci, elle est belle la France, on passe pour des tocards en plus avec toutes les histoires honteuses autour de l'équipe de France!!! Super pour les supporters français qui sont allés jusqu'en Afrique du Sud, l'équipe de France passe pour la risée du mondial!!!



J 270: Plus de scooter...On change de moyen de locomotion et on opte pour le canoë. Bien décidé à rejoindre l'île qu'on avait repéré, on rame on rame à travers les vagues d'une mer un peu agitée. On finit par atteindre l'île. C'est très beau. La grande partie est reliée à la petite par un banc de sable blanc. Il y a beaucoup de coraux morts mais quand on s'éloigne un peu du bord on tombe sur d'énormes boules de coraux blancs avec comme d'hab, les petites fleurs de toutes les couleurs mais aussi des anémones qui cachent les poissons clowns aussi curieux qu'en Nouvelle Calédonie. Aziz m'appelle...Je nage vers lui et me retrouve au milieu d'un gigantesque banc de tout petit poissons. C'est incroyable, Aziz me fait signe d'approcher et là c'est du délire, il y en a des milliers...C'est génial... On passe de supers moments sous l'eau. Il faut rentrer car on est à une petite heure de "ramage" de la plage. Aziz a un bon mal de tête mais bon, faut ramer...On rend le canoë et on file chez nous. Les copains vous vous rappelez quand on chantait en canon à Chamrousse : "rame, rame, rameurs ramés, on arrive à rien dans ce canoë,...."que de bons souvenirs, et bien là j'en ai chié, c'est plus sympa de chanter que de ramer.



Une soirée à l'imparfait

Il était déjà tard...je voulais profiter des derniers rayons de soleil. J'allai sur la plage à quelques dizaines de mètres de notre chambre écrire un peu. Aziz me rejoignit pour les tout derniers rayons. Nous mangeâmes en bord de mer, des lumignons tout autour de nous...un de nos meilleurs repas pendant ce long voyage. Puis Robert, un anglais, fit irruption dans le restaurant. Déjà Aziz me faisait remarquer la sympathie que lui inspirait ce type, causant à tout le personnel du resto. Il ne nous fallu que quelques minutes pour nous retrouver affalés autour de la même table. La soirée avait un vrai gôut de vacances...On s'efforçait de donner du sens à tout ce que Robert disait mais plus d'une fois nous aqcuiessâmes sans comprendre un seul mot de son discours. Ces anglais...et leur certitude que leur langue est universelle! La soirée suivait son cours et, chassés du restaurant qui n'avait plus que nous comme clients, nous nous retouvames perchés sur un rocher dans l'eau. Musique électro qui ne nous insitait guère à nous trémousser, je sautais sur l'occasion quand la bande originale de pulp fiction résonnait sur la plage. Les pieds dans l'eau et dans une profonde obscurité, je me sentais libre de me dandiner comme bon me semblait. Karie, La fiancée de Robert nous fit l"honneur de sa visite. Toujours perchés sur le rocher, nous discutames une bonne partie de la soirée, puis sur le grand écran qui commençait à avoir les pieds dans l'eau, les images commençèrent à chauffer l'auditoire pour le match Angleterre Algérie qui débuterait dans quelques instants. En quelques minutes de conversation Karie réussissait à me dire que tous ces indiens dans son pays c'était bien mais quand même, "souvent ils nous volent notre travail, c'est vraiment injuste". Je me contentai de lui répondre que l'Angleterre serait un bien triste pays sans son melting pot. Nous n'allâmes pas plus loin dans la conversation, c'était mieux pour la suite de la soirée mais même si j'essayais de lui accorder encore un peu de crédit, mon idée était faite sur cette fille. Le coup d'envoi était sifflé. Tout l'auditoire supportait l'Angleterre, sauf Aziz et moi. Mais je refusais de faire comme les greluches d'hier qui hurlaient à chaque occasion mexicaine alors qu'elles n'avaient même pas de sombrero et encore moins du sang mexicain. Je ressentais l'inverse des autres mais ne le manifestais pas. Aziz et moi on voulait que l'Algérie gagne parce que plus que l'Angleterre, ce pays avait besoin d'unité, de se rassembler. Tout l'auditoire était réuni pour la même chose: voir un but des anglais! Moi j'attendais que l'Algérie marque ou que l'eau touche enfin mes pieds! Dans les deux cas j'aurais crié but! en moi... A la fin de la première periode il y avait 4 à 0 pour la mer et nous rentrions nous coucher...



J 271: Réveil tardif évidemment! On mange chez nous. On se fait servir sur notre terrasse, trop bien. On a deux de tension. On sort se promener un peu le long de la plage. On marche jusqu'à l'autre bout les pieds dans l'eau. Aziz fait une petite plongée. Je reste posée sur mon rocher, face à la mer. Quand Aziz ressort de l'eau il pousse un petit cri: un petit crabe l'attaque. Sur le chemin du retour, il s'arrête pour se faire masser une heure en bord de plage. Car je suis fatigué mais vraiment...je crois que vous connaissez la suite, j'aime pas me plaindre...Enfin un de mes plus beaux massages avec vue sur la mer et un magnifique coucher de soleil...Moi je rentre bouquiner dans mon hamac (ça me rappelle quelqu'un...). Il est déjà tard. On ressort tous les deux pour manger au même resto qu'hier. On ne se lasse pas du poisson grillé et du massaman... Je m'endors la tête sur les genoux d'Aziz qui regarde la fin du match de foot.



J 272: Réveil matinal cette fois! On a décidé d'aller explorer un autre coin de l'île, Tanote bay, mais à pieds cette fois. On décolle un peu avant 10 heures (ouais bon, c'était pas si matinal que ça le réveil...). On marche cinq minutes avant de s'arrêter pour manger. Et oui, toujours les mêmes priorités! Un gros plat de riz frit en bord de route en guise de ptit dèj et nous voilà calés pour la journée! Ca monte rude sur ces chemins de terre et il fait chaud mais on est bien. On marche, on admire les palmiers sur les collines, les énormes rochers comme des maisons parsemées, la mer, les petites îles sur lesquelles on est allé, à la nage ou en canoé, les ananas qui poussent par ci par là...On arrive à Tanote bay. Encore un paysage de carte postale. On nage un peu dans une eau pas vraiment rafraîchissante mais bon. On bouquine. Aziz lit toujours "le journal de l'allemand" et moi je lis le dernier livre que j'ai acheté sur lîle. J'ai pris le moins cher parce que c'était hors de prix. C'est donc un vieux bouquin qui part en lambeau et date des années 70: Noële aux 4 vents. Je suis agréablement surprise par ce livre qu'on aurait pu croire sorti tout droit de l'édition spéciale été du magazine "nous deux". On fait le tour du gros rocher qui nous lance un défi, là, juste en face de nous. Jolis coraux mais surtout comme hier, des milliers de petits poissons devant nous, et sans qu'on s'en rende compte, en quelques secondes ils nous entourent...c'est magique, pas du tout angoissant, ils font une ronde autour de nous qui se resserent de plus en plus, rompent la ronde, la reprennent...C'est de la folie...On ne se lasse pas, quel spectacle! De retour sur le sable on lit un peu puis Aziz se lance un nouveau défi, escalader ce même rocher et sauter! Défi relevé on repart sur nos deux jambes jusqu'à shark island puisqu'il est bientôt 16 heures et que c'est la bonne heure pour observer les requins. On se perd un peu avec notre carte pas terrible (non, ça ne vient absolument pas de nous, c'est cette carte!). Fatigués on préfère rentrer chez nous! Ah bon tu es fatiguée toi, car moi ça va je pète la forme!!! Chaque soir nous repoussons le départ. C'est vraiment agréable de se poser. On pensait aller sur l'île d'à côté, koh phanga mais on préfère rester là jusqu'au dernier moment, soit demain, le 22 juin, puisque le 23 nous serons chassés du territoire comme des malpropres!

Petit apéro au soleil, foot et bonne bouffe, une bonne soirée de plus!



J 274: Cette fois on quitte l'île ce soir par un bateau de nuit...à voir...Et cette fois on va bel et bien à shark island! On prend des forces et on se lance dans une petite rando mais qui grimpe toujours pas mal. Baignade, grosses lectures, cartes postales et enfin c'est l'heure de la promenade des requins! A 16 heures nous sommes dans l'eau et n'en ressortons qu'une heure plus tard...bredouille! Mais où se cachent-ils? La visibilité est moyenne mais bon. Pas grave, on a nagé au milieu de bancs de poissons jaunes et argentés! Ca en jette non? C'est l'heure de rentrer, à 9 heures on embarque. On mange une dernière fois des plats délicieux à notre hotel et on part au port. Le bateau est transformé en dortoir géant, c'est rigolo. Ce qui l'est moins ce sont les vagues qui le secouent...On attend l'heure du départ en traînant dans les ruelles du port. L'ambiance est décontractée. On regarde la fin d'un match sur grand écran et on discute un peu de l'équipe de France avec le serveur...Un peu seulement...Allez, on prend place sur nos petits matelas et c'est parti pour 9 heures de traversée. En fait c'est parti pour faire des bonds impressionants avec la mer agitée. Aziz s'est endormi. J'hallucine le bateau ne navigue pas, il saute! Je flippe et tourne en rond (en plus de faire des bonds!) Mais moi vous savez je suis tellement f..... que je m'endors comme un bébé sans broncher.



J 275: minuit passé, je fais toujours des bonds et Aziz des rêves...Je comprends enfin que depuis le début je nous imagine naviguer dans un sens et qu'en fait on va dans l'autre. C'est peut être aussi pour ça que j'arrive pas à m'endormir. Les minutes passent, la mer se calme et je sombre...jusqu'à ce que le matelos rallume les néons et hurle qu'on est arrivé! On saute dans un pick up qui nous largue allez...20 mètres après. Là on poiraute. Il fait encore nuit. On doit encore prendre un bus pour 5 heures jusqu'à Phuket d'où nous prendrons notre avion pour Java le lendemain matin (vous suivez?). La nana de l'agence où on nous a déposé essaie de nous vendre un ticket suplémentaire. Elle nous annonce qu'en fait le bus va nous laisser à 45 minutes de Phuket. Mais vu le prix exhorbitant qu'elle nous donne on se dit que ce sera pas plus cher de le prendre sur place. On roule, on dort, on lit, on écrit le blog ("on est un couillon"...) tout ça avec le bruit de la pluie qui s'abat sur les vitres du bus. On se dit qu'on a vraiment bien fait de rester de l'autre côté de la Thaïlande! On arrive et on est...en plein centre de Phuket! Vraiment une peste (l'autre mot qui la définit bien mieux a été censuré!) la nana de ce matin, elle nous a bombardé de fausses infos pour qu'on achète ses tickets mais on nous la fait pas à nous! (enfin on y a quand même cru un peu...) Nous voilà à Phuket et il pleut toujours. Ca tombe bien on avait décidé de rester dans la vieille ville et de ne pas aller à la plage. On choisit le premier hotel visité, ils ont tourné une scène du film de Guillaume canet, "la plage" là bas. Et pour cause, les vieux bâtiment (un peu délabrés) de l'hotel sont pleins de charmes: voutes, hauts plafonds, grand escalier, plancher de bois...Mais son meilleur atout pour nous reste le prix: 5 euros pour deux. On veut finir cette journée et celle de demain sans retirer car si on retire disons 20 euros, on aura 15 euros de frais bancaires et ça nous fait râler. On reprend nos bonnes habitudes des stands de rue et c'est un vrai festin pour 2,5 euros! On se ballade, on repère les écrans géants pour le dernier match de la France ce soir, on se réserve un touk touk pour l'aéroport demain matin 5heures, pour s'envoler à Jakarta, sur l'île de Java. Et on retourne dans notre chambre décrépite mais charmante. On prépare nos sacs pour l'avion, on fait un peu le blog et on ressort manger avant le match. On se pose dans un bar avec internet. On prend quelques renseignements sur la ville de Jakarta et l'île de Java: la monnaie, les risques de paludisme, comment se rendre de l"aéroport au centre ville sans se faire arnaquer par un taxi...et oui, on n'a pas de guide et c'est là qu'on voit que ça nous est bien utile quand même. Le match débute, on se commande une bonne pizza...On voulait en prendre une deuxième mais l'expulsion de Gourcuif nous coupe l'apétit. J'envoie un message footbalistique à Marion. Elle m'appelle aussitôt sur le téléphone. Si je décroche on finit notre crédit mais bon allez, rien qu' une minute..."Allo Marie, j'suis à l"école là, je suis pas le match et j'ai peu de temps, j'ai juste une très bonne nouvelle pour toi: t'es en SEGPA l'année prochaine à Grenoble!" "quoi????" "t'es en SEGPA à Grenoble!!!" "où ça???" " à GRENOOOOOBLE!!!" "Ahhhhhhh!!!!"... bref, voilà une excellente nouvelle pour moi, je suis trop heureuse! A Grenoble...Je vais gagner plus de deux heures de vie par jour! Plus d'autoroute ni de petites routes sinueuses dans le brouillard du nord isère...Le bonheur! Evidemment le collège où je suis nommé est un collège difficile dans un quartier plus que difficile...le collège des saules, place des géants à Grenoble a une sacrée réputation mais ça c'est une autre histoire. C'est rigolo parce que c'est le collège où j'avais fait un stage d'une journée quand j'étais à l'iufm. J'y étais justement allée pour voir ce que c'était que la SEGPA. J'en étais ressortie en me disant "pourquoi pas bosser en SEGPA, ça peut être intéressant...". Bon voilà, on est heureux avec Aziz. On pense déjà aux terreurs qui m'attendent l'an prochain mais on savoure la nouvelle. MERCI MARION! Et puis ben pour mon super instrument en bambou et mes livres en chinois et en laotien je les sortirai pour mes neveux! En attendant la France est éliminée de la coupe du monde. Il est bien tôt minuit. On rentre à l'hotel, demain réveil 4h30 mais évidemment on a du mal à s'endormir. On est trop excité. Moi je bouillonne...Grenoble...Grenoble....Rien à foutre de l'équipe de France ce soir, on les aura supporté jusqu'à la fin même s'ils ne méritaient pas (ce soir c'était un peu mieux que les matchs précédent), je suis tout simplement trop heureux pour ma chérie.



J 276: Sacs sur le dos, on attend dans la rue noire notre touk touk qui ne viendra pas. On marche vers la gare routière et Aziz négocie un taxi pour l'aéroport. On finit de dépenser nos derniers baths et on grimpe dans l'avion direction l'Indonésie, dernier pays dans notre aventure...Super la Thaïlande, on y est resté que 15 jours mais on y reviendra sûrement un jour. L'indonésie on se l'est gardé pour la fin, on nous en a dit tellement du bien qu'à mon avis ça va être terrible...



Publié à 05:07, le 23/06/2010, Ko Tao
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QUELQUES JOURS AU LAOS

 

J 256:On arrive à Vientiane, capitale du Laos tôt le matin. On monte dans un jumbo, une espèce de petite estafette réaménagée pour transporter les gens. On se fait déposer au début de la rue des hotels pas chers. Je fais plus attention aux boulangeries françaises, vestige précieux de l'époque coloniale et aux douces odeurs qui s'en dégagent qu'aux hotels. C'est plutôt "cher"après le Cambodge qui était déjà un peu plus "cher" que le Vietnam et on parcourt les rues plus d'une heure avant de nous poser enfin dans un hotel quelconque et d'y poursuivre notre nuit. Ca fait parti des durs moments du voyage, tu arrives dans une ville où il est 6h du matin, tout le monde dort et nous on n'a pas de maison, bien sur là on aimerait que quelqu'un nous attende pour nous indiquer un hotel pas cher. Mais bien sur il n'y a personne, après ces 24h de bus depuis le Cambodge, il nous reste juste à enfourcher (oui oui ça existe, en tout cas dans mon village c'est sur (ouais mais ton Quissac c'est tout sauf une référence!) nos gros sacs et à chercher un hotel, on a cherché environ une heure car les prix que l'on avait sur notre guide ont été multiplié par 2 entre temps, on arrive enfin a trouvé un hotel correct et dans nos prix, crevé on s'endort jusqu'à midi. C'est vraiment trop dur la vie!!! La journée est déjà bien entamée quand on ressort. Un sandwich (à la vache qui rit svp, plus de la salade, plus du jambon, trop bon), un pain au chocolat délicieux (pour Marie, le pain au chocolat plus cher qu'en France mais trop bon quand même car je lui en ai piqué un peu) et on part arpenter les rues de Vientiane. On s'arrête acheter de l'eau parce qu'évidemment il fait toujours très très chaud. Le gars vend des livres pour enfant avec les textes, très courts, en laotien, chinois et anglais! Je trouve ça génial et même si je pense pas beaucoup au boulot, là je me dis que pour des maternelles ce serait génial. Y a des milliers de choses à faire avec un bouquin comme ça mais je pense que tout le monde s'en fout donc je développe pas. J'en achète deux. Bon moi j'ai eu droit un peu au dévélopement sur les bouquins, il fallait bien qu'elle trouve des arguments car nos sacs commencent à être bien chargés, prince que je suis, on les a acheté (je rêve! C'est qui qui les portent? Hein???)(tu rigoles ou quoi t'as vu le poids de mon sac???). On achète aussi les cartes postales, c'est notre première journée au Laos mais on voudrait éviter de se louper comme pour le cambodge. Y en a qu'une qui me plaît...une photo de classe, des gamins tout sourire dans une vieille salle en bois. On achète la même pour tout le monde! On s'arrête dans l'office du tourisme, le papi qui qui nous reçoit parle vraiment bien français. On hésite à partir deux ou trois jours dans la montagne laotienne, pour randonner et tenter d'apercevoir le troupeau d'éléphants sauvages qui vit dans les parages, mais ça sent un peu l'arnaque à touriste, enfin, on n'en sait rien, on verra demain. Surtout qu'il y a très peu de chance de les voir en ce moment. En attendant on visite la ville. Elle n'a pas un charme fou mais quelques temples et autres monuments et surtout le Mékong qui la borde nous font passer une bonne journée: visite de la réplique laotienne de l'arc de triomphe, jolie vue sur la ville (qui par endroit semble vraiment être tenue au carré, rien à voir avec le bordel et la saleté de Phnom Penh.), des monuments perdus au milieu de la ville, des temples où vivent des moines bouddhistes, et le mékong dont ils réaménagent les rives pour que les habitants puissent en profiter. Le soleil se couche, les stands pour touristes fleurissent un peu partout. Y a des sacs vraiment vraiment beaux...NE PAS CRAQUER! Un bail qu'on n'a pas eu d'accès internet, on choisit un des rares resto à proposer le wifi. On goûte ce qu'ils appellent les tapas laotiennes. Plutôt bon même si la citronnelle reste toujours à l'honneur. Un ptit tour sur nos mails et sur le blog et, beaucoup moins drôle, sur www.impots.gouv.faitchier Et ouais, l'initiative ne vient pas de moi évidemment qui suis toujours aussi feignante pour les papiers. Enfin, heureusement qu'Aziz s'y est collé parce qu'évidemment ça va pas être de la tarte, entre son temps partiel, ma dispo, mes frais réels, le pacs, l'appart qu'on loue...Pfou...Allez on va se coucher, on verra ça demain, vive la procrastination! Connait pas ce mot moi!!! c'est où la procrastination, en Asie???



J 257: Grâce mat et allez! Au boulot! Une journée pour nos impôts! Avant de s'installer sur la terrasse du resto bar wifi, on fait le plein de viennoiseries! Combien d'heures travaillées en 2009? avant et après le Pacs. Quelle adresse au 1er janvier 2010???????, où déclarer la loc de notre appart? Dans la rubrique activité non professionnelle et non commerciale? Activité professionnelle et non commerciale? Commerciale et non professionnelle? Mon dieu que ça me gonfle! Que ça nous gonfle! Et tout ça pour pas payer d'impots en plus! Les heures passent, à chaque problème réglé succède une nouvelle interrogation... On rencontre Luc, un français d'une cinquantaine d'année qui vit à Thaiti. Chacun à tour de rôle on discute avec lui, pendant que l'autre cherche désepérement la bonne case à cocher: 5 HN ou 5 NY? Quel dilemme! On finit par envoyer des mails aux diverses adresses d'assistance qu'on a. Car là on en a vraiment marre de ces impôts, on verra tout ça à Luang Prabang. On passe une bonne après-midi quand même à discuter avec Luc qui connait l'Asie depuis 40 ans et nous apprend beaucoup de choses. On a juste le temps de faire un petit tour sur les rives du fleuve et de faire le plein d'eau. C'est l'heure du bus de nuit pour Luang prabang, petite ville au nord du Laos dont on a entendu beaucoup de bien. Ouais, finalement on a laissé tomber le treck dans la montagne, On s'est régalé de faire ça au Cambodge, on a envie "d'avancer", d'arriver en Thailande assez vite en fait, et puis les jours nous sont comptés maintenant! Dans le bus VIP (ce n'est pas une blague...) il fait chaud...très très chaud. Les sièges sont vraiment pas top et le conducteur fait un rallye. Tous les ingrédients sont réunis pour passer l'une de nos pires nuit en bus. Vers 3 heures du mat, on se réveille (et oui, nous on dort dans n'importe quelles conditions mais là vraiment on a du mal...) et il fait froid...très très froid...Bref... Une grosse arnaque ce bus VIP à touristes, super ils nous ont donné un peu de riz avec de la viande que j'ai vomi en cours de route!!!



J 258: On arrive vers Luang Prabang et le soleil se lève derrière les montagnes. C'est très beau...Ca nous met presque de bonne humeur. Arrivés à destination on saute dans un jumbo. On aperçoit la ville qui a l'air d'avoir beaucoup de charme. De belles maisons pas très hautes, des temples et deux fleuves qui la borde: le Mékong, encore et toujours (et dire que la Chine est en train de faire construire un immense barage qui innondera des dizaines de petits villages et qui risque d'assécher le Mékong...on n'y connais pas grand chose à tout ça mais ça n'a pas l'air d'être l'idée du siècle ce barage...) A la descente un gars nous propose de voir son hotel, on n'a vraiment pas l'intention de faire les difficile, la chambre est mignone et pas chère et en plus y a le wifi. Chouette alors, on va pouvoir terminer nos impôts! On s'affale sur le lit et on s'endort. Les personnes de l'assistance pour les impôts nous ont répondu! En fait on les a sollicité deux fois et ils nous ont répondu dans l'heure à chaque fois. Même pas drôle, moi qui me voyait déjà en train de les pourrir parce qu'ils prenaient même pas la peine de nous répondre! Bon y en a un à qui on avait demandé notre numéro de télédéclarant et qui nous avait répondu que pour satisfaire notre demande il avait besoin des infos suivantes: date et lieu de naissance et...... numéro de télédéclarant...On boucle nos déclarations dans la joie et la bonne humeur qu'on peut imaginer quand on passe une énième heure sur sa déclaration . En plus on n'arrive plus à fermer le robinet de douche dans la salle de bain, l'eau coule à flot pour rien et les gars de l'hotel ont l'air de s'en balancer...Allez on sort...Ah non, on reste au lit en fait! Et oui parce que c'est dimanche! Et le dimanche...on glande! Chouette! On peut rester au lit sans culpabiliser! On en profite pour faire un petite séance skype avec Isa, Guilhou et Mathieu puis avec la famille d'Aziz. C'est vraiment chouette de voir tout le monde! On finit par aller faire un tour. On marche un peu dans les jolies ruelles et on se pose au bord du fleuve pour manger un bout. Le paysage est très beau dans la lumière du soleil couchant. Le fleuve, les barques, les montagnes à perte de vue...et les plats qu'on commande sont délicieux et vraiment pas chers. On se promène un peu et on tombe sur le marché de nuit. Des dizaines de stands de fringues et bibelots vraiment vraiments chouettes...On sait pas pourquoi, est ce que c'est parce qu'on sent la fin du voyage arriver, mais on lève l'embargot sur les souvenirs et les cadeaux et on achète des conneries pour les neveux...Ceux qui ne sont pas encore là où qu'on n'a pas encore vu, une juppe super pour moi (qu'on avait acheté normalement pour ma petite soeur Sarah mais Marie l'a essayé et a craqué, désolé Sarah mais du coup je t'ai fait une promesse de don sur Skype pour ton anniversaire, j'espère que tu as noté le montant que je t'ai promis sur un carnet car en rentrant il se peut que j'ai oublié et le revois à la baisse) et un T shirt pour Aziz. Ahhh, ça fait du bien de craquer! Pas pour le dos certes mais on s'en fout! Allez rentrons avant de succomber d'avantage devant ces articles locaux tous plus beaux les uns que les autres. J'aimerais être quelques jours avant Noel en France, on pourrait acheter des cadeaux pour tout le monde, les femmes font des trucs vraiment géniaux! Des chaussons, des dessus de lit, des livres en tissu...On a passé une belle soirée ici, un dimanche comme on les aime et qui se termine comme souvent à Grenoble avec Sandrine et Jérem pour une longue séance skype. Que du bonheur!!!



J 259: On dort tranquille jusqu'au réveil. On traîne un peu et on sort. On se pose dans une espèce de braserie un peu chic pour grignoter. On s'y attarde un peu, on s'y sent bien, les serveurs sont au petit soin avec nous. Je lorgne sur les pains au chocolat mais ne craque pas...enfin pas sur ça mais sur le marbré maison oui! Et j'ai bien raison! On écrit nos cartes postales, on feuillette "le monde", du jour s'il vous plaît, et on repart. Les français sont encore passés par là et ont laissé pas mal de traces. On poste nos cartes dans la grosse boîte aux lettre rouge. C'est rigolo, juste derrière y'à l' "ECOLE MATERNEL" de Luang prabang. Pas mal la belle faute d'orthographe sur le gros panneau à l'entrée de l'école. On se promène dans les ruelles, la ville est vraiment chouette. On visite quelques temples, on regarde la vie mener son cours, les moines bouddhas qui étendent leurs immenses draperies oranges, des jeunes qui organisent un combat de coqs dans l'arrière cour d'un temple...Vraiment délirant, mais on adhère pas. On grimpe jusqu'au sommet d'une colline où se trouve un petit temple et surtout un magnifique vue sur les environs, la ville, les montagnes, les fleuves. On rencontre Guillaume et Thibault, français biensûr. On décide d'aller boire un coup ensemble. On se retrouve au resto dans lequel on a mangé hier. On y passe une bonne soirée, on rigole bien...Aziz nous fait pleurer de rire en racontant les moeurs chinoises et quelques anecdotes. Thibault vit à grenoble, on l'invitera à découvrir la terrasse de Momo à l'occaz... Vraiment des gars sympas, et en plus j'aime vraiment leur façon de voyager J'espère que l'on reverra Thibault pour qu'il nous raconte son expérience Laotienne, pays dont il est tombé amoureux et en plus il parle même la langue qui n'est pas du tout évidente, trop fort le jeune. Nous à côté on est ridicule avec nos bonjour,merci et aurevoir en Laotien.

 

J 260: On se bouge les fesses aujourd'hui même si la ville de Luang Prabang est une incitation à la glandouille, à errer dans les rues, à se poser en terrasse devant un jus de fruit frais ou une crêpe au nutella, à admirer tous les objets au marché...Non! Aujourd'hui on se bouge! On croise des touk touk pour aller aux cascades si belles parait-il. On fait jouer la concurrence. Juste le temps de s'acheter de quoi faire de bons sandwiches (y a de la vache qui rit au Laos et du bon pain!) et on grimpe dans le touk touk avec 3 autres touristes. On arrive aux cascades. On se rachette des grosses cuisses de poulet au barbecue et des grosses bananes, et oui il faut pas mourir de faim!!! Waouh...l'eau est d'un bleu vert parfait, et les cascades sont impressionantes. Sur plusieurs étages, elles atterissent à chaque fois dans des petits bassins parfait pour la baignade. On pique nique, on se régale devant un papillon et on se lance dans l'ascencion pour arriver au sommet de la cascade. On sait pas trop où c'est en fait, la seule chose dont on est sûr c'est qu'on est en nage avant d'avoir goûté l'eau! Au sommet c'est chouette, de petites étendues d'eau, prètes a se jetter dans l'énorme cascade. On voudrait, comme d'hab, aller où les autres ne vont pas, un peu plus bas...mais comment? Aziz insiste et on se fraie un chemin qui n'en n'est pas un...bien pentu mais ça ne glisse pas...On arrive là où on voulait et c'est génial! Un bon gouffre, des chuttes d'eau avant et après. D'autres touristes arrivent mais bon, on leur en veut pas et les autorise à rester dans notre piscine naturelle...On savoure cet instant. On saute dans l'eau (Aziz d'un peu plus haut toujours...), on se met sous les chutes, on rigole avec les autres...Et on redescend, l'heure du rendez vous avec le touk touk est arrivée. On fait un détour pour voir les ours "recueillis". Rien à faire, ils sont magnifiques mais on préfère pas voir d'animaux que les voir en cage...Mais bon ils ont l'air super heureux et en bonne santé, l'organisation qui s'en occupe à l'air sérieux. Enfin, biensûr à notre retour en France on retournera, comme à notre habitude, au zoo du lunaret, à Montpellier, celui où nous faisions nos footing quand on était jeune...Sur le chemin du retour on s'arrête pour admirer les rizières en terrasse et pour découvrir un village d'une minorité. On achète des bracelets à des gamines, on se promène et on rentre. On mange une crêpe salée et une au nutella d'un stand de rue, assis à la terrasse d'un bar. On passe par la brasserie qui fait 50% sur les viennoiseries après 21h, en prévision du ptit dèj. Demain on part pour une journée de bus pour rejoindre la Thaïlande.

 


J 261: On est debout à l'aube, le touk touk nous attend. Il est 5H30 du matin et on a vraiment la tête dans le cul. On mise sur ce lever matinal pour assister enfin au rite traditionnel de la ville: les habitants en bord de route attendent les moines qui "défilent" pour leur offrir de la nourriture. C'est une tradition au Laos. Avant même de grimper dans le touk touk, on aperçoit les élégantes silhouettes oranges qui viennent vers nous. Jusqu'à la gare, nous assisterons à cette belle tradition. C'est un spectacle vivant vraiment beau, et tous les matins c'est pareil, les villageois sont dans la rue, assis parterre et tendent leurs offrandes...Le bus finit par décoller. Les paysages sont vraiment beaux, on en profite derrière la fenêtre du bus. Traditionnelle pause de midi pour manger la cuisine locale et on file vers Vientiane. Arrivé, on enchaîne en prenant un jumbo jusqu'à la gare d'où partira le bus pour la Thaïlande. On finit par le trouver, on fait le plein de fruits et on embarque dans le bus rempli de touristes. A la frontière entre le Laos et la Thaïlande on a une mauvaise surprise. Quand Aziz vérifie le tampon sur son passeport (chose que je ne fais jamais évidemment) il voit qu'on doit quitter le territoire avant le 23 juin, et on est le 9. deux semaines? C'est quoi ce bazar? On retourne à la douane et on finit par comprendre que oui, on n'a droit qu'à 15 jours en Thaïlande parce qu'on est entré par une frontière terrestre. Si on avait su, on aurait pris l'avion...merde alors! Bon on verra, on peut toujours ressortir de pays pour y rentrer avec un billet gagnant de 15j supplémentaires mais ça nous fait pas rêver. On verra bien, en attendant on est en Thaïlande et on est bien content! La loi a changé il y a un an, vraiment bizarre ce truc, tu arrives par avion tu as un mois, par voie terrestre 15 jours, c'est pas grave, on va profiter à fond du peu de temps que nous avons pour ce si grand pays et essayer de faire le bon choix des endroits à découvrir.



Publié à 06:35, le 9/06/2010, Luang Prabang
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Un ptit tour (à dos d'éléphant) et puis s'en vont...

 

J 252: On quitte Kratie tôt le matin à bord d'un mini bus (on va dire que c'est pas notre moyen de transport préféré...). On est plutôt chanceux car dans notre rangée on n'est pas trop serré, mais dans le bus on doit être déjà une bonne vingtaine pour 15 places assises. Le grand luxe ne dure qu'un instant, car quand enfin on démarre, on roule quelques centaines de mètres puis on se met à faire pleins d'arrêts pour récupérer, la plupart du temps, de jeunes mamans et leur bébé. Forcémment on est vite repéré avec nos dix centimètres de libre de chaque côté et on est vite 6 dans notre rangée de 3 (et je compte pas les sacs de riz comme des personnes!). Bon Marie compte les bébés, mais c'est vrai que nous sommes 4 bons adultes sur une rangée de 3, d'ailleurs 3 c'est aussi le nombre de touristes dans le minivan, Marie, une fille et moi-même. Il y aussi une rangée imaginaire de 4 personnes qui a été fabriquée, et oui il n'y a pas de petites économies. Du coup j'ai compté, nous sommes 23 adultes + 4 enfants pour normalement 14 places homologuées, y a rien là!!! Avec Marie on préfère ce genre de voyage que être refourgué dans un bus qu'avec des touristes. Au moins là on voit comment se passe la journée des locaux et on peut échanger des vrais rapports, bon c'est vrai on échange plutôt des sourires car on ne se comprend pas, mais il y a toujours quelqu'un qui parle un peu anglais et vu mon niveau international, on peut vraiment échanger!!!  Malgrè tout, le voyage se passe bien, l'ambiance est détendue, on fait passer des biscuits, on nous donne des fruits, les bébés font des leur et ça nous occupe. On fait une pause pour mettre le plein d'essence dans une de ces stations élaborées qui nous font halluciner depuis le début! On monte dans la montagne, les paysages sont bien verts, c'est joli. Rapide arrêt pour manger le plat du jour de la gargote au bord de la route et on repart. Moi je me prend un sandwich avec un coca pour changer un peuOn commence à semer les gens en route. Chacun semble content de retrouver sa maison, sa famille, ses amis. Quand on arrive à Sen monorom, nous ne sommes plus que 5 ou 6 dans le bus. L'air est plus frais que dans les terres, c'est agréable. On se fait embarquer par deux motards et on se retrouve un peu à l'écart du village, dans un petit bungalow entouré d'un jardin bien vert. L'un des motards est guide et parle français. Il nous explique les différentes possibilités de treck dans le coin puis on part faire un tour. On trouve un autre guide qui est bien moins cher. Demain on part pour deux jours dans la montagne cambodgienne: un jour de rando dans la jungle, une nuit chez l'habitant et un jour de rando à dos d'elephant! On se promène dans le village. On marche vers des cascades. On s'arrête à ce qui semble être la poste. On était assez fou pour penser y trouver quelqu'un pour nous vendre timbres et cartes postales, mais rien de tout ça! Du coup toutes les personnes qui ne recevaient pas de cartes, et bien continueront à ne pas en recevoir, désolé pas de timbres, pas de cartes postales. Le bâtiment est désert. On continue la ballade quand un jeune nous interpelle en anglais et nous demande où nous allons. Il aimerait bien nous accompagner pour parler un peu. C'est parti, on fait connaissance avec Vuthy qui a envie de pratiquer son anglais. Moi je suis un peu méfiant car on ne sait jamais si c'est sincère ou pas, mais il a l'air sympa ce Vuthy, Vuthy, mais quel drole de nom, pourquoi pas libélule ou papillon, à vous de trouver une suite les Saint-Comois, je la veux pour mon retour fin juillet!!! On marche quelques kilomètres jusqu'à la cascade qui n'est pas fantastique mais en chemin on a croisé des gamins et leurs parents dans leur jardin ou devant leur maison, et les sourires auxquels on a eu droit étaient fantastiques eux! Il n'y a quasiment pas de touristes, les habitants n'attendent rien de nous, c'est une autre ambiance, on se sent vraiment bien dans ce coin du Cambodge. La couleur de l'eau et les bouteilles en plastique qui traînent n'insitent pas à la baignade. On repart vers le village. On propose à Vuthy de boire un coup avec nous. Franc il nous dit que s'il vient on devra payer car lui n'a rien (pour preuve son portefeuille à sec qu'il tend vers nous). Mais pour nous c'est évident qu'on l'invite. On s'installe au bord du lac dans la lumière du soleil couchant. Vuthy préfère prendre un petit truc à manger. On se laisse tenter nous aussi par ce qu'ils appellent les crêpes cambodgiennes: grosse galette, pousse de soja, petits morceaux de viandes et verdure sauvage à gogo! (on trouve ça aussi au Vietnam). On insiste pour qu'il prenne aussi à boire, on sent qu'il ne veut pas abuser. C'est toujours les gens à qui tu proposes avec grand plaisir de les inviter qui se sentent génêr, alors que certains te considèrent comme un portefeuille ambulant en pensant que tu trouves l'argent sous les caillasses!!! On passe vraiment un bon moment avec lui. Il nous raconte sa vie. Ne se plaint pas mais ce n'est quand même pas évident. Il a économisé pour s'offir une école coréenne il y a quelques temps. L'idée c'est que si tu réussis le test final tu as un visa pour aller travailler là bas, et "là bas" il nous explique qu'il gagnerait plus d'argent pour lui et sa famille. Mais il a raté le test. Il a donc quitté Phnom Penh pour la montagne où il fait des études d'"informatique" tout en travaillant pour l'environnement. Il part tôt dans la forêt et lorsqu'il a répertorié les différents endroits où il a entendu des bruits de tonçonneuses, signe de deforestation, il rentre faire son compte rendu à son patron. Sur le chemin du retour on s'arrête au bar dont le guide avec qui nous partons demain est propriétaire, juste pour un renseignement. Mauvaise idée... ils passent de la musique française et de la bonne...On boit des coups...On envoie des textos aux copains puis on finit par rentrer chez nous...Bien fatigués mais on est excité car on va dormir dans le village d'une minorité et conduire des éléphants!!!



J 253: Un ptit dèj acheté a des gamins dans la rue et c'est parti!

                         

On grimpe sur le scooter d'Aleph, le serveur du bar du guide. J'ai toujours un peu peur à moto mais c'est fou le sentiment de liberté que ça inspire, sitôt les cheveux dans le vent... (faut dire qu'on a pas de casque..., c'est pas très rassurant car eux en portent un). On roule de bon matin dans la campagne, sur les chemins de terre, du rouge, du vert et du bleu, les paysages sont vraiment chouettes. On arrive dans le village hmong. 4 autres touristes, des nanas des états unis et d'angleterre sont là aussi. On est dans le village de Hong, il bosse avec le guide. Sa maison est une grande cabane en bois et en paille. Les autres maisons du village sont comme la sienne ou sur pilotis. Des cochons, des chiens, des poules, des buffles d'eau, se promènent un peu partout. On démarre la rando depuis le village. On alterne collines pelées (par les chinois qui ont racheté les terres et en exploitent le bois, je vous avais dit qu'ils étaient fous ces chinois!) et jungle cambodgienne. Les filles traînent un peu et font aucun effort pour qu'on les comprenne, alors une fois n'est pas coutume, on dit des "yeah, sure, of course" sans savoir pourquoi. On fait une pause déjeuner, (du riz biensûr!) en haut de la colline. C'est très beau. Quand on veut faire pipi et s'éloigner un peu du chemin, on fait gaffe où on met les pieds, à cause des mines. Evidemment ça ne craint rien, ils ont testé les alentours mais on y pense quand même... On repart et à tour de rôle les filles se mettent à Pialler:"oh my god help me!", Beckie a une sangsue accrochée à la cheville. "ahhhhh, des abeilles!!!"(j'sais plus comment on dit en anglais, "bee" je crois, bravo la prof ) et Lizbeth se met à pleurer...Pfou... greluches...Ahhhhhhh mais qu'est ce que c'est ce truc qui reste accroché!!! C'est ça une sangsue? Mais c'est horrible...ahhhhh! Ouais bon d'accord, moi aussi j'ai crié...C'est trop flippant ces bêtes, le temps que tu comprennes qu'il y en a une qui est en train de sucer ton sang, elle est bien acrrochée et faut faire gaffe en l'enlevant de pas casser la tête. c'est comme une mini limace Burk... On s'en est tous chopé, c'est vraiment dégoutant, tu sens que quelque chose te gratte, tu soulèves ta chausette et là j'en vois DEUX, mais comment elles font pour s'infiltrer ces s?l?p?s!!! Il fait vraiment vraiment chaud et humide. On suit Hong parce que notre guide officiel est complètement à la rue, il traîne derrière et semble avoir bien bringué la veille! La rando est plus longue que prévue mais c'est chouette. Hong grimpe tel un singe sur les bambous! On dirait une fourmi sur des brins d'herbe. Il taille un bout de bambou pour nous faire de la cuisine traditionnelle ce soir. On croise des gosses au milieu de nulle part qui courent après leur chien, un vieux qui porte son panier plein d'herbe, un autre qui récolte la sève des arbres (ils la vendent aux vietnamiens pour vernir les bateaux, il faut à ramasser des litres et des litres pour gagner des clopinettes, pas évident dans cette jungle)...Quelques bananiers, des champs de riz dont les pousses commencent à jaillir de la terre, un beau soleil...On arrive enfin à la cascade. Elle est très belle et la chaleur nous fait oublier la couleur de l'eau! A notre sortie de l'eau, des dizaines et des dizaines d'abeilles sont sur nos habits et nous tournent autour. Hong nous indique le chemin et on commence à avancer tous les deux devant. Après encore une grosse heure de marche on arrive. Enfin, non, on n'est pas du tout au village mais on s'arrête et Aleph vient nous chercher avec sa moto. Heureusement qu'il ne sait pas mis à pleuvoir en fin d'après midi, comme souvent pendant cette période, car nous aurions du rajouter 2 heures de marche (le guide s'était un peu déchiré sur le temps de la rando qui fut bien plus longue que prévue). On attend en bas de la montagne près d'une heure. On est crevé alors on rigole pour rien. Ca tonne, ce serait bien qu'ils nous récupèrent! On repasse par le café du guide (super l'immersion de deux jours dans la communauté Hmong!), évidemment c'est les greluches qui voulaient absolument un café! Non mais franchement! Aziz en profite pour se doucher. On retourne chez Hong, je prends ma "douche" à côté du puis, un seau et une coupelle pour me laver en plein air...Il fait nuit biensûr!

On se pose autour du feu. Hong prépare le repas dans le bambou. On commence à manger. Comme depuis le début, les filles ont du mal à comprendre qu'elles doivent partager la nourriture que leur fait passer le guide. Ca nous gonfle! Et y en a une, celle qui s'empiffre sans penser aux autres, ou alors juste à ses copines quand elle n'a plus faim, qui part en mission 3 semaines en Uganda! Ca y est, elles me stressent trop, je bloque! Faut les voir pousser leur "waouh, cooool" devant le téléphone du guide qui fait aussi lampe torche!!!! ou devant Hong qui remue sa préparation...Bref! C'est un vrai festin! Aujourd'hui c'est le début de la semence du riz sur les terres du village de Hong. Du coup y a toute la famille dans sa maison (mais je crois qu'il y a toujours au moins les grands parents avec lui, sa femme et ses enfants. ), et on a droit aux boissons qu'ils dégustent pour l'occasion. Y a une grande jarre avec des plantes dedans et un tuyau...Une paille géante en somme. On partage, on échange des sourires, on écoute... On est crevé, Hong nous installe des hamacs avec moustiquaire. Première nuit en hamac pour nous...Une soirée inoubliable, comme on les aime, au milieu d'une grande famille qui partage tout, du plus petit au plus grand, dans la joie, la simplicité, le respect pour les anciens et bien d'autres valeurs que nous ne pourront pas comprendre avec leur vécu.

 

J 254 :On dort trop bien même si très tôt les gosses s'approchent et nous balancent des "hellooooo"et les femmes discutent et fument à quelques centimètres de nous. On se débarbouille, on déjeune dehors au soleil au milieu des animaux, Aziz joue avec un des gamins. Les cornacs et leurs éléphants arrivent un par un. Allez, maintenant qu'on a appris les mots hmongs pour diriger nos bébêtes (Ma, jdaï, tun, hom, na ...) faut leur grimper dessus et c'est pas une mince affaire!

 Aziz se met sur la nuque de l'éléphant pour le diriger, moi je suis derrière avec le cornac, dans un panier. C'est confortable pour personne mais c'est vraiment chouette, et plus ça va, plus on est à l'aise. Et vas y que j'te "ma, tun, jdaï et hom na!!!" et on avance, entre deux arrachages de bananiers entiers ou de bambou. Le rythme est lent, saccadé, les paysages paisibles...on est bien, surtout que les greluches sont assez loin derrière pour qu'on entendent pas leurs "yeah, one a night, oh yeah in the street..." avec leur voix si grave qu'on dirait que les américaines vont finir par tomber parterre. On arrive près de la rivière. On mange un bout (du riz), on fait une petite sieste dans le champ, sous l'abris de bambou, les cornacs nous font goûter leur viande séchée au goût de poisson puis c'est l'heure de laver les éléphants! Grand moment. On leur grimpe dessus et on frotte, on se fait arroser par leur trompe...un vrai régal, c'est trop bien! On se marre bien, on est si proche des pachidermes (comme les appelle Aziz) et puis on repart. Ca fait longtemps que je rêve de pouvoir conduire un éléphant, même si c'est pas évident, moment de folie, j'ai adoré ce moment priviligié avec le cornac et son éléphant entièrement recouvert par l'eau de la rivière et quand le cornac m'a dit avec des gestes et un peu d'anglais : on sort de l'eau à dos d'éléphant, j'ai failli me péter la gueule au moins trois fois mais quel plaisir j'ai ressenti!!! Mes jambes s'en souviennent encore, car ce tocard de guide qui n'a servi à rien depuis le début ne m'avait pas dit de mettre un pantalon, elles sont toutes irritées à cause des poils de l'éléphant, mais si c'était à refaire, c'est avec grand plaisir que j'y retournerais, même : sans chemise, sans pantalon. C'est moi qui conduit pour le retour. Enfin c'est plutôt l'éléphant qui nous conduit mais il connaît à peu près la route. On est bien perché là haut, rois du monde avançant avec nonchalance dans les doux paysages...La ballade se termine. On quitte nos bébêtes et leur maîtres et on rentre au village. On boit un coup tous ensemble dans le café du guide. Les filles partent acheter des bières dans la boutique d'à côté parce que c'est 20 centimes de moins mais bouffent toutes les cacahuètes que la serveuse apporte avec nos boissons, grrrr...eluches!!! On rentre se laver dans notre bungalow. On est vraiment vraiment poisseux et nos habits sont dans un état! On ressort manger dans un petit resto ou on s'offre un barbecue khmer: viande (en petite, très petite quantité toujours), légumes, fruits à faire griller sur un petit appareil éléctrique.Un vrai régal! On retourne boire un coup dans notre bar favori (celui du guide, toujours, bon même s'il sert à rien, il est rigolo au moins) ou s'enchaînent de bons morceux de musique française. On continue de discuter avec Aleph avec qui Aziz a déjà bien tchatché pendant les trajets en moto. Il nous explique qu'il gagne un peu de sous grâce aux cours de khmer (langue cambodgienne) qu'il dispense dans l'école du village, mais qu'ici, au bar, il n'est pas payé, juste nourri et logé. On essaie de lui dire qu'avec le nombre d'heures qu'il y passe (même la nuit il dort sur l'une des banquette du bar pour faire la surveillance) il devrait avoir un salaire mais il ne semble pas en colère contre cette situation, il nous explique qu'il veut apprendre à parler anglais, que c'est important pour s'en sortir en tant que guide ou autre et qu'ici, il peut parler gratuitement avec les touristes...bref...On passe un bon moment avec lui puis on rentre se coucher. Demain on part à 7 heures du mat pour essayer de passer la frontière laotienne le jour suivant.



J 255: C'est parti pour de longues heures de bus. Après 3 heures, on doit attendre un nouveau bus qui vient de Phnom Penh. A cause de cette attente on va rater la correspondance à Kratie pour la frontière laotienne mais on le savait. Aziz demande au gars du boui boui où on patiente s'il n'y a pas des minibus ou taxi qui partent tout de suite. Si biensûr! Il nous passe un gars au téléphone et, fantastique! On peut intercepter un bus qui va directement à Paksé, au Laos! Trop bien, ce soir on y est! On attend à l'abris de la pluie. Un vieux qui commence à manger nous invite à sa table pour partager son repas. On n'a vraiment pas faim, on refuse avec le sourire mais il insiste...On s'asseoit à sa table et on mange. Il veut qu'on goûte à tout...même au truc bizarre qui doit être de l'intestin de je ne sais quel animal...on goûte et avec le sourire s'il vous plaît, mais on essaie surtout de manger du riz...Le partage fait vraiment partie de la culture des cambodgiens, comme de toutes les populations qui n'ont pas grand chose d'ailleurs...On devrait en tirer des leçons...En plus c'était super bon et qu'est ce que ça fait du bien de pouvoir un peu partager avec des locaux sans être pris pour des gros nases de touristes. Notre bus arrive. C'est pas un minibus et en plus il est climatisé! On roule on roule jusqu'à la frontière. Un pourboire obligé du côté cambodgien, la même chose du coté laotien et on a nos tampons sur le passeport. Dans notre bus climatisé, les mêmes paysages défilent, bananiers et maisons sur pilotis, on ne se rend pas compte qu'on est au Laos et qu'en sortant du bus, nos "susudaï, a kun et lihaoï " ne signifiront plus rien...

Terminus du bus, tout le monde descend.. On n'a pas voulu acheter la suite du voyage pour arriver jusqu'à Vientiane, capitale du Laos, dans le bus. On préferait l'acheter sur place, sauf que le gars à qui on n' a pas acheté les tickets fait passer le gentil message au guichetier de ne pas nous vendre de ticket. A force d'insistance de la part d'Aziz, ( moi je m'étais déjà résignée à attendre le bus de demain matin) on a nos tickets! On a du mal à comprendre la monnaie, toujours peur de se faire avoir mais on s'en sort pas trop mal. Juste le temps d'acheter des brochettes de viande (première fois depuis le début de l'Asie qu'on voir de vrais bout de viande et pas des miettes ou des lamelles! Dommage que les brochettes soient toutes généreusement assaisonnées de citronnelle! Enfin ça et le traitement anti palu qu'on a débuté depuis notre virée dans le Modolkuri au Cambodge nous aideront peut être à vaincre les énormes moustiques! Allez, on prend place dans nos lits deux places mais où on ne peut pas étendre les jambes et on tache de boucler la boucle des 24 heures de bus le moins péniblement possible...Demain on se sentira vraiment au Laos...Un truc de fou ces bus qui se sont enchainés super bien, 24 heures en tout, ils sont trop forts les Cambodgiens et les Laotiens, on aurait voulu calculer si c'était possible de faire tout ce trajet en 24 heures, on n'y aurait pas cru, intense mais pratique!!! 



Publié à 22:56, le 4/06/2010, Sen monorom
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Une semaine au Cambodge...

 

J 244: Ca y est, on est au Cambodge! On a droit a une belle averse qui n'empêche pas les gens de se baigner ni de nous faire des sourires à s'en décrocher la machoire, les petits comme les grands. Au bord du Mékong les premiers maraichages apparaissent. Les parents travaillent la terre, les gamins font les fous dans l'eau...On descend du bateau pour monter dans un mini bus. La radio alterne rock anglais et chansons traditionnelles du Cambodge. Par la fenêtre on voit des jeunes filles en tenues de soirée à cheval sur le scooter. Plus loin, de grandes tentes en bord de route et la sono à fond: un mariage! On arrive à Phnom Penh, dans un hotel où il fait chaud...très chaud. On décide d'aller manger un bout avec Sean et Tiana, le couple qu'on avait rencontré sur le delta du Mékong. Dans les rues, des dizaines de stands de bouffe mais pas n'importe quoi! grillons, larves, cafards grillés...Et c'est pas pour les touristes, c'est très prisé des locaux. Pas pour nous merci.  On se pose au marché de nuit. C'est super sympa, y a plein de stands et des tapis sont installés parterre. Tu te poses, tu manges, tu observes la vie autour de toi. On a une bonne première approche avec la nourriture cambodgienne même si ça à l'air un peu plus cher qu'au Vietnam. Bien fatigué du trajet en bateau (grosse chaleur, bancs en bois pas vraiment confortables, moteur plus que bruyant (Aziz a passé la journée avec des boules quiès)...) on fait un petit tour dans le marché et on va se coucher.



J 245: On veut découvrir la ville aujourd'hui. On marche dans les rues, en suivant les indications du guide et on cherche un endroit pour manger. On est le 24 mai aujourd'hui, 11 ans qu'on est ensemble avec Aziz...Faut fêter ça et ce soir on mange avec Sean et Tiana, donc c'est ce midi que ça se passe! Un européen nous acoste et nous propose de rentrer dans son resto. On ne pense pas manger là mais quand il prononce le mot choucroute...on se laisse tenter! Y a la clim (dehors on est en nage en 30 secondes) et puis quoi de plus romantique qu'une bonne choucroute pour notre anniversaire???!!!. On se régale, c'est trop trop bon! Mais faut aller affronter la chaleur de la ville maintenant. On arrive dans un parc...Y a des singes qui traînent et un éléphant! On arrive au grand marché. Aziz dégote un pantacourt en jean. Les rues sont très salles, la pauvreté est visible, la chaleur difficile à supporter...Un ptit tour dans un centre commercial pour prendre un ptit coup de clim et d'atmosphère aseptisée et on repart. Dans les ruelles on croise des moines boudhistes. C'est toujours impressionnant la première fois...Ils sont beaux, drapés dans leur tissus oranges...On a l'impression qu'ils portent la sagesse et la gentillesse sur eux mais il paraît que l'habit ne fait pas le moine alors...Un gros orage éclate, on s'abrite comme on peut alors que le gars en face de nous en profite pour se doucher en plein air. Le calme revient, certains jouent au badminton dans les parcs. On voit un salon d'esthétique. Après ma desillusion en Chine et au Vietnam, je vais peut être trouver mon bonheur. C'est toujours un peu cher mais tant pis, je fonce! Aziz lui part chez le coiffeur d'à côté. A l'étage, deux jeunes filles m'attendent. Et oui, une pour chaque jambe! C'est parti! Deux filles à mes petits soins et des dizaines de top modèles aussi! Oui des top modèles sur les bandes de papiers découpées dans les magasines pour enlever la cire. Ca c'est écolo (mais pas très hygiénique...enfin, heureusement j'ai eu la bonne idée de ne demander que les demies jambes!). J'aime bien ce moment...Même si ça fait un peu mal, qu'il fait un peu chaud et que c'est long...très très long! Près d'une heure et demie! Aziz m'attend en bas, tout beau avec ses cheveux coupés! Il tchatche avec le proprio du salon qui bosse aussi dans le tourisme et nous conseille un peu. Sur le chemin du retour on voit des dizaines de cambodgiens prendre des cours d'aérobic, sono à fond, dans les jardins publics. Juste le temps de prendre un douche et on rejoint Sean et Tiana pour la soirée. Sur le chemin on voit une enseigne "Docteur fish" avec un bassin rempli de petits poissons! Ils sont là pour te manger les peaux mortes des pieds! On essaie tous les 4. C'est un peu flippant au début mais ça devient vite rigolo. Aziz attire tous les poissons autour de ses pieds. On trouve un resto bar sympa au bord du Mékong et on passe une bonne soirée tous les 4.



J 246: Aziz devait peut être faire une sortie avec Sean et Tiana pour aller dans les "champs de la morts". Nous on connaissait pas bien les évènements mais pendant plusieurs années, vers 1975, le Cambodge a connu le régime communiste de Polpot et avec des horreurs qu'on ne peut imaginer.C'est le régime des Khmers rouges. Des milliers de cambodgiens ont été executé dans ces champs mais souvent pas d'une balle dans la tête car une balle est une balle et il n'y a pas de petites économies. Moi je n'ai pas envie d'aller là bas et finalement Aziz reste avec moi. Mais on décide quand même d'aller dans le "lycée musée" qui a servi de QG aux Khmers rouges. C'est là qu'ont été torturé ceux qui devaient être executés dans les champs de la mort. On y va en touk touk. La visite est éprouvante, on le savait, mais parfois il faut voir les choses pour prendre la mesure de l'histoire. Les salles de classe sont equipées d'instruments de tortures et de photos très dures. Textes, témoignages, clichés de ceux qui ont perdu la vie pendant ces années de terreur. Un carnet et un stylo pour laisser un mot. Aziz écrit quelques lignes et relève celles laissées par un touriste: "l'histoire nous enseigne que nous n'avons rien appris de l'histoire...". Et non, le génocide juif n'était pas le dernier. Des dizaines de milliers de cambodgiens ont péri et la terreur a disparu il n'y a que quelques années. On passe plusieurs heures dans ces batiments puis on ressort. On marche jusqu'aux palais de la ville. C'est beau mais trop restauré. On se croirait dans un des mondes de disney land. On enchaîne avec le musée national où sont exposées les statues provenant des temples d'Angkor. On y passe un bon moment. On repasse par l'hotel pour se doucher parce que la chaleur est toujours aussi étouffante puis on part manger près de l'hotel. C'est une petite gargotte pour les locaux où les serveuses sont à nos petits soins. Sur le chemin du retour on craque pour un petit massage des pieds dans un "institut" qui embauche des aveugles.On enfile notre tenue d'hopital et on s'allonge pour trente minutes de bonheur. Quand j'ouvre les yeux je suis face à ceux de la jeune fille qui s'occupe de moi. Elle est d'une beauté incroyable, une vraie princesse aux yeux transparents...c'est très émouvant de la regarder...On part se coucher les pieds légers!



J 247: En route pour le nord du Vietnam, direction Battabamg! On se régale des paysages en bord de route. Toujours ces maisons de bois sur pilotis, dessous, des hamacs sont tendus entre les poteaux, des tables installées à l'abris du soleil. Ici les gens sont toujours dehors... Le bus fait une pause pour manger puis on roule jusqu'à Battabang. Il est 14 heures. On trouve un hotel et on repart tout de suite pour faire ce qui nous a amené ici: le bambou train! Après un bon petit repas sur un tabouret dans la rue et quelques minutes de touk touk, nous y sommes. Des jeunes installent les essieux et les roues sur les rails et déposent un plateau de bambou dessus. On n'a plus qu'à poser nos fesses dessus et c'est parti mon kiki! Y a un ptit moteur à l'arrière. Les paysages défilent sous nos yeux. On n' est que tous les deux avec le conducteur du "train". On croise parfois d'autres bambou train, avec des touristes ou des locaux dessus (ils l'utilisent pour se rendre de leur village jusqu'au marché de Battabamg). On "croise " est un bien grand mot car pas de croisement possible. Il faut tout simplement démonter le train, laisser passer le "wagon" le plus chargé et repartir. C'est chouette. On descend boire un coup avant de rebrousser chemin. Un gros orage éclate, comme chaque après midi depuis qu'on est arrivé. C'est le début de la saison des pluies. Le petit vieux qui tient le "bar" nous invite à nous asseoir. Aziz lui donne les habits qu'il ne voulait plus et on a droit a un paquet de bananes séchées super bonnes! Le vieux nous déballe les mots en français qu'il connait (le Cambodge est aussi une ancienne colonie française) et nous plaisantons avec lui un moment. La pluie ne cesse de tomber. Un autre touriste nous rejoint. Il paie des bonbons et des boissons à tous les gamins du village qui se pointent! Ils sont trop contents. On se dit que nous aussi on pourrait plûtot offrir à manger aux mendiants au lieu de leur laisser des sous...C'est peut être mieux. On finit par repartir sur notre train et là, le jeune se lâche, ou plutôt, il lâche le frein et moi je crie! On va hyper vite et comme vous pouvez l'imaginer la voie n'est pas en excellent état! C'est bien rigolo quand même. On rentre à l'hotel et on part manger. On se pose chez une famille qui sert un plat unique (une espèce de soupe de pâtes avec des herbes et un peu de viande). Ils sont très souriants comme d'hab et la grand mère pose avec ses petits enfants pour qu'on la prenne en photo. A l'hotel je sollicite l'aide d'Aziz pour m'appliquer le produit qui devrait m'éclaircir un peu les cheveux. Et oui, à croire que le stress n'est pas la seule cause d'apparition des cheveux blancs! L'hérédité est la seule vraie responsable dans cette histoire, n'est ca pas maman???!!! Allez, au dodo! Demain on part pour Seam Riep et les célèbres temples d'Angkor!



J 248: On peut rejoindre Seam Riep en 5 heures de bus ou on peut prendre un petit bateau pour une durée indéterminée! Bateau pour nous évidemment! On est 4 touristes et une vingtaine de locaux. On est bien serré! Le trajet se passe avec de beaux paysages et toujours des dizaines de sourires...Les maisons sont toujours surélevées mais on ne peut plus parler de pilotis, elles sont sur des échasses là! Le bateau klaxonne à certains endroits et on récupère un passager avec ses sacs de riz ou une poule échouée sur une berge. Une petite pause, un petit tour sur la terre ferme et on repart. Le bateau se vide doucement. On n'est presque plus que des touristes. On bouquine tous les deux (!) puis le bateau s'arrête...et repart lentement, très lentement, jusqu'à ne plus avancer du tout. Le capitaine rigole, mime la panne et pointe du doigt au loin. On imagine qu'un autre bateau va venir nous récupérer. C'est ce qui se passe une heure après! Mais on n'était pas vraiment à plaindre, le paysage était très beau et on avait de la place, c'était juste pénible quand l'orage a éclaté et qu'on a tiré les baches du bateau jusqu'à être dans la pénombre...Le deuxième bateau nous tracte avec une corde...qui pète une ou deux fois mais c'est un détail! On arrive à Seam Riep. Notre touk touk nous fait faire le tour des hotels et on opte pour le moins cher: on choisit un petit bungalow en bambou avec moustiquaire pour le lit, 4 euros pour deux, c'est cool. On est déjà en fin d'aprèm. On réfléchit au programme des jours suivants et on décide d'explorer les temples d'Angkor demain et après demain en vélo. On boit un coup dans le bar de l'hotel puis on sort "en ville", vers le marché. C'est sympa. On se pose dans un resto pas trop touristique et on se rattrape du repas de midi qu'on a sauté. Des gamins de la rue nous demandent à manger. On commande un peu à boire et à manger pour eux et ils s'installent à notre table. Autant dire qu'ils mangent et boivent tout! Nos neuf heures de bateau nous ont épuisés, on fait un tour dans le marché (on dégotte une sucrerie à base de pate de riz et de noix de coco trop bonne), on marche un peu le long des berges (juste le temps de voir qu'ils font des crêpes qui ont l'air plutôt bonnes) et on va se coucher.



J 249: Comme d'hab, on ne met pas le réveil trop tôt! On se prépare et on sort louer nos vélos sous un soleil de plomb. On fait le plein de litres d'eau et on mange un bout avant de partir. Aziz se prend un bon sandwich dans un stand ambulant. Là encore une femme et son bébé demandent à manger. Aziz lui prend un sandwich et elle est tout sourire. Je remange un plat de riz amélioré au resto d'hier et on achète quelques fruits (on sait vraiment pas ce que c'est mais on aime bien). Allez, assez traîné, les temples sont quand même a une petite dizaine de kilomètres d'ici. Sur la route, on croise des écoliers à vélo avec leurs sacs sur le dos. Ils sont trop beaux avec leur chemisette blanche et leur pantalon ou leur jupe bleu marine. Evidemment on prend pas la bonne route mais on finit par arriver à la caisse. C'est quand même 35 euros pour deux jours de visite. On se lance sur le grand tour, une boucle de 26 kilomètres. Il fait très très chaud ce qui ne nous rend pas toujours d'une humeur excellente, ralant chacun notre tour. Mais les temples nous font oublier que nos habits sont trempés, vraiment trempés de sueur...On pédale sur la route ou sur les chemins de terre rouge bordés d'arbres. Les temples sont très beaux, tous différents mais paratgeant quelque chose de commun. On peut grimper dessus et admirer la vue. On est quasiment tout seul, pas de touristes ou presque, pas de bruits...à part les:"hey lady, you buy cold water?" que les femmes et les enfants postés près de leur stand de fortune hurlent à perdre haleine. On en est à 3,5 litres d'eau chacun et les bouteilles sont vides, on finit donc par leur en acheter un peu. Certains temples sont très épurés, dépourvus de gravures et de statues. D'autres sont remplis d'inscriptions et de sculptures. On en visite un immense, qui a ouvert ses portes à la jungle. Enfin elle ne lui a pas laissé le choix! Elle l'a littéralement envahi et le résultat et splendide. D'énormes arbres ont leurs raçines entrelassées dans la pierre, d'autres on carrément poussé directement dessus. On est toujours seul et ça rend la découverte encore plus magique.

Le soleil commence à tomber...Tout à coup on entend comme une alarme hyper bruyante. Ca semble venir des arbres. On les entend un peu partout en l'air. Ce sont des bêtes, c'est sûr, mais quoi? On se croirait dans une ville de France le premier mercredi du mois! Dans la pénombre on aperçoit les temples que nous visiterons demain, les plus beaux à ce qu'il paraît: Bayon et Angkor vat. Le chemin du retour est un peu long, on n'y voit rien dans la nuit et il commence à pleuvoir. Une bonne douche à l'hotel et on repart dans le centre. Y a un marché de nuit super sympa, avec plein de trucs trop bien à acheter mais non! Encore deux mois de voyage sac sur le dos donc pas question de craquer!!! On regarde les restos de la rue touristique mais finalement on mange une spécialité cambodgienne sur le trottoir: le hamoc, c'est un plat à base de riz biensûr, de noix de coco, curry, viande ou poisson. C'est un délice et ça ne coûte qu'un euro! On est crevé, on avait repéré des massages pas chers du tout mais on rêve juste de notre lit! (Aziz trouve quand même la force de goûter les crêpes à la banane et au chocolat en poudre...)



J 250: Encore une petite grasse mat , le plein d'eau, les sandwiches et on enfourche nos vélos direction les temples d'Angkor! On croise des jeunes enfants dans la rue et Aziz s'arrête pour leur donner notre freeze be. Il leur montre comment ça marche, fait une distribution de fruits et de bonbons et on repart. Sur le chemin, on complète notre pique nique avec quelques spécialités locales vendues en bord de route et un ananas prêt à manger. Un peu avant d'arriver un singe traverse la route devant nous. Il rejoint tout un groupe. Ils sont une dizaine, au sol et dans les arbres et ne semblent pas perturbés par notre présence. Ils doivent être habitués aux touristes. On se pose rapidement au bord de l'eau pour pique niquer. Petit moment sympa avec en prime un chien qui nous fait les yeux doux pour un morceau de sandwiche. Evidemment il aura droit à sa part. On pédale vers de nouveaux temples et on se régale toujours autant. Y a un peu plus de touristes car c'est le petit circuit qu'on fait aujourd'hui et il est plus célèbre. De nouveau on marche dans les ruines d'un immense temple envahi par la végétation et de nouveau, on est sous le charme. Des jeunes cambodgiens vendent ce qu'ils peuvent dans les temples...Assis contre un arbre, y en a deux qui jouent d'un "instrument" qui fait un drôle de bruit. Là, tout de suite, je me vois en train d'agiter mon instrument en bambou pour faire comprendre à mes élèves de maternelle que c'est l'heure de ranger...Je craque. Aziz l'achète. Le bruit est vraiment sympa! Bon si j'ai des 3ème SEGPA à la rentrée ils me diront de me mettre mon instrument en bambou dans......Biiiiiip....Mais si j'ai des petits ils adoreront, c'est sûr! On se perd dans les chemins, on écoute des musiciens mutilés par les mines encore bien présentes au Cambodge, on en profite au maximum mais on se rend compte que si on veut un peu de temps pour découvrir les deux plus célèbres temples, va falloir qu'on se remue un peu. On file vers Bayon, on s'arrête quand même encore un peu en chemin parce qu'on ne peut pas passer devant ces merveilles sans s'arrêter. Y a du monde à Bayon mais on empreinte les chemins secondaires. On reste bouche bée devant ce spectacle: ce temple a des airs de la sagrada familia de Barcelone mais avec un tout autre charme: le temps biensûr le rend plus fascinant (tous les temples datent des 11, 12 et 13 èmes siècles environs) mais surtout les dizaines de visages de boudhas et de divinités indous (oui, les temples honorent souvent les religions boudhiste et indouhiste à la fois) sculptés dans les hauteurs du temple. Ces visages sont incroyables, perchés dans le ciel...C'est vraiment très très beau, surtout avec la lumière du soleil qui commence à décliner. D'ailleurs font pas qu'on traîne si on veut voir Angkor Vat! On pédale à fond les ballons, rempli d'une energie nouvelle après ce spectacle fascinant. On passe devant un petit temple tout en hauteur, encore éclairé par le soleil. Je l'adore mais je résiste pour ne pas m'arrêter, celui là ne sera pas dans la boîte, juste dans nos mémoires...On pose les vélos et on part explorer le dernier temple. Evidemment, ça grouille de touristes mais c'est la fin de la journée et ils sont de moins en moins nombreux. Et le temple est si grand! L'entrée du temple est très belle avec au fond les trois "tours" que l'on voit souvent dans des reportages. Mais la vue est un peu gâchée par les travaux de rénovation. On traverse de long couloirs remplis de vieilles inscriptions khmeres et de colonnes et puis on se retrouve de l'autre côté du temple et cette fois, pas de bâche verte recouvrant les pierres. C'est très beau mais pour nous ça ne vaut pas Bayon et ses milles visages...Aziz voulait faire un tour en mongolfière pour voir les temples d'en haut et puis je voulais retourner voir mon petit temple entraperçut un peu avant depuis mon vélo...Mais le soleil se couche et les jambes sont lourdes. On a bu nos huit litres d'eau...On a encore 8 km à faire...On rentre! Allez, à la douche et on repart! On croise beaucoup de gens mutilés qui mendient dans la rue...On se promène un peu et  cette fois on se pose sur les fauteuils des masseuses! On est bercé par la musique d'un autre groupe de musiciens handicapés... C'est très beau mais rapidement je prends conscience que je suis en train de me faire masser ce qu'ils n'ont plus...les pieds. A prendre au premier ou second degrè selon votre humeur...moi je n'arrive pas à dépasser le premier degrè et j'ai honte. Pourtant je sais aussi que ces jeunes filles qui nous massent bossent grâce à nous mais c'est plus fort que moi, je décroche plus de cette idée. En plus la nana appuie vraiment trop fort et moi en greluche que je suis je n'ose pas lui dire mais elle pourrait voir mes grimaces quand même! Heureusement j'avais eu la bonne idée de lui dire de pas toucher à mes tibias! Aziz adore quand on appuie fort, il se régale! On essaie de laisser un peu à ces musiciens ou aux mendiants qu'on croise mais bon...Ca ne changera pas les choses...On mange dans la rue touristique. On se laisse apater par de beaux morceaux de viandes au barbecue. Mais finalement ce n'est pas terrible et les boissons qu'on commande sont coupées à l'eau! On les fait changer biensûr! L'atmosphère est lourde de pauvreté et on a du mal à faire semblant de ne pas voir la misère à chaque coin de rue. Sur le chemin du retour des gamins nous sautent dessus et nous prennent la main en nous demandant à manger. Ils ont entre 4 et 7 ans...Mon coeur se serre... Je voudrais enlever la main de la petite fille de la mienne parce que c'est trop pour moi mais je n'ose pas..Un gamin de 10 ans porte son petit frère le biberon vide dans la main et demande à Aziz d'acheter du lait. On rentre dans le magasin.Il nous montre une grosse boite de lait qui coute super cher et qu'il revendra surement au vendeur pour que chacun touche de l'argent...de l'autre côté un gars me dit que c'est de la viande que la petite veut et me montre son stand...La misère à son buisness et c'est écoeurant. Soirée éprouvante...je n'ose pas me relire car je crois que dans le même paragraphe j'ai parlé de "soirée éprouvante" et de "massage et resto". Cherchez l'erreur... Bref, on rentre chez nous et on s'endort...



J 251: 7 heures du mat, on embarque dans le bus pour Kratie. On ne sait pas encore si de là on filera direct au Laos ou si on ira vers l'est du pays, pour découvrir la montagne cambodgienne. Le voyage est long...on s'arrête, on change de bus. On croise des gosses qui ont faim, un vieux qui ne peut plus se tenir debout et se traîne sur ses fesses en tendant la main et on est entouré de touristes qui semblent ne rien voir ou ont la force de leur dire non avec un sourire...Nous, on n'y arrive pas. Je ne juge personne, ce n'est pas forcemment nous qui avons raison mais j'envie leur regard rempli de la certitude que eux font le bon choix en décidant de ne pas donner à ces gens là...

On arrive à Kratie juste pour le coucher du soleil. Le temps de trouver un hotel et nous voilà sur nos chaises en plastiques à regarder le soleil se coucher sur le Mékong...C'est un doux moment pour nous...On ne sait toujours pas ce qu'on fait. Je crois que le Cambodge mérite quelques jours de plus...mais cette misère à regarder en face...Partir à cause de la pauvreté c'est pas très digne...Ce serait plus fuir que partir...On a envie de rester tous les deux encore un peu. Découvrir la montagne...On rentre vite manger à l'hotel parce qu'un gros orage s'annonce. On a bien fait, c'est le déluge!!! Demain on part donc pour la province du Mondulkiri et on est bien content.



Publié à 13:04, le 30/05/2010, Angkor Vat
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Good bye vietnaaam (et ouais!)

 

 


J 239: On attend dans le hall de l'hotel que le bus arrive. On embarque pour Mui Ne, jolie plage et bon spot de kite paraît-il. Vers 11 heures on fait une pause. On décide de manger là. Le resto est en bord de mer, l'eau est vraiment belle, le soleil tape. Y a l'air d'y avoir des locaux. Y a des menus affichés au mur et une carte en anglais pour les touristes sur laquelle, étrangement, les prix ont l'air plus chers. Plus chers car les prix ne sont pas affichés sur la carte des touristes et c'est à la gueule du client que le serveur se fait un plaisir de t'arnaquer : Lui c'est un vieux riche, on va le matraquer ou lui il est jeune, c'est un routard mais avant tout un étranger, donc il faut l'allumer aussi.Voilà comment les serveurs résonnent ici, heureusement ce n'est pas partout pareil. Difficile de comparer un menu en anglais et en vietnamien. On sort le guide où y a quelques pages sur la nourriture et les traductions en vietnamien. On reconnaît quelques mots sur leur menu (en gros du riz avec de la viande) et on commande au vrai prix! C'est un peu relou mais on va dire que c'est le jeu. On insiste pour nous aussi avoir le thé glacé gratuit. Au moment de l'addition, ce n'est pas une surprise, elle dépasse largement le montant attendu. On rattrape le serveur, on lui dit qu'il s'est trompé, il change le 8 en 7, mais non non coco, c'est toujours pas ça. On s'agace un peu mais il finit par noter le bon montant. On attend la monnaie, et là c'est la cerise, ou plutôt le pamplemousse sur le gâteau (je dirais même la pastèque sur le gâteau): il revient avec un paquet de chewing gum et deux bonbons. Là, il exagère! On hausse le ton et on lui demande de nous ramener la monnaie de suite, à coup de "vous êtres fou ou quoi? Vous croyez vraiment qu'on est débile?". Il nous ramène l'argent. C'est rageant de se faire prendre pour des pigeons comme ça devant tout le monde et de pas pouvoir dire tout ce qu'on voudrait. Palme d'or du meilleur restaurant pour pigeons. Enfin, on se calme en allant sur la plage en attendant de remonter dans le bus. Ce n'est certainement pas ce genre d'incidents qui nous empêchera de recommander ce pays génial qu'est le Vietnam. Il n'a pas très bonne réputation au près des touristes, surtout le nord et c'est bien dommage. On est bientôt à Mui Ne. On aperçoit les dunes de sable blanc, avec la rivière remplie de lotus en fleur et le ciel bleu, le spectacle par la fenêtre du bus est grandiose. Avant d'arriver ce sont des dunes de sable rouge que l'on distingue au loin...

On descend du bus, la chaleur est ettoufante. On refuse toutes les propositions d'hotel, celui là, c'est nous qui le choisirons! On marche pas longtemps, avec la chaleur et les sacs sur le dos, le petit hotel avec piscine à 10 dollars la nuit fait carrément l'affaire! Tout dégoulinant, on voit même pas les fourmis sur le mur de la chambre! On file se jetter dans la piscine trop chaude évidemment! Elle donne sur la mer, c'est chouette. On sort dans le village (on est dans la partie touristique de Mui Né, le "vrai" village , non, j'enlève les guillemets, le vrai village est à quelques kilomètres de là.) On se renseigne pour aller explorer les dunes en jeep demain de 4h30 du mat à 9, 10 heures. On loue des vélos et on roule vers les écoles de kite surf. Elles ont déjà fermé. Aziz réussit quand même à avoir quelques infos. On verra demain. Pour l'instant on a faim. On dégote un ptit resto aux prix plus que raisonnables, au bord de l'eau. Trop bien! Calamars, boeuf, crudités (yiha!)...On rentre vite pour réserver notre tour pour demain matin. Un petit plouf dans la piscine et au lit.



J 240: Réveil 4 heures, tout ça pour voir un soleil se lever sur des dunes...Le conducteur est à fond sur le champignon et le klaxon biensûr! Et en plus il roule à gauche, va savoir pourquoi, c'est sur que c'est mieux pour l'adrénaline! Y a que nous deux et la guide. Dans les rues encore sombres on croise des jeunes qui font leur footing (ai-je besoin de vous répéter qu'il est 4h30 du mat?), et des plus vieux qui se font des petites marches matinales. C'est rigolo...On roule quasiment une heure. Le chauffeur prend des chemins de terre. On descend, on loue deux luges (oh lala en plus faut faire genre j'suis une folle et j'dévale les dunes à 4 heures du mat, bon ok, c'est 5h30 maintenant). On arrive juste pour le lever du soleil, c'est chouette. Faut faire la luge maintenant! C'est vrai que c'est rigolo, sauf les 5 derniers mètres où tu bouffes du sable et la seconde partie du jeu où il s'agit de remonter à pied tout ce que tu as descendu en glissant! Aziz se refait une descente, puis on en fait une ensemble (pas besoin de tout remonter après, c'est pour ça que j'ai dit oui!). Ca me rappelle le Pérou avec Emilie et Vincent où on avait fait de la luge sur les dunes carrément plus flippant, là c'est un jeu d'enfant. On marche vers un lac rempli de fleurs de lotus. C'est très très beau. On grimpe dans la jeep et on continue le voyage. C'est au tour des dunes de sable rouge. Là encore c'est très beau. Passer du blanc au rouge avec la mer derrière. On marche tous les deux, une gamine haute comme trois pommes veut nous louer une juge, pas question! Je lui fais des signes qu'on ne veut pas de luges, les descentes sont ridicules, "elle nous lache pas Marie et j'ai l'impression qu'elle me dit "I know" en anglais", mais non c'est pas possible elle ne peut pas parler anglais. Et là d'un coup : "Do you want a pictutre together? I take it for you." On est sur le cul avec Marie,elle doit avoir 6 ans à peine, elle parle très bien anglais. Petit moment inédit sur ces dunes.

On ressaute dans la jeep et on file vers le village de Mui Ne, le vrai. C'est un village de pêcheurs. Les hommes rentrent de la mer justement et les femmes nettoient poissons, écrevisses et coquillages sur la plage. C'est super de voir ça. Ils ont des bateaux colorés plus ou moins gros et des espèces de barques rondes en cocotier. J'ai adoré ce port authentique, même s'il faut avoir les narines bien accrochées. Dernier arrêt de la visite: le canyon. Contre toute attente c'est encore un super spectacle. On laisse nos tongues sur le côté et on suit notre super guide. On remonte le cours de la rivière les pieds dans l'eau. Le sable, le soleil et l'eau ont donné lieu à d'étranges formes. C'est vrai que ça fait une espèce de canyon de sable blanc, rouge et même parfois noir. (sur la route on avait vu des genres d'exploitations. La guide nous avait expliqué qu'ils recherchaient le sable noir pour en extraire l'argent qui s'y trouvait dedans.) On retrouve les deux quebequoises qu'on a croisé sur chaque site avant. On discute les pieds dans l'eau, entourés de beaux paysages. Avant de repartir on se donne un rendez vous ce soir pour manger ensemble. On rentre à l'hotel, il est 9 heures! On se pose sur les transats de la piscine. On bouquine un moment, on regarde les pêcheurs qui rentrent après une nuit de boulot dans leurs petites embarcations rondes, puis on ressort avec nos bicyclettes direction les écoles de kite. On s'arrête en route dans notre super resto. Cette fois c'est crevettes, poulets, notre super salade et puis bon, une crêpe sucre citron quand même! Ca à l'air chaud pour le kite. C'est la fin de la saison en fait. Aziz lâche pas l'affaire, moi je finis par me poser sur la plage, Catherine et Isabelle, les deux quebequoises y sont aussi. L'école de kite à côté est tenue par des français mais ils sont occupés.Finalement c'est trop cher, la fille est carrément désagréable et surtout ils arrêtent tous les cours pour aujourd'hui car tous sont ressortis de l'eau avec des brulûres de méduses! Cool... Je vais donc rester sur mon transat sans goûter l'eau! Aziz est déçu, il insiste et finit par trouver une école tenue par des vietnamiens qui lui proposent une heure de cours voire plus. Aziz passe un bon moment, sympathisant avec son jeune prof mais les brûlures de méduses auront raison des deux jeunes téméraires qui finissent par abandonner. Il faut être un peu kamikaze pour aller dans l'eau, j'ai beaucoup souffert (genre...) mais bonne petite séance de médusekite, mes jambes étaient rouges de brûlures. Le prof m'a donné du vinaigre pour me soulager un peu. Le soir on retrouve les filles dans notre resto préféré . On échange sur nos pays respectifs et c'est vraiment intéressant parce qu'on ne connaissait vraiment rien du Quebec et du Canada.



J 241: Petite matinée glandouille au bord de la piscine. Mes brûlures sont toutes parties, ça va beaucoup mieux.(ouf!!!) Lecture, blog, photos...la routine sous un soleil de plomb. On mange à l'hotel et on se laisse tenter par un jus de noix de coco que l'on boit directement dans la noix: 100 pour 100 naturel! L'heure du bus pour Ho Chi Minh arrive. En fait les vietnamiens appellent toujours la ville par son ancien nom datant de l'époque coloniale française: Saigon. Par la fenêtre du bus, des champs d'ananas... On arrive assez tard le soir. On trouve un hotel tenu par une femme qui parle très bien français, c'est rigolo. Pas le courage de redescendre les 5 étages et de renoncer à la clim pour retrouver la chaleur étouffante des rues. On reste au frais.


 

 

J 242: C'est parti pour une journée dans la ville. Là encore le lonely propose une ballade de 5 km. C'est plutôt bien ces parcours. Ca permet d'avoir une bonne idée de la ville. Avant de démarrer la rando urbaine on fait quelques agences pour se renseigner sur les tours dans le delta du Mekong. Une fois de plus nous souhaiterions découvrir la région seul mais ça n'a toujours pas l'air de s'y pretter. Assez compliqué, ça nous demandera plus d'argent et plus de temps c'est certain. Mais ça en vaut peut être la peine. A nous de savoir si nous aurons l'energie nécessaire pour courir après les infos, les bus, négocier chaque service... De plus les vietnamiens n'aiment pas trop quand tu te débrouilles tout seul. On voudrait passer la frontière Vietnam/Cambodge par le fleuve Mékong. Un petit rêve de plus en perspective. Les agences proposent cette formule avec un tour organisé de 3j. On hésite vraiment mais on chosit la facilité. On mange d'abord un bout au marché, s'offre un jus de coco glacé dans la noix, déniche deux bouquins d'occaz dans une vieille librairie: Pérou, de Michel Braudeau (maman je crois que tu l'aimes bien cet auteur non?) et trop sensibles de Marie Desplechin (elle aussi il me semble...). Le dernier livre a un tampon d'une bibliothèque cambodgienne...On boit encore un jus, cette fois fruits de la passion et oranges pressées. La question des glaçons ne se pose pas, il fait bien trop chaud pour penser aux conséquences...Puis sur le guide il est écrit que les glaçons viennent d'anciennes entreprises laissées par les français, donc rien à craindre normalement. Allez, on est déjà crevé mais on démarre le parcours du guide. La ville n'a pas pour nous le charme d'Hanoï, mais nous y passons une super journée, entre marchés, batisses coloniales, vestiges de guerre, cathédrale, dégustation de sucreries qu'une petite vieille fait dans la rue...Sur le chemin du retour on voit plein de stands de rues alignés. Parfait: on se régale à coup de crevettes et coquillages pour moi et poulets frites pour Aziz (ouais, ça fait du bien aussi!)+ nems aux poissons quand même. Super soirée, plongés dans la vie nocturne populaire et pas trop touristique! Sur le chemin du retour, on entend de la musique. Elle vient d'un kiosque dans le parc. Des dizaines de vietnamiennes se remuent au son de la sono qui crache une musique rythmée. Elles suient le prof et répètent les mêmes séries de mouvements: de l'aérobic en plein air et en plein centre ville! C'est génial. Chez nous les kiosques sont occupés une fois par semaine tout au plus. Ici, tous les soirs ça se remue, et sans complexe! C'est une façade des vietnamiens qui nous était inconnue et rien que pour ça on est content d'être venu à Saigon. Du kiosque suivant s'échappe une musique plus latino. Ici ce sont des cours de danse qui se déroulent. Des couples se déhanchent, des débutants (deux garçons un peu en retrait s'entraînent, un homme qui répète ses pas...) aux plus confirmés (un gars, la quarentaine fait virevolter sa compagne puis, le petit prétentieux se met à danser avec une femme dans la main gauche et une autre dans la droite! Impressionant!). Juju the dancer serait aux anges ici. On profite du spectacle puis on rentre en faisant un petit détour par la librairie. Je cherche un gros livre dans lequel me plonger. Jonh Irving, j'ai oublié le titre...



J 243: C'est parti pour trois jours dans la région du delta du Mékong. Après quelques heures de bus, nous embarquons dans un petit bateau. Le guide prend son micro...Oh non! Pas ça! On l'écoute pas, de toutes façons, nous, on comprend rien à son anglais...J'ai des doutes sur la pertinence de notre choix! Peut être que cette région méritait qu'on galère un peu et qu'on s'éloigne des grésillements des micros...On acoste pour aller visiter à la queue leu leu une fabrique de bonbons à la noix... de coco. Marie exagère un peu, ça va quand même, ce n'est pas si terrible. Elle est perdue dans une bananeraie (à moins que ce ne soit une cocoteraie mais je crois pas...ce serait plus logique pourtant...bref!). C'est une fabrique artisanale et toutes les étapes de la fabrication du produit se font au même endroit. Ca enchaîne: broyage de la noix de coco, pressage pour obtenir le lait, mélange avec sucre et cacahuète, pétrissage, séchage, découpage en petits carrés et emballage. Le tout avec une dextérité de maître! Evidemment c'est trop bon. Evidemment on craque et on emporte un paquet sous le bras. Maintenant on a droit à 40 minutes de vélos sans freins et dégonflés! Coool! On s'échappe vite avec Aziz et on se retrouve sur une petite route qui deviendra vite un chemin, perdu entre cocotiers et bananiers. C'est super...On passe des petits ponts, on croise vélos et scooters...Sur les côtés, de petites maisons de bois...des femmes qui fabriquent et vendent de la noix de coco en poudre. Pas d'emballage superflu, les feuilles de bananiers ficellées avec des brins d'herbe font l'affaire. Les gens sont souriants, posent tout sourire quand on sort l'appareil photo...40 minutes, c'est toute la journée dont nous aurions eu besoin...Pfiou! Sur le chemin du retour on est au coeur de la vie: un vendeur de petits poissons rouges à la sortie de l'école, une couturière qui bat du pied sur le trottoir pour faire marcher sa machine singer, un petit vieux allongé sur un fauteuil qui se fait raser par le barbier du quartier...La vraie vie, celle qu'on aime voir, les gens ont l'air accueillant avec plein de sourires sincères. Quelle horreur de devoir rejoindre le groupe! On mange dans un endroit plutôt sympa, toujours au milieu des bananiers. On discute avec une japonaise qui bosse en Thaîlande, à Bangkok et qui s'est pris trois jours de vacances parce que son hotel, au coeur du centre financier occupé par les chemises rouges est tout simplement vide, à part quelques journalistes. Tout brûle là bas...On reprend le bateau. Le long du fleuve des centaines de maisons sur pilotis. Nouvel arrêt pour une dégustation de fruits tropicaux et quelques morceaux de musique traditionnelle. La gamine semble en avoir marre de chanter les mêmes chansons à la chaîne pour les touristes, mais elle s'applique et récolte de beaux pourboires. Un peu de bateau à rame, et encore un arrêt: dégustation de miel. Passage d'un python autour du cou (spontanément Aziz se lève, il a toujours eu envie d'essayer, c'est vraiment impressionnat mais après une reflexion un peu tardive on se dit qu'il aurait pas du encourager ces pratiques mais bon...) J'avais déjà fait ça une fois, un gros boa autour du cou mais quand j'étais jeune et fou avant que je ne rencontre Marie (ouais donc ça compte pas). Bon c'est pas vraiment ça la vie sur le Mekong mais tout est bien organisé et la journée passe agréablement, ou presque. Le groupe se sépare. On a choisit de dormir "chez l'habitant". Chi, le gars qui nous accueille est super gentil et très souriant. C'est agréable et ça ne sonne pas faux. Biensûr nous ne sommes pas seuls. Un sous groupe plutôt sympa s'est formé. On rencontre Géraldine et Mickael, une suisse et un français. Y a aussi une australienne, des canadiens, un américain, une serbe, un italien...L'ambiance est détendue. Chi nous présente à sa famille. On mange bien et beaucoup (c'est ce qu'on aime), on discute et on rit beaucoup autour de la boisson locale que notre hote nous offre généreusement puis on regagne nos cases aux murs recouverts de papier journal et au lit protégé par une grande moustiquaire...Aziz ressort faire un tour avec Mickaël, pour essayer de trouver d'où vient la musique mais après avoir fait aboyer tous les chiens du quartier, ils décident de regagner leur chambre... De plus on se rendra compte avec la marée basse la nuit, qu' il n'aurait pas été possible de traverser en bateau pour rejoindre l'autre rive



J 244: Chi vient nous réveiller à 5 heures...on enfile vêtements et chaussures et on le suit à travers champs, un peu au radar. Le soleil se lève sur les étendues champêtres. On retourne déjeûner chez lui. Du pain, un oeuf et on repart sur le Mékong. Premier arrêt: un petit marché aux odeurs toujours aussi...fortes, avec en prime des souris prêtes à faire cuire ou des têtes de veaux...Il est 6h30 du mat...On retourne sur notre petit bateau et on navigue au milieu du marché flottant de Can Tho. Impressionant ce marché flottant, c'est une vraie vie mais sur l'eau. Chacun navigue avec sa barque pour vendre ou acheter fruits et légumes. Certains ont de sacrés stocks, d'autres n'ont que quelques ananas ou fruits du dragon à vendre. La prochaine étape est un jardin de fruits exotiques surtout destiné à nous faire acheter des fruits. Puis vient l'heure de la visite d'une fabrique de pates et de feuilles de riz. C'est très beau de voir toutes les galettes de pâtes de riz en train de sécher au soleil, sur des plateaux de paille surélevés. L'énorme cochon rose vautré dans son enclos est quant à lui beaucoup moins séduisant. On quitte le bateau. On a pu voir l'importance du fleuve pour ces vietnamiens. Ils y pêchent leur nourriture, ils se lavent dedans (pas terrible c'est sûr mais je crois qu'on n'a aucune leçon à leur donner), ils se déplacent grâce à lui, font leur marché sur l'eau, irriguent leur potager...On retrouve la terre ferme et le bus.Je boucle le livre de M. Desplechin que j'ai beaucoup aimé, Aziz avance dans celui de C. Cusset qu'il semble aussi beaucoup apprécier. On fait une pause pour manger et on repart dans un bus différent. On est tous un peu crevé et on a plus vraiment envie de s'arrêter. Pourtant il va falloir, pour aller voir ce qu'ils appelent la ferme aux crocodiles. On apréhende un peu...Moi j'ai même pas envie de descendre du bus tant je sais déjà ce qui nous attend. En fait, c'est encore pire. On marche un peu dans le parc puis on arrive face à un enclos carrelé avec une marre bétonnée. Trois ou quatre crocos gisent au bord de la marre. Non mais en fait ils sont empaillés, ils sont débiles tous de les prendre en photos...Ah, non! Si on s'approche de près et qu'on regarde au fond de leur bouche grande ouverte, on perçoit un léger batement. C'est pathétique, elles semblent à moitié mortes ces bêtes là (bon c'est vrai qu'un croco bouge pas beaucoup mais j'ai envie d'en rajouter une couche!). Plus loin sont enfermés les plus gros, ils sont énormes. Les employés nettoient leur enclos (c'est un dépotoire) et leur donne des coups de bâtons sur la gueule pour les éloigner. Triste spectacle. Même si ce ne sont que des animaux, c'est rageant de se dire que tout ça existe pour nous satisfaire. Et oui, à l'entrée du parc l'objet du délit: un magasin de chaussures et sacs en crocos! Quels étranges besoins avons nous crées... On roule encore un peu avant de s'arrêter pour grimper voir un temple boudhiste sur une colline. Le paysage est beau, au loin les rizières, devant nous des arbres aux fleurs rouges, des moines boudhistes qu'on entraperçoit, des escaliers souterrains qui mènent aux lieux de prières...On finit par arriver à Chau Doc, aux portes du Cambodge. On mange un bout avec Sean, Tiana et Natacha qui font partie du petit groupe sympa, puis bien crevé on va se coucher.



J 245: Réveil toujours trop matinal pour nous. Aziz a regardé la finale de la champion's league dans la chambre à 2 heures du mat, quand il avait les yeux ouverts. J'ai du voir à tout casser 30 minutes du match qui n'avait pas l'air terrible, j'ai été réveillé par les 2 buts des italiens en plus et Ribéry n'a même pas joué. Un bout de pain et une vache kiri, les deux dernières cartes postales à terminer avant le passage de la frontière cambodgienne et on embarque dans notre petit bateau. Premier arrêt dans un village de pêcheurs et d'élevage de poissons. Les maisons sont sur pilotis, dans l'eau. Les poissons sont sous le plancher de la maison, des chiens traînent ça et là, le père fabrique des bâtons d'encens...C'est plutôt chouette de voir ça. On repart jusqu'à un village où vit une communauté Cham. Ils sont originaires de Malaisie. Leur village est très beau: un pont en cocotier pour l'atteindre, des enfants qui jouent partout, des maisons de bois sur pilotis en prévision de la montée des eaux du Mékong, des potagers, un atelier de tissage qu'occupe une gamine de 12 ans pas plus. On fait quelques achats: une étole peut être en soie et un hammac vert, identique à ceux sur lesquels tous les vietnamiens se balancent. On embarque pour trois heures de bateau sur le Mékong, direction le Cambodge. On quitte le cours principal du fleuve pour s'engager dans une branche plus petite. Et nous voilà spectateurs de la vie quotidienne sur le Mékong. C'est ce qu'on attendait de ces 3 jours de balade: au bord de l'eau, toujours ces petites maisons de bois, toujours sur pilotis. Certaines sont peintes et décorées de plantes vertes, mais la plus part sont très simples. Devant chaque maison, une barque. Il fait très chaud, les habitants sont à l'abris du soleil, sur leur terrasse, allongés sur des hamacs et les enfants sont dans l'eau. Ils s'amusent comme des fous et nous offrent leurs plus beaux sourires. Dans l'eau toujours, des buffles, des pêcheurs, des jeunes qui se lavent et éclatent de rire quand ils nous voient...La vraie vie au bord du Mékong. On rejoint le cours principal du fleuve. On s'arrête manger puis on arrive à la frontière.On fait la queue pour gagner notre nouveau tampon sur notre passeport. Le drapeau cambodgien flotte dans les airs. A côté du bureau du douanier, un petit temple, un terrain de badminton et des espaces verts. Voilà, fini les "sin chao, cam on, tambiêt " et compagnie, va falloir se mettre à la page cambodgienne! Les paysages défilent, toujours les mêmes enfants qui jouent dans l'eau et nous font de grands coucou mais les peaux ont nettement brunies et les buffles d'eau on laissé place aux vaches à bosse et longues oreilles...Mais pas plus de détails...Nouveau pays, nouvelles aventures dans un prochain récit... Un de nos meilleurs souvenirs du voyage, tous ces parents, ces enfants, ces ados qui nous font de grands sourires et nous saluent de la main tant qu'ils peuvent nous voir. On sent que c'est sincère car on ne peut rien leur donner, à part leur rendre un aussi beau sourire et faire des gestes de la main. On aurait bien aimé s'arrêter et passer une soirée, voire une nuit avec eux mais le Cambodge nous attend avec de nouvelles aventures!!!



Publié à 17:08, le 23/05/2010, Saïgon
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Good morning Vietnaaaaam! (vraiment pas original)

 

J 227: On est dans notre taxi. On a lu le chapitre (taxi et arnaque dans le guide donc on est rodé et on explique au chauffeur que non, on ne va pas payer le péage! Na!). Au bout de quelques minutes le chauffeur nous passe quelqu'un au téléphone. Et oui, il a appelé ses potes et à leur tour ils nous appellent pour nous proposer un hotel! C'est du délire ça, ils veulent absolulment savoir dans quel hotel on va! Je leur dit qu'on ne veut pas être déposé devant un hotel mais dans une rue...et biensûr qui sera déposé devant un hotel dans une autre rue que celle demandée??? C'est nous!!! Ca nous fait râler, on va quand même voir la chambre du gars, le taxi nous attend...On négocie et ils gagnent! On reste chez eux! Ca nous fait râler parce qu'on leur donne raison, mais c'était le plus pratique pour nous et puis la chambre est immense et...y'a une baignoire!!! Le tout pour 300 000 dong! Chèr? Pas du tout! C'est l'équivalent de 11 euros... Je vous laisse imaginer les liasses de billets qu'on se trimbale. A peine arrivé, les gars de l'hotel nous proposent de partir dès demain pour la baie d'Halong! Wow! Ils m'ont l'air un peu bizarre ces gens de l'hôtel, avec des oui, oui, oui, ça va, très bien, ils en font trop et ça m'a l'air faux-cul!!! On va se poser d'abord et puis on verra un autre jour! On aimerait bien la visiter par nos propres moyens mais ça a pas l'air évident et plus cher qui plus est! On se repose un peu dans notre chambre puis, en début de soirée on remet le nez dehors: les rues sont hyper animées, y a des scooters dans tous les coins, pour traverser je suis Aziz dont la stratégie est simplement d'y aller! Et oui ça a l'air kamikaze, mais sinon tu peux attendre une journée entière avant de traverser. Dans la rue des jeunes jouent au badminton, discutent autour d'un verre, sur des minis tabourets posés sur le trottoir, des femmes vendent leur sucreries... On se perd un peu au hasard, on tombe dans une rue piétonne (scooters et vélos sont toujours de la partie!) et on se pose nous aussi sur de minis tabourets, autour d'une table basse, pour manger ce que le petit vieux cuisine dans la rue: des espèces de nems frits (depuis qu'on les attendait!), des frites et une assiette de concombres...Autour de nous pas un touriste, juste de jeunes vietnamiens. On marche encore un peu puis on retourne "chez nous".

 

 

J 228: On se rencarde un peu sur internet pour savoir comment visiter la baie d'Halong, sur les forums tout les avis sont là: faites le seul, ou surtout pas. Faites le avec cette agence! Ah non! Surtout pas celle là! Bref, on verra bien! On s'attaque à la balade conseillée par le lonely planet. Au bout d'une heure on n'a quasiment pas bougé tant il y a de choses à observer... On s'est quand même réservé deux places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau, ce soir 20 heures. On marche en suivant plus ou moins le guide et on aime ce qu'on voit (et ce qu'on goute!!!). Des marchands de rues, de vieilles batisses, des petits marchés et des grands... On goute plusieurs trucs sur ces marchés (mais pas la tortue qu'on voyait nager quelques minutes auparavant et qui baignait à présent dans l'huile!), de vrais et délicieux nems (enfin comme ceux qu'on mange en France mais vous comprendrez bien qu'ils n'ont pourtant pas la même saveur!) Des espèce de steack à la mie de pain dont on aurait pu se passer, de l'ananas découpé avec l'art et la manière, des espèces de chouquettes garnies à on ne sait absolument pas quoi...On teste et on se régale. On poursuit notre balade et on aime toujours autant: des dizaines de stands qui vendent exactement les mêmes chaussures (dont des mules en bois trop chouettes mais trop encombrantes, grrrr), une coure d'école envahie par les scooters des parents venus chercher leurs enfants, des dizaines de marchandes ambulantes avec leur "balancier" sur les épaules...Notre hotel n'est pas loin,on finira le parcours ce soir. Pour l'instant on se prend une heure de calme à l'hotel et on ressort pour chercher une agence pour aller demain sur la baie d'Halong. Sur le chemin Aziz interpelle un gars:"excuse me, you went to Halong baie?" En fait c'était excuse me, you speak english. il reconnaît le bon accent français d'Aziz, lui vient de Marseille. En plus on peut discuter des champions de France en se disant qu'on aurait bien aimé fêter ça sur la canebiere. On discute et il nous recommande une agence qui travaille avec l'hotel dans lequel il est. C'est ce qu'il nous fallait, une vraie experience et un contact direct! On fonce, on rentre dans son hotel pour réserver, le prix (75 euros par personne tout compris) et le programme (3 jours, 2 nuits dans la baie) nous allant bien. Complet demain! Zut! Tant pis, on aime beaucoup Hanoï, on préfère rester un jour de plus ici et partir avec cette agence (ODC) après demain. C'est l'heure des marionnettes! C'est un joli spectacle, simple, avec des marionnettes en bois qui miment des scènes quotidiennes. Un orchestre avec de drôles d'instruments accompagne les figurines... On cherche un petit resto, on mange de bons plats encore une fois, et on termine par une crêpe chocolat banane! Et ouais!

                                              


J 229:Petit dèj dans notre hotel, petit bain et on remballe. Pour notre dernière nuit à Hanoï on change d'hotel pour aller là où nous avons réservé le tour. Ouais, depuis que les jeunes de l'hotel ont compris qu'on ne prendrait pas de tour pour la baie, Sapa ou ailleurs avec eux, ils sont limite désagréables. D'ailleurs ils nous inventent une taxe de 5% au moment de régler qui nous fait bien râler mais bien décidé à ne pas se gâcher la journée en se stressant avec eux, on leur donne les sous. Ca fait que 3 dollars de plus, ils ne l'emporteront pas au paradis, on peut même dire qu'ils étaient très cons, de toutes façons je ne les sentais pas. On prend possession de notre nouvelle chambre, on fait un petit tour pendant lequel on se pose chez deux petits vieux qui nous servent le repas du jour: nouilles blanches, viande grillée et bouillon et petits nems aussi. On se régale pour 2 euros, à deux biensûr! On retourne à l'hotel, on a oublié de vous dire qu'il fait entre 35 et 40 degrès. Ca nous assome un peu alors on se met sous notre clim, devant un petit film: Hannibal Lecter, les origines du mal... On arrête au milieu du film pour remettre le nez dehors à la tombée de la nuit. On arpente les rues, celle des miroitiers, des ferroniers, des herboristes...On boit un coup dans un café de backpackers puis on décide d'aller dans un bar plus local, installé sur le trottoir. On y rencontre un vietnamien qui nous paie des coups à boire toutes les 5 minutes. Enfin une vraie rencontre sincère, il n'aime pas du tout le communisme qui règne dans son pays, on peut discuter de tout, c'est très agréable. On passe un bon moment avec lui...Bien fatigué, on rentre dans notre chambre fraîche, demain on part pour 3 jours sur la baie d'Halong! Trop bien!!!

 

 


J 230: Départ pour la baie d'halong. 3 ou 4 heures de minibus. Le guide se présente, Dien, il a l'air tout timide mais se lance quand même dans des petites blagounettes. On s'éforce de rire même si on comprend rien...On est les seuls, en fait je crois que personne ne le comprend vraiment, il a un de ces accents! Il ose une petite chanson au micro, alors que nous sommes tous affalés dans les sièges, essayant de dormir un peu. Quel courage...On est deux couillons à l'encourager en tapant des mains...On fait une pause au milieu du trajet: C'est juste pour nous faire dépenser notre argent, mais on nous la fait pas à nous! On a tout prévu, même les 2 gros bidons d'eau! Bon ok, on achète quand même de l'ananas prêt à manger. On arrive vers midi, on grimpe sur le bateau, une vieille machine en bois, plutot charmante, comme notre chambre...On y est dans cette baie d'halong, celle qu'Aziz à tant distribué dans les boites aux lettres, je le revois rentrer dans notre appart, rue Alexandre Dumas, avec son petit bout de papier: "Marie, Marie, j'ai vu un paysage trop beau aujourd'hui sur une carte postale, attends, j'ai noté le nom...il est où ce p....de papier je l'avais y a deux secondes! Ah voilà, c'est la baie d'Halong, au Vietnam!" C'est beau, comme sur les cartes, mais faut du temps je crois pour apprécier ce lieu, s'en imprégner...On mange sur l'eau, de bons plats vietnamiens (je profite des crustacés, Aziz a droit à des cacahuètes à la place de mes crevettes! Sympa!). On navigue tranquilement entre les rochers qu'on croirait flottant dans l'eau...On est sur le pont du bateau, allongé sur les transats, je bouquine et Aziz fait une petite sieste...On est 12 sur le bateau, singapouriens, anglais, australiens, japonais...Ils nous débarquent pour aller voir une grotte immense. Y a plein de touristes, c'est très beau mais on a vraiment du mal avec ces sorties où tous les groupes vont, on fait la queue sur le chemin qui monte à la grotte, ça me saoule...On navigue un peu puis ils nous posent près d'une plage...On grimpe un peu pour s'offrir une jolie vue sur la baie puis on se jette dans l'eau, bonne mais pas hyper propre...Y a tant de touristes... On remonte dans notre bateau, petit apéro sur le pont puis repas excellent! Il n'y a pas trop de monde, on a de la chance, on profite un max, notre tour se passe à merveilles, le marseillais m'avait bien conseillé, si c'était un parisien le bateau aurait sûrement coulé!!! Le bateau est le lieu qu'on préfère, se poser sur un transat et regarder autour de soi le spectacle naturel. On retourne s'endormir à la belle étoile avant de rejoindre notre chambre. La clim ne marche pas, on crève de chaud...

 

 

J 231: Un bon ptit dèj et c'est parti pour une journée dans la baie d'halong. Il fait beau et chaud. On navigue un peu puis on touche terre et on grimpe sur des vélos, en compagnie de Dien. On est sur la partie isolée de Catba, une île dans la baie. Les paysages sont magnifiques, rizières d'un vert tendre, montagnes, buffles, chapeaux qui émergent ça et là...Un petit village...Dien nous explique qu'ils vivent de leurs récoltes: riz, patates...qu'ils mangent du porc, des poulets...Et Aziz pose LA question: "et ils mangent du chien aussi? Oui, oui, du chien aussi..." petit blanc dans l'assistance...On regarde autour de nous et on comprend mieux l'abondance des petits chiots dans le village...Ils ont bien raison, pourquoi pas? Des petits cochons ou des petits lapinoux qui se promènent dans la campagne c'est joli aussi et pourtant on les fait bien griller! C'est quand même fou des gens qui arrivent à vivre dans des endroits aussi isolés du monde. On est à la traîne comme d'hab, on tchatche avec Veg et Yasmine, le couple de singapouriens, qui nous invitent à découvrir leur région avec eux quand on y sera. Un peu de bateau puis on s'arrête à nouveau pour faire du Kayak...Pfou! Moi j'voulais juste glander sur un bateau pendant 2 jours...Non...c'est fantastique de se retrouver, là, tout petit au milieu des énormes rochers...On voit une méduse énorme, on rame, à gauche, à droite, on admire, Aziz fait une petit plouf et on rentre sur le bateau.On se laisse porter par les flots, les paysages sont vraiment vraiment beaux. Y a des villages flottants de pêcheurs, c'est chouette. On est vraiment bien mais j'ai un petit sentiment de gêne d'être dans ce lieu et de savoir qu'on participe grandement à sa pollution. Des dizaines de moteurs de bateaux de touristes qui tournent sans arrêt, des sacs, des bouteilles en plastique un peu partout. Ca gâche un peu le plaisir, on sent vraiment que la baie est polluée à cause de l'exploitation touristique, à cause de nous... Marie passe la journée entière à ramasser les bouteilles en plastique qui flottent, non je déconne mais quand on est sur le canöe, dès qu'elle peut attraper une merde (sac plastique, bouteille) elle la ramasse, on travaille pas chez Nicollin!!!

On arrive de l'autre côté de l'île de Catba. On y passera la nuit, dans un hotel bien sympa. On marche tous les deux vers la plage, on va un peu plus loin, on est quasiment seul et on profite des paysages et des derniers rayons de soleil avec un bon bouquin chacun. Ah oui à force d'insistance, je me suis mis un peu à lire, au plus grand bonheur de Marie, je crois qu'elle m'aime plus quand je lis. Quand on revient à l'hotel, on a juste le temps de se prendre un ptit bain avant de se faire servir un bon repas sur la terrasse. Pas le courage d'aller boire un coup, y a une chaîne française à la télé qui passe un bon petit thalassa...On s'endort avec des images des Comores en tête...On entend l'orage qui tombe avec fracas.

 

 

J 232: Il pleut, il tonne, hier soir on plaignait ceux qui étaient sur leur bateau avec l'orage mais ce matin c'est notre tour! On s'explose le bide avec le ptit dèje de l'hotel et on repart sur le bateau. Ouf, le ciel se dégage, il ne pleut plus. On se met sur le pont...encore et encore...Mais rapidement des gouttes se font sentir. On redescend, on bouquine, on fait leblog, trie les photos, regarde le paysage et on arrive à Halong city. Un dernier bon repas dans un resto sympa puis c'est le retour à Hanoi. On a adoré ces quelques jours, c'était parfait...On a vraiment profité des lieux malgrè le bémol de la pollution...Pas de répis pour nous puisqu'on a juste le temps de récupérer nos sacs à l'hotel et on repart pour 3 heures de bus jusqu'à Ninh Bin, une petite ville au sud d'Hanoi qui paraît il offre des paysages semblables à ceux de la baie d'Halong mais au milieu des rizières. On verra ça, pour l'instant on grimpe dans le bus et on roule, le chauffeur fait un concours de klaxon avec ses confrères de la route je crois. Je pense que si tu ne klaxonnes pas tu n'es pas vietnamien, ou bien tu te fais peut-être verbaliser si tu n'as pas le doight appuyer sur le klaxon. C'est un truc de fou ça, en tout cas c'est super énervant, quand tu essayes de dormir, c'est mission impossible, tu sursautes toutes les 2 minutes. Je reçois un texto de Marion pour m'annoncer que je n'ai obtenu aucun poste parmi ceux que j'avais demandé pour la rentrée...Les boules, je pensais quand même avoir les SEGPA de Villefontaine ou de Bourgoin qui ne font pas rêver grand monde, mais non! Je digère doucement. On arrive à Ninh Bin, le chauffeur nous dépose devant un hotel. Il est tard, pour dix dollars on a une super chambre, c'est parti! On mange un bout dans le resto et on va au lit. Les chambres au Vietnam font partie des plus belles qu'on ait jamais faites durant ce voyage, pratiquemment toujours équipées du wifi, d'un frigo, d'un super lit, d'une baignoire, de la clim, parfois même une piscine!!! Que demande le peuple et tout ça pour un prix dérisoire.

 

 


J 233: On essaie de pas se lever trop tard (9 heures...), on loue nos vélos (80 centimes d'euros pour la journée, on s'abstient de négocier!) et on se lance avec une pauvre carte entre les mains... Petits villages aux ruelles de terre, rizières et puis les gros rochers, identiques à ceux de la baie d'Halong qui se distinguent au loin...C'est par là qu'on va! On pédale au milieu des rizières bien vertes, on va là où le vent et nos envies nous mènent. Aziz passe par un petit pont, et suit un petit chemin. C'est génial, les paysages sont d'une douceur...On est sous le charme mais quand le chien là bas se met à aboyer avec insistance, on rebrousse chemin. Aziz est intrigué par des ouvriers autour d'un grand cercle de pierres fumantes. Ils l'invitent à s'approcher. Par gestes et mimiques il finit par comprendre qu'ils travaillent à la fabrication du ciment... J'aurais bien aimé dire que mon père était maçon, mais là c'est impossible, ils veulent me faire fumer dans un genre de bang, mais je leur fais comprendre par des gestes qu'après je vais dormir dans le fossé, ça les fait bien rire. On continue sur nos chemins de terre, on part à gauche, à droite, on croise des pêcheurs dans leurs barques le long du cours d'eau, des gamins sur leurs vélos, des dizaines de chiots sur le dos desquels on fait des blagues de mauvais goût quant au mode de cuisson qui les attend...On prend un dernier petit chemin sur lequel il faut être habile pour ne pas tomber dans les rizières gorgées d'eau puis on fait demi tour. On décide d'aller vers Hoa Lu, ancienne capitale du Vietnam. En chemin on s'arrête voir un temple, dont la gardienne une très vieille femme, ramasse de drôle de fruits avec une longue fourche. Qui m'a fait marrer de rire quand elle a mis une tape amicale à Marie en baragouinant un truc en vietnamien. On reprend la route puis on tombe sur un complexe touristique qui propose des balades en barque au milieu des rizières et des rochers. On s'était dit qu'on ferait ça tout à l'heure au prochain village. Aziz interpelle des touristes pour leur demander si c'est bien. Ce sont des français...On discute 5 minutes et on comprend que depuis ce matin, c'est comme si on tenait notre carte à l'envers! C'est du délire, on est à l'opposé de là où on pensait être. Bref, on roule jusqu'à Hoa Lu mais le nombre de touristes et tous ces gens qui t'appellent pour te vendre une place de parking pour ton vélo ou une bouteille d'eau hors de prix nous font renoncer. On veut essayer de préserver encore un peu la sérénité et la tranquillité qu'inspirent les paysages que l'on découvre depuis ce matin. On rebrousse chemin, on ne compred toujours rien à notre carte mais on finit par se retrouver dans le centre ville de Ninh Bin (ce qui n'était pas dans nos intentions...). On se ballade au hasard des rues, on achète du pain pour Aziz, en prévision de ce soir (et non! Aziz n'a pas décroché, pour lui la base d'un bon repas ça reste un morceau de bon pain!) et un kilo de fruits de la passion pour 80 cts...Trop bon! On se motive pour rejoindre le village d'où partent les barques. On longe les magasins et stands de bouffe...Tiens, c'est quoi qui rôtit sur la broche là? ....? Un chien... D'ailleurs 5 minutes plus tard c'est un petit camion avec plein de chiens entassés les uns sur les autres que je vois passer et à mon avis ils vont tous finir à la casserole. On pédale, on pédale et on arrive au bord de l'eau. Il est 16 h30, les touristes sont presque tous partis, on embarque tous les 2 avec notre rameuse, pour deux heures de douce navigation. On a droit à tous les pièges à touristes décrits dans notre guide dont celui là, très bien organisé: une femme vient nous vendre des boissons qu'elle transporte dans sa barque, on refuse et là elle nous dit: une boisson pour la madame (notre rameuse), elle rame beaucoup, fatiguée, très fatiguée...En grands seigneurs on lui propose de notre eau, elle refuse évidemment! Aziz avait lu sur le guide que si tu achètes une boisson à ta rameuse, elle la revend aussi tôt à l'autre nana moitié prix, comme ça tout le monde y trouve son compte! Sauf le pigeon de touriste biensûr! Mais ça ne gâche en rien le plaisir de cet instant...Aziz aide la femme à ramer (elle rame de façon très habile avec ses pieds, moi j'attends encore un peu avant de mettre la main à la rame!). On traverse les rizières, on passe sous des grottes de plus de cent mètres, impressionnant, et tout ça sans le moindre touriste ou presque! On rame tous les trois pour rejoindre la rive, on enfourche nos vélos et on rentre à l'hotel. On rattrape le repas de midi qu'on a sauté avec un menu pour deux plein de bons petits plats vietnamiens (on se demande si le chien est un plat cher ou pas et s'ils ont intérêt à t'en glisser dans ton assiette à la place du boeuf commandé... question qu'il vaut mieux éviter de se poser finalement!!!). On traîne un peu en attendant notre train de nuit qui doit nous emmener un peu plus au sud, dans la ville de Hué. On rencontre Olivier, un kiné de Bretagne. Aziz ne peut s'empêcher de lui montrer le doigt qui lui fait mal depuis plusieurs semaines (il avait essayé de rivaliser aux barres parallèles dans un parc, avec un de ces petits vieux chinois qui font leur gym!!!). On tachtche un moment avec lui puis on file prendre le train. On s'est payé des couchettes "molles" mais elles sont plus dures que les couchettes dures de Chine. On voyage tranquillement entre ordi, lectures et dodo. C'est quand même une couchette de luxe avec la clim.

                

 



J 234: On arrive à Hué avec 2 bonnes heures de retard...Pas grave. On se partage un taxi avec deux autres touristes et on pose nos valises dans une chambre spacieuse et climatisée qui ne marche pas toute la journée car coupure générale d'éléctricité dans le quartier! On ressort manger puis on part se promener à l'intérieur des remparts. Il faut traverser un long pont plein à craquer de scooters et mobilettes. Ca joue au foot, ça fait du cerf volant, du badminton...

On visite une ancienne cité impériale pendant une ou deux heures puis on se promène dans la ville.

On emprunte une petite ruelle et on tombe sur un petit cours d'eau, rempli de fleurs de lotus roses et bordé de petites tables et chaises en plastiques toutes occupées par des hommes qui boivent un coup avec le soleil qui se couche. On marche vers le marché. On adore comme toujours, même si on ne s'est toujours pas habitué à certaines odeurs...On repasse par l'hotel avant d'aller manger. Aziz tombe sur les jeunes français qu'on avait croisé sur nos vélos au milieu des rizières. Il remonte dans la chambre, me dit qu'il les a vu. On passerait bien la soirée avec eux, on n'a pas vraiment fait de rencontres aux Vietnam et discuter avec d'autres gens nous fait envie. Ni une ni deux, nous voilà partis tous ensemble vers le marché. On se pose sur une terrasse le long de la rivière et ça tchatche dans tous les sens. Ils sont 4 jeunes à faire une partie de leur année scolaire à Singapour et se sont offert quelques jours de vacances. On passe une bonne soirée, des vietnamiens en forme se joignent parfois à nous et on rigole bien. Hugues un petit jeune de 22 ans se fait embarquer par la table d'à côté, on le laisse galérer, ça nous a bien fait rire, très dur de se débarrasser de vietnamiens un peu entamés!!! On mange un bout puis on rentre. Je vais me coucher et Aziz boit un dernier coup avec les jeunes sur la terrasse de l'hotel. Demain on prend un bus pour Hoi An, une des villes les mieux préservées du Vietnam (parce qu'épargnée par les guerres).

                 



J 235: Départ tôt le matin pour Hoi An, mais on prend quand même le temps de s'offir un bon jus de fruit frais et des crêpes avant de partir. A travers les vitres du bus on voit plein de femmes aux chapeaux pointus qui vendent des fleurs dans leurs paniers. C'est pas la première fois, à Hanoi aussi on avait remarqué que les gens achetaient beaucoup de fleurs. On pense que c'est pour eux, on les voit pas faire de chichis genre "on vient pas les mains vide chez quelqu'un!".On fait une pause vers la plage de lang co, très belle plage de sable blanc, eaux turquoises (vraiment!), petites barques de pêcheurs et montagnes au loin... On arrive vers 13 heures à destination. On trouve un hotel avec piscine (il fait chaud chaud chaud!), on se jette immédiatement dedans et on se pose sur les transats. On se remue et on part découvrir la ville. C'est le paradis perdu! Des dizaines de boutiques qui te font tes fringues sur mesure. Tu choisis ton modèle, ton tissu et c'est parti. Il font même des maillots de bains et des chaussures à tomber parterre! Moi j'ai bien trop chaud pour essayer quoique ce soit, on verra demain. Pas de voiture dans les ruelles, juste des vélos, des scooters et des touristes. L'ambiance est vraiment sympa et très détendue...faut dire que la chaleur nous assomme tous. Pas de bâtiments hauts, que de vieilles maisons basses aux couleurs passées. L'heure du repas a sonné! On jette un oeil sur le guide. Je tombe sur le resto que Steph et Sylvain avaient testé l'an dernier et qu'ils avaient adoré. On décide d'y jetter un oeil. Le café 43, éloigné des ruelles touristiques. Pour le rejoindre on emprunte de minuscules ruelles dans lesquelles on voit les tailleurs à l'oeuvre, les petits vieux allongés parterre sur un tapis, devant la télé, et les pâtes sécher dans de gros et larges plateaux en bambou . Le resto est simple et chaleureux avec des prix qui nous vont bien. Ca va nous plaire. On commande toutes les spécialités de la ville et on en prend plein les papilles. C'est TROP bon! On passe une bonne soirée. Aziz me fait remarquer que le resto en face est vide, archi vide, alors que le nôtre est plein, archi plein! "Pfou! Tu peux pas me laisser manger sans culpabiliser!". C'est vrai, on se sent un peu nul. On est tous au café 43, parce que c'est marqué dans un guide (mais surtout recommandé par des potes) et en face y a personne. Faut dire que c'est moins accueillant. On décide quand même d'aller boire un dernier coup là bas. Le petit jeune est trop sympa, sa mère aussi bien qu'elle insiste un peu trop avec sa boutique de vêtements. Si on revient dans ce quartier, on mangera chez eux. On rentre à l'hotel, ça fait une bonne trotte mais avec ce qu'on a mangé, ça fait du bien! Dans les rues, on assiste a des espèces de cérémonies, seul ou à deux ou trois, les gens devant leur maison allument des bâtons d'encens dans un sceau, déposent des fleurs à côté, jettent de faux bonbons autour...On n'en saura pas plus...

 

 



J 236: On loue des vélos et on part à la mer. Il fait toujours très chaud. On nous fait obligatoirement poser nos vélos au parking. Au vietnam, tout est pretexte à nous soutirer de l'argent, c'est un peu pénible mais c'est un des rare point négatif de ce pays. On mange un bout au bord de la plage puis on va s'installer. Y a du vent, c'est gonflant! L'eau est super bonne. On s'énerve à cause du sable qu'on bouffe, y en a pas un pour rattraper l'autre. On retourne à la piscine. Là on se laisse tenter par les services de l'hotel: massage pour Aziz et coiffeur pour moi, mes cheveux sont vraiment abimés! J'ai confiance, je la laisse faire en demandant un ou deux trucs. Ca me va mais j'aurais pas du lui demander de frange...Enfin, je m'en fous un peu, c'est fait. Aziz est bien détendu après son massage. La coiffeuse a tenu à ce que je jette un oeil dans la salle de massage pendant qu'Aziz y était, elle avait du me sentir un peu inquiète mais n'a pas compris que c'était juste de son coup de ciseaux dont je me méfiais! La masseuse est gênée par le passage de Marie après toutes les avances qu'elle m'a faites, ah non je me suis endormi, c'était un rêve. On repart avec nos vélos pour faire un tour en ville: le pont japonais, les rives du cours d'eau bordées de palmiers, les vieilles façades jaunies...C'est vraiment une ville où il fait bon flâner, si on oublie les 40 degrès! On pédale, on pédale, et on croise les 4 français de Singapour avec qui on avait passé la soirée à Hué: Aurélie, Marie, Hugues et David. Une bonne petite soirée s'annonce ce soir. On les amène au café 43, ben ouais, c'est quand même plus sympa que celui d'en face. On s'installe et on recommande comme la veille ou presque. Tout est un délice, on se régale tous. On rigole bien avec une vietnamienne qui veut nous vendre des bricoles. Je dis "non" de suite puis remarque une petite boîte carrée...Du baume du tigre! Guilhem m'a passé une commande pour ses migraines! Guilhou, je te soupçonne de pas lire mes récits passionnants, si tu me laisses pas un ptit message sur le blog rapidement je revends mes baumes du tigre, ils pèsent trop lourd! La négociation est assez drôle et finalement on est 4 à lui en prendre! Avec Hugues on en a fait une question de principe et on a gagné la négociation. On termine la soirée joyeusement et on rentre sagement chez nous. Super ces jeunes (entre 22 et 26 ans je crois), bonne mentalité, j'espère les revoir en Indonésie, qui sait le monde est vraiment petit.

                           

 


J 237: Matinée au lit, repas ptit dèj à côté de l'hotel puis vadrouille dans la ville. Il fait encore plus chaud qu'hier, c'est de la folie! On refait les coins qu'on aime bien, on négocie pour la 3ème fois un short pour moi mais rien à faire, le prix annoncé est pour les américains, tant pis. Par contre Aziz déniche un short de bain, imitation billabong plutôt pas mal pour 4 euros. On pédale encore et encore puis on rentre à l'hotel pour une dernière séance glandouille au bord de la piscine trop chaude. Avant de prendre le bus de nuit, on s'offre une dernière fois les spécialités culinaires de la ville et cette fois on va au resto en face du café 43. On se dit qu'on va peut être regretter parce que ce sera pas aussi bon mais quand on voit toutes les dents du jeunes quand on lui dit qu'on vient gouter sa cuisine on sait déjà qu'on a fait le bon choix! On teste une nouvelle façon de faire les spécialités et on se régale. On repart pour l'hotel et pour 12 heures de bus. Ca s'annonce pénible puisque là encore le chauffeur conduit comme un barge et garde la main posée sur le klaxon! Il est vietnamien bien sur : "Qui ne klaxonne pas n'est pas vietnamien"!!! On a vraiment du mal à dormir...On est sur des sièges en cuir, enfin mi siège mi lit, c'est bizarre et pas très confortable, surtout quand ils décident de couper la clim et que nos jambes collent au cuir...Hummm, grande nuit en perspective!

 

 


J 238:On arrive à Nha Trang tôt le matin. Il est 6h30 et les plages sont bondées de vietnamiens, c'est chouette. Apparemment ils n'y vont que le matin tôt ou le soir mais pas tard car après les démons sortent! On prend le premier hotel venu et on dort! On aprécie le bon matelas et l'absence de coups de klaxon toutes les 7 secondes! On se réveille pour aller manger en bord de mer. Ici c'est la station balnéaire. Gros immeubles et paillotes sur la jolie plage. On marche les pieds dans l'eau, il fait très très chaud, la plage est déserte. On voit des voiles de kite surf s'élever dans les airs un peu plus loin. On décide d'aller se poser vers eux. En fait y a un stand pour en louer. Aziz se fait plaisir et se prend deux heures de kite. Sans prof s'il vous plaît! Deux jeunes l'aident quand même de temps en temps à remettre sa voile d'aplomb et le surveillent. Heureusement car c'est vraiment la galère, beaucoup de monde, vieux matériel et le vent pas terrible, mais je passe un bon moment. Moi je bouquine et fais un peu le blog, allongée sur mon transat. On repart vers l'hotel en longeant la mer. Les vietnamiens sont de retour sur les plages et pas qu'un peu! C'est la marée humaine, l'ambiance est bonne enfant. C'est marrant de les voir profiter de la mer après le boulot ou l'école.Y a des dizaines et des dizaines de cerf volant dans les airs, des jeunes jouent au foot. Aziz aimerait bien que le ballon s'échappe jusqu'à lui mais pas besoin, comme toujours les jeunes hyper souriants lui proposent de les rejoindre. Après quelques balles, on prend une douche à l'hotel et on ressort manger. Dans la rue y a des stands bien sympas où tu manges bien pour 3 euros à deux mais sur le guide y 'avait une section "resto français" et dans cette section, y en avait un qui proposait des plateaux de fromages et charcut..On hésite longuement parce que c'est bien 6 fois plus cher...mais la tentation est trop forte. On a bien fait! On se delecte avec nos bons fromages, le pain, le beurre, au son d'Eddy Mitchel, Reggiani et autres chanteurs français...On reprend du pain, encore et encore même quand il ne nous reste qu'une miette de fromage. Ce petit extra nous a fait du bien, on a savouré, vraiment et on en a profité pour parler de la France et de vous qui nous manquez...(mais pas autant que le camembert nous manquait avant qu'on cède, donc pas de retour anticipé!!!). On s'endort heureux... Une soirée inoubliable en se rémémorant plein de moments passés avec les amis.

           



Publié à 18:50, le 16/05/2010, Hanoï
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Nota bene Chine

 

Les chinois ne sont pas petits!

Dans les gares il y a des salles d'attente réservées aux mamans et leurs enfants (quant aux papas...)

On se gèle en Chine!!!

La règle "premier arrivé, premier servi " n'existe pas. Quelque soit le lieu, la queue n'est donc qu'une illusion.

Ce sont des stars du pingpong!!!(au fait Manu de Juanlospinos t'aurais pris une branlée je crois)

Dans les sites touristiques, tu payes en fonction de ta taille: moins de 1m20: demi tarif.

Les Chinois sont très serviables

Vous l'aurez compris, les chinois crachent en faisant un bruit monstre!

Les pantalons des gamins sont tous décousus aux fesses, question pratique...(on pense...)

Les hommes fument partout, tout le temps, donc même aux toilettes à 5 heures du mat!

Les chinois sont très curieux! Quand tu achètes un billet de train électronique ils sont tous autour de toi et appuient sur les touches à ta place (ils pensent t'aider).

On se gèle en Chine (déjà dit???)

Dur de descendre de la rame du métro, car la politique du "on laisse descendre les gens et on monte après" est inexistante.

Les chinois sont minces!

Il est très dur de prendre un taxi quand tu es occidental, car le chauffeur sait qu'il va galérer pour nous comprendre!!!

A côté des magnums et des cornettos à la vanille ou au chocolat on trouve des batônnets de glace au maïs ou aux petits poits, au choix!

Le feu rouge est décoratif...quant au passage piéton, qu'un gros tag sur le bitume!

Manger du riz non collant à la baguette peut vite faire péter les plombs!

Les chinois ne sont pas jaunes par contre ils ont bien les yeux bridés!

La police est omniprésente

Les guides touristiques hurlent dans des mégaphones!

La nourriture chinoise est un délice...

Il n'y a pas d'eau potable en Chine, du coup au resto on t'apporte souvent de l'eau bouillante...

Quand un chinois dit "oui, c'est d'accord" on dirait qu'il dit "non non non" très énervé!

Beaucoup de sites internet sont censurés, pas de cable pour capter les chaînes internationales...

Vaut mieux perdre 5 à 10 minutes avec un chinois qui parle anglais pour écrire sur un papier ta prochaine destination en chinois, sinon c'est 2 heures que tu perdras pour te faire comprendre!

La grande muraille est...grande...

En Chine il y a peu de touristes et de visages occidentaux, par contre il y a environ 1,5 milliards de chinois!

Les chinois hurlent au téléphone! Et sans téléphone!

Il faid chaud en Chine!

Dès que tu prends un bus, le train, le métro...ton sac est passé aux rayons X (mais derrière la machine, souvent, les gars dorment, ou papotent...)

On aime la Chine!

C'est pas parce que les beaux jours sont revenus, que vous buvez des coups en terrasse et qu'on rentre dans deux mois et demi, que vous ne devez plus laisser de messages sur le blog. Donc maintenant vous devriez recevoir un mail pour chaque nouvel article!!!!!!

 



Publié à 22:51, le 5/05/2010, Chine
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Pékin et Hong Kong

 

J 218: En pleine forme, surtout après une grasse matinée, prolongée par des heures de lecture de mon roman, pour laisser au petit Aziz le temps de récupérer de sa sortie avec Emeric. D'ailleurs on le rejoint vers 14 heures pour manger un bout ensemble. On se dégote on bon petit resto où on commande plein de trucs différents qu'on partage (tout est excellent, ou presque...). L'aprèm est déjà bien avancée, on décide de monter sur colline pour avoir une jolie vue sur la cité interdite. Puis on marche vers l'hotel de l'ami qui est dans un quartier bien sympa avec des rues piétonnes. Il va partager un canard laqué avec son compagnon de chambre et nous, petits poliçons, on opte pour le bar d'un hotel à l'ambiance vraiment cool qui sert d'excellentes pizzas et proposent des chichas! Ca fait longtemps que je voulais m'en faire une, trop bien (il manque le thé à la menthe évidemment). On passe la soirée tous les deux, bien détendus, à envoyer des textos aux copains en fonction de la musique qui passe (zebda, bob, jason, manu chao...chaque chanson nous replongeant dans des souvenirs différents!).On se ballade dans les ruelles, on hallucine devant un panneau posé au milieu de la rue et qui récapitule les interdictions: ne pas cracher (ahhhh!), ne pas faire de cerf volant, ne pas planter la tente...bref...Aziz fait un show devant un magasin imitant les peluches qu'ils vendent et qui se déchaînent aux rythmes de la techno! Un vrai techtoman, si j'avais fait la manche, on aurait ramené plein d'argent. On rentre en touk touk jusqu'à l'hotel...

                           


 

J 219: Aujourd'hui c'est muraille de Chine, c'est un de mes rêves...On se lève tôt, ça nous change! ¨Pas question de prendre un tour organisé, on rejoint Emeric à la gare des bus et hop, c'est parti! Un gars dans le bus insiste pour qu'on prenne son minibus pour arriver au pied de la muraille, on sait qu'il faudra en prendre un mais pas si tôt. On refuse bien qu'il insiste lourdement mais il finit par descendre du bus! Au bout d'une heure, le chauffeur nous fait signe de descendre mais on sait bien qu'on doit descendre au terminus...c'est quoi cette entourloupe? Le gars de toute à l'heure est en bas du bus et nous fait de grands signes en montrant son minibus. On t'a dit NOOOOON!!! En plus il puait le mort et il était vraiment relou!!! On reste dans le bus (on se demande si on a bien compris...) et le gars nous piste avec son minibus depuis lequel il nous fait de grands signes...Le chauffeur s'arrête et nous dit une nouvelle fois de descendre! Il insiste, nous aussi, on descend pas mais il sème le doute, c'est une entourloupe pour prendre un minibus plus tôt et payer plus où c'est vraiment ici qu'il faut le prendre??? On verra... On a bien rit dans ce bus, tout le monde nous regardait bizarement, on était comme des gamins: "putain il nous suit encore l'autre relou, il faut se cacher derrière les rideaux". Il s'arrête encore, le gars du début nous suit toujours...un autre type monte, cette fois on est proche du terminus, on négocie et on saute dans son taxi... Quelques minutes après on n'est plus qu'à quelques centaines de mètres de la muraille qu'on aperçoit un peu plus haut.. On décide de monter à pied (y a un téléphérique...) mais on se prend des tickets pour redescendre en ...toboggan!!! Sur la muraille y a des touristes évidemment mais ça reste correct. Elle est hyper bien restaurée, peut être même trop mais qu'est ce que c'est beau! Le soleil est là, le paysage est un peu hivernal mais de nombreux arbres commencent à être en fleur. C'est joli...Il est 10 heures et demi, on se lance, on marche, on prend des photos, on admire...c'est quoi ces trucs blancs qui tombent du ciel là???!!! Il neige!!! Waouh! Pourtant le soleil n'est pas loin...Les flocons sont de plus en plus gros et nombreux. C'est magique! On en demandait pas tant surtout que le soleil alterne avec la neige. En plus juste avant de monter j'avais vu une photo de la muraille sous la neige, j'avais dit c'est magique et voilà un rêve qui se réalise : la muraille de Chine et en plus sous la neige, pas assez pour la recouvrir mais assez pour nous rendre heureux. On est comme des gosses...C'est vraiment vraiment chouette...La muraille serpente dans les montagnes, au loin on aperçoit d'autres portions...Au bout d'une heure de marche un panneau indique qu'on doit faire demi tour! Hors de question, les garçons parlementent avec le garde qui nous dit "non" avec le sourire (pas assez ferme mon ami, pas assez ferme!) ce qui aboutira à une bonne heure de marche en plus dans cette direction. Bonne négociation avec l'ami Emeric à coup de "nirhao (bonjour), chiéchié (merci)", on finit par passer et on fait le bonheur de quelques touristes qui en profitent pour nous suivre, les filous. On est quasiment seul sur la muraille de moins en moins restaurée, jusqu'à ce qu'elle disparaisse sous des touffes d'herbes... C'est le moment que l'on préfère, surtout Aziz qui est bien plus sensible aux charmes de la vieille muraille! Ca grimpe sec! A certains endroit on passe vite car les fissures sont énormes. On attend le soleil et on se fait un petit pic nic sur la muraille... On monte encore un peu, ça va être dur de faire demi tour car on se régale vraiment. Mais l'appel du toboggan est là! Il est bientôt 17 heures, on a passé toute la journée sur la muraille, c'était irréel...On monte sur nos luges et on commence la descente. Ca va super vite, c'est comme une piste de bobsleigh (?) et les virages sont serieux! Y a des "gardes" postés un peu partout qui nous hurlent avec leur mégaphones de ralentir! C'est comique parce qu'ils s'enervent mais ne peuvent rien faire , alors on leur sourit mais on freine pas (enfin moi j'ai un peu peur donc je ralentit quand même ce qui fait râler les garçons qui sont derrière moi...). La descente est longue et bien rigolote. On rentre direction Beijing, essayant de reconnaître le mot écrit en chinois sur notre guide sur la devanture des bus. Ca y est, on reconnaît les dessins, on saute dans le bus! Aziz est pas en super forme...l'alternance soleil, neige, gants/bonnet et T shirt était très drôle mais peut être pas super...On se donne rendez vous pour passer la soirée avec Emeric mais en attendant on repasse par l'hotel prendre une bonne douche...Aziz n'est toujours pas en forme, il fait une petite sieste qui se prolongera jusqu'au matin!!!


J 220: Voilà notre Aziz au top après une nouvelle grasse mat. On s'offre un méga ptit dèj à l'hotel (on n'avait pas mangé hier soir!) : oeufs aux plats, bacon, champignons, muesli, tartines pain beurre...trop bon!!! Des suedoises nous conseillent un vieux quartier de la ville à visiter. On y va...c'est ce qu'ils appellent les hutongs, de longues ruelles étroites aux maisons basses en briques grises...Des vélos, quelques scooters et peu de voitures. Des petites boutiques qui nous font râler (surtout moi) parce que le shopping n'est pas une option envisageable dans ce voyage (nos sacs sont déjà bien lourds! il faudra attendre la destination finale pour ça: Bali!). Mais ça sent les crêpes là!!! Et c'est quoi ces petits pots marron, bien alignés sur l'étagère???Du NUTELLA! Et une gauffre au nutella, une! Ca vaut pas les nôtres mais ça fait bien plaisir quand même. On goûte deux ou trois autres trucs mais on ne se laisse pas tenter par les brochettes de scorpions et autres bestioles! On rejoint Emeric pour visiter le palais d'été, un immense parc dans la ville avec temples et palais. Vu l'heure à laquelle on arrive on n'a pas vraiment le temps de visiter les palais mais on se balade sur les ponts, dans les allées...puis on emmène Emeric dans le vieux quartier qu'on a visité l'après midi. On mange de trop bonnes brochettes de viandes grillées dans un resto puis on se pose dans un bar où un concert de reggae français commence...plutôt sympa l'ambiance. Un anglais avec qui on discute nous branche sur le Vietnam et nous conseille de passer du temps dans le nord. C'est le seul car beaucoup de touristes nous l'ont déconseillé, les habitants n'étant pas très sympa apparemment. On rentre tranquillement chez nous. Demain, Aziz se fait le salon de l'auto avec Emeric et moi c'est matinée esthéticienne et librairie pour refaire le stock de livres!


J 221: On se quitte dans une station de métro pour une matinée chacun de son côté! Je laisserai à Aziz le soin de vous raconter le salon de l'auto et ses belles "machines" qui n'avaient pas toutes 4 roues! Moi je commence par un petit marché local, fruits, légumes, poissons, je m'y achète une espèce d'omellette aux herbes et quelques fruits. Pendant que je déjeune j'aperçois une enseigne de magasin qui m'est familière...COP COPINE...ça sent mauvais, seule, quelques billets en poches...bouquins ou fringues, fringues ou bouquins...Je craque, me rapproche de la boutique et, heureusement elle est fermée! C'est bien mieux comme ça. Dans la librairie française je choisis deux bouquins: le village de l'allemand, de B.Sansal, avec l'espoir secret qu'Aziz le lira...et pour mon plus grand bonheur je vois que Catherine Cusset a sorti un nouveau roman.! Je fonce! Y a aussi le 3ème bouquin de Pancol, suite des croco et des tortues (y en a certaines à qui ça parle je le sais!) mais bient trop lourd! Je pars maintenant à la recherche d'une esthéticienne car le temps se réchauffe et à Hong Kong, ils prévoient une trentaine de degrè donc on va peut être laisser tomber le jean, le pull et les poils...Impossible à trouver, je me retrouve dans d'immenses tours, à mimer le geste de la bande de cire qu'on arrache à des gens derrière leur ordi (j'apprendrai plus tard que ce mime était vain puisque l'épilation se fait avec un fil ici, m'a-t-on dit...), je me retrouve même chez un coiffeur qui appelle un ami qui parle anglais pour que je lui explique ce que je veux...sauf que "épilation" en anglais, je connais pas...J'abandonne. Je rejoins les garçons devant la cité interdite. Ils ont A-DO-RE!!!Ils ont vu plein de belles...nanas!!! Ah bravo!!! Mais j'm'en fous, moi aussi elle était top ma matinée (j'aurais du attendre l'ouverture de COP COPINE et dépenser tout mes sous, grrrr!!!).

Ma matinée s'est plutôt bien passée, c'est vrai qu'il y a de belles filles mais nous ne sommes là que pour admirer les belles voitures, mais souvent qui dit belles voitures, dit belles nanas devant, je vous jure elles gênent presque et nous empêchent de bien voir les superbes voitures, non mais vraiment... D'ailleurs j'ai fait un dossier spécial salon de l'auto à Pékin et vous verrez il y a que des voitures de fou. Enfin c'est sympa c'est mon premier salon et j'adore vraiment, on est comme des gosses avec Emeric. Après avoir perdu pas mal de temps pour arriver au salon et Emeric qui prend toutes les photos des filles, il nous reste pas beaucoup de temps et on file à l'essentiel. Là c'est de la folie, on voit des prototypes, et les incontournables : audi, jaguar, ferrari, aston martin, lotus, BMW, porshe, rolls royce?, et puis, pour finir, peugeot et citroën avec un super modèle chacun, on était fier les deux petits français au milieu de tous ces chinois en disant "french car, french car", et j'en oublie des marques avec parfois des défilés de mode et des spectacles en prime. L'heure tourne, tourne, on ne voit pas passer le temps, merde ma chérie va nous tuer, on rentre en courant pour attraper notre bus, puis notre métro, une heure et demie de trajet, on est pas trop en retard, à nous la cité interdite!!!

Beaucoup de monde dans l'enceinte de la cité interdite, comme prévu. On se ballade, au soleil, c'est grandiose et ça le devient encore plus lorsque les lieux commencent à se vider, peu avant la fermeture du site. C'est carrément magique, on voit tout sous un autre angle, on aprécie bien plus, l'immense place à l'entrée est grandiose...On prend des tonnes de photos et on fait enrager le garde chargé de nous mettre dehors (avec le sourire...). Il y a quand même des milliers et des milliers de visiteurs chaque jour et on se débrouille, sur les conseils de Mathieu et Céline des français, pour sortir les derniers. Les gardes referment la grande porte de la cité interdite derrière nous, ça valait vraiment le coup d'attendre et de se faire gentillement enguelé.

On retourne dans le resto bar vers chez Emeric, Mickael, le jeune chinois qui nous avait parlé le premier soir où on y était allé, tout fier de parler d'"Amélie Poulong" est tout content de nous voir! Après les pizzas, il nous ammène un jeu de construction et on y joue quelques minutes tous ensemble. On doit filer, ce soir on fête la fin des 6mois de voyage d'Emeric! Demain soir il sera à Paris! On rejoint des amis à lui, Yoven, un breton, Jean François, un canadien d'origine cambodgienne et Vic, un suisse. On boit un coup dans un ancien boomker, étrange...sympa...On retourne à l'air libre pour cette fois s'arrêter dans un café au bord d'un lac...Petite soirée bien sympa, on fait nos aurevoirs à notre ami Emeric qu'on compte bien revoir en France (on se fera un week end à Paris pour voir 83 (Pierric) et Emeric! Allez, au dodo! C'est pas normal ça les meilleurs potes que l'on rencontre sont parisiens, mais c'est pas grave Marseille est champion!!!



J 222: On se lève tranquille, on mange un bout dans un petit resto du quartier et on part vers le temple du ciel, à voir d'après Emeric. C'est un immense parc qui a gardé un côté sauvage. Au milieu d'une place se dresse une immense tour circulaire, comme un gros gâteau. C'est très beau... On continue entre monuments et jardins, on se pose sous les arbres, à l'abris du soleil qui tape, dans une herbe bien verte. Un peu de lecture et on repart marcher un peu. Quand on repasse devant la tour centrale il n'y a plus grand monde, on apprécie d'autant plus. La journée est vite passée, c'est l'heure du canard laqué, la spécialité de Pékin. Emeric nous a indiqué une bonne adresse où nous serons les seuls touristes. Et c'est vrai! Après avoir un peu cherché quelques minutes et râlé un peu quand même nous entrons dans une grande salle où les pékinois sont assis autour de tables prètes à déborder de plats plus étranges les uns que les autres! Pour nous la question ne se pose pas: canard laqué. Aziz se régale, moi je trouve ça bof...mais on passe une bonne soirée. Pour rejoindre le bus on se perd dans les hutongs, ces minuscules ruelles avec quelques stands de viandes grillées et autres. On se perd au sens propre du terme, il fait nuit et les rues sont désertes mais on en profite d'autant plus, tout en marchant d'un pas pressé! Un ptit tour du bus et voilà que s'achève notre dernière journée à Pékin. Demain on décolle pour Hong Kong!



J 223: Il nous reste quelques Yuans à dépenser avant Hong Kong et ses dollars. Alors évidemment on les dépense dans un méga ptit dèj à l'hotel. Il nous reste quelques cartes à écrire pour la famille...Tant pis, on fera ça de l'aéroport. Quelle sage décision! Quand on arrive au guichet, on nous dit d'aller à un autre endroit car nos billets sont particuliers et elle nous dit surtout de nous dépêcher car le vol est dans une petite heure. Ca ne correspond pas aux horaires que nous avions... On se dépêche et on arrive 10 minutes avant la fermeture des portes...Tant pis pour les cartes postales!!!

Après quelques heures de vol nous arrivons à Hong Kong. Il fait très très chaud! On prend le bus, forêt d' enseignes lumineuses, hauts buildings, passage piétons bondés... et on arrive au pied de l'énorme immeuble dans lequel se trouve la chambre que nous avons réservé la veille. On est dans l'allée A, 14ème étage...mais finalement ils nous envoient dans l'allée B, 9 ème étage! Pour prendre l'ascenseur il faut faire la queue, un vigile veille à ce que tout se passe bien. On croise des asiatiques biensûr mais à la différence de la Chine (Hong Kong appartient à la Chine mais sous un statut particulier) il y aussi beaucoup d'indiens, d'africains et quelques européens. Ca grouille dans tous les sens, les tenues sont aussi variées que les individus qui peuplent Chunking mansion, la tour aux logements bons marchés. C'est vrai qu'on ne paye que 20 euros, pas cher pour Hong Kong mais on est vraiment dans une cage à poule et on a quelques bêtes pour nous tenir compagnie...Hummmm... Moi ça ne me plait pas trop, j'insiste pour que l'on repasse voir le premier hôtel que l'on avait réservé, et je lui dis que la chambre n'est pas top du tout et que demain j'aimerais que l'on change. On ressort vite, vers 20 heures, depuis le "port" on peut voir les buildings en face se parer de lumières. On arrive pile à l'heure. Hong Kong est constitué de nombreuses îles et en face de la notre, sur la principale, c'est le centre financier. Les immeubles sont immenses et offrent des jeux de lumières bien sympa! On se promène en longeant le port et on retourne dans notre jungle urbaine. On s'achète quelques plats à emporter chez l'indien en bas de chez nous, on attend une bonne dizaine de minutes notre tour pour grimper dans l'ascenseur. Nos petits plats sont très bons mais qu'est ce qu'ils arrachent! On s'endort avec nos copines les fourmis!


                                                  


 

J 224: On se lève et Aziz se trouve une mission: changer d'hotel! On retourne dans celui qu'on avait initialement réservé et à force d'insistance (démarrée la veille) ils nous filent une petite chambre nickel, mignone même! Cooool! Avec même une super connexion wifi, y a rien là!!! On marche dans les rues où les boutiques Rolex, Versace et Guess s'acoquinent avec les petites échopes qui vendent des crevettes, des fruits secs ou des bols de soupe...Le luxe cotoie la misère...A quelques mètres des boutiques de luxe, des ruelles crados...Il fait chaud...très chaud.On se promène au bord de l'eau, sur l'avenue des stars. On trouve l'empreinte de la main de Jacky Chan, Jet Li...On se pose en terrasse pour boire un coup, le centre financier d'Hong Kong et la mer devant les yeux. On décide de rester sur notre île et de prendre de la hauteur pour avoir un peu de recul sur cet enchevêtrement de buildings. Comme il fait chaud...très chaud (surtout en jean), on s'élance une énième fois à la recheche d'une esthéticienne. On finit par en trouver une hors de prix. On laisse tomber, Aziz est dépité... On est bien monté et pourtant on n' a toujours pas de vue dégagée. On est monté par les rues mais en fait il y a toute une série d'escalators qui permettent de s'élever un peu. On fait quelques courses pour les prochains ptits dèj: pain de mie et...nutella. On n'en aura jamais autant mangé je crois! On redescend parce qu'hier on a vu que ce soir avait lieu la dernière représentation d'un concert de musique classique hong kongaise, face à la mer...Gratuit le concert biensûr. On arrive un peu l'avance (incroyable!) et on écoute pendant près de deux heures, l'immense orchestre aux instruments étranges. On passe un bon moment mais bon, on s'en va quand même avant la fin... Aziz change de stands de bouffe indienne, on remonte dans notre chambre et on profite du wifi pour se faire une petit Dexter en ligne.

 

 

J 225: La chambre est effectivement bien agréable...grasse mat, ptit dèj au lit. Quand on sort de notre case, il est déjà deux heures! Ah bravo la découverte du monde! Oui mais même si parfois on sort tard de notre chambre, on crapahute jusqu'à très tard le soir et quand on rentre à notre hotel, on est souvent bien crevé, on préfère les soirées avec du monde dans la rue que se lever super tôt avec nos petits vieux au marché qu'on aprécie quand même beaucoup quand on les voit (ça fait de super photos). On va faire un tour vite fait au musée d'histoire. Finalement on y passe bien deux heures. Il est vraiment intéressant mais on écourte parce qu'on aimerait bien aller sur l'autre île et monter au sommet: Victoria peak. On attrape un bus et c'est parti pour une heure de montée. Ca y est on n'a plus des façades d'immeubles en face de nous, on est au dessus de la ville et c'est très impressionnant. La nuit commence à tomber, les lumières à s'éclairer. Le bus nous dépose. On arrive au sommet: waouh! La vue est incroyable! On croirait survoler la ville depuis un avion. On se livre à une série de photos puis on marche, loin de la foule. C'est fou, en deux minutes on est perdu dans la forêt tropicale. La jungle urbaine à laissé une place à la vraie jungle: celle des lianes, des plantes grasses, des arbres serrés les uns contre les autres, de ces drôles de bruits excitants et flippants à la foi...On aurait bien aimé s'y promener de jour. C'est vraiment du délire cette forêt, à quelques mètres au dessus d'un des centres financiers les plus importants du monde...On est séduit...Un funiculaire ramène la foule de touristes en bas. Esprit de contradiction ou radinerie, on déniche un petit chemin piéton qui nous ramène au milieu de la colline, là où les escalators se terminent. Petite balade bien sympa dans la nuit.

En redescendant les escaliers on voit une petite rue, des stands de bouffe, des tables, des chaises...parfait. On y mange de bons petits plats puis on rentre chez nous, demain on part sur l'île de Macao, ancienne colonie portugaise. On avait hésité entre Macao et Disney land. C'est vrai quoi, l'idée d'un peu d'artifice après plus de sept mois d'authenticité m'avait séduit. Mais bon, on se résonne (et puis les attractions ont l'air nul en fait!), on ira à Macao (ouf).



J 226: On fait pas trop les flemmards aujourd'hui. On se dirige vers l'embarcadère pour prendre un ferry direction Macao. Une grosse heure après, nous y sommes. Enfin, on est sur une petite île à côté qu'on décide de visiter. C'est incroyable, on atteind rapidement l'ancien centre ville et on se croit dans un petit village portugais...Enfin, le Portugal on n'y est jamais allé mais ça doit être comme ça! On flâne dans les ruelles aux noms écrits en chinois et portugais, on s'offre un bon resto: sardines, croquettes de morue (évidemment!!!), olives...ça change...On va sur l'île principale en bus de ville, on la rejoint en traversant un immense pont et là, c'est l'enfer des casinos! Mégas hotels clinquants, casinos à tous les coins de rues...On rentre dans le plus grand, on s'accorde une mise de 40 dollars hong kongais (no stress c'est 4 euros!) et on tire le bras de notre machine pendant plus d'une heure! J'ètais arrivé à gagner un peu plus de notre mise, mais pour 4,50 euros on a préféré continuer jouer. On a tout perdu mais on peut continuer le voyage!!! On quitte l'univers strass et paillettes pour aller dans le vieux Macao, celui qui nous a fait renoncer à Mickey, Donald et tous ses amis! De vieux bâtiments, des façades rouges, jaunes, oranges...des balcons en fer forgés, des ruelles pavées... on a changé de continent, c'est sûr! On profite de cet univers qui nous plaît incontestablement. On visite quelques quartiers, Aziz déniche une grande église au milieu d'une place dont il ne reste plus que la devanture...joli spectacle... Un dernier détour vers un vieux théâtre et des ruelles escarpées et on retourne sur notre bâteau, direction Hong Kong. On enchaîne direct avec un immense marché de nuit près de notre hotel. Les stands sont hyper serrés, on passe pas à deux...Les petits lumignos sont éclairés...On y flâne quelques temps, on craque pour deux jolies paires de baguettes chinoises, un ou deux bracelets et Aziz change de lunettes de soleil. On fera un paquet pour la France demain, avec des bouquins, le guide de la Chine et quelques bricoles...On cherche un stand dans la rue pour manger qui ne fait pas que des crustacés. On se pose au milieu des passants, l'ambiance est vraiment sympa... On se prend un bon plat, une boisson et regarde les passants...le type qui essaie de vendre son super hélicoptère électrique à un touriste et qui lui fait une dizaine de démonstrations qui aboutissent toutes au même point: le crash! On aime vraiment cette ville, elle a quelque chose de très humain au milieu de tout ce béton...On rentre, demain on a notre avion pour le Vietnam.

             

                                             


J 227: On fait nos sacs, on file à la poste pour notre colis, on remonte chercher nos sacs et on fait nos adieux à Chunking Mansion, c'est pas seulement l'endroit où les chambres sont les moins chères, c'est aussi un endroit plein de vie, on est au coeur de l'humanité dans le hall de ce building, ça respire la vie, la vraie. Trés sympa ce cours passage à Hong Kong, on en gardera un super souvenir.

On poste les cartes et on monte dans le bus direction l'aéroport. En route on discute avec deux chiliens qui voyagent. C'est toujours un plaisir de parler espagnol, surtout pour Aziz. Le guichet d'air Vietnam n'est pas encore ouvert, on écrit une dernière carte postale, on s'enregistre et on part dépenser ce qu'il nous reste de dollars dans un dernier bol de nourriture chinoise. Nous voilà dans l'avion, direction le Vietnam. Nouveau pays, nouvelle langue, nouvelle monnaie, nouvelles coutumes...Va falloir apprendre rapidement à dire bonjour, merci aurevoir...prendre la mesure du taux d'arnaque pour ne pas trop se faire avoir sans être non plus parano, se familiariser avec les billets (ça c'est Aziz.). Toute une histoire ...

Premières impressions à travers la vitre du taxi: des rizières, du béton, des rizières, du béton, des vélos partout et sur les vélos des chapeaux chinois (enfin vietnamien quoi!), des scooters et des mobs partout, je ne sais pas comment ils font pour ne pas se rentrer dedans et surtout comment on va faire pour les éviter!!! En ville plus de parties de ping pong, c'est le badminton qui se joue dans les parcs ou sur les trottoirs. Sur les trottoirs toujours, des coiffeurs qui ont installé un miroir et un fauteuil et des femmes qui portent des ananas ou du poissons séchés dans des grandes panières qu'elles portent comme un balancier... Ouh la la, je crois que ça va nous plaire!!! A suivre...



Publié à 18:36, le 5/05/2010, Hong-Kong
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Xi'an, Pingyao, Datong et l'arrivée à Pékin...

 

 

J 211: On laisse nos sacs à la consigne de la gare et on repart se promener quelques heures dans Shanghaï. Il fait gris, il pleut même et on arrive pas à marcher normalement (trop de marches hier...), ah oui ça tu peux le dire, on a l'air de deux handicapés, c'est rigolo mais on a vraiment mal et à mon avis ça va durer quelques jours. On part voir le musée, on rencontre encore un groupe d'étudiants qui discutent avec nous sauf que la veille, avant de se coucher (enfin de s'endormir parce que couché, on l'est dès qu'on met un pied dans le train!) Aziz m'a fait part d'un petit article qu'il venait de lire dans le routard: mefiez vous de ces jeunes qui se font passer pour des étudiants, sont ravis de vous parler en anglais et finissent par vous proposer d'aller boire le thé avec eux, sympa, sauf que l'endroit est hors de prix!Naïfs que nous sommes!!! On les expédie gentilment puis un deuxième groupe vient nous voir, dont une des filles nous avait fait le coup trois jours avant. Ils nous demandent de les prendre en photo, elle nous reconnaît et ne déballe pas son charabiat sur la tour effeil et mes beaux cheveux! Ah pour gagner quelques sous ces jeunes sont prêts à te faire avaler des salades plus grosses qu'eux. Le musée est immense, faut nous voir descendre les marches, pas un pour rattraper l'autre. On fait le tour en s'attardant sur ce qui nous interesse puis on part manger un bon petit repas dans une petit resto. C'est l'heure du train, on fait la rencontre de Wei, une jeune de 23 ans qui part à Xi'an passer un concours de la fonction publique. On discute avec elle, c'est hyper interessant, on peut parler franchement d'education, de la politique de l'enfant unique, de la vie en Chine... Et tout ça en anglais bien sur, c'était à mourir de rire, les deux compartiments à côté se joignent à la discussion, en chinois bien sur, du coup c'était la jeune Wei qui nous traduisait. Des questions sur notre voyage, vie, boulot,... beaucoup, beaucoup de questions, elle nous dit de pas nous inquiéter, les chinois sont trés curieux et encore plus quand c'est des étrangers. Pour eux nous sommes forts de voyager comme ça (mais ça je le savais déjà), beaucoup de compliments nous seront faits, c'était fort agréable mais j'ai bien cru qu'on allait pas dormir, la traductrice squatait mon lit, alors dès qu'elle s'est levé pour aller faire ses besoins je suppose, j'en ai profité pour sauter dans ma couette et teur faire gentilment comprendre qu'on était crevé et que l'interrogatoire était fini!!! Les heures tournent, on mangent nos sushis, on bouquine, on s'endort...


 

J 212: On arrive à Xi'an en milieu de matinée, on avait repéré une auberge sur le routard mais on se fait embarquer par un gars pour aller voir son hotel dans lequel on pose nos sacs, dans une chambre double s'il vous plaît! On a pris nos billets pour la prochaine destination dans 2 jours et demi pour se poser un peu. En plus apparemment on peut faire une sortie pour aller voir les pandas...J'avais fait une croix dessus parce que la reserve que j'avais repérée était vraiment loin, mais là...Bon, on verra...Allez, on est venu à Xi'an pour une chose: l'armée de soldats en terre...On se débrouille comme des chefs et en moins de deux nous voici dans le bus de ville qui y mène (Aziz a juste failli partir seul parce que je suis ressortie du bus pour aller acheter à manger sans vraiment me presser mais c'était trop bon, ça valait le coup de faire flipper Aziz!), allez dire à un chauffeur chinois que votre copine qui vous énerve est en train d'arriver, il en avait rien à fou--e, c'était folklo. Une heure de bus et nous voilà sur le parking, il pleut des cordes comme depuis ce matin et des centaines de bus de touristes sont garés devant nous...hum...On passe à la caisse, tarif étudiant biensûr, puis on découvre les différentes salles du musée, en suivant la progression proposée par le guide du routard, permettant de monter en puissance! On est vite impressionné par les premiers soldats et leurs montures, à terre, en miette...mais impressionant...dans la salle numero 3 certains sont debout, prêt à tirer une flêche sur l'ennemi éventuel qui viendrait déranger l'empereur... Dans sa folie, il a fait construire plus de 6000 soldats grandeurs nature voire plus, pour protéger son futur tombeau...Puis on entre dans la salle 1, ils sont tous debout, en rang, à l'affut, chacun dégageant une expression différente, on croirait des ombres humaines par centaines, c'est grandiose...On ne s'en lasse pas (des touristes chinois si parcontre! Mais ne soyons pas mauvais esprits, "c'est culturel Aziz" "ah oui, et cracher à l'interieur, à 10 cm de mes pieds c'est culturel aussi???). Voilà, on a vu la folie de l'homme à l'oeuvre, autant en profiter...C'est délirant, ils datent du 3ème ou 4ème siècle avant JC je crois...Et ils sont debout, devant nos yeux (grâce à un coup de main de l'homme du XXIème siècle...) Ils sont vraiment fous ces chinois et ça ne date pas d'aujourd'hui!!!

    

 

Avant de prendre le bus on craque pour des sucreries à la cacahuète juste exquises! Super pour notre ligne d'athlète!!!

Il pleut toujours...on arrive à l'hotel et on ressort rapidement pour manger (on arrête pas de bouffer, mais il faut bien goûter à tout avant de quitter la Chine). On s'achète des barquettes à emporter qu'on remplit de plein de trucs différents. On mange sur le lit, j'adore ça! Mais ce qu'on a choisi n'est pas top...on s'en fout, on a notre dessert à la cacahuètes et des fruits secs (mais pas des raisins ou des abricots...des bananes,de l'ananas, des kiwis...) qu'on vient d'acheter.On se met un petit film...On n'en a plus des masses...on choisit love song avec travolta et Scarlett johannson, ça ne m'inspire pas plus que ça mais bon...c'est un très très beau film...très très beau...


 


J 213: Et une grasse mat de plus, une! Les restes de nos sucreries au lit, une douche et on s'envole vers le quartier musulman de la ville. En route on rencontre la tour du tambour et de la cloche, deux temples posés là comme des soucoupes volantes, aux croisements d'avenues ultra modernes géantes...Deux pas dans le quartier musulman et on est emballé...Evidemment: des ruelles étroites, des echoppes d'où s'échappe une fumée épicée, des souks, des vélos, des touktouk (vélos à trois roues, motorisés pour la plupart, avec une petite case à l'arrière pour les passagers), du monde...de la vie, de la vie, de la vie! On visite la grande mosquée à la chinoise, très belle, puis on s'engouffre dans le souk où Aziz change ses basquettes qui prennent l'eau contre des imitations adidas. J'ai bien cru que si je ne les prenais pas, la vendeuse allait faire un syncope, pour 15 euros je lui ai évité d'aller à l'hôpital. Il fait toujours gris et froid, on trouve un kebab avec quelques tables à l'intérieur. On se régale et on en reprend! On refait le plein de fruits secs puis on se dirige vers les remparts de la ville. On les suit de l'interieur un petit moment...sans grand intêret...Evidemment, c'est à l'exterieur que tout se passe!

     

Des dizaines de tables de ping pong, toutes occupées par des chinois qui se livrent des parties endiablées! Dans le ciel des cerf volants font leur apparition...Au bout du fil...des petits vieux avec tout un appareillage pour faire voler leur bébé encore plus loin que celui du voisin...Joli spectacle...

Un peu plus loin, au bord de l'eau, un gars se fait masser sur une chaise pendant qu'un autre fait son taïshi (?) et deux vieux une partie de jeu de go sur un plateau public. Y a plein d'installations, genre aire de sport mais pour le plaisir et la détente. On peut s'"auto masser" le dos, les cuisses, les molets...et tout le monde en profite, les jeunes actifs qui sortent du boulot, les retraités, les ados...et nous! C'est génial, l'atmosphère est bonne enfant...On aime beaucoup. On attrape un touktouk, au chauffeur complètement allumé (on se retrouve nez à nez avec un bus et il ne veut pas manoeuvrer pour le laisser passer...) qui nous dépose dans l'auberge qu'on avait choisi au départ, on veut voir si l'excursion pour aller voir les pandas est pas moins chère que dans la notre, mais ils font tous les mêmes prestations. On en profite pour aller boire un coup dans le bar de l'auberge. De vieux bâtiments, une ambiance chaleureuse, on ne regrette pas notre grand lit mais c'est quand même plus sympa ici! Un petit thé et on repart. La nana de la reception nous arrête, elle a obtenu un prix pour les pandas...Coool! On va voir pandi et panda demain matin! Rendez-vous à 7h ici? Bon, faut savoir ce qu'on veut, les grasses mat ou les pandas...,...,... les pandas biensûr! On rentre chez nous et on décide de manger au resto de l'hotel. On fait bien! On se prend un menu pour deux (60 yuans, soit 6 euros!) la nana nous fait comprendre que c'est suffisant, et on offre de nouvelles saveurs à nos papilles! On adore vraiment la nourriture chinoise même si on fait quelques erreurs de parcours de temps en temps...On a droit, une fois de plus, aux rires étouffés des serveurs devant nos gestes maladroits face aux baguettes. On se couche assez tôt en prévision de notre excursion demain matin.


 

J 214: Le réveil sonne beaucoup trop tôt, on est en vacances merde! Bon allez, pandi et panda nous attendent! Le taxi est à la bourre...On récupère la nana de l'hotel près des remparts, elle sera notre guide. Après 2 heures de route nous y sommes. Il fait beau! Ouf! Sinon les pandas ne sortent pas. On est dans une sorte de parc, où sont recueillis les animaux en danger des montagnes alentours. Difficile de savoir si c'est vrai où si on est ni plus ni moins dans un zoo. Ca fait partie des choses qu'on approfondira par des recherches à notre retour...enfin si on n'est pas trop pris sur la terrasse de Momo. Non mais c'est vrai, ce voyage éveille la curiosité évidemment et y a plus d'un sujet qui nous a captivé ces derniers mois et sur lequel on a des tas de questions. A Suivre...

On aperçoit le premier panda dans un enclos...comme on l'imaginait...La guide revient en courant: les bébés pandas sont de sortie! Là c'est encore un rêve qui se réalise, pandi et panda sont là, à quelques mètres de nous, ils s'amusent comme des gosses maladroits qu'on serrerait bien dans nos bras. Et vas y que j'essaie de monter à l'arbre pour rejoindre mon copain, que je finis par me casser la figure comme un gros sac à patate, que je me roule parterre, les petits sont vraiment casse cou, ils se mettent de ces tartes et les copains on dirait nous à Grenoble il y a quelques années quand on était jeune aussi,...Nous aussi on est comme deux gosses...Le parc est quasiment vide. On continue le tour, on voit un gros gros panda qui sort de sa tanière et s'approche, c'est vraiment impressionant, ils mangent du bambou a tout va biensûr et se déplacent doucement, un peu lourdaux...On se régale...Mais c'est quoi ce bazar qu'on entend là? Oh des mioches par centaines! La sortie scolaire de l'année!!!Hummm!!!Ca devient vite insuportable, les instits ont des mégaphones mais ne font que rajouter du bruit! Ah si c'était moi! Je les aurais enfermé aux toilettes pour aller profiter des pandas tranquille! Ben quoi? Après je leur aurais fait partagé mon nouveau savoir...

 

Bref, ça devient vite insuportable, on refait un tour vers les bébés, on voit quelques autres animaux qui tournent en rond dans des cages (ours, drôles de vaches, léopard, aigles...) puis on file. Sur le chemin du retour...on dort biensûr!

On se fait déposer près du quartier musulman qui nous avait emballé la veille. Surtout le petit stand de bouffe à l'entrée...Cette fois, soleil et chaleur sont là, on peut manger dans la rue. On se prend deux portions de pates avec plein de trucs dedans. Un peu cher (enfin un euro la part), le gars demande à Aziz s'il est arabe? Et hop, moitié prix! Y a donc des pays où il fait encore bon d' être arabe??? Bon certes, une reduc pour ton facies, c'est pas terrible mais bon...C'est trop trop bon! On savoure...A côté y a des vendeurs de rue qui proposent des supers cerfs volant...Ca plairait trop à nos neveux...En plus c'est tout leger et ça prend pas de place...Allez Aziz vient on en prend pour les petits...Ouais c'est bon, t'as raison, ils vont s'abîmer dans nos sacs...Pfou!!! Avec le soleil les ruelles sont encore plus vivantes qu'hier.

  

On retourne près des remparts et comme hier c'est gym, ping pong, cerfs volants et même une place réservée pour les patins à roulette avec la musique. En parlant de musique y a quelques concerts de musique traditionnelle et y aune femme en particulier...Waouh, dur de pas se boucher les oreilles, c'est impressionant, on dirait vraiment un gag...La fatigue et la pluie étant proches, on décide de rentrer à l'autre auberge pour profiter du bar sympa et d'internet. On retourne dans notre véritable auberge et on s'offre de nouveau les bons plats du resto! Avant de partir pour notre train de nuit, direction Datong, célèbre pour ses milliers de statues boudhistes, on rencontre deux français qui voyagent comme nous. (en Chine mine de rien, les touristes occidentaux sont rares), Céline et Mathieu qui est...nîmois! On a juste le temps de partager nos aventures et de rigoler un peu avant de reprendre notre train. On se serait bien fait une petite soirée avec eux...On se croisera peut être à une feria...Dans le train on essaie de se renseigner sur l'heure d'arrivée à Datong (ça c'est pénible, c'est jamais écrit sur le billet et puis la plus part du temps au guichet ils ne parlent pas du tout anglais alors quand par miracle on arrive à avoir des billets pour la bonne destination à la bonne date, on en demande pas plus!) des gens qui parlent un peu français viennent à notre rescousse et nous annonce que l'arrivée est prévue vers 14h! Waouh! 15 heures de train, pas dans la même couchette en plus...On change les plans, on avait fait une croix sur Pingyao, petite ville (rare en Chine) ayant survécu à la modernisation (encore plus rare en Chine!!!)...Mais le train s'y arrête demain vers 7heures...C'est beaucoup mieux! On change les plans, Datong et ses boudhas attendront, en route pour Pingyao!


 


J 215: On arrive à Pingyao, il est 7 heures du mat...On saute dans un touk touk qui nous amène aux pieds des remparts. La ville est encore endormie, le ciel est bleu, le froid vif, très vif! On marche un peu dans cette ville qui nous séduit déjà, surtout Aziz qui est en train de tomber amoureux je crois...ruelles pavées, maisons basses et pleines de charmes, vélos, touk touk et presque aucune voitures...Le froid nous pousse vers les stands fumant de nourriture. Des ailes de poulets bien chaudes et bien épicées...parfait! On continue le tour des stands de rue et on se pose à une table pour une petite dégustation de beignets. Très bon mais elle a oublié de mettre du sucre! En fait ils les mangent nature...Mais heureusement, les sachets de sucre MacDo viennent à notre rescousse! On regarde la ville s'éveiller depuis notre table, les fesses gelées sur le banc glacial, mais faudrait peut être se lancer maintenant! On part à l'assaut des minuscules ruelles en briques grises, on se perd, on se retrouve dans des culs de sacs...Aziz jette un coup d'oeil dans de vieux hotel, des coures interieures...et moi j'suis toujours pas réveillée et j'ai froid! On se pose de nouveau en terrasse (il fait plus chaud dehors que dedans, enfin, moins froid, et le soleil et le thé aux chrysanthèmes viennent nous réchauffer. Je resterais bien des heures entières sur mon petit banc, à regarder les gens passer, sur fond d'une musique classque chinoise qui tourne en boucle, d'ailleurs on y reste bien une heure mais l'enthousiasme d'Aziz aura raison de moi! On continue notre ballade et on décide de s'attaquer aux remparts. On grimpe par des escaliers et on marche, seuls, face au soleil, sur ces vieux remparts qui nous offrent une belle vue sur Pingyao. On en fait presque le tour, un peu moins de trois heures de marche sur de vieilles pierres, croisant de rares touristes (ils sont nombreux mais sont restés en bas!), regardant la vie d'en haut, les habitants qui étendent le linge, arrosent leur mini potager, font sécher les épis de maîs sur le toît...Doux moment qu'on apprécie...On finit par redescendre de notre nuage pour retrouver tous les touristes. Pause déjeuner dans un tout petit resto tenu par une vieille dame dont le sourire s'illumine en nous voyant rentrer! Peu importe ce qu'on va manger, on sait qu'on a choisi le bon resto. Pour commander on retourne dehors, devant la grande affiche avec les photos, on montre du doigt ce qui nous tente et on demande le prix mais on ne se comprend pas. Des touristes chinoises viennent à notre rescousse et on se retrouve à 6 ou 7 pour commander notre repas! Très drôle! On mange de drôles de trucs (et oui, on le sait tous, les apparences sont souvent trompeuses!), excellents ou très particuliers (ça veut simplement dire pas bon!) et la vieille femme nous offre une deuxième assiette de ce qui est..."très particulier"! Hummm quelle douce attention! Mais on finit par s'y habituer et on finit tout (ou presque...).

On visite les anciens batiments du gouvernements, coures intérieures, temples, passages, étroits, jardins immenses aux arbres en fleurs... salle des tortures (ça c'est moins fun, surtout que les photos en noir en blanc attestent du caractère récent de ces actes... et l'expostion semble plutôt traduire de la fierté que du regret...Bon...c'est le côté obscur de la Chine dont on se passerait bien car il n'est pas dit que la torture fasse totalement partie du passé...). Aziz n'a pas perdu sa motivation et arpente tous les recoins des bâtiments quant à moi qui ne l'avait jamais vraiment retrouvée...je me pose sur un banc...au soleil! On ressort dans les ruelles et on marche au hasard, tombant sur un cortège pour enterrement, un temple, ou une vieille résidence à visiter. On a juste le temps de boire un coup avant de retourner prendre notre énième train de nuit...On se pose dans un resto/bar mais la communication est plus dure que jamais! Pourtant on fait simple, on veut juste deux coca...mais on renonce et finit par changer d'endroit. Sans s'en rendre compte on se retrouve sur la terrasse du café de ce matin, et biensûr, c'est toujours la même chanson douce qui passe en boucle...

On rejoint la gare à pied. Dans notre tentative d'obtention de renseignements d'horaires de train, un gars vient nous aider, un de plus! On se retrouve derrière le guichet pour voir l'écran d'ordi de l'agent...Dans la salle d'attente on devient vite le sujet principal de discussion, une fois de plus! Des européens avec leur maison sur le dos, ça les intrigue... et vous êtes mariés? Et ça vous coûte cher ce voyage? Et vous avez des enfants? Ca fait passr le temps, moi je me cache derrière mon bouquin et laisse lâchement Aziz se débrouiller. On retrouve nos couchettes dures, chacun dans un compartiment différent, et on s'endort sans manger nos pates chinoises lyophilisées...




J 216: Aziz vient me réveiller...Il est 4h30, comme pour nous faire ch... le train a de l'avance! C'est bien la première fois! On se pose un peu dans le hall de gare, en attendant que le soleil se lève. Pas le temps d'être allée aux toilettes dans le train avec ces fichues dix minutes d'avance, j'y vais dans la gare. Toutes occupées mais je suis la seule à attendre...Une première nana arrive, on attend et quand enfin une porte s'ouvre...elle se jette dessus et me passe devant! Entre temps 3 autres femmes sont arrivées et je vais les voir me passer devant une à une...Ca me rend folle mais je vais pas courir ni les pousser?!? Je reviens d'excellente humeur à côté d'Aziz dans la salle d'attente. Biensûr il ne comprend pas que je me laisse passer devant comme ça, mais il comprendra quelques minutes plus tard quand un gars lui fera pareil chez les hommes...Dans le hall de gare un gars veut nous vendre son excursion pour aller voir les boudhas mais on essaie de lui expliquer qu'on va se débrouiller seuls...devant son insistance on lui dit qu'on comprend pas merci aurevoir...Et trente secondes plus tard, il nous passe un gars au télephone qui parle anglais. Une fois de plus, je laisse Aziz s'y coller, ben oui, faut qu'il pratique le petit, c'est comme ça qu'on progresse!!! Bizarement Aziz met rapidement un terme à la discussion!On part se renseigner pour rejoindre Pékin dans l'après midi, on fait un petit tour par la gare des bus mais on finit par choisir un train à 14 heures. Avant de sauter dans le bus direction les boudhas, Aziz nous achète de bons petits trucs tout chaud pour le ptit dèj, une espèce d'oreillette géante enroulée dans une crêpe! Dommage que ce soit du salé! Une grosse heure de bus plus tard et bien gelé, nous arrivons près du site. Un petit tour en moto et on y est! La caisse ouvre dans 15 minutes, on regarde l'énorme chameau qui fait faire des tours aux touristes... Ca y est! On se dirige vers les premières grottes, creusées dans la pierre, abritant les boudhas et on se retrouve au pied d'une statue gigantesque, heuresement qu'elle est assise en tailleur!!! C'est du délire, il faut se baisser pour la voir en entier, elle fait plus de 17 mètres je crois... et tout autour d'elle des dizaines d'autres statues, énormes elles aussi, de taille résonnables ou carrément minuscules! Et nous voilà parti dans l'exploration se ce site unique renfermant des centaines de grottes, renfermant elles mêmes des centaines de statues. Ca date du 2 ou 3ème siecle avant JC...Il n'y a pas trop de monde et on savoure le spectacle pendant quelques heures...parfois il faut reculer d'une dizaine de mètres pour prendre la mesure de l'immensité des statues...certaines s'offrent directement à nous, les grottes qui les protégeaient s'étant effondrées. Il y a encore des traces de peintures et de dorures par endroit...

           

   

 

 

Le retour à la gare est très très long mais on finit par y arriver. On récupère nos sacs laissés en consigne le matin même (ça c'est vraiment genial!), on s'achète des petits croissants vapeur fourrés à la viande (dumplings) dans une gargotte de rue, on met de l'eau bouillante, toujours à dispo dans les gares, dans nos pâtes lyophilisées et on mange dans le hall. Le train arrive, c'est rare qu'on le prenne de jour, d'ailleurs on est pas trop dépaysé car il ne restait que des couchettes! Une fois de plus dans des compartiments différents on fait notre vie, entre lecture, musique et sieste, jusqu'à l'arrivée à Pekin!

A l'exterieur, la gare est tout illuminée et des centaines de gens sont assis devant... Le monde est au rendez vous, comme d'hab! On suit les instructions d'internet pour nous rendre à notre hotel et après quelques arrêts de métro et quelques centaines de mètres à pied, on y est! On a droit à une chambre un peu mieux car celle qu'on avait réservé est occupée...enfin ça c'est ce qu'ils disent mais c'est peut être plus pour nous apater et nous faire rester dans leur hotel! La chambre n'est pas des plus chaleureuse, surtout que l'unique fenêtre donne sur...un mur, mais le lit est immense et on a douche et toilettes. On ressort manger dans un petit resto sympa, moi je suis encore congelée mais la soupe de pâtes fera du bien. On s'endort...à Pékin!!!


 

J 217: On profite de notre grand lit puis on emmerge doucement. On part en direction de la cité interdite, en passant par un peit jardin rempli de lilas en fleur. Les flics sont partout, ils emm...une petite vieille qui fait la manche et confisque l'appareil photo d'un couple de touriste...Hummm, tout ce qu'on aime...La repression n'est pas vraiment visible mais elle existe bel et bien. C'est étrange d'assister à cette scène à côté de la tristement célèbre place Tiananmen où les chars avaient ouvert le feu sur des manifestants étudiants dans les années 90. Devant l'entrée de la cité interdite et sous l'énorme portrait de Mao Zedong, y a des centaines de touristes. Les flux sont contrôlés, pas le droit de stagner sur le pont, on avance, porté par la foule... On a plus envie de flâner dans les rues que de visiter un site touristique aujourd'hui alors on rebrousse chemin. J'suis en petite forme avec mon mal de tête et mon nez qui coule...On va sur la place Tiananmen...déçu, elle n'impressionne que par sa taille mais a été refaite à neuf, moi qui m'attendait à une place pavée...Au centre au lieu d'une stèle rendant hommage aux dizaines d'étudiants morts quelques années avant, c'est un monument tout moche à l'effigie de "jaipasenviedesavoirquoi". La fièvre me rend de mauvaise humeur...Je crois qu'il vaut mieux que je rentre au chaud sous la couette! J'aurais bien aimé que le thermomètre indique un petit 39° pour pouvoir légitimer mes gémissements et me faire chouchoutter mais il atteind péniblement les 38°! On s'endort tous les deux puis Aziz sort faire un tour et me ramène de belles brochettes de crevettes. Hummm, trop bon!!! Il est contrarié car convaincu de s'être fait avoir sur le prix (3 euros la brochette, c'est pas donné mais les crevettes sont bien grosses!). Il ressort s'acheter à manger et revient le sourire aux lèvres, il a récupéré 10 yuan sur les brochettes! Il a vérifié et en fait elles ne coûtaient que 1 euros (10 yuans), alors l'air bien déterminé, il est retourné au stand et a râlé...en anglais! Ce soir on devait voir Emeric, le français qu'on avait rencontré à Shanghaï. Moi je vais déjà mieux mais je préfere me préserver pour être en forme demain (que je suis raisonnable!!!). Aziz le rejoint et apparemment ils passent une bonne petite soirée entre mecs...Moi j'avance dans mon roman "l'ombre du vent" et m'endort le livre à la main... 




Publié à 17:19, le 25/04/2010, Litang Xian
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La Chine!!!!

J 203 (suite): on arrive à l'aéroport de Shanghai...On est en Chine!!! La douane passée on va chercher des sous sous dans la boîte magique et on se renseigne pour aller à notre hotel. Un jeune du point info nous renseigne avec précision et avec le sourire. Il nous écrit le nom de l'arrêt où on doit descendre en caractères chinois pour qu'on puisse le montrer au chauffeur. C'est une excellente technique que nous retenons pour la suite! Merci les copains qui ont déjà visité la Chine pour les conseils, c'est vrai Sandrine de Juan los pinos on commence déjà à se piquer des bons fous rires même si parfois on rigole jaune (ah ah ah) quand vraiment on est en galère. On descend du bus, on s'obstine à parler en anglais alors qu'ils ne comprennent pas, pas plus que nous le chinois, puis on finit par aborder les gens en faisant un grand sourire et en tendant le papier avec l'adresse de l'hotel en chinois. Il fait carrément froid (qui l'eut cru) et devinez ce qu'on a renvoyé dans notre colis pour la France? Nos vêtements chauds! Polaire, gants, bonnet... Il pleut mais on s'en fout royal, on est trop heureux d'être ici. On atteind rapidement notre hotel et on est espanté (sur le cul quoi!). l'auberge est spacieuse, propre, décorée avec gout, le tout pour 5 euros par personne. On est 6 dans la chambre...Quelques mails importants et quelques renseignements plus tard, nous voilà au lit, bien au chaud sous la couette!

J 204: Réveil vers 6h pour moi, je me lance dans le blog pour mettre en ligne l'article de la fin de l'Australie rapidement. 2 heures parès Aziz se réveille, enfin je le réveille! On bricole, on essaie de faire le programme (on se base sur le voyage de Sandrine et Manu plus quelques envies), on profite encore d'internet pour régler 2, 3 trucs puis on se lance à l'aventure. Avant ça, on demande au gars de l'hotel de nous écrire en alphabet latin les mots bonjour, aurevoir et merci...Notre post-it en poche on s'engouffre dans les rues de Shanghai. Dans la rue de l'hotel y a un marché aux pierres. Puis on tombe sur des petites étales de bouffe et oh ben ça tombe bien, c'est l'heure de manger! Manger aux stands de rues, on adore (tant qu'on tombe pas malade!), y a rien de tel pour commencer à s'imprégner d'un pays! On regarde ce qui nous plaît et on achète des trucs dans 4 stands différents: une part d'un genre d'omelette très cuite avec des herbes, un pain tout chaud fourré à "onnesaitpasquoidutoutetfautpasespérerdemander", des patisseries, et des boullettes de viande entourées de farine de riz gluant je crois. On s'assoit pour manger les boulettes, pas facile de se faire comprendre mais ça fait parti du dépaysement. C'est cool car les chinois ont toujours le sourire même si on ne se comprend pas du tout. On se régale, le tout pour au moins 1 euros! Ca ne présage rien de bon pour notre ligne! Un petit tour au marché couvert puis on continue la route. le ciel est gris et le brouillard bien installé. Il fait froid. On adore! Oui, on est en été depuis juin 2009 nous et une ambiance hivernale n'est pas pour nous déplaire. Avec les petits lumignons pendus aux branches des platanes, je me crois carrément à Noël. Finalement, la boulette d'avoir renvoyé la polaire en France n'est pas pour me déplaire car on se lance dans une petite séance shopping tout à fait adaptée à l'ambiance de noël!!! Elle est folle ma chérie elle croit vraiment que les sous on les trouve sous les caillasses, maintenant elle croit même que c'est noël, je me demande si on ne lui a pas jeté un sort ou si elle ne m'a pas entourloupé pour faire des achats. Enfin c'est pas grave car c'est trop cool de faire son shopping à Shanghaï, c'est comme à Paris sauf que c'est 100 fois moins cher!!! Il faut nous voir essayer de communiquer avec les vendeurs...Chacun dans sa langue esperant qu'un mot évoque quelque chose chez l'autre...Moi j'invente carrément des mots aux consonances chinoises pour accompagner mes gestes! On déniche un pull chacun, le tout pour 15 euros, puis je me trouve un t-shirt trop chouette à deux euros et je termine avec une paire de basquettes de ville à 7 euros, parce que les quechua orange, j'en peux plus! Aziz quant à lui s'offre une petite séance chez le coiffeur! Quand je vois la coupe du gars qui lui fait le shampoing, j'ai de serieux doutes sur la pertinence de notre choix! Inutile de demander quoique ce soit, on ne se comprend pas. Aziz profite d'un bon massage du cuir chevelu mais se serait passé du nettoyage d'oreilles au coton tige je pense! (non j'ai eu peur sur le coup qu'il me crève un tympan mais il avait la maîtrise du coton tige) Un autre gars prend la relève pour la coupe. Le résultat est plutôt pas mal...Quel courage cet Aziz! J'ai perdu mon robinson crusoé mais j'ai retrouvé mon petit kéké et ça me plaît! On prend le métro pour aller dans le centre ville, sur la place du peuple. Une fille nous dit bonjour en anglais puis entame la conversation. Ses deux amis la rejoignent et nous faisons un bout de route avec ces 3 jeunes chinois vraiment acceuillant. On décide d'aller boire un thé ensemble mais quand le gars nous dit que c'est 20 euros la théière pour deux, on décline l'invitation. On comprend rien, on pensait que ce serait donné le thé ici mais ils nous expliquent qu'il est importé (?) et que pour avoir du bon thé il faut mettre le prix, ce que nous ne ferons pas. On retourne tous les deux vers la place du peuple puis on descend une gigantesque avenue piétone aux milles boutiques, bondées de gens. Dans 3 semaines Shanghai accueille l'expo universelle 2010. On modifira peut être nos plans pour revenir y faire un tour, mais en fait on sait pas vraiment ce que c'est "l'expo universelle", mais ce qui est sûr c'est que pouvoir placer un petit "nous étions à l'exposistion universelle de Shanghai en 2010" jusqu'à la fin de nos jours, c'est la classe! Et combien ça va nous couter tout ça!!! J'arrête mes conneries (j'espère bien) mais en tous cas la ville semble en ébullition autour de cet évenement: nettoyage, dernières retouches, peluches de la mascottes vendues à chaque coin de rue, affiches par centaines, décompte géant avant l'ouverture de l'expo... Au bout de l'avenue on arrive au bord de la rivière qui traverse Shanghai. Elle est noire de touristes, des chinois qui visitent leur pays, ça c'est bon signe... Le brouillard qui dissimule les immeubles aux formes étranges de l'autre côté de la rive, ne fait qu'augmenter le charme du paysage. On se ballade, de jeunes mariès prennent des photos sur les ponts, on se pose sur les marches, on feuillette le guide puis on a faim! Il est 18 heures, on prend le chemin du retour et on s'arrête dans un petit resto où ils ont une carte avec photos! On pointe du doigt ce qui nous fait envie et quelques minutes plus tard, en face de nous, se trouvent tout un tas de plats plus apétissants les uns que les autres, et...des baguettes! On rigole bien en essayant de manger avec (pas question de demander une fourchette (surtout qu'il y en a pas je crois), de toutes façons on en serait bien incapable!) et les gens autour de nous aussi! Mais finalement on s'en sort pas si mal, beaucoup mieux qu'en France en tous cas...la magie opère... On rentre à l'hotel, complètement sous le charme de ce premier aperçu de la Chine. Y a rien à faire, l'Australie c'était génial mais notre truc à nous c'est la foule dans tous les sens, le bordel, la bonne cuisine, les ruelles secrètes....C'est vrai.... Il est 23 heures, on est chacun sur un ordi, et moi j'éteinds le mien car je tombe de sommeil.

                                           

 

J 205: On se lève tranquille et on file au consulat du VietNam pour faire nos visas. Mais avant d'aller au consulat on s'arrête dans une petite boulangerie à la française, c'était un régal et on était sur le cul quand la chinoise qui nous a servi commence à nous parler français, c'est sur on reviendra. Et oui, la devise du voyage c'est "Carpe Diem" mais faut quand même penser parfois à la suite... On laisse nos passeports qu'on pourra récupérer dans 3 jours. On se perd un peu dans le quartier ultra moderne de Shanghaï et devant nous, posé comme un cheveu sur la soupe, un immense temple. On pointe le bout de notre nez à l'intérieur et chouette, on peut le visiter. Moyennant cinquante centimes d'euros (soit 5 yuan) on pénètre dans le temple muni de gros bâtons d'encens qu'il faut visiblement faire brûler à l'entrée, dans une espèce de roulote. On accomplit notre devoir avec sérieux puis on s'engouffre dans les multiples salles du bâtiment. Des énormes statues dorées, devant lesquelles sont posées des sièges pour prier. Pas vraiment de religion officielle en Chine (taoisme essentiellement je crois) mais beaucoup de croyances, rituels, coutumes divers. On entend de la musique, on rentre timidement dans une grande pièce quand quelqu'un nous fait signe de ne pas hésiter (enfin ça c'est la traduction qu'on veut bien en faire!). Ce sont sûrement des moines du temple qui s'exercent à de multiples arts: chant, musique (avec des instruments dont on ignorait l'existence!), calligraphie...Devant l'entrée, une table avec des offrandes de tous type: fruits, plats préparés, boissons disposées dans de petits verres, poisson frais...On assiste à de spectacle innatendu avec un grand plaisir, c'est le genre de "rencontre" qui nous plaît...On se régale de les observer, je jette un oeil à la table des offrandes quand mon coeur s'emballe: le poisson se met à gigoter dans tous les sens, renverse les verres partout...c'est horrible et y a que moi qui le voit! Ils vont croire que c'est moi qui ait fait ce carnage!!! Moi j'adore et ça me fait bien rire, ils sont fous ces chinois!!!

Bref, on finit le tour du temple puis on part à la recherche d'un resto. Y en a un tout en bois qui à l'air assez chaleureux (il n'en n'avait que l'air!). Pas de photos pour illustrer le menu, mais une carte en anglais. On se débrouille et on se retrouve avec des brochettes de viandes qui nous rappellent carrément les saveurs du Maroc, et un plat de nouilles chinoises. On est toujours dans le quartier ultra ultra moderne de la ville et on se laisse tenter par la modernité! On grimpe dans une tour de 471 mètres de hauteur qui offre évidemment une vue imprenable sur la ville (non 492 mètres, une des plus hautes du monde, et surtout le point d'observation le plus haut du monde). On se croirait dans un jeu de société, entre le monopoli (avec des immeubles aux toits rouges d'un côté, verts de l'autre) et "Hotel" (y a que moi qui jouait à ça avec mon copain Julien?)(avec des immeubles beiges dorés, le parc et la piscine autour...). La ville est immense, sous nos pieds on aperçoit la circulation...un monde de play mobiles...On regrette de ne pas y être monté la nuit, ça doit être magique.

                                    

 

                                                       

Aller, on va aller chercher un peu d'authenticité dans le vieux quartier de Shanghaï (on apprendra plus tard qu'il a quasiment été entièrement refait, c'est du vieux tout neuf!). Petits ponts et ruelles, toîts recourbés aux tuiles noires avec des sculptures dessus. Guirlandes et lumignons...C'est très touristique mais très agréable. Pour manger on se pose dans un fast food chinois. C'est assez rigolo comme expeérience et surtout, tu vois ce que tu peux manger. On salive d'avance mais finalement ça n'a rien d'exceptionnel, rien ne vaut les stands de rues!

Pour rentrer on cherche une station de métro mais on ne trouve pas. Aziz, optimiste demande à une chinoise de nous l'indiquer mais...elle parle chinois! Elle nous fait suivre de la suivre, on marche un peu puis, l'air perdu elle hèle un taxi et on monte dedans avec elle. Elle nous dépose devant la station de métro et refuse l'argent qu'on lui tend avec un grand sourire...Sympa la madame...C'est depuis que je me suis coupé les cheveux, elles sont toutes folles de moi, mais ça va je supporte.

Bien crevés, on s'endort dans notre dortoir sympa mais gelé, après quelques tentatives de dialogue avec un jeune chinois dont on a vraiment du mal à comprendre l'anglais..."I like lec bissan" "what?" "euh leukeu bessan" "Ah, Luc Besson!!!!" Et ouais, chacun son tour!!!


 

J 206: On refait nos sacs, direction villes et villages puis les montagnes jaunes. (on a vu les photos de Steph et Sylvain et ça nous avait fait rêver.) En quittant le dortoir, une jeune chinoise me fait choisir un collier parmis des dizaines, je lui fais signe que je ne veux pas mais elle me fait comprendre que c'est un cadeau. J'en choisi un, je vais vous épargner les descriptions, rien ne vaut une petite photo!

On grimpe dans le train pour Suzhou, la ville aux jardins. On se rend compte que les chinois ne sont pas très courtois quand il s'agit de faire la queue. On s'en était apeçu quand on avait failli rester dans la rame de métro parce que ceux qui montaient dedans ne nous laissaient pas descendre!

On arrive sous un temps froid et pluvieux...Des agences attendent les touristes et on se laisse tenter par un tour organisé pour l'après midi car galérer à trouver les sites par ce temps, bof bof...on s'achète deux beaux parapluies et on embarque: bus, promenade dans un parc avec une énorme statue et une superbe tour, bateau à travers les canneaux de la ville, vieilles maisons blanches aux tuiles noires, joli jardin, musée de la soie passionant (non mais vraiment c'est de la folie ces vers à soie et les techniques des femmes pour te faire une super couette (si on voyageait pas encore trois mois et demi on s'en serait offert une, c'est sûr!). Parcontre la demie heure au stand "vêtements de soie" on s'en serait passé mais Aziz me déniche quand même un bonnet bien sympa et bien chaud (pas en soie biensûr!). Encore un ptit tour en bateau puis un dernier arrêt dans un magasin de service à thé, sans aucun intêtet, mais ça fait partie du jeu. Nous on y trouve un intêret puisqu'un peu fatigué et agassé par l'heure qui tourne dans cette pièce, on craque un peu et on profite d'être des incompris en Chine pour chanter des conneries (ouais, normalement on fait ça à 12 ans...) et nous voilà à reprendre une scène de "podium" quand Poolvoerd (?) déclare: "moi aussi j'peux faire du brassens, c'est tellement facile: J'ai perdu ma couille au fond du ravin..." C'était trop bon !!! bref, c'est très puéril mais qu'est ce que ça nous fait rire!!!Allez, enfin on nous dépose devant l'hotel qu'ils nous ont réservé...Enfin qu'ils devaient, parce qu'apparemment il est complet. Le gars nous accompagne jusqu'à un autre...complet! Un autre...hors de prix...Fatigué on décide d'accepter celui un peu plus cher sauf que...sauf que là c'est eux qui ne nous acceptent pas! Et pourquoi? Parce qu'on n'a pas nos passeport et qu'ils ne peuvent pas vérifier nos visas! On leur montre le reçu du consulat vietnamien, seule preuve que l'on ait mais ça ne leur suffit pas! Deuxième tentative...même réponse! On décide d'aller à un hotel recommandé sur le routard, une auberge de jeunesse, ils seront plus cool peut être. Le gars de l'agence nous laisse, content de s'être débarassé du paquet! Il traduit quand même l'adresse de l'hotel en chinois au taxi et nous voilà en route. Arrivé à l'hotel c'est exactement le même problème. Le responsable est sympa, il nous dit qu'il va nous aider mais qu'aucun hotel ne voudra nous héberger à cause des contrôles de police. Il faut qu'on aille au poste pour qu'ils vérifient nos visas...Une bonne galère s'annonce quand on ne rêve que d'une chose: être au chaud sous la couette! On décide de rentrer à Shanghai parce qu'on veut pas galérer pendant 3 jours pour trouver des hotels...tant pis pour les montagnes jaunes, on va d'abord récupérer nos passeport après demain puis on verra la suite plus tard. Et nous voilà dans le train qu'on avait pris le matin direction notre hotel à Shanghai. On l'a quitté ce matin donc on n'est pas inquiet et puis Guilhou nous a donné un contact à Shanghai en cas de souci. Ben on aurait du être inquiet parce que comme ils ont enregistré notre sortie on doit leur fournir de nouveau nos passeports. Là on est dans la m...Non mais ils vont pas nous laisser dormir dehors!?! Je file sur l'ordi récupérer le contact de Guilhem et Aziz essaie de corrompre le responsable à coup de sourire et de gueule désemparée et ça marche! Il nous laisse prendre une chambre pour deux nuits, jusqu'à ce qu'on récupère nos passeports! Il nous fait même une réduc sur une chambre double chauffée! On n'hésite pas et on se jette sur le grand lit! Tout est bien qui finit bien! Ils sont fous ces chinois, on allait pas dormir dans la rue quand même, merci le consulat vietnamien pour nous avoir laissé un reçu qui sert à rien!!!


 

J 207: Je me réveille avec une bonne grosse migraine, comme au bon vieux temsp alors je traîne encore un peu au lit. Vers 13h30 on met le nez dehors. Bien couvert on n'a pas froid. On va vers la place du peuple qui n'a d'interêt que le nom. On mange des pates dans un stand de rue et on rencontre de nouveau des jeunes qui ont l'air content de nous parler en anglais! On les prend en photo, on se prend avec eux...C'est sympa. Ils vont aussi assister à une cérémonie du thé, visiblement très appréciée des touristes chinois mais on les abandonne pour aller se promener dans un jardin vers la vielle ville. Le jardin est entouré de remparts, il est immense et très beau. On y passe une bonne heure, entre bassins, petits ponts, petits temples, boutiques d'art qui nous passionnent parce qu'il y fait chaud (enfin moins froid que dehors). Un peu avant la sortie on rencontre Emeric, un français qui voyage autour du monde comme nous. On sympathise rapidement et on décide d'aller boire un coup tous les trois. Y a pas trop de café en Chine et là on rêve d'un gros chocolat chaud. Le mac do? Ah non! Mais on se retrouve quand même dans une chaîne américaine de "coffee", starbuck je crois. N'empêche que leur chocolat au lait est trop bon, que les fauteils sont hyper confortables et qu'il y fait chaud! Le pied! C'est vrai que ça ressemble à une ambiance de Noël, mais vivement que la chaleur revienne. On tchatche les mains chauffées par la tasse puis on rencontre un couple agé de mexicains! On va parler espagnol, trop bon! On passe un super moment tous ensemble, c'est vraiment agréable, et on récupère une adresse au mexique! Qu'est ce que c'est bon de parler espagnol. Il fait nuit quand on ressort du café. Emeric reprend sa route et nous aussi. On se perd dans les ruelles, comme on aime et on tombe sur un marché nocturne et des petites boutiques qui vendent de tout. Y a pleins de gargottes illuminées qui font des fruits de mer, des pates, des brochettes...On se croirait sur la place Jamaa el fna de Marrakech. On hésite à manger là mais on a bien envie de se poser dans un resto. On fait quelques mètres et le paysage change complètement: les immenses tours et building du quartier financier sont tous illuminés, on est loin des petits stands de bouffe et de leurs lumignons... On marche le long des berges, c'est agréable. On regarde les lumières de la ville puis on remonte la rue piétonne jusqu'à la place du peuple. On se pose dans un petit resto sympa mais un peu cher (enfin tout est relatif, mais on s'habitue vite au coût de la vie dans un pays et ici on se fait de bons petits plats pour 7 euros à deux). On rentre à l'hotel, il est déjà tard. On traîne un peu sur l'ordi et Aziz décide d'appeler Céline, sa copine d'enfance de Quissac. Elle lui a demandé d'être son témoin pour son mariage, le...31 juillet et...il a dit oui! Et oui, nous seront de retour en France vers le 30 juillet. Deux semaines avant la date prévue. Moi j'avoue que j'avais envie de rentrer un peu avant le 15 Aout pour profiter de tout le monde parce que pour moi, les retrouvailles font aussi partie du voyage et seulement 15 jours pour tous vous revoir et se remettre dans le bain avant le boulot le 1er septembre ça me paraissait court! Du coup, après j'étais plus à une semaine près et Aziz est ravi d'être le témoin de Céline donc "emballé c'est pesé" on rentre un peu plus tôt! C'est trop bon de savoir que l'on va profiter des amis et de la famille plus longtemps avant de se remettre au boulot!!! Merci ma petite Cécé de m'avoir choisi comme témoin, j'ai de la chance. J'appelle mes parents qui sont ravis de cette nouvelle puis on se fait une petite séance skype avec Guilhou, Isa et le petit Mathieu qui nous fait bien rire. Y a rien à faire vous nous manquez mais c'est surtout nos neuveux qui nous manquent! Mais bon là ce n'est plus dur, on savoure le temps qu'il nous reste dans ce voyage, les petits nous manquent mais ça ne nous rend pas tristes, au contraire, on leur fait une place encore plus grande...On s'endort heureux...

                                    


 

J 208: Ben pourquoi pas s'offir une autre grasse mat dans notre chambre douillette? On décolle à midi et on part direction le métro. Maintenant on maîtrise bien le métro (sauf quand on tourne une heure en rond pour trouver la station du consulat), les "bonjour, merci, aurevoir" (sauf quand on dit merci pour dire bonjour...), le maniement de la baguette (sauf quand il nous faut pas moins de 90 secondes pour avaler l'équivalent q'une cuillère de riz (à café la cuillère, à café...) et on commence à s'habituer aux bruits degueu que font les chinois quand ils crachent dans la rue (sauf quand on se regarde irrité...). On finit par récupérer nos passeports et nos visas pour le Vietnam. On essaie de leur dire qu'on a bien galéré parce qu'ils ne nous avaient pas donné de papier officiel mais en vain...faut accepter de pas pouvoir tout dire...On a perdu pas mal de temps, la journée est bien avancée, on rentre à l'hotel, le temps de regarder un hotel pour les montagnes jaunes, de prendre quelques infos et de souhaiter un joyeux anniversaire à Bertrand sur sa messagerie. On repart direction la gare pour prendre notre train de nuit pour Huang Shan, les montagnes jaunes. On s'est pris des couchettes , on avait le choix entre "hard bed" et "soft bed" et biensûr on a pris les hard bed sans trop savoir ce qui nous attend...elles sont pas si dures que ça mais on est 6 par compartiment, y a trois étages, ça fait haut. On est au second. On "s'installe" et on grignotte ce qu'on s'est acheté. Chaque compartiment a sa bouilloire, prochain coup on se prendra des pates chinoises liophilisées. Ils en vendent partout. On pensait pas, on croyait qu'ils n'en mangeaient que des fraîches mais non! Dans les hall de gare y a même de l'eau bouillante à disposition pour pouvoir se faire ses pâtes, et aussi pour boire tout simplement car en Chine l'eau courante n'est pas potable! Nulle part! On se fait se fait un petit docteur House, on bouquine et on s'endort. Trop agréable le train chinois, mis à part les toilettes et les fumeurs!!!

                                                         

J 209: Ca y est! On y est à nos montangnes jaunes! Dans le train tout le monde fume, ça fait pas rêver mais bon, on a quand même plutôt bien dormi! On va à l'hotel qu'on nous a conseillé pour y laisser nos bagages et faire une résa pour un dortoir au sommet des montagnes. Tout est complet nous dit on. Et oui, c'est le week end et il paraît que ça va être bondé de touristes chinois! Hum! On réserve une chambre dans la ville au cas où on ne trouve pas de chambre là haut. On s'achète à manger dans des petits stands et on saute dans un bus qui nous rapproche des montagnes jaunes. Une heure après on en descend et on tombe sur un gars qui nous propose de nous aider à nous organiser (moyennant une petite commission bien sûr) et c'est pas de refus. C'est le Mr Cheng dont ils parlent dans le guide, c'est rigolo...Il nous trouve une chambre, la moins chère possible, sans douche (même pas à l'extérieur) mais finalement ça revient quand même à 25 euros, hors de prix pour la Chine...enfin, il nous dit que c'est une maison d'hote, moins de confort mais peut être plus d'authenticité...on verra... Il nous conseille aussi de suivre un autre itinéraire, pas emprunté par les touristes chinois (environs 20 000 sur le site ce week end!!!) et biensûr on se laisse tenter. Il nous dépose à l'entrée d'un chemin bien escarpé et c'est parti! Il fait beau et chaud, c'est une nouveauté pour nous en Chine. On avait regardé la météo et les quelques jours d'avant ils prévoyaient de la neige! On monte des centaines et des centaines de marches, traversant des forêts de bambous (c'est vraiment beau une forêt de bambous et c'est un paysage nouveau pour nous, un de plus!), des champs de thé dont une paysanne récolte les feuilles...On arrive à un premier point de vue: d'immenses cascades et des gouffres bleu verts, limpides. C'est vraiment beau mais c'est vraiment haut! On arrive au pied du téléphérique qu'on ne voulait pas prendre, mais après 2 heures de rude montée on se dit que c'est pas plus mal d'en profiter si on veut randonner derrière, sachant que la journée est déjà bien avancée! On est seul dans notre cabine (les touristes sont arrivés plus tôt) et on profite de la vue splendide, se delectant de regarder les marches qui défilent sous nous et que nous ne sommes pas en train de gravir! Au sommet, des touristes mais pas des tonnes non plus. On marche un peu, à flanc de montagne sur des chemins vraiment bien aménagés (un peu trop même!).

 On n'est pas déçu des paysages: de hauts pics aux multiples formes, surmontés de pins, qui se découpent dans le ciel étonnemment bleu. On se fait une pause picnic quand on commence à voir la horde de touristes arriver. Groupe de dizaines et dizaines de personnes, guide avec mégaphone qui hurle en chinois! Les hommes qui crachent en se raclant la george (quand c'est pas moi que ça fait péter les plombs, c'est Aziz!), les gens qui te poussent pour te passer devant...hum, tout ce qu'on aime! Bref, on essaie d'emprunter des petits chemins et on s'en sort pas mal. On montre l'adresse que Mr Cheng nous a écrite en chinois pour trouver notre maison d'hote...Maison d'hote...un gag...mais pas drôle le gag. On est dans le batiment d'un téléphérique qui rejoint un autre côté des montagnes. On suit la femme, on pâlit, on arrive à une porte sous le téléphérique, un couloir froid et humide, sans fenêtre, elle ouvre la porte d'un minuscule dortoir, me fait signe de poser mes affaires sur le lit à l'entrée puis demande à Aziz de l'accompagner...Et oui! Les dortoir ne sont pas mixtes! Il dort dans un pièce aussi froide et glauque que la mienne, à quelques mètres de moi. Ca finit de nous achever! J'essaie d'en rire mais Aziz à plus de mal! Impossible de se poser là en attendant de manger, on repart marcher! On grimpe un petit sommet qui nous offre une belle vue sur les montagnes dans la brume. On se pose un instant, seul ou presque, sans bruit ou presque (y a toujours un raclement de georges qui traîne par ci par là...) puis on redescend  vers notre chambre...On a droit a un thermos d'eau chaude, on se fait nos pates chinoises qu'on mange face aux montagnes puis on se résigne à aller se coucher. J'accompagne Aziz dans son taudit, pardon, dans son dortoir, et un gars me fait signe de rentrer dans le dortoir et de m'asseoir. Avec plaisir, parce que là, il est 19h30, j'ai pas un bouquin, et mes draps gelés ne me font pas rêver. On essaie de communiquer à coup de sourire ou de grimaces pour dire qu'on a mal aux jambes. Il nous offre un petit chocolat puis faut y aller, sert à rien de repousser l'échéance. Je laisse Aziz et rejoint mon t...dortoir, me glisse sous les bras et m'endors difficilement mais appaisée, une bouteille d'eau brûlante dans les mains... C'était le dortoir le plus glauque du voyage, le plus froid et le plus cher, enfin on a quand même bien dormi.

                                          

 

J 210:  Si on oublie le froid, les greluches qui sont rentrées dans la chambre à minuit en faisant comme si on était pas trois à dormir, les autres qui se sont levés à 4 heures du mat pour "voir" un soleil se lever dans un ciel bien gris et qui se sont fumés quelques clopes dans le couloir avant de sortir...On a plutôt bien dormi!

Aziz revient de mauvaise humeur de son passage aux toilettes (les hommes fument, c'est crade...bref). C'est pas rien de le dire, au bout de trois minutes où tout le monde te passe devant, fume, crache, il y en a même un clope au bec, porte ouverte qui fait c____, vous voyez quoi, je suis sorti et je suis allé faire mes besoins dans la nature. Il est 6 heures et on essaie de feinter pour éviter la foule et les mégaphones. On fait demi tour après une première tentative dans une direction qui nous enchantait pourtant par ses chemins carrément flippants, au dessus d'un "canyon", mais on n'est pas sûr d'où il mène et en plus il pleut! On rebrousse chemin, on se retrouve à faire la queue pour avancer, ça va pas être possible...On demande des explications mais c'est pas concluant...On croise deux italiens qui nous confirment que le premier chemin qu'on avait emprunté mène au bon endroit. On repart donc sur nos ponts et escaliers escarpés et très pentus, comme on aime. Il n'y a quasiment personne, le paysage est grandiose, les chemins fantastiques et on se fout de la pluie! On marche, on marche, c'est trop bien...Il commence à pleuvoir de plus en plus fort, on est comme qui dirait trempé! On passe par des gouffres, des ponts, de vieux chemins de pierres, on croise des arbres en fleurs... Puis on aperçoit une route et des voitures...Un gars vient nous montrer où on est sur la carte et là...j'explose de rire...Aziz pas du tout...mais c'est nerveux...on est comme qui dirait à l'opposé de l'endroit où on pensait arriver...et toujours trempés biensûr. Mais pas de souci, il peut nous ramener au village...pour 35 euros...hors de question!!! On fait demi tour, on va se débrouiller pour retomber sur le bon chemin...Une petite quizaine de bornes (après les 10 qu'on vient de se cogner...) et des centaines de marches, dans le sens de la montée évidemment!!! Là, on en a raz le c...bol! On finit par rejoindre une route, on galère pour enfin arriver au départ des bus qui ramènent au village. Là c'est la cohue (on l'a payé chère notre solitude mais on ne regrette pas, enfin...moi non...),(moi j'ai ralé comme un putois mais vous me connaissez non, après je n'ai pas du tout regretté, si juste un peu car on était bien fracassé quand même) rebelotte les gens qui crachent et qui te poussent pour te passer devant...On perd patience mais on finit dans un bus, puis dans un second qui nous amène jusqu'à l'hotel où on a trouvé nos sacs et payé une nuit pour rien. Ils sont sympas et nous file la clef d'un dortoir pour qu'on aille se doucher. On reste de longues minutes sous l'eau bouillante, on était gelé. On sort pour manger un bout. On déniche une petite gargotte qui paye pas de mine mais le sourire de la vieille qui nous prépare on se sait pas trop quoi (on choisit toujours un peu au pif) nous fait dire qu'on a fait un bon choix! On mange deux trois plats trop trop bons! Avec des jeunes pousses de bambous bien craquantes, un peu de viande et de riz, un régal (j'aurais bien ajouté du sel mais impossible de se faire comprendre! Je sais, je sais, ça me fait pas de mal!). On rentre à l'hotel, on squatte le canap, je fais trois accords qui sonnent faux sur la guitare puis on s'offre une petite séance skype avec Flo, Bertrand, Tomtom et...Nicolas! Ca fait du bien, on aprécie toujours ces petits instants volés...

Allez, c'est l'heure du train, si on veut être dans les couchettes du bas pour avoir la table et pouvoir tenir assis sur notre lit (et oui on a compris l'astuce maintenant), faut qu'on soit les premiers! On achète notre repas du soir (des pates chinoises lyophilisées) et on embarque. On mange et on s'installe pour se faire un bon petit film: Mystic river, vraiment bien... On bouquine chacun de notre côté et on s'endort...Demain on a quelques heures à passer à Shanghaï puis on remonte dans un train de nuit pour changer de région: Xi'an et sa célèbre armée de soldats en terre cuite...J'en rêve...On apprend de plus en plus de la Chine, ça nous donne envie de découvrir encore et encore cet immense pays avec ces défauts certes mais surtout ces qualités qui prennent le dessus. Les photos sont sur picasa et Marie mettra les photos sur l'article plus tard.

                            

 



Publié à 15:09, le 20/04/2010, Shanghai
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Les derniers jours au pays de "oui oui"

 

J 190: On récupère le van ce matin. Sur le chemin on s'arrête à city beach parce qu'hier, je crois bien que j y ai oublié...mes lunettes (la veille, avant de quitter Nouméa, on avait eu Marion et Inès sur skype et elles me demandaient de leur faire la liste de ce que j'avais perdu ces mauvaises langues... Et moi, toute fière de leur dire "rien...ou presque..." Et le soir même j'abandonnais mes super lunettes de vue sur le sable blanc de city beach.... Même si on est en Australie, je ne les retrouve pas! Heureusement j'avais prévu une deuxième paire (et oui! Je me connais si bien...c'était prévisible et même surprenant que je n'ai pas déjà demandé à ma mère de me faire faire une nouvelle paire et de l'envoyer à l'ambassade, parce que j'avais déjà perdu les deux!!!) Armelle restez bien connecte, a mon avis ca ne va pas tarder... Bref!  On récupère le van, on fait le plein de courses (nutella, beurre de cacahuète, bonne viande rouge et compagnie!). On retourne à l'hotel où on range le van et se fait un bon petit repas au bord de la piscine. Allez, c'est l'heure de prendre la route, direction Cairns, à 1800 bornes de là! Il fait beau, on roule l'esprit libre et on s'arrête sur une plage plutôt sympa où Aziz reprend ses bonnes habitudes et s'en va défier les vagues (au fait c'est vrai le refrain de Renaud "c'est pas l'homme qui prend la mer..." moi c'est les vagues que j'ai pris dans la face) avec son body rose pendant que moi...je bronze...Le soir on se trouve un coin pour dormir, à côté de la mer. On partage le barbecue avec d'autres gens quand il se met à pleuvoir! On se prend une bonne saucée... Aziz casse un verre (il râle...), puis ça se calme et on va s'asseoir autour d'une table abritée, à côté d'une famille australienne. On passera la soirée à discuter et à rigoler avec eux. Ils sont vraiment chouettes et ont beaucoup d'humour.


J 191: On avait prévu (enfin "prévu" c'est un bien grand mot...) de rouler ce matin, mais le soleil est là et Aziz propose d'en profiter! Ni une ni deux, 8 heures du mat, on se retrouve sur la plage et on alterne bronzette et body, de nouveau on ne prend pas beaucoup de vagues. Les vagues sont absolument énormes, c'est trop bon! de les prendre dans la face, ca fait mal! On reprend la route direction Maryborough, ville natale de l'auteur de Mary Poppins. Il paraît qu'il y a de belles statues, gravures, etc...En route on s'arrête à Noosa, station balnéaire avec ses petites boutiques (dans laquelle je rachète enfin un soutif!), sa belle plage, sa mangrove et ses bancs de sables découverts à marée basse. Y a des maisons de malade, ça à l'air plutôt huppé comme ville. Je prends le relais et c'est moi qui conduit...et comment dire...ce n'est pas vraiment une réussite et Aziz ne se prive pas de me le faire remarquer (contre sens, feu rouge, priorité grillée...) je l'avais peut-etre un peu stresse mais quand meme. On arrive à Maryborough, Aziz est ravi à l'idée de cette escale "Mary Poppins"! On trouve pas cette ...... d'office du tourisme, je continue les boulettes sur la route...Pfou! On en a marre! ("tout ça pour aller voir ta Mary poppins à la noix!"). On demande le chemin à des passants qui nous indiquent des routes tout simplement opposées! Pour nous aider à nous repérer, Aziz demande si c'est à gauche ou à droite au MacDo (et oui! Toujours le MacDo!) et là la nana nous répond: "Left or right at WHAT?" "At Mac Donald!" "What?", je prend la relève et lui répète: "Mac Donald!" "Sorry i don't know what you're talking about!" on s'essaie chacun notre tour à des "Mec Doneld, Mac Douneld, Moc Donold..." "No sorry i don't understand" "You know the big fast food with the big yellow "M" et là elle nous répond: "Ohhh! Mac Donald!!!" "oui oui c'est ça mac Donald!". Un vrai sketch! Bref, c'est rigolo un francais nous avait raconte la meme histoire a Sydney a notre arrivee et on pensait qu'il exagérait, on finit par trouver l'office. Et là, c'est la desillusion! La nana me dit que sur le lonely planet, les infos sont erronées et qu'il n' y a plus grand choses sur Mary poppins. Elle m'explique deux ou trois trucs qu'on trouve pas. J'insiste, je retourne la voir. Elles m'amène jusqu'aux "splendides gravures des personnages sur la brique rouge" (dit lonely planet) et là, on se regarde avec Aziz et on peut pas s'empêcher de rire. Elles sont minuscules et représentent des dragons, un cheval...Rien de Mary poppins quoi! On cherche pas à comprendre et on va voir la statue de Mary. Celle là, elle y est bien, et c'est vraiment la seule chose un peu sympa. Je prends ma photo et suis à deux doigts d'insulter Mary parce que ça m'a vraiment saoulé tout ça, mais je me retiens, quand même!!! Moi non, tout ca pour ca et en plus on s'est pris la tete a cause d'elle!!! Heureusement dans ces quelques heures perdues y'aura eu le très drôle épisode du MacDo et surtout on aura vu de superbes vieilles maisons australiennes. Sur piloti, en bois et fer forgé, avec d'énormes terrasses et la peinture qui s'écaille... Vraiment belles. On vivrait bien dans ce genre de maison...

Le soleil se couche vers 18 heures alors on se dépèche de trouver un barbec dans un coin sympa avant la nuit. Chose faite, on se fait de bons petits hamburgers, et on passe une douce soirée, autour du feu (bon ok, c'est un barbec électrique mais quand même, c'est chaleureux!), à discuter comme deux pipelettes. On part dormir un peu plus loin.



J 192: On se fait un ptit dèj dans un cadre de malade...une fois de plus... Qu'est ce qu'on apprécie ces moments de bons matins...On se promène un peu puis on prend la route. On traverse des champs et des champs de canne à sucre. C'est dans cette région qu'ils produisent le rhum australien (mouais...du rhum australien...bon...). Toujours d'après le guide qu'on n'a pas encore jetté, il y a un coin sympa pour pour faire du PMT (mais si! Palme Masque Tuba, je vais pas vous le dire à chaque fois!). On le cherche, pas facile à trouver car dans l'eau on voit, comment dire, rien! Bon ça nous a fait une petite baignade mais bon...Allez, c'est 16heures, c'est l'heure de manger non? Non? Si si! On allume le barbec et on se fait un vrai petit festin, face à la mer biensûr! Y a une plage un peu plus loin qui s'appelle la plage de "mon repos". C'est là que des dizaines de tortues viennent pondre . Y a des balades guidées pour aller les voir...jusqu'à fin mars...on est le...1er avril! Et ce n'est pas une blague! On trouve la plage, on prend un petit sentier, on attend un peu...la nuit tombe et...on ne voit rien! On roule un peu puis on se pose pour la nuit.


J 193:On se demande si on se fait deux jours à Fraser island, une petite île très belle paraît il... Mais on a clairement explosé le budget en Nouvelle Calédonie, et puis on se demande si après les îles magiques qu'on a faites là bas on sera pas un peu déçu, surtout qu'on peut même pas s'y baigner à cause des requins... On n'y va pas! On roule vers le nord, on décide de faire pas mal de kilomètres aujourd"hui pour aller sur Magnetic Island demain, une île qu'on nous a vivement recommandé et où on peut amener notre van pour un prix raisonnable. On roule et il pleut. Ca tombe bien. On traverse les champs de canne à sucre, on longe les rails avec des wagons de marchandises dessus (pour les cannes surement) et on se fait une pause à Rockampthon (ville où un croco de 12 mètres à été photographié y a deux ans, sur les rives du fleuve... ça, ça nous fait rêver nous!), où on retrouve notre ami, Jérôme, le ptit jeune baroudeur... On est bien content de le revoir, on discute un ptit moment ensemble...c'est rigolo que nos routes se soient recroisées...un ptit texto et nous voilà autour d'une table tous les 3 (oui,vous savez, les petites table du Mac Do...). Allez, on a pas mal de bornes à faire encore... On voit du paysage, Aziz roule (c'est mieux ainsi, et on fait le blog...). On roule jusqu'à la nuit...


J 194: Encore quelques kilomètres avant Townsville, là où partent les bateaux pour Magnetic island...rien que le nom...On prend quand même le temps de se faire un ptit dèj dans un parc en bord de route. On voit de gros oiseaux noirs: des perroquets énormes! Ils sont trop chouettes, surtout quand ils volent et dévoilent leur plumage aux couleurs de feu... On arrive au port et, c'est les vancances scolaires, du coup, c'est rare mais le ferry est complet. On attend au cas où...on profite des ordi et de la corbeille de fruits dans la salle d'attente! YES!!! Y a une place pour nous et notre van! Coooool! Arrivée sur l'île on perd un peu de temps pour s'organiser, quelques courses, le programme, une éventuelle sortie en bateau, mais non, on préfère se faire une sortie au départ de cairns pour aller sur la grande barrière de corail. D'ailleurs là encore on hésite parce que c'est pas donné mais surtout avec les fonds marins qu'on a vu en NC, on a peur d'être déçu. D'après Sabine c'est quand même à faire...d'après Bertrand c'est une réplique de ce qu'on a vu...On verra... Pour l'instant on part à la découverte de Magnetic et on commence par un petit tour en voiture puis une petite rando, à la recherche des koalas. On grimpe sur des rochers, on a des vues splendides sur des baies que nous découvrirons demain. Aziz aperçoit un kangourou dans les feuillages, ça fait plaisir, on n'en avait pas revu depuis notre retour! Il a l'air plutôt costaud. On essaie de s'appocher mais il s'en va. Dommage... Quelques centaines de mètres plus loin des gens regardent en l'air. Pas de doute y a un koala là haut! Et oui! Eux aussi on ne les avait pas revus depuis notre retour, et ils sont toujours aussi craquants! On se fait plaisir en l'observant de longues minutes puis on reprend la balade. On monte vers d'ancien forts qui ont servi pendant la seconde guerre mondiale pour le ravitaillement des troupes (Australie? Seconde guerre mondiale? Apparemment oui, en tant qu'allier des Etats Unis et donc grand sauveur de la France!) Dans un vieux batiment tout obscur y a un drôle de truc au plafond. Avec le flash de l'appareil ça devient très clair: un gros tas de chauves souris! Tout sauf craquant! Je pars en courant mais renvoie Aziz pour qu'il fasse une meilleure photo! On arrive au sommet, avec une vue imprenable sur l'océan (malins ces australiens en temps de guerre) et Aziz joue au snipper...En redescendant la nuit commence à tomber mais on fait une petite pause pour retourner voir le koala qui a juste changé de branche après avoir dépouillé l'autre de toutes ses feuilles. On marche encore un peu et Aziz en voit un autre perché dans son arbre (oui, on le sait tous, il est trop fort! d'apres une japonaise qui est contente qu'on le lui montre!).De retour à la voiture c'est l'heure d'appuyer sur le bouton du barbec, d'attendre que la lumière verte s'éclaire et de poser la viande! On se pose au bord d'une baie où des ados font la fête. Les saucisses sont vraiment pas bonnes mais bon... on s'endort tranquillement...


J 195: Un ptit dèj de plus dans un endroit de rêve et une petite baignade dans la mer, entourés de filets (là c'est surtout pour les "méduses boîtes", méduses mortelles...) On bouquine, entre roman et le routard de Chine, notre prochaine destination...On reprend la voiture pour essayer de voir les "rock wallabies" petits kangourous des rochers. L'endroit qu'un gars super sympa nous a indiqué en est rempli. C'est génial, mais quand on comprend qu'ils viennent ici parce que les gens leur donnent à manger, ça perd un peu de son charme...Ils ne sont plus vraiment sauvages mais restent supers à observer. On file à radical bay, un endroit que le gars aux wallabies nous a encore conseillé pour y passer la nuit, même si c'est officiellement interdit. On se pose sur la plage paradisiaque "les Seychelles du pauvre" comme l'appelle Aziz, avec palmiers, énormes rochers et sables orangés. On replonge dans nos lectures et puis on se laisse tenter par une petite sortie en PMT. Le hic c'est qu'ici les gens ne se baignent pas, où alors en combi intégrale (enfin la plage d'à côté est une plage de nudiste mais bon...) sauf quelques uns qui se baignent en maillot. On voulait louer une combi mais le type nous a dit que les fonds n'étaient pas très clairs en ce moment et qu'on allait dépenser nos sous pour rien (c'est vraiment le monde de oui oui l'Australie!). Mais du coup qu'est ce qu'on fait? Exagèrent-ils avec leurs filets et leurs combi? Dans le doute on se fabrique notre propre combi avec un vieux caleçon de course en lycra de mon père, un t-shirt manche longue et des chaussettes aux pieds...et aux mains...Là on a plutôt l'air con...très con... Aziz y va d'abord puis me convainc d'aller faire un petit tour moi aussi. C'est vrai qu'on y voit pas bien mais y a quand même du corail et de beaux poissons...Parcontre le fait que ce soit trouble et un peu obscur fait que nous n'y restons pas des heures malgrè une eau à 28 degrès. Faut dire que je ne pense pas que notre super combi artisanale repousse requins, crocos et autres monstres des mers!!! La journée se passe, quasiment seul sur cette plage... C'est vraiment la belle vie...On ne bouge pas d'ici, on prend l'apéro sur nos sièges, face à la mer, un petit serpentin anti moustiques à côté de nous et on se cuisine un petit plat ("on" est un couillon comme dirait mon père...JE cuisine un petit plat mais Aziz fera la vaisselle!). On est vraiment tout seul cette fois et on s'endort heureux... "Aziz, réveille toi...c'est la pluie qu'on entend là? Waouh mais elle tombe super fort! Mais non c'est les graines de l'arbre qui tombent sur le toit...Ouais mais j'ai peur que ça s'innonde là où on est...et puis la mer n'est qu'à quelques mètres (oui la nuit, on a tendance à dramatiser et je me vois déjà voguer sur les flots dans notre van). Oui, merci, déplace la voiture, je crois que c'est mieux! " Bon ben, il est 2 heures du mat là et je crois qu'on est réveillé...et qu'est ce qu'on fait quand on est réveillé en pleine nuit et qu'on est en vacances???on regarde pas un, mais deux épisodes de docteur house!


J 196: Au réveil, il ne pleut plus. On va pouvoir sortir nos petites chaises et déjeuner tranquille. Des vieux arrivent les uns après les autres...Ils sont une vingtaine et se sont donnés rendez vous pour prendre le petit dèj puis faire des grillades ensemble...Et oui, la douce vie australienne...

On se motive pour aller marcher. Au départ de notre plage (oui, c'est la nôtre, on vous l'avez pas dit? ) y a une petite balade qui mène à deux baies. On est rapidement à la première où se dressent d'énormes rochers. C'est trop beau. Evidemment on se met à grimper sur les rochers, et de l'autre côté on aperçoit Radical baie (ils donnent de drôles de noms aux lieux parfois...Quand ils gardent le nom aborigène c'est toujours sympa, à coup de Wooloolongong, d' ulumulu ou de malacoota, mais les noms anglais c'est carrément moins fun, surtout prononcé à la française: la baie d'hervé, les terrasses de Marcel...Quand tu vois les bimbos se dandinner sur la plage, parfois t 'as envie de leur dire "non mais arrête de te la jouer là, t'es sur la baie de Marcel là, pas sur la croisette!"...On voit même notre Van! Aziz se lance dans l'ascencion d'un beau rocher et moi en femme modèle, je prends ses exploits en photo!

D'avoir vu qu'on était si prêt d'une baie à l'autre en suivant la côte plutôt que leur chemin de rando, je propose à Aziz de rejoindre la troisième plage en escaladant les rochers au bord de l'eau...Vous sentez déjà l'entourloupe ou pas là? C'est génial, on grimpe sur les rochers, on passe dessous, on saute entre deux, on s'abrite dessous quand y a une petite averse... Mais ça commence à être un peu long..."non mais t'inquiète, après ces gros rochers j'suis sûre qu'on voit la plage...,...,...,..., ah non? T'es sûr? Oui évidemment t'es sûr... Heureusement on voit des belles choses: de drôles de rochers en forme d'oeufs de pâques, (enfin d'oeufs quoi, mais comme justement c'est le week end de Pâques...) qui se détachent de gros blocs, une tortue (oui, c'est bon, c'est Aziz qui l'a vu, non mais je préfère le marquer, ça lui évite de le rajouter en violet!!!)...Mais c'est quand même long...On décide de couper dans la forêt et on finit par l'apercevoir cette baie! On aura mis plus de trois heures en tout et on est mort! Depuis hier matin on a plus de réseau et je sens que quand ça passera de nouveau j'aurai un texto du genre "le petit......est arrivé! Tu es tata pour la troisième fois!" Alors de temps en temps quand je sens de bonnes ondes, je lève le telephone en l'air et j'attend (non mais on s'en fout on est tout seul!) mais rien...jusqu'au moment où ça bip..."je suis grand mère pour la troisième fois, au suivant!" j'étais pas loin... Et le prénom alors??? Vite on veut savoir...mais pas de réponse... On arrive là où ils ont mis les filets, on se jette dans l'eau, complètement exténué et on repart parce que le ferry nous ramène à Townsville dans 1h30. Non mais on n'est pas la bourre puisqu'en suivant le chemin de rando on met...tenez vous bien...20 minutes... (inutile de vous dire que j'ai eu droit aux doux commentaires de mon cher et tendre! Mais j'ai quand même placé un petit "mais c'était chouette quand même comme balade non?" "ouais mais pas 3 heures!!!" (pas faux...)ne jamais ecouter sa copine qui ne veut pas prendre l'itineraire indique!!!) . Allez, on se met dans la queue pour le ferry, j'en profite pour préparer une bonne salade qu'on mangera dans le bateau parce qu'après faut rouler si on veut atteindre Cairns ce soir. Quand on reprend la route il est déjà 18 heures. On est obligé de rouler tranquille, entre la pluie bien forte, les trous, la nuit et les fameux panneaux "attention aux kangourous!". Le téléphone sonne, c'est Bertrand. Mon 3ème neuveu s'appelle Nicolas! Alors bienvenue Nicolas! Tonton et Tata sont pas là mais à leur retour ils auront des histoires fantastiques à te raconter! On s'arrête à quelques dizaines de kilomètres de Cairns et on s'endort, bien fatigués.


J 197: On s'était décidé à faire une sortie en bateau sur la grande barrière de corail mais le temps est super gris et hier, au téléphone, la nana m'a parlé de vent et de pluie...On roule quand même jusqu'à Cairns, il est 7 heures du mat. Quand on arrive au port, le ciel s'est un peu dégagé. On cherche le bateau de la compagnie que j'avais appelé la veille mais on tombe sur un moins cher et on se lance. Avant ça on court déplacer la voiture et prendre deux, trois affaires à l'arrache. On arrive juste à temps! On a peur que ce soit un peu l'usine mais c'est correct. Dans les 2, 3 affaires qu'on a eu le temps de prendre on n'a pas oublié le nutella biensûr! Avec les sandwiches qu'Aziz nous déniche en plus sur le bateau, on ne déroge pas à la règle du bon ptit dèj! On navigue quasiment deux heures, entre soleil et averses puis on atteind la grande barrière de corail...On enfile masques et tubas et on saute dans l'eau... On s'éloigne du bateau et on part dans la direction opposée du reste du groupe, normal! Rapidement on nage au milieu de coraux et de poissons incroyables...Et rapidement je sens comme des brûlures partout dans le dos, puis le bras...Je me dis que ça doit être une petite allergie, on n'a pas pas beaucoup de temps dans l'eau alors pas question de faire sa chochotte! Mais...ça fait mal...J'appelle Aziz qui ne voit rien de spécial...J'ai de plus en plus mal, je lui dis que je vais rentrer quand il se mette à crier "elle est sur ton coup!!!" Alors là, j'ai tout simplement hurlé et remué dans tout les sens me demandant avec horreur ce que pouvait bien être ce "elle"!!! Une méduse! Les petites avec le long filament bleu! J'ai bien paniqué, surtout quand j'ai vu la tête d'Aziz! Enfin, je suis repartie au bateau pour être sûre que ce n'était pas grave, elle m'ont passé une crème bidon et on est reparti explorer la grande barrière de corail et là, on donne 1 point à Sabine parce que la grande barrière de corail, c'est LA grande barrière de corail! Ca ressemble aux fonds de NC mais tout est décuplé. Tout est plus grand,les bénitiers pourraient nous avaler tout entier! On croise un poisson énorme et Aziz nous déniche même un requin! On remonte sur le bateau, on mange un bout puis on va sur un autre site de plongée. Rapidement Aziz voit un poisson encore plus gros que celui de toute à l'heure, puis des dizaines! Ce sont des poissons perroquets(ils ont le même bec et raclent les coraux avec, ça fait un bruit monstre), ils mesurent au moins 1 mètre de long et 40 cm de hauteur. On nage à quelques cm d'eux, on en compte au moins 40, c'est magique...On les suit... (une de nos plus belle plongee, voire la plus belle). On profite de chaque minute dans ce paradis sous marin...puis c'est l'heure de repartir. Sur le chemin du retour on discute avec un jeune couple de français et on récupère leurs photos dans l'eau. On a vraiment vécu un moment privilégié ici... En rentrant sur Cairns on se renseigne pour aller voir les crocos mais c'est dans une ferme et on aimerait les voir à l'état sauvage... Demain on ira à Cap Tribulation, forêt tropicale qui se jette dans la mer... on essaiera d'en voir là bas. Aziz fait un plouf dans "le lagoon", la plage artificielle du centre ville, aussi impressionnante qu'à Brisbane. Tout nickel, on peut y faire de l'aquagym, du yoga, des circuits de training, de la pétanque!!! Tout ça gratos biensûr! Y a le poste de police duquel s'échape une musique sympa, diffusée par haut parleur...Je vous l'ai dit, on est au pays de oui oui ici!!! Aziz fait un plouf, on mange un fish and chips et on roule un peu pour s'avancer pour demain. Dans la nuit c'est le déluge en continu, les routes risquent d'être fermées demain pour Cap Tribulation...


J 198: Ben il fait bien gris mais on continue de monter. On commence à voir les premiers panneaux "crocodiles! Baignade interdite!" et ça nous excite comme des gosses! On arrive au pied du bac qui permet de traverser la rive, il est 7h30. On déjeune sous un abris, on est seul au monde, les "agences" (3 ou 4 petits bouis bouis avec une photo et un numéro de tel, ça à l'air bien artisanal, exactement ce qu'on veut!) sont fermées. Un type arrive, on lui saute dessus: on veut voir les crocos!!! Pas de souci, on sera que tous les 3 sur son petit bateau, trop bien! On embarque et on se croit en amazonie, large fleuve marron entouré d'une forêt hyper dense...On s'engouffre dans un bras du fleuve et Terry, vraiment chouette come type, ralentit (ca fait du bien de rencontrer une personne aussi simple qui aime partager son savoir). Il a l'oeil le chasseur de crocos! Entre les branches de la mangrove, on aperçoit la grosse gueule et la queue d'un croco. Une femelle nous dit il. Et à quelques mètres c'est la gueule d'un gros mâle qu'on devine! 5 mètres environ d'après Terry! On est juste à côté d'eux. Aziz en profite pour poser LA question: "et y a beaucoup de mort à cause des crocos?" En moyenne un par an mais trois l'an dernier! Faut pas tremper les pieds dans l'eau, ils te choppent et te maintiennent sous l'eau jusqu'à ce que...puis ils te dévorent...Mmmmm, merci Aziz! On continue le chemin et on s'arrête devant un python, pas vraiment vénimeux , faut juste qu'il ne s'enroule pas autour de ta gorge! Il pleut, ça ajoute à la dimension flippante du moment! On voit encore un croco pas très grand, des bébés et un autre python enroulé sur une branche. Le tour s'achève, je demande à Terry si on peut pas retourner voir le gros mâle. Il récupère un autre couple de touristes et nous garde sur son bateau pour quelques minutes de prolongation. Le mâle n'est plus là. Il ne mentait pas quand il disait qu'on avait eu de la chance. A Daintree river il  n'y a qu'une quizaine de mâles et une quarentaine de femelles.

On choisit de ne pas prendre le bac pour rejoindre cap tribulation car la route est coupée au bout de quelques kilomètres. Tant pis, mais ce qu'on voulait surtout c'était voir des crocos à l'état sauvage et grâce à notre super chasseur de crocos, c'est chose faite. Sur le chemin qui nous ramène à Cairns, on s'arrête près d'une rivière pour voir des gorges. On marche un peu mais il pleut donc on ne s'éternise pas. Arrivés à Cairns, on s'arrête chez Jucy pour se renseigner sur leurs horaires pour rendre le van et on en profite pour voir avec lui la question de nos amendes. Ah oui, on vous a pas dit mais on a reçu des mails avec deux amandes de 100 dollars à régler. Mauvaise nouvelle en ces temps où nous faisons vraiment attention au budget. En fait, à deux reprises, on est passé sur des ponts à péages, mais le truc c'est que c'est à toi de le savoir, rien n'est marqué, y a aucune barrière de péage pour payer en fait soit t'as un badge, soit t'es flashé et tu dois aller payer sur internet. Le gars nous dit qu'on n'a payé que 100 euros, bon, on verra bien...On s'arrête à la poste pour faire un colis pour la France avec les guides et quelques affaires qu'on ne mettra plus en Asie. On retoune vers le lagoon, on fait un ptit tour au MacDo (je vérifie mes voeux de postes pour l'année prochaine, merci Marion!) puis on se fait un bon ptit repas dans le parc à côté du lagon. On part chercher un endroit où dormir, on s'arrête au MacDo pour vérifier nos mails (on a demandé à Amélie, la nana de l'agence avec qui on a organisé notre billet tour du monde, de nous faire partir un jour plus tôt pour Ayers Rock, soit demain! Et, comme depuis le début, elle assure en nous trouvant une place et en faisant les changements, même au dernier moment!). Aziz en profite pour se faire un ptit sundae, on prépare nos sacs pour demain puis on se pose dans une ruelle pour dormir...


J 199: On a bien dormi dans notre petit quartier résidentiel...Un ptit tour au MacDo pour aller aux toilettes et se laver les dents puis on file au Lagoon, prendre le ptit dèj face à la mer et se baigner au lagoon...Zut!!! C'est jour de nettoyage pour le pays de oui oui! Mais quelle vue pour notre dernier petit dèj sur la côte australienne...Derniers rangements et puis ça y est, faut ramener notre vanounet... Les adieux terminés on monte dans le taxi pour l'aéroport. Au guichet de la compagnie Aziz se lance pour poser une question à la nana (et oui! Il progresse!!!) et je tente de l'aider en expliquant à mon tour puis la nana me balance un "not the two at the same time please!" et tiens! Prends toi ça! Aziz a un sourire radieux parce que je me suis fait remballer : "un à la fois mademoiselle Rouanet s'il vous plaît" me répete-t-il, tout content! Dindasse!!! C'est moi qui dit ça à mes élèves normalement!. Bon allez, on embarque, 2 heures de vol pour aller de la côte au centre, l'Australie est immense! On survole des paysages inconnus, tachetés de rouge et de vert, on plonge dans des ciels qui changent à chaque instant puis on l'aperçoit...Ce gros rocher rouge qui nous fait tant rêver, celui qui fait la couverture de notre livre "voyages autour du monde" aujourd'hui dans un carton au garage...(à moins que je ne te l'ai laissé maman...). Oui il est là et comme prévu je suis hystérique, d'autant qu'on n'est pas du bon côté. Et y a pas un touriste qui a crié, ou sauté sur son appareil du coup, quand on réalise, il est déjà trop tard mais peu importe, on s'est rajouté un jour à ses côtés et on compte bien lui rendre visite à plusieurs reprises à notre ami. On se renseigne pour louer une voiture, au point où on en est dans le budget...Mais y a plus rien pendant plusieurs jours alors ce sera en mode "stop" que nous découvrirons l'ami. On arrive au camping, plante la tente, jette un oeil à la piscine (trop bon!), on s'impregne des lieux: grosse chaleur, ciel bleu, terre rouge et parfums d'eucalyptus. Puis on ne résiste pas, on part sur la route, en direction du rocher (Ayers Rock de son nom anglais mais Uluru pour les aborigènes). Personne s'arrête...on marche, on s'en fout, il est en face de nous et c'est déjà un grand moment. Un 4X4 de backpackers s'arrête, pas pour nous prendre en stop mais pour nous revendre leur ticket d'entrée au parc. Ils sont encore valable 3 jours, parfait pour nous, on prend! A force de marcher on arrive à l'entrée du parc national. Le gars sent l'entourloupe avec nos tickets mais avec notre mauvais anglais on ne comprend pas ce qu'il nous dit et nous continuons notre chemin. Une voiture est arrêtée, je me lance et ça marche, un couple de belge nous amène voir le soleil se coucher sur Uluru! Cooool! On s'installe, on contemple, certains se font un bon apero, sur leur petit fauteuil. Le soleil éclaire le rocher et le spectacle est fantastique. Y a rien de tel qu'un spectacle en plein air avec une mise en scène naturelle. C'est du grand art...On est heureux d'être venu jusqu'au centre de l'Australie pour ça et on pourrit ceux qui on osé nous dire "ouais, c'est juste un gros rocher quoi...". On lui dit aurevoir mais certainement pas adieu! Le soir on s'offre un plouf dans la piscine puis on cuisine, sous le grand abris avec des tas d'autres jeunes. On rencontre un groupe de jeunes, dont David, un étudiant français à Melbourne. On lui demande s'il y a une place pour nous prendre avec eux demain et le planning est fait! Lever du soleil sur Uluru, puis rando sur un autre site qui a l'air superbe, le kata tjuta, et retour à Uluru pour en faire le tour. Certains monteront au sommet d'Uluru, on fait le choix de ne pas le faire car c'est un site sacré pour les aborigènes et ils demandent aux touristes de ne pas le gravir. On mange, on tchatche en anglais, en français, en espagnol et on dort dans le langage universel

 

                                          


J 200: Allez, le réveil sonne, c'est parti! Ptit dèj rapide puis on cherche David mais impossible à trouver. Nous a-t-il oublié? Et non! Il est là mais comme on est toujours à la pointe de l'info quand il s'agit du décalage horaire entre états australiens, on savait pas qu'il y avait une demie heure (30 minutes, non mais franchement!) de moins ici. Bref on décolle et on regarde le soleil se lever sur Uluru. Le ciel est nuageux donc le lever n'est pas incroyable mais le rocher l'est toujours autant...Vers 9 heures on file sur l'autre site. Il est fantastique, de loin on croirait un bloc arrondi et valloné mais en fait ce sont plusieurs collines de roche rouge et on peut randonner entre chacune d'elles. On marche deux bonnes heures, discutant avec les 12 étudiants des Etats Unis, d'Irlande, d'Espagne ou de France, avant de s'offir un ptit pic nic et de terminer la rando. C'était superbe, et une surprise qui plus est car on ne connaissait pas l'existence de cette chaîne de rocher. De retour à Uluru on se lance dans la rando qui en fait le tour. Au départ c'était plus pour dire "on a fait tout le tour!" mais en fait c'est bien plus que ça, à chaque pas, on découvre une autre facette du rocher, lisse, troué, creusé, ruisselant, recouvert de plantes, de lickens, ensoleillé, surplombé par des nuages ou par un bleu pur...Trois heures à tourner autour du rocher, à discuter avec Larissa, David, Kenny ou soi même, dans ce lieu qui impose un tel respect...On arrive un peu tard pour admirer le coucher du soleil mais quelle belle journée...De retour au camping, on mange dehors, on rencontre des français avec qui on discute et qui nous proposent de nous emmener voir le lever de soleil demain mais là on est mort et la perspective de se lever une nouvelle fois à 5h...bof bof, et oui on avait quand meme marche au moins 7 heures, on trouvera un moyen d'y aller un peu plus tard ou on s'offria une bonne journée glandouille au bord de la piscine avant de s'attaquer à la Chine...L'idée nous tente bien... Trop crevé pour se mater un petit film on sombre, des images et des rencontres plein la tête.


J 201: Le soleil se lève sur la tente, il est à peine 7 heures...On se fait des ptits docteur house "au lit" puis la faim a raison de nous. Les français qu'on a rencontré hier n'ont pas eu le courage de se lever pour le "sunrise" du coup, après un ptit dèj comme on les aime on grimpe dans leur van en direction de notre copain le rocher rouge dont on ne se lasse pas. Ouais, tant pis pour la journée glandouille, Uluru nous appelle! Entassés dans leur van, musique à fond, on cache trois du groupe à l'arrière car ils n'ont pas de tickets (ah les français...) et on va se poser au pied du rocher. Certains en font l'ascencion. Jusqu'à présent elle était fermée à cause des grosses chaleurs mais là elle est autorisée (enfin toujours contre les désirs des aborigènes...). Ce n'est pas l'envie qui nous manque de nous joindre à eux mais on a fait le choix de rester en bas...On passe un bon moment assis, à l'ombre, le rocher devant nous. Seule Emilie, une belge qui visite l'australie, est restée...On papote...C'est paisible...Un doux moment, un de plus. Cet endroit est vraiment à part...Les autres reviennent de leur ascension, on grignotte puis on décide de démarrer le tour du rocher avec eux...Tour qu'on finira par refaire en entier. Cette fois c'est avec Pauline, Emilie, Fabien, Mika ou Brice qu'on discute tout en s'emerveillant encore et toujours. Le tour bouclé, on est synchro avec le soleil qui se couche et nous refait un festival et cette fois nous aussi on boit un coup à la santé du rocher pendant le "sunset". Ouais, on s'en sera imprégné de ce rocher, et on repart riche de ses couleurs, de son authenticité, du respect qu'il impose, de la magie qu'il dégage... On lui fait nos adieux mais autant vous dire qu'il a marqué nos esprits. On finit la bouffe qu'on trimbale depuis le van, on dit aurevoir aux amis avec qui on a passé une chouette journée, deux fois le tour du rocher en deux jours mais deux journées différentes avec des personnalités différentes, pas toujours en accord mais c'est ce qui a contribué à la richesse de ce voyage à Uluru...On s'endort, et on se réveille quand le bruit des gouttes de pluie se fait de plus en plus insistant. Pfou!!! Il pleut jamais ici normalement! Pas d'autres choix que de déplacer la tente sous l'abris, la cuisine quoi...


J 202: Allez, Aziz  s'offre un grand plaisir aujourd'hui, il jette la tente qu'il se trimbale depuis le Chili!!! Ouais, en Asie c'est comme en Amérique latine, les hotels sont pas cher donc on se fera plaisir et puis apparemment ça se fait pas trop le camping là bas donc c'est sans aucun regret. On fait une petite lessive histoire d'arriver en Chine (et oui, on décolle demain!) avec des affaires propres. On part dans le complexe touristique (le resort) pour acheter quelques cartes postales et de quoi agrémenter notre dernier petit dèj sous un ciel australien. L'heure tourne, et on est déjà à la bourre pour choper le bus qui nous emmène à l'aéroport. On y arrive quand même deux heures avant notre vol. On termine de faire sécher le linge encore mouillé un peu partout sur les fauteuils et les sacs. La queue est longue, les minutes défilent et on s'en rend pas compte (vous sentez venir le truc là?) et quand c'est enfin notre tour, la nana nous demande si on va à Perth ou à Cairns...Non, non, nous on va à Sydney!Quoi? L'embarquement est terminé? Rien à faire, l'avion n'est pas parti mais c'est trop tard. On se décompose, quand on rate un vol, tout le reste du billet peut être annulé, et demain à 9h du mat, on a notre vol Sydney/Shangai... On est sur le cul, clairement! On n'a pas entendu les appels, dans la queue y avait des gens pour 3 ou 4 destinations différentes... C'est notre faute mais quand même ils auraient pu nous appeler au micro, vérifier les billets des gens, j'sais pas moi, on n' est pas tous bilingue quoi! En panique, la nana super sympa cherche une solution. Plus de vol pour Sydney d'ici qui nous permettrait de prendre l'avion demain matin pour la Chine. On doit repasser par Cairns, puis changer de compagnie pour faire un Cairns/Sydney dans la soirée. Ils nous changent le vol gratuitement jusqu'à Cairns mais la deuxième partie du voyage nous revient à...500 euros! Voir un peu plus, ca fait bien chier, surtout que c'est un peu leur faute, j'ai un peu du mal a digerer mais c'est la vie. C'est super cher mais on n'a pas vraiment le choix, l'avion décolle dans 30 minutes, faut se décider tout de suite...On donne les chiffres magiques de la carte bleue et c'est parti! Ca nous sape un peu le moral, c'est une somme énorme...on sait que ce ne sont que des sous mais bon...On râle parce qu'on y était quand même deux heures à l'avance dans ce .....d'aéroport! Bref, on digère doucement, le temps d'arriver à Cairns, puis d'enchaîner sur Sydney. Quand on atterrit à Sydney, l'aéroport est quasi desert. On voulait se faire un bon ptit repas avec les dollars qu'il nous restaient mais à part le distributeur de chips...Tous ceux qui squattent l'aéroport pour la nuit sont relégués au rez de chaussée. Après un petit contrôle d'identité de tous les squatteurs, on part s'installer dans un couloir, on déballe les tapis, on se met dans nos duvets et on s'endort...

 

                                        


J 203: Nuit courte mais pas si terrible que ça. Réveil matinal, très matinal parce que des greluches gloussent à coté de nous à 4h du mat. Puis c'est notre telephone qui glousse: Younès! On finit par répondre. Les copains se font une petite soirée tous ensemble, sans les gamins, et ils ont l'air plutot en forme. Ca fait trop plaisir de les entendre même s'ils disent beaucoup de conneries. Bon ben du coup on se lève. Douche, internet, enregistrement, petit dèj, on dépense les quelques dollars qu'il nous reste et on embarque. 12 heures de vol c'est 3 films chacun (avatar, welcome (très beau, merci Milie), le scaphandre et le papillon (ouais, deux bons films français, que ça fait du bien!!!)et inglorious basterd), deux repas et du grignottage, des boissons, un chocolat chaud... Bref, ça nous convient avant de reprendre notre vie de baroudeurs...

Ca y est, on fait nos premiers pas au pays du soleil levant mais ça, vous le savez, c'est une autre histoire... ca me plait deja!!!



Publié à 17:19, le 11/04/2010, Shanghai
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Shanghai, Shanghai embarquement immediat

Dernieres pensees et baisers australiens, les prochains seront chinois! On espere que le soleil s est installe chez vous, nous on sait absolument pas le temps qui nous attend a Shangai, ni rien d  autres d ailleurs, mais on est comme des gosses a l idee d aller sur le continent des samourai ( en fait moi ce que j attends surtout c est la bonne bouffe asiatique et Aziz c est plutot les massages mais si on croise un samourai on lui accordera quand meme quelques minutes...)

On a eu les copains ce matin au téléphone, ça fait du bien d'ententdre leur voix. On languit d'arriver en Asie, c'est vrai que je rêve des massages et je compte bien en profiter. Et les amis c'est pas parce que le soleil revient en France qu'il ne faut plus laisser de messages, on les attend toujours avec autant d'impatience!!! Merci et au boulot maintenant!!! Gros bisous  et a la prochaine avec de nouvelles aventures asiatiquesAu fait toutes les photos de la Nouvelle Calédonie sont en ligne sur Picasa (il en manquait pas mal dans le dossier les îles loyautés). 

Kisses, love, enjoy, good day, peace, everybody, everywhere, ci dessous, ci apres; ci-dessus, joyeux anniversaire...

 



Publié à 15:46, le 11/04/2010, Sydney
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Nouvelle Calédonie: Lifou, Marée et Ouvéa


 

J 181: le réveil sonne tôt, très tôt en ce dimanche matin! Eh oui, en France c'est samedi soir et tous les copains sont chez Sandrine et Jérem pour l'anniv de Sandrine, et on espère bien s'offrir une petite séance skype avec eux avant le décollage! Ca ne rate pas puisqu'à peine réveillé nous recevons un texto de Younès qui nous demande d'aller sur skype puis un second qui nous dit d'aller sur skype TOUT DE SUITE! Tout ça pour nous faire une belle et grande intervention! Merci et à Bientôt! Parcontre, sans déconner Younès j'amerais bien te voir plus souvent sur skype) ...........Et c'est parti pour une petite heure de rigolade avec les copains qui fait du bien! On voit toute la bande, ou presque, et surtout on voit les petits, presque aussi nombreux que les grands! C 'est de la folie tout ces gosses, c'est trop chouette! D'Ilona, la plus grande, à Esteban, le dernier arrivé, la relève est clairement assurée! Allez, accessoirement, notre avion décolle dans une grosse heure et même s'ils sont zen (on peut arriver jusqu'à 25 minutes avant le vol) on voudrait pas le rater. Après 40 minutes de vol et une petite sieste pour Aziz, on atterrit et cette fois, prévoyant que nous sommes, la voiture de loc nous attend! Et c'est parti! On s'engage sur la route principale, vers le nord, voir les falaises de Jokin. C'est encore un paysage incroyable avec des fonds marins qui donnent envie de s'y jetter dedans, mais avant on voudrait bien trouver où planter la tente. En chemin on se laisse tenter par un panneau rouge "vanille". On finit le sentier à pied et on tombe chez Jeannine, hyper accueillante qui abandonne ses fourneaux pour nous faire visiter sa vanilleraie. Son jardin est superbe et ses histoire passionnantes. La fécondation de la fleur de vanille pour obtenir la gousse méritera une belle séquence pédagogique (et gustative surtout) pour mes prochains élèves, maternelle ou SEGPA! Après avoir gouté le café froid à la vanille (c'est bien la première fois qu'on aprécie un café) on repart, enchanté par cette belle rencontre. Et la tente? On la pose où? Un peu plus au sud de l'île, y a un panneau "chez Benoît". On se lance, l'endroit nous plaît, au bord de l'eau et Benoît à l'air sympa! Ne vous fiez pas au prénom, Benoît est bien un kanak, de toutes façons je crois que toutes les terres sur les îles leur appartiennent et c'est tant mieux parce qu'il faut voir comme elles sont présevées de tout complexes touristiques, hoteliers et compagnie! Tu dors chez l'habitant, en tente ou dans une case en bois et en paille avec de grandes nattes au sol. Tu manges aussi chez l'habitant et si t'as pas réservé (chose un peu compliquée pour nous qui ne savons pas où nous serons dans une heure...) tu achètes une boîte de pâté et une baguette dans un des mini magasins de l'île! Nous on avait fait le plein à Nouméa avant de partir! On choisit donc le jardin de Benoît comme hotel et on se fait un petit repas sous son abris. Dans des marmites de drôles de choses mijottent... "C'est les médicaments!" nous dit Benoît...Bon... Il nous propose de boire le cava ce soir avec d'autres du village, au lieu de rassemblement habituel. Visiblement c'est une boisson à base de raçines qui viennent des îles Vanuatu (au passage grâce à Sarah, on a appris que ces îles n'étaient pas loin de la NC et que sur l'une d'elle se trouvait LE volcan actif le plus accessible au monde! Avec lave et compagnie... Un rêve...qu'on réalisera une autre fois! Juste en bas de chez Benoît, y a la mer biensûr mais il nous a dit qu'on pouvait voir les tortues du ponton. On fonce et on voit nos copines prendre leur respiration de temps à autre. L'eau est tellement claire qu'on aperçoit leur carapace vu du dessus...C'est génial! La mer est quand même agitée alors on se risque pas à se baigner avec nos copines! On va plutôt vers "l'aquarium naturel" , un aquarium...naturel donc, et paraît il bien protégé des courants. Là, un nouveau rêve commence. Le soleil est bien là et les poissons aussi! Toujours aussi fantstiques, ils évoluent au milieu de coraux splendides. Je croyais pas que ça pouvait être aussi beau, aussi coloré, avec des formes et des motifs si différents! On se mord les doigts de ne pas avoir un appareil photo qui va sous l'eau parce que le spectacle est unique et si nous ne l'oublirons pas, c'est une certitude, on aurait bien aimé vous faire partager ce grand moment! Il faut les voir ces coraux roses, violets, verts, blanc bleuté, jaune, ronds ou pleins de ramifications... Les poissons clown se cachent dans leurs anémones, timides mais curieux (je l'ai déjà dit ça, je crois...), d'autres se moquent de notre présence et font leur vie...Et nous, on est aux anges... Aux retourne aux falaises de Jokin qui nous avaient tant fait envie le matin et Aziz s'offre une petite plongée pendant que je profite des derniers rayons de soleil... Trop tard pour le cava, bien crevés, on grignotte et s'endort rapidement

 

J 183: Petit dèj sous la paillotte de Benoît, à l'abris du soleil qui chauffe de bon matin! On passe en vitesse sur le ponton, faire un coucou à nos amies les tortues. Une grosse journée nous attend si on veut tout voir sur l'île. On file à la capitale "wé" avec l'espoir de trouver un appareil photo étanche. On nous balade de gauche à droite mais la réponse est toujours la même: "on en avait mais là y'en a plus". Petite pause dans la baie de Chateaubriand avec se plage superbe, puis on se lance à la recherche d'une grotte qu'on est sensé faire avec un guide mais on tente le coup tout seul. On cherche, on cherche et on finit par demander à un gars de coin. Super sympa, il nous accompagne carrément jusqu'aux grottes, à 5 minutes à pied de la route. En se baissant un peu et en marchant avec la frontale on arrive à un trou bleu (gouffre souterrain rempli d'eau transparente)C'est assez impressionant (plutôt flippant oui!!!) mais avec la chaleur je décide de faire trempette pendant qu'Aziz m"éclaire... Je fais pas trop la maligne, c'est vrai que c'est angoissant de nager là dedans mais aussi excitant. On continue le tour des grottes puis on se dégotte un endroit paradisiaque pour le picnic. A l'ombre des arbres on contemple le lagon qui finit par attirer Aziz dans ses eaux limpides. On reprend la route, arrêts sur des plages, dans des cocoteraies ou au bord des falaises. On a capté la radio reggae de NC, le ryhtme est parfait pour nos journées. Parfois on prend des jeunes en stop. C'est normal de s'arrêter, y pas une grande circulation sur l'île mais une ou deux fois on fait pas les fiers, entre le jeune défoncé qui dit que des conneries et qu'on comprend à peine, ou l'autre jeune, présentant de serieux troubles mentaux (c'est bon dit comme ça?) qui nous demande des clopes et des sous toutes les trentes secondes! A ce propos, sans faire de généralités à la va vite, le nombre de déficients physiques et mentaux sur l'île est impressionnant, on voudrait pas réveiller le vieux débat de la consanguinité mais bon, la population n'étant pas très élevée sur l'île et les kanaks se mélangeant très peu aux étrangers...Bref! On finit par LA plage, celle de Peng, où l'on se baigne jusqu'au dernier rayon de soleil. La lumière est magique, le coucher de soleil fantastique, la journée se termine... On rentre bien fatigué et le sommeil a rapidement raison de nous.

 

J 184: Dernière demie journée sur Lifou, à 14h nous devons être à l'aéroport pour filer sur Marée. On compte bien en profiter et pour ça on se fait un best of des deux jours passés sur l'île: les tortues, les falaises de Jokin et l'aquarium! Les tortues on en a marre de les regarder du ponton alors on se jette à l'eau et magie! On nage avec elles, les petites sont craintives et ne nous laissent pas les approcher mais y en a une énorme et donc bien vieille qui s'en fout! On l'accompagne dans sa balade matinale, en restant à un petit mètre d'elle est le spectacle est magique. C'est un animal préhistorique: ses énormes pates frippées, sa gigantesque carapace qui abrite quelques coquillages, et sa grosse tête, trop chouette!!! Ca nous rappelle notre tortue de Grèce avec Tom et Julie...Puis on retourne à Jokin, cette fois on plonge tous les 2. Je m'éloigne de la côte, les eaux deviennent profondes, ambiance un peu flippante et là, j'aperçois une grosse masse à une vingtaine de mètres de moi...je pense que c'est un requin. J'appelle Marie car à 2, c'est moins flippant mais bizarrement ou raisonablement, elle ne vient pas. Je reste, même si j'ai peur, et j'aperçois de nouveau l'énorme masse qui vient dans ma direction. Ouf Marie me rejoint! Et me dit, comme ma maman: "c'est n'importe quoi, on rentre maintenant". C'est carrément flippant, on le cherche et le fuit à la fois mais j'avoue que le fuis plus que je ne le cherche! La plongée est un peu écourtée et on file à l'aquarium naturel, nager avec les poissons au milieu des coraux. Trop cool cette matinée, c'est fou comme les endroits peuvent être différents sur une même île, tortues d'un côté, plages paradisiaques de l'autre, falaises et requin ou poissons et coraux de toutes les couleurs...c'est magique. Allez, faut quitter Lifou maintenant! A Lifou, on était comme des fous! Hihihi!

 

"Les passagers à destination de Marée sont priés de se présenter en salle d'embarquement..." Dans les avions d'air calédonie les standards pour les hotesses de l'air et les stewarts ne semblent pas être les mêmes qu'habituellement...Ainsi on peut voir des hotesses d'un certain âge et un peu enrobées, des stewarts pas tout jeunes non plus avec la moustache et les tatouages qui dépassent...et c'est plutôt agréable!!! On a une escale de 20 minutes à Nouméa, entre les deux îles. A chaque fois on survole la grande terre et c'est splendide: les atols, les récifs coraliens, les montagnes, les rivières, les longues plages de sable blanc, dès qu'on prend de la hauteur, c'est incroyable! Et rebelotte quand on arrive près de Marée, les montagnes en moins. Niveau végétation c'est hyper dense, juste un peu dégagé au niveau des habitations...Il fait beau mais la nuit est proche (le soleil se couche vers 18 heures). On attend notre voiture de loc (et oui! Toujours aussi prévoyants et organisés! Et je vous ferai remarquer que nous n'avons raté aucun vol!...pour l'instant...je cherche du bois à toucher mais dans notre super van australien depuis lequel on vous écrit mais...y en a pas...). Toujours pas de voiture à l'horizon, ils ne répondent pas au téléphone, un type de l'île super sympa nous emmène jusqu'à l'agence. "AH, c'est mon mari ça, il m' a pas dit pour votre voiture! Ah la la..." Tranquille madame, casse pas la tête on est pas pressé!!! Pour se faire pardonner elle nous donne des bananes de l'île juste exquises, un avocat et un berlingo pourri sans siège à l'arrière avec le plein, tout juste. Allez, on part chercher où dormir et on finit chez Damas, un gars qu'on avait appelé pour réserver une "rando" très réputée sur l'île (et ouais mais ici si tu réserves pas, tu fais rien alors on s'est acheté une carte télephonique et on s'est pris en main pour prévoir quelques trucs à l'avance!). On est passé chez lui pour confirmer la balade de demain matin et il nous a dit qu'on pouvait planter la tente chez lui, mais ça voulait pas dire sans payer évidemment. Aziz négocie quand même un peu pour les tarifs de la balade, on plante la tente puis on va manger. Ils nous ont installé les couverts sur la table, avec du pain et des tomates, sympa pour agrémenter notre humble picnic! "A quelle heure la balade demain? Pfou, j'sais pas, vers 7heures, 7 heures et demi..." Ouais mais pour nous, même si on a pris un an de vancances, une demie heure de plus pour dormir c'est sacré, alors on aimerait bien savoir...Enfin on penche plutôt pour les 7h30 voire les 8h les connaissant un peu...

 

J 185: On déjeune, on démonte la tente, on fait un brin de toilette (à côté de la pseudo douche y a une petite mare et les drôles de bruits qu'on entend c'est le cochon qui se roule dedans...) et on décolle, comme prévu, vers 8h15. On est un groupe de 8 pour faire la balade de Shabadran, avec en plus le guide, Celestin, le fils de Damas. On se sert dans les voitures et on traverse une cocoteraie pour atteindre le point de départ de la balade. Le temps est un peu couvert mais avec la chaleur qu'il fait c'est pas plus mal! Les paysages sont superbes, on marche sur des coraux morts, le long des falaises, avec vue sur les platiers (des espèces de plateformes de coraux noirs qui s'emplissent d'eau à la marée montante). Chacun de notre côté on tchatche et on rigole avec les gens du groupe...Lucie (haute savoie) et Johanna (elle est montpellieraine!), Guillaume (Montélimar) et Carméla (européenne!) et Dominique et Pascal, deux zoreilles, enfin des bretons installés à Nouméa! Après avoir escaladé et marché 2 petites heures on arrive sur LA plage de Marée: la plage de Shabadran. On le savait mais on reste quans même la bouche grande ouverte devant ce spectacle. Vous savez déjà ce que je vais écrire: cocotiers, sable blanc, dégradé de bleu, rochers...Ben oui mais fallait quand même le dire. Le temps se gate mais on se jette tous dans l'eau, explorant tous les recoins du lieu. Y a un jacuzzi naturel à tomber par terre, avec des poissons dedans! Chacun fait sa vie, profitant de la magie des lieux comme il l'entend. La pluie se met à tomber, on se fait un petit picnic à l'abris, sous des palmes de cocotiers...On a du mal à décoller, on est trop bien ici mais Célestin insiste et il avait raison car on fera le retour sous des trombes d'eau. C'est trempé que nous rejoignons les voitures (Aziz, Lucie, Johanna et moi on arrive un peu à la traîne car malgrè la pluie on tachtche, on tachtche, on tachtche!). Le retour en voiture sera épique entre notre berlingo qui ramasse noix de coco, palmes et branches diverses jusqu'à ne plus avancer du tout, et les filles qui font un beau tête à queue évitant de justesse le palmier à gauche... bref, on boit un thé chez damas, à l'abris de la pluie puis on se programme la fin d'après tous ensemble: dégustation (c'est absolument dégeu) de cava avec Guillaume, Johanna, Lucie et des gens de la tribu (discussion elle aussi épique avec un gars du coin qui a tellement fumé d'herbe qu'on ne comprend rien à ca qu'il dit. Y a que ma "oui oui" qui continue de parler avec lui, en lui faisant répéter chaque mot mais au bout de la 3ème fois, elle aussi dit "oui" en souriant même si elle n'a toujours rien compris!). Puis Guillaume nous offre un coup à boire dans son super hotel (faut dire qu'ils sont en lune de miel!) et on remonte avec les filles jusqu'au nord où un bon repas nous attend (un bon poisson trop bien préparé par la femme du gîte), à une bonne table, où on retrouve Dominique, Pascal et un nouvel arrivant, Charles. Petite soirée sympa qui se termine chacun dans sa tente ou dans sa case. Nous biensûr, on est dans la tente, posée sous le faré au sol dur comme de la pierre (c'est du ciment en fait ça doit être pour ça!) en prévision d'un éventuel déluge...

 

 

J 186: Réveil vers 6h30, eh ouais, tout le monde veut en profiter! On partage un bon ptit dèj tous ensemble et on admire Léon, le gros Napoléon (c'est le nom d'un énorme poisson bleu turquoise absolument magnifique) qui attend le pain du matin, sous le ponton du gîte! On démarre par une petite plongée. Toujours aussi chouette. Quand on s'éloigne un peu, il commence à y avoir pas mal de fond et ça sent le requin à plein nez, autant dire que je ne m'éternise pas...Charles nous prête son étui étanche et on part faire quelques photos. C'est pas le plus beau site qu'on ait fait mais on est quand même super content de pouvoir un peu vous montrer les fonds marins de NC. On continue la journée avec Charles qui n'avait pas de voiture, on va donc explorer l'île tous les 3. En roulant Aziz ralentit près d'une baie et aperçoit des tortues qui sortent la tête de temps à autres. Ni une ni deux, malgrè l'absence de soleil, on enfile nos tenues de combat et on part nager avec les copines! Fantastique, surtout quand on suit la vieille tortue. Aziz aura même le privilège de se faire un long tête à tête avec elle...J'suis pas jalouse de toutes façons, surtout quand elles sont vieilles et grosses! Des étoiles plein les yeux on poursuit notre chemin et le soleil nous accompagne. On arrive jusqu'à "l'aquarium naturel" (chaque île semble avoir son aquarium ou sa piscine). Il porte son nom à merveille, avec des dizaines de poissons qu'on voit à travers l'eau et des couleurs qui laissent rêveurs (j'essaie de trouver des tournures différentes pour vous parler des couleurs de l'eau mais bon...) On a déjà deux plongées d'une bonne heure dans les pates alors une pause picnic s'impose! Grand soleil et lagon turquoise en toile de fond, on finit tous dans la piscine! C'est le pied! Après une longue pause, on s'engage dans une petite balade qui traverse forêt et cocoteraie, avant d'arriver sur une plage de rêve, une de plus, à la Robinson Crusoé. On s'arme une nouvelle fois de nos masques et tubas mais les fonds ne s'y prêtent pas plus que ça. On repart vers la voiture, cette fois à la recherche d'un trou bleu, apparemment le plus profond au monde...Après plusieurs tentatives infructueuses on finit par tomber dessus (pas dedans heureuseme nt! Hihihi! Hum...bon ça va, ça fait une heure que j'écris aussi! Oui je sais comme dit Aziz c'est parce que je le veux bien). Enfin voilà, on y est et c'est vrai que c'est impressionnant et angoissant aussi, sans qu'on le voit venir, il est là, hyper profond avec de l'eau au fond et une végétation super dense tout autour. Y a même une liane qui part du bord et tombe jusqu'à l'eau, c'est du délire... Allez, il commence à faire sombre, on rentre. Ce soir on dort chez Léon, Charles y a réservé une case et on retrouve Katia, une de ses amies. On mange un bout ensemble puis on discute en rigolant bien, une bonne partie de la soirée. Demain on a notre avion pour Ouvéa à 7h40...Allez au lit!

 

 

J 187: Katia n'a pas vraiment passé une super nuit, les abeilles de l'énorme essein à côté de sa chambre ayant investit les lieux! On l'embarque avec nous dans la voiture et direction l'aéroport.Et oui, c'est l'heure de quitter Marée(A Marée on s'est vraiment bien maré! Ahahah) On retrouve Guillaume et Carméla, les jeunes mariés qui enchaînent avec Lifou et Dominique et Pascal qui vont aussi sur Ouvéa! On abandonne une partie du "groupe" à Nouméa et on embarque pour notre dernière île Quand on s'en approche le spectacle est grandiose vu du ciel! C'est incroyable ! Un atol de 35km de long qui n'atteind parfois que 40m de large (oui, cette fois pas de voiture, on va pédaler un peu!). Dominique et Pascal nous dépose jusqu'au gîte Marguerite qu'on a choisi pour planter la tente. Y a personne mais bon "casse pas la tête" on pose les sacs sous le faré et on part chez le loueur de vélo. Allez, on se lance dans la découverte du sud de l'île, on longe une plage de sable blanc bordée de cocotier (redondance aurait écrit Villard, mon prof de français du collège! Et oui mais que voulez vous?!?). La plage fait 25km de long et borde un lagon dont je vous épargne les couleurs! On s'arrête de temps en temps, on se pose à l'ombre d'un cocotier (non, c'est faux parce qu'on a toujours peur de se prendre une noix de coco sur la tronche! Non mais c'est un réel problème ça! Y en a plus qui meurent de ça que d'une attaque de requin!). On se baigne, heureux comme des gosses...Pas de coraux donc pas de masques et tubas, juste de la détente dans l'eau, seuls au monde... Le paradis... On remonte sur nos selles, comment dire, pas vraiment confortables, et on roule jusqu'au pont de mouli, là où l'île se sépare en deux. On se pose sur le pont et regarde les poissons. Y a pas mal de courant mais c'est bien une raie qu'on aperçoit au fond de l'eau, puis deux, trois et des dizaines. Forcément on s'équipe et on part à leur rencontre. Pas facile avec le courant mais on finit par les trouver et on se retrouve au milieu d'elles...génial...Allez, on irait bien jusqu'à la pointe sud mais faut encore pédaler...On aimerait bien appeler Marguerite pour qu'elle nous prépare un petit repas ce soir mais pas facile de trouver la cabine téléphonique. On demande et à entendre les gens elle est à l'autre de bout de l'île! On s'en fout! On veut un bon repas pour ce soir! On passe devant l'église de la tribu du sud, les femmes en boubous s'y rendent en papotant...belle image...La cabine est juste là, après le virage (on n'a pas la même notion du "loin" je crois!) Repas réservé, on pédale jusqu'au bout de la route et on pose les vélos pour aller marcher un peu sur la crique. Au retour, sur le pont on aperçoit quelques tortues...Sur le chemin on se choppe une belle averse mais c'est, comment dire...rafraîchissant et presque agréable. Arrivé à bon port on se prend une bonne douche puis on va un peu sur la plage faire un petit apéro en attendant que Marguerite nous appelle pour le repas! Digne d'un grand resto, on savoure le bon menu préparé par Marguerite. On a même droit à une glace banane chocolat en dessert, elle est pas belle la vie ?(ben oui, après paté et taboulé en boîte toute la semaine, on aprécie! )On se couche dans la tente mais quelques goutes se font sentir, pas envie de se déplacer au milieu de la nuit, on va la mettre sous le faré, sur un carrelage...Avec ça, on allume un serpentin anti moustiques parce qu'on pète les plombs de les entendre tourner autour de nos oreilles...Un docteur house et on s'endort...

 

J 188: Réveil très matinal car à 17h, on prend l'avion qui nous ramène à Nouméa. A 7h on a déjà un peu pédalé et on prend notre petit dèj au soleil, sur la plage. On roule vers le nord. On roule, on roule, on commence a en avoir marre mais on est incapable de faire demi tour, toujours un pour dire: "aller on va jusqu'au virage y a peut être des choses à voir..." Quand enfin on se décide, on a déjà bien roulé vers le nord et les kilomètres pour retourner vers le pont de mouli se font bien sentir! Le vélo d'Aziz est vraiment pourri et toutes les tribus sont au courant!!! (Fais ch..., ils peuvent pas louer des vélos corrects non! Et patati et patata (en plus grossier!)"Le vélo d'Aziz "qui était à la base le vélo de Marie ! Et oui en grand prince, la voyant ramer, j'ai récupéré le vélo et le sac! j'aurais mieux fait de m'abstenir.... On passe le pont de mouli, on s'arrête pas , on veut d'abord arriver jusqu'au snack! Les filles nous préparent des barquettes bien copieuses qu'on savoure à l'ombre d'une paillote. Aziz discute avec un gars (Maurice d'après Aziz mais je crois pas...enfin, va pour Maurice! Ca gène personne?). Je les rejoins et on passe un super moment à discuter de l'île, de la France...je me risque même à lui demander: "et ça vous gène pas que des "blancs" viennent s'installer sur l'île?" à quoi il répondra dans un français un peu créolé (?):"si tu coupes, là, tu vois là, si tu coupes, le sang il est rouge, et ça pour tout le monde pareil!" Et tac! Faudrait qu'il discute avec Jean Marie qui a fait de si bons scores paraît il... Enfin... L'heure tourne et on se motive pour reprendre les vélos jusqu'au pont et se faire une dernière plongée. C'est samedi aujourd'hui et les pécheurs sont de sorties! On nage au milieu des poissons, presque pas de raies mais un décors toujours unique. Aziz discute avec les pêcheurs et saute du haut du pont! Je le rejoins pour sauter et je crie même pas...ou alors pas fort...Du pont Aziz se prend un coup de stress parce qu'il me croit suivie par un requin (y en a quand même pas mal dans le coin apparemment) qui n'est en fait qu'un très gros poisson bien sympa! On profite des derniers instants sur l'île puis quand on remonte vers nos vélos (à l'heure où on est déjà presqu'en retard si on considère qu'on doit se rendre à l'aéroport en stop...) Aziz remarque que son pneu arrière est à plat...Ah, le mien aussi...Coup du sort ou mauvaise blague? Peu importe le pêcheur nous embarque dans son 4x4 avec ses potes.Merci Aziz! Ceux sont des gars de Lifou... On rend nos vélos, on récupère nos maisons sur nos dos et c'est parti pour le stop. Pas très concluant les premières minutes alors on marche en direction de l'aéroport puis une âme charitable finit par nous embraquer. On a eu de la chance parce qu'une fois dans la salle d'embraquement, on se rend compte qu'on n'est pas très nombreux à prendre le vol. Allez, bye bye Ouvéa! Ouvéa, on y retournera!Hohoho!

A l'arrivée sur Nouméa, on retrouve Bertrand qui est venu nous chercher. On leur avait proposé de garder les petits ce soir pour qu'ils se fassent un ptit resto, mais finalement on passera notre dernière soirée tous ensemble autour d'un bon plat de pâtes et d'une mousse au chocolat divine, préparée par Sabine. On se regarde un petit film tous les 4 "Amour et amnésie" et on s'endort...

 

 

J 189: On se réveille tous en même temps que Barth! Tant mieux on a pas mal de choses à faire avant le vol de 16h qui nous ramène en Australie! Lessive, sacs, voeux de postes pour la rentrée 2010 (bah!!!), mails à la maïf et autres...sauvegarde de photos, renflouement de compte qui en ont pris un coup en NC... Un vrai dimanche quoi! On s'offre quand même une super séance skype avec Momo, notre épicier préféré, Jed et Radhou, puis avec Marion et Inès qui sortent d'une petite soirée chez nos voisins les boulets: Marie Andrée et Christophe. Petits instants qu'on aprécie... L'heure du vol arrive, et celles des bisous et des aurevoirs avec! Bertrand nous amène, une dernière fois (ouf!) à l'aéroport avec le ptit Barth pour qu'il voit les avions décoller. Après quelques complications (modif de dates non prises en compte etc etc...) on monte dans l'avion... On repart plein de souvenirs, ni l'un ni l'autre ne pensions trouver une telle richesse culturelle et environnementale (c'est un peu guindé ça non?!?) en Nouvelle Calédonie, pays juste merveilleux...

Après un bon repas dans l'avion (j'avoue on n'est pas très difficile, mais y avait quand même une barre de vraie chocolat noir, made in Nouvelle Zélande!), on atterrit à Brisbane. On arrive rapidement dans le centre. Il fait nuit, c'est dimanche soir mais ça vit quand même. On ne résiste pas à faire un petit crochet par city beach. Aziz foule le sable et moi je me jette à l'eau... Toujours aussi apréciable. On marche jusqu'au backpacker où nous attend notre petit dortoir...hummmm!!! On s'endort devant un épisode de Docteur House...

 

Marie galère pour mettre des photos sur les articles (mais sur picasa il y à déjà une bonne partie des photos même s'il en manque encore pas mal, le MacDo ça commence à nous énerver tous les deux... kisses, Aziz)



Publié à 16:50, le 28/03/2010, Lifou
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Nouvelle Calédonie, en français!


 

J 171: On se lève un peu tard...On profite du luxe d'une vraie maison: vraie salle de bain, canap, terrasse, vraie connexion internet! Je boucle le looooong article, Aziz fait quelques mails et on commence à planifier notre séjour en Nouvelle Calédonie. Y a l'île principale qu'ils appellent la grande terre et puis y a l'île des pins, paraît il paradisiaque et les îles loyautés: Lifou, Maré et Ouvéa. Ca va être chaud de tout faire niveau temps et budget...on vera bien. La journée passe vite quand on glandouille. On part faire quelques courses avec Sabine puis on récupère le ptit Barth chez la nounou. Ce soir c'est soirée sushi alors on s'y colle (c'est le cas de le dire...ceux, enfin je crois que je peux écrire "celles" qui en ont déjà fait savent de quoi je parle!). Bertrand rentre de sa journée de boulot et nous rappelle ce qu'est la notion de week end en ce vendredi soir. Petite soirée bien sympa, on rigole en racontant pas mal de bêtises et ça fait du bien!

 

J 172: Tout le monde dort en ce samedi matin! Encore un peu d'internet et de planning pour nous. Le temps n'est pas à la fête mais on se sent bien dans notre nouvelle maison alors on profite! Après le repas Sabine et Bertrand nous prêtent leur voiture et on part découvrir Nouméa (eux sont à Païta, à 25 bornes de la capitale). On longe la côte et c'est plutot joli, malgré le gris du ciel. Aziz voit des kiteurs et se renseigne. Il commence même à rêver d'un saut en parachute au dessus des lagons mais c'est absolument hors de prix (ça c'est ma réaction!). On fait un saut à l'office du tourisme, la nana est super sympa et nous charge de 3 kilos de doc. Toutes les îles ont l'air fantastique...Aziz commence à parler d'une prolongation de séjour...Je me pose en bord de plage, sur la baie des citrons et Aziz fait sa première plongée en NC. Sympa mais ça manque de chaleur, de soleil et un peu de poissons d'après Aziz. On rentre chez les copains pour un samedi soir tranquille, autour d'un saucisses lentilles sur la terrasse agrémenté d'une séance skype et téléphone avec la famille. Ca fait toujours du bien même si c'est parfois un peu frustrant de pas bien voir les petits ou entendre les grands...

 

J 173: Toujours gris! On annule notre sortie mer à la plage de Nouville mais pas le barbec! Caro, la soeur de Bertrand (mais si le mari de Marion, nos amis de Lyon qui nous ont fait rencontrer Sabine et Bertand), vient manger avec ses deux petits. On mange, on boit, on rigole... Puis Aziz s'explose le petit doigt de pied contre un angle de porte et c'est le drame! Non, je rigole mais là il a même pas crié et c'est plutot mauvais signe...en effet ça saigne bien, l'ongle est tout retourné et Caro (infirmière s'il vous plaît) pense que l'orteil est sûrement cassé! Ca rappelle de mauvais souvenirs à certains je pense non?). Bon c'est pas grave, ça l'empêchera pas d'en profiter, en esperant que la plaie dans l'eau salée ne lui fera pas trop mal... Avec tout ça, la journée est bien avancée. Bertrand nous propose une partie de pêche dans le coin, qui se transformera en balade dans la baie des taureaux. Il pleuviotte mais ça reste vraiment beau. Y a une épave d'un vieux navire dans laquelle on s'aventure avant de marcher un peu. De retour à "la maison" on profite des petits puis on va se coucher. Demain matin on part à l'aube avec Bertrand sur Nouméa pour partir sur l'île des pins, c'est décidé! Mais pas réservé!

 

J 174: Le vol est à 9h et ça bouchonne à l'entrée de Nouméa. On n'y croit plus, surtout qu'on a même pas nos billets mais Bertrand, qui semble bien connaître le rythme des îles, paraît serein! On arrive à l'agence air calédonie à 8h15, reçus par une femme super sympa en costume traditionnel (le boubou je crois non?). Mais malgrè tout ça y a plus de place pour le vol de ce matin! Flûte!"Attendez attendez, on va vous mettre sur liste d'attente vous allez voir!" Ni une ni deux, le gars de l'accueil, lui aussi super sympa, nous fait une petite annonce micro pour nous dire qu'on est attendu sur le vol Nouméa/île des pins! Trop bien! En plus il fait encore un temps pourri. L'île des pins n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres de Nouméa mais on a envie d'y croire! Là bas, il fera sûrement beau! On survole quelques atols qu'on apreçoit au travers des nuages puis on atterrit sur l'île. Le temps est un peu gris mais on y croit toujours... Bien sûr on a rien réservé et tous les gens, bien disciplinés montent dans les navettes des hotels et campings qui sont venus les chercher! Eux qui ont réservé! Y a de la place dans une et ça tombe bien, c'est le camping en bord de plage que Caro (la soeur du mari de...) nous a conseillé. Le soleil se lève, si si, on vous l'avait dit! Et la plage est sublime...On n'en avait clairement jamais vu de si belle: sable blanc, cocotiers, dégradé de bleu et récifs coraliens. On plonge avec nos masques et tubas et là, c'est l'émerveillement total. On est comme des fous! Autour des coraux on voit des dizaines de poissons tous plus beaux les uns que les autres. C'est trop bon! Aziz fera quand même une petite sieste sur le sable blanc pendant que je bouquine (j'arrive au bout du livre d'Emilie, après je n'aurai plus que celui de Marion et puis plus rien, mais je compte bien sur la nouvelle calédonie pour m'acheter un livre en français!). On marche, on fait des "oh" et des "ah" à tout va... On décide de louer des vélos pour l'aprèm, l'île n'est pas très grande, on pourra voir tout le sud en vélo. On a des vues magnifiques sur les ilôts alentours et les récifs, c'est magique. On arrive au village avec son église, son école, son collège, sa poste et sa mairie! Mais pas plus! Si, l'office du tourisme fermée et un bureau de résa pour les trajets en bateau qui deviendra notre office du tourisme. Il paraît qu'il faut faire une balade en pirogue sur le lagon...On aimerait bien se débrouiller par nos propres moyens pour la faire et pas passer par le camping mais ça semble compliqué... On se fait les deux baies du sud, on passe devant les pirogues et devant les espèces de totems en bois qui font face à l'océan. C'est vraiment beau, on avait vu ces totems sur le blog de Steph et Sylvain deux autres tourdumondistes, et ça nous faisait envie... C'est fait! On repasse par le camping pour réserver la pirogue demain, on hésite à reserver un repas chez Régis pour gouter à la bougna, plat traditionnel mais les prix s'envolent et nous on redescend sur terre: on commande un sandwich qu'on récupèrera demain matin avec du pain sec (pour les poissons le pain sec, quand même!!!). Pas le temps de faire la petite rando, alors on continue avec les vélos le long de la mer, on part à gauche, à droite, on s'engoufre sur un chemin pour essayer de trouver le gîte qui fait des bougnas..."Ah c'est que pour les clients du gîte désolé". Le temps qu'elle nous dise ça, on s'était déjà fait bombarder par les moustiques! On rentre chez nous. On va sur la plage, le soleil commence à se coucher, Aziz fait une petite plongée et je le rejoins pour les derniers rayons de lumière. Le décor est magnifique...On mange un bon plat au resto du camping, petite soirée sympa et au lit...Ah? Ne serait-ce pas la pluie qu'on entendrait tomber sur notre toile de tente? Si si!!! Opération déplaçage de tente sous un abris et on se rendort! (Eh oui, on a toujours la même tente pourrie qui prend l'eau!)

 

J 175: Réveil matinal pour aller faire la balade sur l'eau. Le piroguier monte la voile, fait deux, trois ajustements et nous voilà partis, à 7 sur un bateau de bois qui vogue sur les eaux claires du lagon. A un moment on se croirait dans la baie d'along avec ces rochers qui se dressent dans l'eau. Aziz aperçoit même une raie tant l'eau est claire... On navigue une ou deux heures puis le piroguier nous largue à terre, en nous donnant de vagues indications sur le chemin à suivre pour arriver à ce qu'ils appellent la piscine naturelle. Sur le chemin on se fait littéralement attaquer par les moustiques...On traverse un cours d'eau qui se jette dans l'océan, on marche un peu puis on y arrive! L'eau est incroyable, c'est un coin protégé par des roches et les coraux et il n'y a pas une vaguelette! On voit les poissons en restant hors de l'eau, c'est pas mal pour les photos mais on commence à regretter de ne pas avoir un jettable qui va dans l'eau... Quand Aziz lache son premier bout de pain la piscine devient un aquarium et on se croit dans le monde de némo avec des poissons clown orange et noir ou bleu et noir, ils sont trop beaux! Ils se cachent dans les anémones, font les timides mais sont hyper curieux! Y a aussi des bénitiers (on entend des gens le dire, ouais, on est pas seul...enfin 10 au maximum!), C'est comme une immense bouche avec des lèvres colorées: bleu, vert, violet, rouge...et dès qu'on les approche ils se refermenent. Y a des tas d'autres poissons qui mangent sur les coraux, on est comme des gosses! C'est la première fois qu'on fait une si belle plongée. Pendant que tout le monde va manger le bougna hors de prix, on saute sur nos sandwiches et sur le pain qu'il reste (non mais ils avaient plus de pain sec alors ils nous en ont donné du frai!). On se dore un peu la pillule dans ce cadre idyllique puis on y retourne! Nos amis les poissons nous attendent et ont revêtu leurs plus beaux costumes! On rêve encore un peu puis l'heure du retour arrive... A l'hotel on jette un oeil sur internet et la météo...apparemment y a un sacré cyclone qui rode autour de la Nouvelle Calédonie...Bon...Tout à coup, c'est le déluge...Ca tombe bien, l'avion nous attend...on décolle sous la pluie et on arrive avec à Nouméa. Bertrand, fidèle au poste nous attend sur le parking. On fait quelques courses puis on rentre à Païta. Petite soirée tranquille, avec un oeil sur la météo pour le programme des prochains jours...

 

J 176: On part sur Nouméa en même temps que Bertrand pour visiter un peu et faire quelques achats.On commence par une visite chez air calin pour programmer nos visites dans les îles loyautés. C'est assez drôle, le rythme est cool, trop cool pour moi qui ressort un peu tendue par les 1h30 passées avec la nana. "Ah oui mais non, là les horaires que je vous ai passé c'est à partir d'avril donc votre programme il est pas bon là...""ok...et vous les avez les bons horaires???"BREF! On ressort avec nos billets en poche et quelques jours en plus en NC, vu que j'ai décallé notre retour en Australie!, il pleut toujours et Aziz nous fait une belle glissade sur le trottoir mouillé. J'attend quelques minutes puis m'offre une bonne partie de rigolade... On se balade dans les ruelles mais la ville n'a pas gardé grand vestige de son histoire. Quelques belles maisons coloniales, une cathédrale sympa mais pas plus. L'atout principal de la ville reste les jolies baies. On rentre dans une librairie pour trouver un bon bouquin pour nous deux. Chose faite on va régler sauf qu'on avait oublié que le prix ne serait pas les 8 euros imprimés sur le bouquin, et non! C'est le double! Radinerie oblige, on l'achète pas! Na! Parcontre ce qui est indispensable pour moi c'est un nouveau soutif, car le soir à Brisbane où Aziz s'était occupé de la lessive, il l'avait faite sécher à haute température...je vous laisse imaginer l'état du soutif...Du coup, c'est gagné! Je fais plus la lessive!!!(pour les feministes, remballez vos griffes, je la fais toujours à la main et sécher au soleil! Et oui, nous sommes toujours en été!)le seul que j'avais à part celui de sport... Mais je trouve pas ce que je veux...tant pis celui de sport fera l'affaire... Il fait encore gris on va se "réchauffer" (il doit faire une petite trentaine de degrès) autour d'un bon plat asiatique dans une brasserie du coin puis on se motive pour aller faire une petite sortie PMT (palmes, masques, tubas, eh ouais!) dans un ilôt à quelques centaines de mètres de la plage de Nouméa. Moi ça me tente même de le rejoindre à la nage mais visiblement c'est déconseillé. On se retrouve sur cette île minuscule, quasi deserte et on saute une eau à 27 degrès! On suit une sorte de rando sous marine et on en prend plein les yeux, on voit même un énorme serpent de mer. Après une bonne heure dans l'eau, il nous reste tout juste le temps de faire le tour de l'île puis le bateau taxi nous ramène sur Nouméa où nous avons tout jusye le temps de nous faire rembourser le masque acheté l'après midi même (il est super monsieur, c'est juste qu'il prend l'eau...parcontre le tuba est nickel, surtout en comparaison de mon kit pour enfant acheté au Chili!)Bref, on remonte sur Païta avec Bertrand où Sabine et les petits nous attendent. Repas sympa sur la terrasse et au lit!

 

J 177: C'est décidé, on descend sur Nouméa avec Bertrand et on se loue une voiture pour faire le tour de la grande terre. Le kit pic nic de Sabine, et les clefs en poche, on file explorer le grand sud. On roule dans de beaux paysages avec une végétation encore différente de tout ce que nous avions vu jusque là: des genre de pins aux formes multiples, de la terre rouge et des rivières qui la traverse. On fait un détour pour aller voir les chutes de la Madeleine. Mais avant tout on mange...dans la voiture parce que oui! Il pleut! En sortant Aziz s'aperçoit avec stupeur qu'il y a un pet énorme sur la voiture que nous n'avons pas noté sur le contrat. On panique un peu parce que ça fait tout le bas de l'aile et si ils mettent ça sur notre compte ça risque de faire mal! On suit quand même le petit sentier qui mène jusqu'aux chutes, doux paysage, vraiment joli...Mais on se presse d'aller au camping d'à côté pour téléphoner à l'agence de loc. On a paniqué pour rien...pas de souci elle note tout ça sur son contrat, cool! On poursuit la balade, bien heureux dans notre voiture au milieu des montagnes, des cocotiers et de la mer. Le temps est un peu gris alors on ne se baigne pas mais on se balade. On descend jusqu'à la pointe sud puis le soleil déclinant on reprend la direction du nord. La route est vraiment défoncée, c'est plutôt un itinéraire pour 4X4, surtout quand l'eau déborde de son cours! On arrive devant une énorme usine d'exploitation du nikel, source principale de revenu en Nouvelle Calédonie. Du coup on repense à cette famille de marins qu'on avait rencontré sur notre gros bateau de marchandises en Patagonie. Ils se sont installés pour la première fois dans une maison à Nouméa (jusqu'à présent ils vivaient sur des bateaux...) et Céline, la maman d'Ela et Maya nous avait dit qu'elle bossait dans cette usine. On lui fait un petit texto et nous voilà invité pour le soir même dans leur belle maison coloniale. C'est vraiment chouette de se retrouver là, après quelques mois passés, autour d'un bon repas. On rigole de ces instants passés sur le gros bateau, on se raconte la suite de nos aventures respectives puis tout le monde va se coucher, bien fatigués!

 

 

J 178: Réveil matinal, au rythme de nos deux lycéens! Un bon ptit dèj, des embrassades et on reprend la route, au nord de Nouméa cette fois. On s'arrête quand on en a envie, voir un village, enfin une tribu exactement. Oui ici même si une part de l'organisation de la société ressemble à la France (enfin à la métropole) les traditions kanaks ont bien perduré et c'est une bonne chose. Les kanaks, ceux sont donc le peuple présent en NC "depuis toujours", bien noirs de peau avec des cheveux à la Jackson five. Puis y a les caldoch, ceux qui ont été envoyé au bagne en NC après la découverte du territoire par les français dans les années 1800, puis les zoreilles, nom donné aux métro qui viennent s'installer en NC, comme nos copains par exemple. Donc après cette pause "culture" je reprends mon histoire de tribu. Dans chaque tribu y a une église (ouais ils ont tous été converti), un grand faré (comme un gros abris avec le toit en paille ou en palmes soutenu par de gros pilier en bois) où ils se réunissent parfois pour des cérémonies ou autres. Chaque tribu kanak a ses particularités, avec parfois un dialecte différent. Bref, c'est bon j'arrête mais c'est vraiment chouette de voir tout ça, on sent la tradition mais ils ont laissé une place à la modernité aussi. Tout le monde se salue d'un signe de la main, et on n'est pas exclu de ce petit rituel!. Même avec les gendarmes! Après les tribus, on retourne vers la mer.Les paysages sont vraiment beaux et différents à chaque arrêt. On passe dans un espèce de tunnel qui nous mène sur une petite baie perdue, on escalade un peu, on prend l'eau, un peu, puis on se retrouve sur la baie des tortues. Sur la plage des grilles protègent les oeufs des tortues enfouis  dans le sable.La nuit elles viennent pondre ici...on rejoint la voiture en faisant une petite balade sur les crêtes, juste le temps de se faire attaquer par les moustiques! On continue vers le nord et on se pose vers Bourail. Petit pic nic face au lagon, le pied! Le décors est parfait!On marche en bord de plage puis on file vers la plage de Poe, Aziz voit des kiteurs et ça le démange. Il réserve un créneau pour demain mais le gars n'est pas optimiste pour le vent. On croise deux nanas, Charlotte et Mélanie qui nous disent qu'on peut faire du camping sauvage ici, ce qu'elles feront ce soir. Parfait pour nous! En attendant on se lance dans une plongée même si le temps est gris car l'appel du bleu turquoise est plus fort que tout!Le site pour plonger est un peu loin du bord et la marée descend donc on marche un peu, on nage quand y a assez d'eau, on se rape contre les coraux et on finit par atteindre les premières patates (gros bloc de corail avec plein, de poissons et autres créatures...)et là la magie commence! Des poissons de toutes les tailles, toutes les formes,toutes les couleurs...le bonheur! Je me lance pas dans les descriptions...quoique... poissons bleus nuit brillant, les rayés noir et blanc, ceux avec le bec, les jaunes bien ronds, les multicolores, ceux qui marient rayures et poids...tous réunis autour d'un gros corail violet...ça mérite la description! Aziz voit même d'énorme langoustes! On se dit qu'on va peut être rentrer parce que les lèvres violettes c'est peut être plus à cause du froid que pour ressembler aux poissons et en partant on tombe sur un dernier poisson mais alors LE poisson!!! Là, on est vraiment comme des enfants, on se regarde et on a les yeux qui pétillent d'excitation! C'est le plus beau et le plus impressionnant qu'on ait vu! Allez, j'me lance: il est assez gros, plutôt rond, orange et blanc, et ce qui est incroyable c'est que de chaque côté il déploie une dizaine de nageoires(?)un peu comme de grandes plumes rayées orange et blanc...On dirait un éventail, c'est de la folie, on va chercher une photo sur le net et vous la mettre en ligne...Non mais c'était vraiment un moment à part! Quand on revient les filles nous disent que c'était une rascasse! Quoi ce poisson fantastique une rascasse! C'est bien trop terre à terre ce nom. Non mais elles nous avouent qu 'on les appelle aussi poisson lion ou poisson scorpion! Quel que soit le nom, c'est super dur d'en voir!

(Bon là, y a l'avion qui décolle dans 1h30 et on est toujours chez les amis donc pas de relecture, pas de commentaires d'Aziz, pas de photo et il manque les récits d'une bonne semaine en NC mais comme ils disent ici "casse pas la tête, tranquille!!!". mais comptez sur moi, ça viendra! Baisers calédoniens...On repart en Australie 15 jours avant de s'attaquer à l'Asie...Ca nous laisse rêveurs...)

On passe une super soirée avec les filles, apéro, grignottage et bonnes rigolades. On s'endort chacun dans nos tentes, enfin pas exactement puisque Charlotte nous prète sa tente au cas où il pleuve (ce qui est le cas quand on va au lit)

 

J 180: "hey, vous savez que vous avez pas le droit de dormir ici ou quoi?!!" Euh, oui, mais non, mais on va se décaller (on était un peu sur le terrain bien tondu du snack, mais quelle idée de venir préparer les repas à 8h du mat!). Bon on décalle pas la tente on la range. On s'était couché assez tôt et en plus il fait beau alors a nous les plongées!!! Après le ptit dèj bien sûr! On est bien motivé pour retrouver notre patate avec les langoustes et le poisson lion (ça en jette hein!). La marée est plus haute, mais il nous faut quand même 20 bonnes minutes de nage vers le large pour atteindre le premier récif. On retrouve notre patate, Aziz revera le poisson lion, moi non mais j'apercevrai une raie... Petie lecture en bordure de lagon, bronzette et on repart! Demain matin notre grand chelem des îles loyauté, comme l'appelle Aziz, démarre mais en attendant ce soir on va boire un coup à la bodega, sur Nouméa, sur les conseils de florient, un pote d'Aziz qui avait séjourné quelques mois en Nouvelle Calédonie (d'ailleurs on a croisé toutes tes ex Flo!), et puis faut dire que le nom nous emballe! Avant on repasse chez Sabine et Bertrand remettre les sacs à jour et on en profite pour manger un bout tous les 4. Arrivé sur Nouméa, on rejoint les filles, Charlotte nous laisse son appart pour la nuit (ils sont cool ces zoreilles!) et nous partons touts les 4 boire un coup à la bodega. On est un peu claqué de la journée mais on profite du cadre (paillote sur piloti dans l'océan) et du concert de soul. On rentre pas tard parce que demain notre avion pour Lifou, première étape, est à 9h...



Publié à 16:14, le 20/03/2010, Nouméa
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De Melbourne à Brisbane...

                                                   

J 153 : On reprend la route sous un ciel un peu gris. On s'arrête dans un magasin de kite surf mais Aziz comprend tout seul qu'une planche, une voile et un harnais ça va pas être l'idéal à transporter pour le restre du voyage! On roule puis on s'arrête dans un Mac Do, encore! Pour enfin mettre l'article en ligne! Il pleut des cordes et on découvre tous vos messages qui nous font super plaisir! On regrette pas de s'être arrêté! On y passe quand même presque 2 heures mais c'est pour la bonne cause! On s'engouffre dans Philippe Island et biensûr on fait de mauvaises blagues sur le nom "ouais j'suis allé en Australie c'était trop fun sur Jean Paul island, ça déchirait grave!!!" Enfin oui, elle est bien chouette cette île! On se perd dedans et on voit plein de Kangourous, on tombe même sur un petit pingoin qui perd son duvet... En face il y a une autre île (peut être celle de Jean Claude...) remplie d'otaries mais on ne peut les voir qu'en glissant une pièce dans l'appareil pour faire marcher la caméra qu'ils ont posté sur l'île. On refuse évidemment mais puisqu'un autre dindon le fait on profite des images! Plus loin il y a une réserve de kangourous et on aperçoit une maman avec son petit dans sa poche! C'est à voir!!! Il paraît qu'on peut pas dormir sur l'île alors on la quitte en partant à la recherche d'une petite ruelle pour poser le van. On galère un peu, en plus il pleut! Ca y est! On en a marre!!! Du coup on se fait des pates chinoises, un petit docteur house et on s'endort...

 

 

 

J 154: On cherche un bel endroit pour notre petit dèj et on le trouve, tout au bout d'une route qui longe la mer, avec le soleil en prime. On trouve un coin perdu "sandy point" qui fait rêver. Des immenses étendues de sable, sans aucun touriste, seulement quelques pêcheurs. La marée est basse et dans le sable on voit une magnifique raie...morte bien sûr mais magnifique! On opte de nouveau pour l'option footing décalée, surtout qu'Aziz n'est pas très motivé. Je pars le casque sur les oreilles et je fais le plus beau footing de ma vie! Du coup Aziz prend la relève à mon retour! Le cadre est splendide, le soleil tape, et chacun notre tour on aura ce sentiment de liberté, d'être un peu les rois du monde avec la musique à fond dans les oreilles!Il y a des centaines de crabes pendant qu'on court et on joue à les écraser, à les éviter pardon! On court, on court, puis l'eau nous empêche d'aller plus loin, la marée monte et remplie d'eau transparente des espèces d'alvéoles dans le sable...Le spectacle est fantastique...On n'a pas couru ensemble mais on a ressenti les mêmes choses...grand sentiment de liberté, et ce truc étrange que tu ressens parfois quand tu cours genre "le monde est à moi, je me surpasse, maintenant j'arrête de bouffer le nutella à la petite cuillère!!!"

L'heure du barbec se fait sentir, il est face à la mer et nous sommes seuls... Les patates cuisent dans l'alu, le maïs grille, les champignons dorent et la musique de Bob nous plonge dans une douce atmosphère. Des australiens arrivent, deux couples d'une cinquantaine d'années avec qui nous passerons le reste de la soirée. Ils sortent des clubs de golf et quelques balles et nous initient au plaisir du golf dans le sable... instants joyeux dans la douceur du soir...

On quitte la plage car l'eau monte toujours et on pose la voiture à une centaine de mètres...On s'endort heureux...

 

 

J 155: Après un bon ptit dèj face à la mer qui se retire...la voiture ne démarre plus. SHIIITTT!!! Visiblement ce n'est que la batterie, on demande donc aux pêcheurs du coin de nous filer un coup de main. Ce sont des immigrés grecs, très présents dans la région de Melbourne. Le gars vient avec sa voiture et ses cables et c'est reparti! On appelle quand même l'assistance pour qu'ils viennent nous changer la batterie. On demande au pêcheur de parler à notre place pour expliquer au gars où on se trouve mais c'est pire, le gars de l'assistance ne comprend pas un mot de ce qu'il dit à cause de son accent! C'est vrai qu'il est terrible! Enfin ça donnera un rendez vous manqué puisqu'on ne s'attendait pas au même endroit et quelques heures perdues...enfin quelques heures à bronzer au bord de l'eau. On espère que la batterie tiendra le coup et on part marcher le long de l'océan, à travers les dunes...on regarde la marée monter et remplir doucement les trous d'eau...On va jusque là où on a couru hier, ça nous avait tellement plus qu'on voulait y retourner...ensemble...On se promène 3 ou 4 heures puis on se lance dans la préparation du barbec! Enfin, c'est Aziz qui s'y colle et qui prépare même une bonne sauce tomate pour les pates de demain avec les tomates pourries! On est bien, on se sent bien, on voit des paysages et des animaux incroyables...mais il nous manque je sais pas quoi...l'effervescence...l'excitation...On s'adapte à ce nouveau rythme de vie en faisant plus de sport, en prenant plus le temps. On savoure chaque rencontre animalière, chaque plage déserte, chaque petit dèj au soleil et chaque repas face à l'océan. On profite de la douceur de vivre australienne...c'est peut être trop doux tout ça... après le barbec on est motivé pour rouler un peu et on va jusqu'au Wilson Promontory Parc, un grand parc national, bout de terre le plus au sud d'Australie, juste en face de la Tasmanie. Comme il est tard, les barrières sont levées et on ne paye pas l'entrée, c'est pas plus mal! On traverse tout le parc en roulant au pas car la nuit les kangourous croient que la route leur appartient! D'ailleurs y en a un énorme qui bondit juste devant nous pour rejoindre son pote énorme de l'autre coté de la route! On devine les plages et on entend les vagues se fracasser contre les rochers... Y a un wombat qui traverse juste à côté de nous! Un wombat ça ressemble un peu à un koala mais...ça n'en n'est pas un! Il est pas pressé et on se régale de l'observer! C'est fou de voir un animal dont on connaissait même pas l'existence! Au bout de la route y a la mer et un parking. Evidemment il est formellement interdit de dormir là mais bon, il est tard! On met le réveil à 7 heures demain matin pour changer d'endroit assez tôt!

 

 

J 156: Il est 7 heures donc et le soleil pointe le bout de son nez...On va jusqu'à une plage, encore plus déserte que d'habitude. C'est carrément magique. Y a d'énormes rochers arrondis, rouge orangés, éclairés par la lumière du soleil montant...Le sable est blanc et froid...On retourne à la voiture et on fait quelques courses dans l'unique superette du parc. On déjeune au milieu des perroquets puis on part découvrir d'autres recoins du parc! Sur le parking d'un départ de rando, Aziz remarque que toutes les voitures ont une belle étiquette indiquant qu'elles ont payé! Fallait s'en douter, shit! Bon qu'est ce qu'on fait? C'est déjà 10 heures du mat, ça nous saoule un peu de payer... Tant pis on verra bien, on a déjà pris une amande de 70 dollars à Melbourne (on vous l'avez pas dit ça si?) mais on tente quand même! On est bien motivé pour un petit footing alors c'est parti!!! on va faire les 4 kilomètres de côte en montant! C'est pas une côte en fait, c'est une méga côte! Aziz est loin devant et moi je galère derrière mais je lâche pas. Les randonneurs doivent penser qu'on est vraiment barges! "Non mais en plus ils profitent même pas des paysages quoi!" Si, si on profite! Ils passent pas assez vite à mon gout même! J'ai pris l'appareil photo et je me surprends à rêver d'un koala ou d'un kangourou qui surgirait sur le chemin! Je n'aurais alors pas d'autres choix que de m'arrêter de courir pour le prendre en photo mais rien de rien! Allez même un rat ou un moineau je le prendrais bien en photo là!!! RIEN! Y a bien ces fougères immenses, pareilles à des arbres, que je trouve magnifiques moi, mais Aziz dirait que j'ai trouvé une excuse pour faire une pause! Alors tant pis, je continue jusqu'en haut et je rejoins Aziz qui m'attend pour les 100 derniers mètres. Là haut la vue est incroyable! Des forêts d'eucalyptus entecoupées par des dunes de sables, des plages paradisiaques (vue d'en haut, avec les vagues, c'est magique!) et la Tasmanie qu'on devine au large! On reste un peu puis on repart dans notre footing, en descente cette fois! On n'a pas d'amande! OUF! On prend le chemin du retour en s'arrêtant chaque minute pour admirer la nature...On est un peu juste en essence alors on roule très tranquille...on fait quand même un petit détour (parce que j'insiste évidemment) pour se retrouver de l'autre côté de Sandy point, la plage des deux derniers jours. Ca valait pas vraiment le coup de mettre le témoin d'essence dans le super rouge mais bon... On arrive quand même jusqu'au prochain poste à essence, à Foster, et on en profite pour faire les courses. On roule un peu puis on trouve une aire en bord de route vraiment chouette avec un grand soleil, alors on s'arrête même s'il est un peu tôt. On mange sous le soleil déclinant...

                                                     

J 157: Réveil sportif, àprès un énorme petit dèj biensûr, avec une petite séance de freeze be sur l'herbe, notre dernier achat! On longe la côte puis Aziz vire à gauche, sur la grand ridge road, une route (qui deviendra vite un chemin!) qui s'engouffre dans les terres. On tombe rapidement sur des kangourous qui suscitent toujours autant de "waouh, arrête toi, viens on descend de la voiture et attend j'prends une dernière photo, mince il est parti!!!" chez nous. On croise parfois un vol de perroquets multicolores et ça nous ravit. Et puis y a ces fougères énormes, à la taille d'un arbre, genre palmier, c'est vraiment beau et nouveau pour nous (bon j'avoue, c'est surtout moi qui m'affole devant ces plantes mais bon...) Avant de redecendre vers la côte on se fait une petite balade dans le parc national du coin dans la rainforest, forêt dense, genre tropicale (d'où mes fameuses fougères!). On traverse des ponts suspendus et rencontre des eucalyptus gigantesques. Quelques mètres avant d'arriver au parking, on voit un perroquet, rouge et bleu, en plein milieu du chemin, là, juste devant nous. Je dégaine l'appareil photo avant même d'avoir bien profité du spectacle (c'est un peu mon défaut c'est vrai...) et le perroquet nous fait un festival, pas farouche du tout, il s'approche à quelques centimètres de nos pieds et prend du bec la brindille qu'Aziz lui tend...Waouh!!! Un couple arrive derrière nous, je leur fais de grands signes pour qu'ils ne fassent pas trop de bruit (enfin surtout pour qu'ils la boucle!!!) genre y a un animal de fou juste là, ils s'approchent et sourient. Ouais bon ça va les australiens, on sait que vous êtes habitués vous mais chez nous le mieux qu'on puisse voir c'est un merle ou un rouge gorge alors comprenez que dès que ça a plus de deux couleurs on soit comme des gosses!

                                                                                           

Allez, on repart longer la côte et on s'arrête rapidement sur une petite plage sympa avec des vagues encore plus sympa! Aziz se lance pour une petite séance body board et moi aussi! Il était temps! C'est trop bien, à la moindre vaguelette j'hurle sur ma planche! Un peu de sensations fortes ne font pas de mal. On trouve un barbec pour manger et on s'endort après un ou deux épisodes de docteur House, devenus traditionnels!

 

J 158: Faudrait vraiment qu'on aille mettre l'article de la great ocean road sur le blog et  comme toujours y a un mac Do devant nous. Allez, on y va même si ça ne nous fait pas rêver, encore moins de bon matin! Mais une fois de plus quelle bonne surprise quand on découvre tous vos messages sur le blog et sur nos boîtes mail! On a même un article de 5 pages pour les vacances de Marion et Inès! Merci les filles, ce soir on regardera un épisode de House en moins, on languit de vous lire! On reprend la route et on se fait une petite baignade rapide sur une plage qui accueille des baleines ...quand c'est la bonne saison bien sûr, soit en novembre/décembre et Mai/juin...On pouvait pas faire pire! Tant pis on réalisera ce rêve une autre fois! On voit quand même d'énormes perroquets noirs et jaunes qui font tomber les restes des pommes de pins sur le capot de la voiture (y en a même qui déplacent leur véhicule mais nous, comment dire...On s'en fout!!! Ben quoi???) On s'arrête sur une autre plage avec d'immenses rochers arrondis. C'est super beau, on se promène une bonne heure, tous les deux, sans personne...petit repas au bout d'une route, la mer en face, le barbec à côté et les oiseaux rieurs derrière (on vous en n'a pas parlé de ces oiseaux avec une grosse tête qui donnent toujours l'air de rire, de se moquer un peu même??? Ben voilà, c'est fait! )

 

J 159: Il fait un peu gris, on roule un peu puis on trouve un coin pour déjeuner. Mais avant on se lance dans une petite balade dans la foret super sympa. On se croit en amazonie et en plus on traverse des ponts suspendus. Bon c'est pas tout mais c'est dimanche là et le dimanche qu'est ce qu'on fait? Ouais on glande mais là c'est pas possible, faut en profiter! Parcontre on fait...on fait...un méga ptit dèj! Et oui!!! On se remet quand même en route jusqu'à Malacoota (beaucoup de villes ont des noms aux consonnances aborigènes mais leur place dans la société australienne ne semble pas occuper le premier rang, on aimerait bien en parler avec eux mais je crois que c'est un sujet sensible et puis en rencontre pas des tonnes de gens, on vit un peu en autharcie avec notre van.) Sur le port il y a des dizaines de pélicans énormes, c'est beau et impressionant. Sur la côte on voit une voiture de patrouille avec un panneau "alerte tsunami"...bon...on apprendra plus tard que c'est suite au tremblement de terre du Chili, la veille... On se fait des petites plages mais le soleil et la chaleur manquent un peu. On arrive à Eden, endroit réputé pour observer les baleines...à la bonne saison biensûr! Sur la route on croise un wombat mort...Bon...Puis Aziz s'engage dans un petit chemin et on tombe sur un groupe de kangourous. Trop bien! Ils sont juste là et n'ont pas trop peur. Certains sont vraiment imposants! Aziz fait un super film...que je trouve le moyen d'effacer! Bref. On trouve une petite aire pour dormir. C'est écrit en gros "interdit de camper" mais y a plein d'autres vans et puis on campe pas nous, on se repose avant de reprendre la route!

 

 

J 160: Toujours gris! Pfou!!! On se fait de petites marches dans le mimosa rocks national park (j'aime bien vous mettre les noms!), il pleuviote mais ça reste agréable, surtout quand on croise des kangourous et des oiseaux splendides! On en profite pour rouler sauf qu'on se retrouve arrêté au pied d'un pont en réparation... On attend patiemment, de toutes façons ils vont pas nous laisser planté là toute la journée...Et ben si! Il est 10h30 du matin et la route réouvrira vers 17 heures!!!Bon ben oui, on fait demi tour! On mange dans notre van à cause de la pluie! Pfffffffouououou!!!!!On roule toujours puis un peu saoulé on s'arrête marcher un peu malgrè le mauvais temps. On est au bord de l'eau et on aperçoit, à coté d'un pêcheur, une otarie! Voilà ce qu'il nous fallait pour nous redonner la patate! C'est génial de la voir faire son numéro dans l'eau. Elle essaie de piquer les poissons du pêcheur, et nous on profite un peu de du spectacle avant de l'en avertir! Tout à coup on s'écrie avec Aziz: "Waouh! Une raie géante, tu l'as vu?". Non mais géante c'est géante! De la folie, plus d'un mètre d'envergure! On en prend plein les yeux et on refuse de retourner à la voiture tant qu'on l'aura pas revue! Chose faite, on continue la balade au bord de la mer, les vagues sont magnifiques, puis nous repartons sur la route. On mange sur une petite aire puis on s'offre un sunday au Mac Do du coin avec une petite séance internet. Avant de dormir, un jeune français vient discuter 5 minutes, Jérôme. On se donne rendez vous au ptit dèj demain matin!

 

 

J 161: On retrouve donc Jerôme pour le ptit dèj et on partage nutella, pan cakes, fruits...Ah, au fait, il fait gris! Mais on se motive (faut dire que le ptit jeune a 18 ans tout pile et nous donne un peu d'energie!) et on décide d'aller se baigner à Pebby beach, même s'il pleut. Bon c'est vrai qu'il fait quand même assez chaud donc c'est pas vraiment l'exploit. C'est rigolo, on est seul sur une belle plage perdue au fond d'une forêt et on se jette à l'eau avec nos body. Moment sympa dans les vagues... Quand on revient sur le parking y a encore plus de perroquets (qui ne sont pas des perroquets me dit le ptit jeune, mais on ne peut pas appeler juste "oiseau" un animal au 1000 couleurs, ça restera des perroquets!) qu'à notre arrivée. Aziz sort un bout de pain et là, ils débarquent par dizaines, des rouges, des verts, des rouges et verts! C'est la folie, ils viennent sur nous, pourtant moi j'ai pas envie et je crie comme une dinde mais ça ne les dérange pas. Aziz en a sur les épaules, les mains, la tête et là plus question de les appeler perroquets, c'est presque devenu des sales bêtes!!! Non faut pas exagérer, les pigeons de la place St Marc c'est des sales bêtes mais eux...On les quitte pour rouler un peu et aller sur "la plus belle plage du monde" selon le guinness. Elle est magnifique mais ressemble aux autres. Ils doivent avoir des critères précis, j'sais pas. Enfin, l'absence de soleil nous fait préferer une petite balade à la baignade. On fait griller ce qu'il reste au barbec face à la plage et on passe une bonne petite soirée. Jerôme nous impressionne, Il voyage seul, à 18 ans, vient de bosser 3 semaines dans le ramassage des fruits (le fruit picking, boulot de prédiléction pour les frenchies qui débarquent en Australie), s'est acheté son van, sa guitare et sillone les routes. C'est génial de faire ça si jeune (mais plus vieux c'est bien aussi, surtout quand on évite le fruit picking!). Vers 21 heures, on sent le regard insistant d'un habitant du quartier, sur sa terrasse. Jérôme, qui parle bien mieux anglais que nous, lui demande si on le gène, s'il veut qu'on aille ailleurs, et là l'abruti (oui d"habitant du quartier" il est passé à "abruti"!) baragouine un truc et nous prend en photos, nous, les plaques de nos vans... on lui baragouine aussi des trucs du coup mais bon... c'est un futur madame Lapeyre lui (notre voisine à Grenoble). On le laisse psychoter et on se cherche un petit endroit pour dormir. On tchatche, moi je m'endors et Aziz retrouve sa jeunesse avec le ptit, en discutant et écoutant de la musique dans son van.

 

 

J 162: On retourne devant chez notre ami le photographe, mais avec le soleil il doit être de meilleure humeur. Et oui! Il fait beau!!! Ca nous met aussi d'excellent humeur, tout comme le groupe de retraitées du quartier qui après s'être offert un petit dèj face à la mer, comme nous, s'est mis à répéter quelques chansons bien sympas au son de l'accordéon! C'était chouette de les voir et de les entendre rire et chanter dans l'herbe..."le soleil vient de se lever, encore une belle journée..." et oui, l'humeur est à son top! On n'hésite pas une seconde, on va bronzer sur la plage! Les garçons mettent masques et tubas et filent explorer les fonds marins. Pendant ce temps je me fais plaisir avec la guitare de Jérôme, seule sur le sable...Ils reviennent les yeux pétillants! Ils ont vu de beaux poissons et plein de raies! Ouais mais moi j'ai bronzé! Na! Je m'offre une petite séance à mon tour mais bizarement, la question d'Aziz juste avant que je rentre dans l'eau me refroidit un peu: "tu crois qu'ils viennent près du bord les requins?". Pendant ma plongée je cherchais plus à répondre à sa super question qu'à dénicher de beaux poissons sous les algues. Evidemment, je n'ai rien vu! Aziz s'offre un petit footing, moi j'ai décidé à contre coeur d'arrêter de courir, j'ai trop mal à ces ^#§%¨^}¤ de tibias, et je préfère les préserver pour randonner que pour courir. Dommage on avait pris un bon rythme. Bon c'est pas la fin du monde mais ça fait chier (et oui, désolé, là ça fait plus suer, ça fait chier!!!)Aziz revient enchanté de son footing, et oui, courir en bord de plage...en plus il a traversé un golf et couru au milieu des kangourous! Moi j'ai fait le blog en écoutant Jérôme jouer de bons petits morceaux à la guitare. On reprend la route, bien décidé à se faire un bon petit repas ce soir: des hamburgers au barbec, comme avec les copains à Grenoble! On fait nos courses et on se pose dans un parc rempli de cacatohès (les gros blancs avec la crète jaune). On entend même plus la musique avec le raffus qu'ils font, franchement! Les hamburgers sont trop trop bons et les petits cocktails du jeune aussi! On finit un peu plus loin (et oui, demain on doit tous être à Sydney, Jérôme pour récupérer son père à l'aéroport et nous nos passeports avec les visas chinois), dans un parc au bord la mer...

 

 

 

J 163: On quitte le petit, vraiment une belle rencontre ce Jérôme... Avant de rejoindre Sydney on essaie de trouver un truc qu'ils indiquent dans le guide: Blow hole. C'est un trou dans la roche qui borde la mer et parfois, de ce trou jaillit de l'eau à 20 mètres dans les airs, comme une fontaine. C'est impressionant, surtout le bruit que ça fait! A chaque fois j'ai le coeur qui se serre. On attend toujours le prochain..."encore un puis on y va, j'suis sûre que le prochain sera encore plus haut!" On roule vers Sydney et on arrive rapidement dans la ville. C'est génial en voiture, on passe de supers ponts, on est au coeur de la ville, au milieu des grattes ciel, on l'avait fait à pied mais en van c'est autre chose encore, c'est vraiment impressionant. On finit par retrouver l'ambassade chinoise et on récupère nos passeports. On traverse le centre ville et biensûr on se trompe de route et même de sens (On a roulé un petit moment à contre sens mais Aziz a vite récupéré la bonne voie...) et quand on passe sur Harbour bridge (le pont que j'ai pris 100 fois en photo quand on était à Sydney) on est comme des gosses, au milieu de ce géant de fer qui nous offre une vue sur la baie et l'opéra fantastique! On quitte peu à peu la ville, on roule à travers de beaux paysages puis on se pose avant que le soleil se couche au bord d'une de ces nombreuses et belles rivières qui se jette dans la mer. Le soleil couchant nous offre une de ses plus belles lumières, les perroquets sont au rendez vous et même quelques pélicans. Un gars du quartier sort nous dire que si on veut à côté du barbec y a une prise, si on a besoin... merci monsieur! On spécule sur les soirées ou les dimanches midi de fou qu'on se ferait avec les copains à Grenoble si on avait des barbec à dispo avec même une prise pour mettre la musique...mais Aziz en profite plutôt pour se raser! On roule encore un peu, jusqu'à New Castle, où, en cherchant un coin pour dormir on tombe sur une belle église. La porte est ouverte, on entre et on écoute un groupe de musiciens qui répètent entre les murs du beau bâtiment. On est sous le charme pendant ce petit moment volé... On s'endort en bord de mer...

                                              

J 164: je m'en souviens plus, mais ça reviendra...

 

J 165: Réveil sur le parking, face à la mer. On se lance dans une petite promenade en bord de mer, c'est beau, évidemment... Une table, un banc, et c'est parti pour le ptit gros dèj! Faut dire qu'on saute le repas de midi depuis qu'on est en van et du coup on mange comme les vieux, le soir, enfin à 7 heures max quoi! On refait une balade le long des rochers, vers le centre ville. Sur chaque rocher formant la digue, y a des dessins faits à la bombe. Des "je t'aime forever" des "à la mémoire de notre cher..." des "vive l'australie", bref tout le monde, des jeunes mariés à la grande famille bab en passant par les gosses du centre aeré, a laissé sa trace...c'est chouette, sans prétention, juste envie de dire qu'ils sont passés par là. J'ai lu sur le guide qu'on pouvait ressentir le passé historique de la ville en se promenant dans le centre et là clairement je suis en manque d'histoire, de traces laissées par l'homme (autres que des graph de moins de 10 ans!), de vieilles batisses, de murs construits à la sueur des fronts de centaines d'hommes... déception totale, j'aurais du m'en douter...l'église n'est pas moche...en petites briques rouges...et sinon, rien de rien. C'est fantastique la nature, les paysages que la main de l'homme n'a pas touché...mais je crois que contre toutes attentes on aime tous les deux les paysages façonnés, apprivoisés par l'homme...

On reprend la route pour s'arrêter immédiatement à l'hopital des koalas! Mais en chemin, on tombe sur une maison de 1820 je crois..."c'est la plus vieille de la région" me dit Susan, la gardienne,"vous rendez vous compte?" ouais ouais vieille vieille... Non mais la visite est vraiment sympa, la maison, grande batisse en bois de plein pied avec des balcons-terrasse tout autour, laissée en l'état depuis les années 50... Un grand salon où l'on imagine les banquets qu'ils devaient faire, les danses qui devaient s'y donner... une petite chambre avec un petit lit, de vieilles photos un peu partout et Susan qui nous aime bien je crois même si Aziz la regarde souvent perplexe quand elle nous pose des questions et que je ne trouve qu'à lui répondre des "sorry, could you repeat please?". On parlera quand même de notre cher président français qui à l'air de l'intriguer (nous aussi on doit dire...), de la France, de Nancy machin, une australienne qui a aidé pendant la résistance en France, de De Gaulle...Bon Susan on irait bien voir les koalas blessés nous! C 'est chouette, on les voit de près. Y en a un qui est bien calé dans son arbre c'est trop mignon, à chaque fois je suis gaga!

On reprend la route pour s'engouffrer sur une petite route traversant de belles maisons sur pilotis, en bois et en tole (on imagine bien notre maison comme ça!) et se terminant sur un cap qui se jette dans la mer (c'est peut-être la définition d'un cap non?). Le ciel est un peu gris, pas le courage de me baigner mais Aziz le téméraire s'offre une séance de body. J'en profite pour faire le blog mais je l'entend crier d'en bas pour que je le regarde!!! A côté de moi y a de jeunes mariés avec les témoins qui font des photos, et comme dans les films, les demoiselles d'honneur sont habillées avce la même robe moche... On cherche un bel endroit pour se faire griller le bon bout de viande qu'on s'est acheté! On perd un peu de temps mais ça vaut le coup, on est vers un camping, peut être même dedans, et y a des barbec à bois face à la mer! Aziz fait le feu et c'est parti pour un bon repas! On va dormir quelques mètres plus loin, dans un endroit paradisiaque.

                                                                    

 

J 166: Réveil très matinal, on tape à la porte (enfin à la portière quoi!) j'ouvre la gueule enfarinée... "Hello, how are you?" truc auquel on sait tous répondre "fine thank you!" sauf que là je dévisage l'uniforme du gars qui va nous dire dans 2 secondes qu'on n'a pas le droit de dormir là et lui réponds "sorry?" bref je vous passe l'échange mais le ranger est cool, il nous dit juste qu'on est sur des emplacements de camping et qu'il faudra passer payer 18 dollars en partant. On se rendort, ben oui, à payer on en profite. Mais avant on admire la lumière vers le soleil qui se lève, l'endroit est magnifique, on l'apprécie d'autant plus qu'on sait qu'il va nous en coûter 18 dollars! Au deuxième réveil on va payer. Quand la nana nous dit "thirty six please" on se décompose! On doit vraiment se décomposer parce qu'elle se reprend et nous dit qu'elle est est bien lunée et que 18 ça suffira, cool! On a un code pour utiliser les douches, on en profite mais pour l'eau chaude faut encore payer! Vive l'eau froide! On déjeune au même endroit que là où on a fait nos grillades la veille...Il pleut!!! Merde!!! (ça défoule plus en français!). On roule, on va voir un joli phare avec une super vue et en redescendant des gens nous font signe de venir...y a un énorme kangourou allongé, pépère dans l'herbe, qui nous fait face. On s'approche pas trop quand même parce qu'il est vraiment vraiment gros! Et même si Aziz rêve d'un combat de boxe un avec kangourou comme dans les dessins animés de son enfance, ça restera un rêve! On roule un pas mal vu qu'il fait un temps pourri puis quand ça se dégage un peu Aziz se fait une petite séance body. J'ai moyennement envie, y a pas de soleil et c'est pas la grosse chaleur. Mais Aziz me fait de grands signes...Allez, j'y vais! L'eau est trop bonne, les vagues aussi, on s'éclate, Aziz commence a vraiment piger le truc, moi pas vraiment mais je me régale quand même en me laissant porter par la vague jusqu'au sable! Sur la dernière vague j'ai le plaisir de gouter l'eau, je m'en serais passé! Le soleil se couche, on refait des grillades et on roule un peu pour trouver l'endroit où l'on passera la nuit.

 

 

J 167 : Encore un réveil matinal pour se rapprocher de la destination finale, Brisbane! On roule un peu plus de deux heures, ce qui est assez rare finalement puis on monte déjeuner en haut d'une falaise d'où la vue est plutôt sympa, surtout quand derrière les surfeurs il nous semble apercevoir des ailerons s'élever hors de l'eau! On ne rêve pas, voilà nos premiers dauphins d'Australie, ils sont au moins 7 ou 8, assez loin, mais assez prêts pour nous rendre comme des gosses! Les fesses posées sur un tronc d'arbre on mange nos céréales (et nos tartines de nutella, et celles au fromage aussi) en regardant les dauphins danser dans l'eau...

On continue jusqu'à Byron Bay, LA ville où il faut être quand on est branché! Y a un phare (on les fait quasiment tous, ça fait toujours un peu de vieilles pierres et d'histoire de pris! Et puis c'est chouette un phare non?) en haut de la falaise, c'est le point le plus à l'est d'Australie, on était déjà allé à l'endroit le plus au sud, ouais on aime bien les "LE PLUS..." nous! Faut un peu marcher et la chaleur est étouffante sous les nuages! Mais quelles vue...Et si on allait se baigner? Oui, oui, allons y! Ni une ni deux les serviettes sont bien installée et nous avec! J'ai bien envie d'un petit footing, juste pour voir...Peut être que si je cours qu'une fois par semaine j'aurais pas mal? C'est vraiment agréable un footing en bord de mer parce qu'on sait très bien comment ça va se finir!!! C'est le tour d'Aziz (ouais on garde la technique de footing alterné pour toutes les raisons que vous connaissez!) et moi...je fais le blog!!! Petite séance body together, il fait vraiment lourd, la pluie n'est pas loin mais on y échappe! Bon plat de pates en plein air puis petit tour en "ville", y a une rue avec quelques bar mais c'est assez sympa. Y a un caviste qui vend un vin rouge costière de Nîmes à 30 dollars! Qui a dit que le gard ne produisait pas du bon vin rouge? Enfin bon, on en sait rien mais cher ça c'est sûr! On finit la soirée en buvant un coup en bord de plage, à coté d'un groupe de "jeun's" avec guitare et didjeridoo. Bon faut trouver notre place pour la nuit et y a pas mal d'interdiction dans la ville, malgré tout des dizaines de vans sont garés ça et là. Mais prudents que nous sommes, on sort un peu de la ville avant de se poser...

 

 

 

J 168: Pas assez loin visiblement puisque vers 5h30 un ranger qui semble légèrement agacé de virer les baroudeurs depuis minuit, tape fermement à la porte et nous annonce que si on est pas parti dans 5 minutes on devra payer une amende! Ni une ni deux, on a changé de coin et nous voilà avec tous les vans de la ville sur une minuscule aire d'autoroute infestée de moustiques! On se rendort quand même mais le soleil et la chaleur ne tarderont pas à avoir raison de nous! On est à quelques dizaines de kilomètres de la gold coast, très prisée par les australiens. On se dans une petite ville, près de surfers paradise, rien que ça! Comme d'hab c'est la grande classe, tables en bois, barbec pour faire griller le pain et là, y a même une boulloire géante pour le thé! Bien sûr on est face à la mer avec au premier plan des vagues énormes que les surfers défient et au second plan des grattes ciel qui défient les nuages! On se croirait à Miami (enfin jamais mis les pieds mais c'est comme ça que ça doit être!). Il fait très très chaud, pendant qu'on déjeune on voit plein de gens courir, seul, en groupe avec un coach, ou en poussant bébé dans la poussette!!! On file sur la plage. On voit du monde défiler avec body ou surf, des jeunes, des vieux, des très vieux, des gros, des maigres et des stéréotypes du surfer australien! En bref on a notre place là dedans alors chacun notre tour on se fait une petite virée. Ce sont les plus grosses vagues qu' on ait eu et les sentations sont proportionnelles à leur taille! C 'est trop bon!!! Petite séance d'abdos, douche, pomponnage (ça fait du bien parfois) et puis on file à Surfers Paradise, à quelques kilomètres. C'est surfait mais ça a son charme. On se gare et on laisse un petit mot parce que le parcmètre n'est pas à l'heure, il annonce une heure de moins... bref. Y a des magasins rip curl, quick silver et compagnie à tout va et Aziz se déniche un petit short maillot bien australien. On se balade un peu puis on retourne manger vers le van. On le met en bord de mer parce que faut pas se laisser aller, on choisit toujours un endroit sympa pour le repas. On cherche pas de barbec, faut manger les restes, demain on rend le van! Y a des jeunes qui nous demandent si on pense qu'ils peuvent dormir là, et comme d'hab on reconnait leur bon accent français! Ils sont 6 jeunes qui font leurs études pour devenir agriculteurs et font leur stage en Australie. On finit dans leur van en buvant un coup...

 

 

J 169: Brisbane nous voilà! On cherche notre vieil ami oublié: le backpacker! Les affaires montées dans la chambre (on a craqué, on n'a pas pris un dortoir), le van vidé et nettoyé on part à la recherche du magasin pour rendre notre compagnon de route. Juste avant on comprend qu 'en fait dans cet état d'Australie, le Queensland, y a une heure de décalage...leur parcmètre était pas du tout déréglé, c'est juste nous qui étions à la rue. On en profite pour changer les dates de location pour la deuxième partie. Et oui! Demain on part chez Sabine et Bertrand en Nouvelle Calédonie et quand on revient, dans deux semaines, on reprend un van pour continuer la remontée jusqu'au nord de l'Australie. Bref, on a loué moins longtemps que prévu et si on veut prolonger on n'aura qu'à les appeler. Ca nous donne plus de liberté au cas où il pleuve, parce que oui quand on reviendra de notre escapade calédonienne ce sera la fin de la saison des pluies, la "wet season", et il paraît que ça peut être le sacré déluge! On verra bien...

Bon ben on a abandonné notre petit van et on est...à pied! Brisbane à l'air d'être une chouette ville, ultra moderne mais avec du charme. On se balade, encore une église alors on en profite. C'est bizarre mais on aime bien rentrer dans les églises. C'est toujours un moment à part. Pourtant ça ne nous inspire rien de divin, ni à l'un et encore moins à l'autre évidemment, et puis c'est assez déroutant de mettre autant d'argent dans ces lieux de culte mais au delà de tout ça on aime bien s'immerger dans le silence et la fraîcheur des murs alors que dehors c'est embouteillages et grosse chaleur... bref...On a fait brûler une petite bougie en pensant à vous...J'imagine déjà ce que vous devez dire ou penser bandes de moqueurs mais c'était juste pour voir une petite flamme s'éclairer en pensant à vous. Bref, j'arrête de me justifier!!! On se pose dans un bar (ça vous comprenez mieux non?) dans lequel on finit par manger...Et oui on craque! Deuxième resto en un mois et demi! Elle est loin l'Amérique latine!!! Les rues sont animées,, les ponts éclairés, on passe dans de beaux jardins et en rentrant vers l'hotel on hallucine carrément: devant nous de super barbec design, jusque là, c'est classique mais à coté on voit un grand bassin d'eau claire, éclairé avec quelques personnes qui se baignent. C 'est ce qu'ils appellent city beach: plusieurs bassins trop beaux, certains entourés de sables, d'autres d'herbes ou de bois. Des palmiers tout autour et une vue sur les ponts et la ville... des vestiaires avec des douches biensûr et le tout complètement gratuit et libre d'accès à toute heure! Du délire, c'est hyper propre, pas un truc qui traîne dans le sable où dans l'eau qu'on s'empresse d'aller goûter! C'est étrange comme sensation...c'est paradisiaque mais c'est irréel, y a bien un gars bourré qui va arriver et sauter dans l'eau tout habillé, ou des jeunes avec la musique et des bierres qui vont venir squatter non? Non! L'endroit n'est pazs surveillé la nuit mais toutes les règles sont respectées naturellement par ceux qui en profitent...déconcertant...inenvisageable chez nous... Autre culture sûrement, plus d'argent, moins de pauvreté...on sait pas mais c'est vraiment hallucinant. Des couples qui se bécottent dans l'eau, de jeunes ados qui s'amusent, un père qui baigne ses gosses...et deux frenchies sur le cul...dans l'eau...Retour à l'hotel...Aziz s'occupe de faire une machine, y avait urgence! Moi je dors! C'est ça la modernité! Demain soir on décolle pour Nouméa!!!On est trop content! On est attendu par des gens, ça fait longtemps que ça ne nous est pas arrivé! Ca va vraiment nous faire du bien, discuter, ne plus être que tous les 2, et oui faut pas se leurer, on s'aime mais 24 sur 24 c'est pas toujours évident et là on avait besoin de respirer! Cette petite escapade tombe à pic!

 

 

J 170: Faut libérer la chambre à 9h30! Flûte! On fait nos sacs pour la nouvelles calédonie (autrement dit on enlève polaires, gants et autres vêtements si indispensables pour vous!Hihihi!). On mange un max de trucs qui nous reste de nos semaines en van et du coup à 10 heures c'est salade pomme avocat et oeufs à la tomates. L'ail et la moutarde que je mets dessus font faire de drôles de têtes aux jeunes qui rentrent dans la cuisine enfumée! On donne la bouffe qui nous reste et qui va perir mais on garde riz et pates chinoises bien au chaud pour notre retour! On part pour city beach, voir le phénomène de jour, mais en chemin on s'arrête à la bibliothèque municipale, pas pour lire, juste pour aller voir vos éventuels messages et rappeler à Sabine et Bertrand qu'on arrive incessament sous peu!!! La connexion est super bonne alors on profite, chacun sur notre ordi.Des Des photos de mon petit Tom, des mails et messages sur le blog qui font plaisir, les supers récits photos de Marion et Inès, le classement de la ligue 1...et 2 (allez les crocos), la météo...Et puis on aimerait bien répondre à chacun d'entre vous mais bon, on se raisonne, la ville et sa plage nous attendent! On se pose un peu sur le sable puis on se dit qu'on a peut être prévu un peu short (oui c'est ça on est bilingue!) pour attraper notre vol ce soir. Alors on reste pas longtemps, en plus le temps se gate. On fait bien parce qu'on enchaine marche à pied, bus, train et on arrive à l'aéroport avec juste le temps de trouver un ptit koala et un kangourou pour Bart, le premier enfant de Sabine et Bertrand ,et Théo qui vient juste d'arriver parmis nous! Il n'a même pas un mois! Ca y est on est dans l'avion, le personnel de bord parle français! Trop bien! On mange et on boit à l'oeil, c'est cool! On atterrit, il est minuit, j'ai droit a un collier de fleur (des fausses comparées à l'île Pâques). Pendant qu'Aziz est aux toilettes, un chien vient renifler mon sac avec insistance. Et là, son maître, un agent de sécurité, débarque et me dit :"Vous avez une pomme madame!" "euh, oui, j'en ai même deux..." heureusement qu'on avait coché "oui" pour la question "transportez vous des aliments!". Je vois mes deux pommes confisquées et souris bêtement, c'était rigolo le "Vous avez une pomme madame!". On récupère les sacs et les body (on ne les quitte plus) et on voit Bertrand qui nous attend à la sortie! On est juste content! Arrivés chez eux on boit un coup tous les 4. On leur avoue qu'on est trop content de voir du monde et eux aussi! Cool! On avait un peu peur d'être comme un cheveu sur la soupe avec l'arrivée du petit Théo mais visiblement ils sont aussi content de nous voir! On est les premiers à leur rendre visite. On ne se connaît pas encore bien mais ça va pas tarder à changer! Après quelques heures de discussion, Bertrand va se coucher car il bosse demain (Bosser? Bosser? Ca veut dire quoi déjà?) et il est quand même 4 heures du mat! On ne tarde pas à aller au lit nous aussi, bien fatigués!

 

Aziz a pas eu le temps de rajouter des commentaires, moi j'ai pas corrigé les fautes ni mis toutes les photos et je me souviens plus du  jour 164 mais je mets tout ça en ligne sinon...



Publié à 01:36, le 12/03/2010, Brisbane
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Melbourne la magnifique

 

                                   


J 150: On arrive à Melbourne sous le soleil, avec une vue impressionante sur la ville! Les stocks sont épuisés donc on commence par les courses! Je m'offre un masque pour les cheveux et une crème pour le corps...Après 5 mois, il était temps!!! On se fait un ptit pic nic dans un parc au bord de l'eau, tout près du centre ville. Puis on se lance à la découverte de Melbourne! Cette ville a vraiment l'air génial avec ses buildings, ses vieux batiments (vieux...vieux...La découverte de l'Australie ne date que de 200 ans, donc architecturalement c'est jamais la folie mais bon...), ses parcs, ses ponts. Ce week end y a un festival autour de la protection de l'environnement avec plein de stands sympas et surtout plein de concert! On se pose pour écouter un groupe local. Il fait très très chaud (ben quoi je vais pas vous dire qu'il fait froid s'il fait chaud...très chaud!!!). Il y a un bus touristique gratuit, on saute dedans, évidemment! On fait un petit tour de ville et on descend dans le quartier des docks. Ca fait plusieurs docks qu'on fait depuis le début du périple et ce sont d'étranges quartiers. Toujours très clinquant, apparts luxueux, pas un papier qui traîne mais le tout avec un certain charme, c'est comme si les marins et les dockers n'étaient pas loin... On retourne dans le centre ville avec le tram gratuit cette fois.Un ptit tour au Mac Do pour les nouvelles internet mais le réseau est pourri. Parcontre on se régale d'observer la jeunesse australienne en uniforme qui sort du collège et file dans les toilettes du Mac Do pour se changer! Les filles enlèvent leur blouse et les rubans qui nouaient leur cheveux...les garçons troquent pantalons à pince mal taillés contre jeans troués. On s'assoit sur les genoux de l'autre, on se prend la main, on partage les écouteurs du mp3...Ah la la, la jeunesse!!!

On se perd dans les rues et c'est bien agréable. Les gens sortent du bureau, boivent des coups dans des bars insolites, des mariés font leurs photos dans une ruelle étroite, l'ambiance est détendue... Il y a un quartier chinois à Melbourne vraiment sympa...De retour sur federation square, là où il y a la scène, on se rassoit pour écouter un autre groupe... C'est chouette mais on commence à avoir faim! On part avec notre van à la recherche d'un barbecue au bord de l'eau, 500 mètre et c'est fait! Tous les barbec sont pris d'assaut, c'est tellement agréable tu m'étonnes! On se fait une petite place au milieu de gens supers sympas qui partagent tout ce qu'ils ont amené de bon! On discute un peu, ça fait du bien, on dirait presque qu'on a une vie sociale! Mais faut pas croire y a toujours d'étranges animaux pas loin! Là ce sera un opossum qui vient chercher du pain! On apprend à la fin de la soirée que le couple avec qui on a le plus parlé donne des cpurs dans une église...Bon...Ca ne change rien au fait que la soirée était super. Allez, y a plus qu'à trouver un petit endroit pour dormir. Sur les conseils d'un gars du barbec on se retrouve à San Kilda, la plage de Melbourne. Il nous a dit que c'était nickel pour dormir, faut juste pas marcher pied nus sur la plage!?! Ah les seringues!?! Cool! N'empêche que dans toutes les toilettes publiques y a des boites sécurisées pour jetter les seringues usagées, au mac Do aussi. Ca à l'air d'être un problème sérieux ici. En France aussi peut être mais on serait trop hypocrites pour se l'avouer??? J en sais rien... On se pose dans un quartier résidentiel et on s'endort après une journée bien remplie...

 

 

 

 

 

J 151: On démarre la journée par un petit footing, chacun son tour! C'est pas mal comme concept pour garder les affaires (la dernière fois qu'on a fait un footing au bord de la plage d'une grande ville c'était à Barcelone et ça s'était pas vraiment bien fini! ) et puis ça nous donne un peu de liberté et d'espace...Et oui, être ensemble 24 sur 24 dans un van qui plus est, ça se gère! Petit pic nic au soleil, puis Aziz se prend d'une envie folle de faire du Kite, alors on se renseigne par ci par là, on tombe par has ard sur une belle plage avec des petits cabanons de toutes mes couleurs et Aziz finit par se résever un cours particulier de Kite demain soir avec Vincent, un français, ce sera plus efficace! On repart au centre ville. On se fait quelques expos, certaines vraiment drôles on est mis en scène de diverses manières (scanner géant, ombres chinoises, héro d'un dessin animé...) On se ballade sur et sous les ponts, extérieurs à l'excitation de la ville puis de plus en plus impliqués. C'est samedi soir, le concert sur federation square est géant! Multiculturel, comme l'est Melbourne.Une nana se met à danser toute seule sur ces rythmes endiablés puis, c'est un peu cliché mais y a eu ce gars habillé en robe, le viel aborigène avecs ses énormes dreads blanc, le jeune en fauteuil roulant puis tout le monde, et même si on dirait oui oui qui parle, ben ça sentait bon la communion tous ces gens qui se lâchaient seul mais ensemble... On s'offre un coup à boire en terrasse, enfin! C'est samedi quand même! Puis on retourne dormir dans notre quatier résidentiel.


 

 

 

                                

 

J 152 : On a toute la journée avant le cours de kite d'Aziz alors on va se faire un petit marché du dimanche, comme à Grenoble (quand on n'a pas trop fait la fête la veille bien sûr!). En fait c'est le Victoria market et il est énorme! On déniche notre drapeau australien que je coudrai, un jour, sur un sac, avec tous les autres d'Amérique du sud...un jour...peut être... On s'achète quelques fruits et légumes et des bonbons quand même! On part se promener dans le jardin botanique, ambiance légère, pic nic ça et là, fêtes d'anniversaires, beaux arbres, jolis oiseaux...un dimanche après midi ensoleillé en somme...On continue notre après midi culture avec un cours géant de jujitsu où je sais pas trop quoi...Aziz reste spectateur mais je me lance et c'est chouette...la place est équipée en WIFI alors on tente notre chance pour vous faire parvenir un article mais ça déconne et ça nous énerve plus qu'autre chose alors on abandonne vite! Allez, l'heure du Kite approche, je sens un poil d'appréhension chez Aziz mais il se lance et s'en sort comme un as! "C'est la french touch" balance le prof d'Aziz à un autre qui hallucine devant les sauts d'Aziz et ses va et viens. Il s'est bien régalé et moi en femme modèle je l'ai regardé jusqu'au bout! Pas si dur vu que c'était quand même impressionant, qu'il y a eu une ou deux gamelles bien drôles au début et qu'à la fin le ciel avait des couleurs incroyables! Pas tant de mérite que ça finalement! Allez une purée et au lit! Demain on repart sur les routes...

 

Salut les jeunes, toujours pas le temps de vous écrire, vous voyez bien que j'essaie de faire du kite. Toujours est-il que vos messages m'ont bien fait rire (au fait Sandrine et Manu MacDo a inventé les glaces à 50 centimes de dollars pour les squatteurs d'internet comme nous, elle est pas belle la vie). On continue à fond de découvrir ce pays  dans notre van et là on vient de mettre à jour notre blog sur la terrasse d'un "fucking" MacDo avec une petite glace donc et pleins d'ados crados (d'ailleurs il y en a un qui vomit dans la poubelle pendant que les autres massacrent les chansons d'un guitariste de rue). Gros bisous et à bientôt la France, là on va se matter un super film dans notre super van.



Publié à 12:06, le 22/02/2010, Melbourne
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Great ocean road

 

                                            

J 144: Il pleut... on dit adieu à notre backpacker sans grand regret et on part récupérer notre van. La pluie bat son plein...Après le métro et quelques centaines de mètres on y est...trempés. On est d'autant plus content de partir encore plus au sud! Allez, on se répète des dizaines de fois "en Australie on roule à gauche, en Australie on roule à gauche..."puis Aziz tourne la clef et C 'EST PARTI !!! Bon on aurait préféré rouler vitres grandes ouvertes et toit ouvrant aussi, avec la musique à fond mais avec la pluie c'est tout fermé et en plus on capte rien sur ces routes pourries! Non, non, ne râlons pas, et restons concentré parce qu' EN AUSTRALIE ON ROULE A GAUCHE BON SANG!!! On doit parcourir quasiment 1000km avant d'atteindre Melbourne au sud ouest. On se fait une pause sur une aire d'autoroute et on se fait un petit thé dans notre salon( qui est aussi notre cuisine et notre chambre!). On repart, on roule, on roule, on fait le plein de courses (mais pas trop quand même parce qu'on manque pas d'espace mais presque! Parcontre on a un petit frigo et ça c'est cool!), puis la nuit tombant on se dit qu'on aimerait pas croiser un de ces kangourous qui finissent dans les bas côtés alors on se pose dans une aire d'autoroute. Petit repas au milieu des moustiques et dodo.

                                         

 J 145: Comme prévu on dort super bien dans le van, heureusement qu'on avait mis le réveil sinon on aurait passé notre matinée sur l'aire d'autoroute! On dépasse Melbourne pour aller directement sur la great ocean road, belle route qui longe l'océan donc! On prend des infos dans l'un des nombreux point d'info qui longe la route (à voir, à faire, où dormir gratuitement avec le van...). Ca y est, on est sur la great ocean road et...il pleut! Ca gonfle mais ne soyons pas mauvais esprit et tâchons de profiter (nous murmure notre raison quand nous commençons à soupirer!). N'empêche que l'océan sous la pluie ça a un certain charme...si ça dure pas trop...A Torquay on rentre dans les énormes magasins quick silver, Rip Curl et compagnie, mais c'est hors de prix et la encore notre raison se fait menaçante! On regarde les surf d'occaz puis on se raisonne et pour la saint valentin on s'offre des body board...d'occaz... Les plages ont l'air superbes. En roulant on aperçoit de drôles de bêtes derrière les vaches... Des kangourous!!! Vite faut aller les voir! On veut faire demi tour mais y en a d'autres, juste là, encore plus prêt! Et y a même des perroquets! On s'en fout qu'il pleuve NA! C'est génial de les voir bondir! On est comme des gosses...sous la pluie!

On continue et on va vers un golf, dans le village suivant, où la nana du point info nous a dit qu'il y avait aussi des kangourous! Et oui on risque pas de se contenter d'une fois! Ils sont juste devant nous, ils n'ont pas peur mais faut pas trop s'approcher quand même sinon ils partent en courant! En bondissant biensûr! On fait quelques arrêts pour voir les falaises et l'océan, toujours sous la pluie...On se met à le recherche du camping gratuit indiqué sur la carte...on cherche...on cherche...Mais il est où ce c...cet abruti!!! Bon on va essayer d'en trouver un autre! C'est pas à côté, on s'éloigne dans les terres, ça monte grave et la pluie et le vent continuent de nous accompagner. Ca y est! On y est! C'est le déluge, on mange dans la voiture et tombe comme des mouches!

 

 

J 146: Il fait gris mais ne pleut plus! On a bien dormi, on reprend la route jusqu'à ce qu'on trouve un endroit sympa et avec du soleil en prime pour déjeuner. Vu l'heure ce sera un ptit dèj/repas avec des oeufs et des céréales! On a une vue superbe sur l'océan et sur la rivière qui serpente jusqu'à se confondre avec lui... on marche un peu, on profite du soleil et on repart! Et on s'arrête en bord de plage. Aziz étraîne son body board sous un ciel gris... Et on repart sur la route en direction de Johanna, une plage avec une aire de camping gratos. On voit des gens qui dégainent leurs appareils photos en bord de route. Ni une ni deux Aziz s'arrête et on lève le nez au ciel. Et voilà que sous nos yeux apparaissent des Koalas! Ils sont magnifiques, c'est magique! Qu'est ce que c'est beau! Ca à l'air trop doux. Ils dorment, bien lotis au creux des branches... C'est trop beau! Et le soleil ressort juste pour nous offrir un magnifique coucher... Petit repas bien agréable, petit film et au lit...

                   

 

J 147: Petit dèj dans l'herbe avec nos amies les mouches qui nous font clairement péter les plombs! On essaie même de manger sous notre moustiquaire mais c'est un peu compliqué! On est en forme pour un ptit footing en bord de plage! Chacun son rythme, Aziz devant... Je me motive pour aller tout au bout de la plage sauf qu'une fois que j'y suis ça fait presque une heure que je suis partie et j'ai carrément plus le courage de revenir en courant, alors je marche et c'est long, très long! Aziz commençait même à s'inquiéter. Faut dire que les courants sont plutot mauvais par ici...Entre les requins, les méduses et les courants dangereux, on se baigne plutot là où y au moins quelques personnes... On se dore la pillule sur la plage puis on se prépare un bon petit repas qu'on savoure sur les dunes, en face du soleil qui se couche...

 

 

J 148: On continue la great ocean road avec le soleil et les paysages sont au rendez vous: d'immenses rochers couleur ocre qui se dressent dans la mer, chacun laissant imaginer un bateau, une arche, un pont... Le ciel est bleu et l'eau aussi...On n'est pas les seuls à contempler ces paysages. On s'arrête, on repart, on s'arrète, on repart et on s'arrête. La vue est magnifique mais c'est la petite plage en bas qui nous fait surtout envie... L'eau n'est pas très chaude alors on fait trempette et on plonge chacun dans nos lectures..."l'anglais pour les nuls" pour l'un, "Angelus" de Tim Winton (un auteur australien que m'a fait découvrir Emilie) pour l'autre... On finit la great ocean road en s'arrêtant toutes les 5 minutes parce qu'il y a toujours quelque chose à voir puis on retourne à Johanna, notre cher camping depuis 3 jours, en passant par une petite route où l'on croise un gros serpent. On en croisera un encore plus gros en arrivant au camping...

 

 

J 149: On démarre la journée avec un petit footing sur les crètes qui surplombent la mer. C'est vraiment beau mais vraiment dur, surtout pour moi! A droite c'est prairies, vaches par centaines, petits cours d'eau... A gauche: plages, falaises, mer bleue turquoise et grosses vagues. Pendant qu'on court des milliers de sauterelles sautent (donc) devant nous. Elles font comme des claquements, c'est fascinant et angoissant à la fois, parce que même si elles ressemblent à des papillons avec leurs "ailes" jaunes, ben ça reste des sauterelles qui peuvent nous sauter dans la figure! Bref! On quitte Johanna, lieu magique et on prend la route dans l'autre sens pour aller à Melbourne. Y a un phare pas très loin... c'est parti! C'est une petite route qu'on va mettre plus d'une heure à traverser car tous les 100 mètres, dans les eucaplyptus, on à le plaisir de voir des koalas. Ils sont vraiment magiques! On regarde une maman et son petit se faire des câlins, on aimerait bien se joindre à eux! On en voit un très prêt, on s'approche, on s'approche et on doit le déranger parce qu'il saute de l'arbre (là j'ai très peur même s'il est très mignon!) et s'en va en marchant, chercher un autre arbre, loin des touristes! C'était génial! Pour le phare on laisse tomber, c'est la peau des fesses! On regarde juste ces supers chapeaux qu'ils vendent à la boutique: des chapeau avec des moustiquaires! Non parce que vraiment ces mouches, c'est gonflant! Vous en avez de la chance vous parce qu'avec le froid et la pluie, vous avez pas de mouches si? Et là où vous ètes encore vraiment chanceux c'est que vos bonnets, ils s'envolent pas, alors que nos chapeaux de paille ben on est toujours en train de leur courir après!!! Ah la la! Bande de veinards!...!...! Ben quoi? On a perdu le sens de l'humour???

Aziz se fait une petite séance de body board sur la plage de Torquay puis on teste l'un des nombreux barbecue électriques qui bordent routes et parcs en Australie! C'est pas génial ça? On mange au bord d'une rivière qui se jette dans l'océan puis on reprend la route pour Melbourne. Quand la nuit tombe, on s'arrête sur une aire et on s'endort à quelques kilomètres de la ville au nom qui laisse rêveur...

 

(En vrai, aujourd'hui nous sommes le 27 février et la great ocean road est terminée depuis quelques jours déjà! On s'est levé et on a cherché un Mac Do pour mettre le blog à jour et on a bien fait! Car même si ça nous faisait pas rêver de chercher un Mac do à 8h du mat, on a eu la bonne surprise de trouver tous vos messages sur le blog et ça nous met du baume au coeur! Merci merci merci!!!) Je ne rajoute pas beaucoup de commentaires en ce moment mais nous avons beaucoup moins de temps. Marie arrive toujours à en trouver mais moi je préfère faire du body board (et je ne révise pas beaucoup mon anglais, ça me saoule!!!!) Par contre continuez d'écrire, ça nous fait vraiment du bien de vous lire, merci merci et kisses je crois....

 

                               



Publié à 01:33, le 18/02/2010, Torquay
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Sydney

Hello everybody! (facile!!!) pas de recit detaille de nos premiers jours en australie pour l instant (pas d internet a l hotel, pas de long trajets en bus ni de reveils matinaux pour avoir le temps de tout vous raconter). On vient de passer une semaine a Sydney, ville incroyable (je languis de tout vous dire! c est de la folie!) et dans une heure on recupere le van qu on a loue pour 45 jours! On va silloner la cote est du sud au nord (de Melbourne a Cairns) en toute liberte! on est comme des fous! Ca ne sera surement pas evident de mettre le blog a jour pour les semaines a venir mais on fera de notre mieux pour vous faire partager nos aventures et vous envoyer un peu de chaleur (je crois que vous en avez tous besoin non?). Je file manger le ptit dej qu Aziz vient de preparer! On vous embrasse tous, on donne moins de nouvelles mais ne nous oubliez pas pour autant... kisses from Sydney...



Publié à 02:30, le 12/02/2010, Sydney
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Sydney pour de vrai...

 

J 137:Et voilà, on dit aurevoir (notez bien le "aurevoir" et non l' "adieu") à notre Amérique du sud, non sans regrets vous l'aurez compris... 

Nous n'aurons pas eu de 5 février cette année, décollant le 4 de Santiago atterrissant le 6 en Nouvelle Zélande pour une escale de 2 heures où nous rencontrerons un français qui nous paira un coup à boire (on a failli rater notre correspondance, ils ont fait une dernière annonce au micro qui a failli ne même pas nous alerter vu qu on comprennait rien! Enfin c'est un détail (surtout quand on sait qu'un vol manqué annule tout le reste du voyage...), puis atterrissage le 6 à Sydney, à 7heures du matin! Vous en avez de la chance les flemmards de la lecture, un jour de moins à lire!!! Juste deux mots quand même (ahhhh!) pour dire qu'on ne fera que dormir , manger, regarder des films ("les oiseaux" d'Hitchkoc(?)et un dessin animée pour Aziz, friends et un concert de Brel pour moi ( "le port d'Amsterdam", que de souvenirs!!!)). Aziz est légèrement agacé (euphémisme) parce que le vieux à côté de lui à décidé que les accoudoirs étaient sa propriété et qu'Aziz pouvait se servir de ses genoux pour poser ses mains!

 

 

J 138: On atterrit, métamorphosés en vrai bibendom! Aziz regarde mes pieds et pouffe de rire, sauf que quand il baisse les yeux pour voir les siens... c'est pire! On cherche un moyen pour arriver au centre ville. Il pleut, vraiment... Dans la rue de notre hotel il y a plein de backpackers (comprendre baroudeurs. Backpackers c'est tout un concept ici et tout un buisness: hotel pourri pour backpackers, vans pourri à vendre pour backpackers...) qui vendent leur van. On s'était dit qu'on n 'en acheterait pas mais là ils sont devant nous et c'est tentant. On discute (il y a énormément de français) puis on va se poser à l'hotel. Avec la pluie il est encore plus glauque. Dans notre de chambre de 15m carré à tout cassé on est 6 et on peut à peine marcher car les post ados qui larvent dans leur lit ou devant la télé du salon sont de vrais bordéliques crados (ça devrait pas exister l 'adolescence...). On s' endort et quand on se réveille il est 23 heures...Qu'est ce qu'on fait? Ben Aziz poursuit sa nuit et moi je bouquine et traîne sur internet (enfin i surf on the web quoi!), j'entend les bruits de la rue: des filles qui hurlent sur "what a feeling..." et elles connaissent pas que que ces trois mots elles! Elles comprennent ce qu'elles chantent!... des gars qui vomissent et d'autres qui font des bruits vraiment étranges... J'apprendrai le lendemain que ce ne sont pas des gars mais des oiseaux, mais on dirait qu'ils cherchent à imiter un singe... bref après tout ça il est 6 h du mat...

 

 

J 139: ...et je m'endors. Aziz se réveille peu après...Le ptit dèj n'est servi que jusqu'à 9heures alors debout! Pas question de le rater vu le prix qu'on paye! 20 dollars australien chacun ( 14 euros environ) pour des dortoirs (à ce prix là, en bolivie on avait une suite avec piscine! Vraiment!!!) Il pleut des cordes, on peu même pas aller se promener! On essaie mais en moins de 2 on est complètement trempés! On traîne un peu, on se renseigne pour les vans, on voudrait bien en acheter un mais les histoires de papiers et d'assurance d'un état à l'autre ne sont pas très claires encore...On va faire trois courses et on continue d'halluciner sur les prix. Il n 'y a aucun fruit et légume à moins de 2,5 euros le kilo, la baguette est à 2 euros... bref, on achète rien de très réjouissant mais des pates à la tomate c'est bien quand même! On brave le mauvais temps et on marche jusqu'au célèbre opera. Il est vraiment impressionant, au bord de l'eau, avec un parc et d'immense building derrière lui et surtout mon coup de coeur: le Harbour Bridge, enorme pont de ferraille qui enjambe la baie de Sydney. Allez faut bien retourner dans cet hotel pourri, on n'a pas le choix!

 

 

J140 : Comme on y comprend toujours rien a leurs histoires de rego, safety, RTA, queensland, new south wales, victoria et compagn ie (non j'exagère, ça se sont les états d'Australie mais on les mélange tous!), on s'est prévu un petit rdv skype avec Nico et Caro, les pros de l'Australie en van! Pas évident de se synchroniser, il est dimanche soir chez eux et ils languissent d'aller dormir et pour nous c'est déjà lundi et il est à peine 7 heures, on resterait bien encore un peu sous la couette de notre lit... superposé! C'est chouette de voir les copains, on a même miky au bout du fil et Jed et Raddou sur skype. Pleins de conseils en poche on file chercher un autre hotel, toujours dans le quartier de King Cross puisque c'est là qu'ils sont moins chers! Faut dire qu'on est dans le pigalle sydnéins (quoi?) avec drogués, racolleuse, ivrognes, j'en passe et des meilleures. Mais on se sent pas en insécurité, non non j'vous jure, c'est pas oui oui qui parle, c'est la vérité! Bref on pose nos affaires dans notre nouveau dortoir. Y a pas le wi fi mais en se penchant par la fenêtre on peut chopper le réseau du Mac Do d'en face! (Faut savoir qu'ici, tous les Mac Do ont le wifi, en France aussi peut etre? Et y a pas mal de squatteurs comme nous qui achètent un sunday et font leurs mails!). Faut qu'on aille se renseigner à la RTA (prefecture pour les voiture), on regarde des vans à la location, ça fait rêver mais c'est la peau des fesses! On traverse le parc et dans les arbres on voit comme des sacs plastiques noirs, mais c'est pas le genre de la ville de laisser autant de sacs trainer... AHHHHHHHHHHHHHH!!!!Ce sont des chauves souris énooormes! C'est plutot des rats souris (eux les appellent j'sais pas quoi"...fox" (renards) alors vous voyez que j'exagère pas! C'est fascinant et un peu effrayant à la fois. Elles sont par centaines pendues aux branches des arbres, les ailes repliées, certaines volent, c'est vraiment vraiment impressionant! On est dans un grand jardin botanique, les arbres sont splendides...Aziz est content parce qu'il y a marqué "please, walk on the grass!" (Papa ça veut dire, s'il vous plait marchez sur l'herbe!). Bon maintenant faut trouver cette fichue RTA. On prend un ticket, on pose nos questions et...on comprend rien! On reprend un ticket et cette fois la nana fait un effort et tout devient plus clair! Il faut maintenant qu'on modifie nos billets internes chez Quantas. Apres les avoir cherché partout on finit par se retrouver au guichet et on fait nos modifs. On a faim! Les seuls resto corrects sont des resto asiatiques (il y a une grande communauté asiatique à Sydney, c'est impressionnant!). On se fait des sushis (première fois au resto). Ils defilent devant nous, on a qu'à choisir et manger...et payer! Le soir on retourne sur circular quai (opera, Harbour bridge et tout le reste)

 

 

J 141 : Un petit temps de répis avec le ptit dèj puis on repart à la recherche DU van perdu (ou vert, c'est vous qui choisissez). Beaucoup de baroudeurs nous disent que pour 2 mois il vaut mieux louer, c'est carrément plus prudent...on fait le tour du quartier pour voir les nouvelles arrivées. Les français du premier jour n'ont toujours rien vendu (c'est pas rassurant pour nous quand on deviendra les vendeurs!). Deux jeunes vendent un vieux break à 1300 euros. Ca peut être une solution, un truc pas cher qu'on bradera à la revente... mais bon, comme d'hab, on hésite. Faut dire que si la machine nous plante et qu'il faut la réparer, ça risque de nous bouffer une bonne partie du voyage! Y a deux autres français, Claude et Jêrome qui vendent aussi un break mais avec factures et entretien... à voir, ça nous interesse, peut etre... on sait pas... pfououou!!! Y a une agence de loc qui nous propose un truc sympa avec billet d'avion jusqu'à Melbourne puis gros van au prix du petit, mais déjà qu'il faut conduire à gauche, si en plus faut manier un truc énorme... Bon là tout de suite on irait bien à la plage alors les Jérome et Claude qui sont logés vers là bas nous y emmènent en voiture: Bondi beach! C'est LA plage! Surfeurs par milliers, joggeurs par milliers, bimbo par milliers... Le culte du corps semble être à son apogée ici! Aziz se laisse tenter par une petite baignade avant le coucher du soleil. On part se poser tous les 4 sur une autre plage moins "m'as tu vu" puis on se fait un petit "resto" rapide. On rentre dans notre pension en metro et avant d'aller se coucher on s'offre un coup à boire dans un pub irlandais du quartier. Y a un type avec sa guitare qui donne un petit concert vraiment chouette. Pendant longtemps on croit qu'ils passent un live d'un chanteur australien mais non, le gars est là bas derrière le poteau avec sa guitare. Pendant un instant je me crois en France et fait mine du connaître toutes les paroles de sa reprise de Mickael mais rapidement j'entends les gens autour de nous qui chantent pour de vrai alors j'arrète vite de faire de faux sons avec ma bouche et me contente d'écouter...

 

 

J 142: Allez, faut se décider là! On fait une dernière fois le tour des vans de la rue puis on file à l'agence de loc. En chemin on voit l'autre agence de loc avec des genre d'espace aménagés qui nous tentaient bien. On leur montre le devis des autres et comme par miracle ils peuvent s'aligner, mais le gars nous met la pression, on irait bien une dernière fois voir les autres avant de se décider. Mais faudrait se lancer là et puis Aziz qui peut même pas poser toutes les questions qu'il veut... Allez, ok, on le prend! On en a quand même pour 2000 euros environ mais on a un bus et un hotel pour 50 nuits!On récupère le van (enfin l'espace mais c'est moins fun) que dans 3 jours, on va pouvoir profiter de pleinement de Sydney maintenant (même si Aziz se pose encore pas mal de question!!!) On traverse encore le grand jardin avec ses chauves souris, ses perroquets (je suis toujours en admiration devant ces oiseaux!) On grimpe sur le super pont, on le traverse, on se balade, les vues sont superbes... Sydney est vraiment incroyable, et la chaleur aussi! C'est du délire, il fait entre 35 et 40 degrès. On retourne vers l'opera et le parc. Il y a des especes de gros perroquets blancs avec la crète jaune. Ils sont magiques et viennent tout prêt de nous. Ce parc est vraiment une merveille. Toute la faune de Sydney vient y trouver refuge en toute liberté... Ca laisse rêveur...On regarde le soleil se coucher sur fond d'opera et d'Habour bridge, allongé dans l'herbe, au milieu des gens qui, le boulot fini, sont venus avec picnic et bouteille de vin savourer la douceur du soir à Sydney. On s'achète des sushis sur le chemin du retour (ça y est, on est fan!) et on les grignotte dans le salon de l'hotel. Aziz nous offre des billets d'avion pour la nouvelle calédonie! Trop bien! Non mais c'est normal aussi, c'est pour la St Valentin dans 2 jours! Les jeunes sont en forme ce soir! Ca picole, ça rigole... On rencontre Mirza et Damien, deux grenoblois! Aziz peut tachtcher et ça lui fait du bien! Moi je m'occupe vite fait de mon dossier pour le rapprochement de conjoint pour la rentrée prochaine. Heureusement que c'est surtout Marion qui s'en occupe sinon on est pas pret d'être rapproché! Allez, on se motive et on va boire un coup Dans le bar d'à côté...

                                    

 

 

J 142: Après le petit dèj, un couple de français nous propose d'aller sur une petite plage qu'ils connaissent. Pourquoi pas...mais d'abord on va s'acheter des chapeaux, le soleil est trop fort et la chaleur étouffante. (Et oui y en a qui ne quittent plus leur bonnet deouis quelques jours, nous, c'est les chapeaux de paille!!!) C'est à quelques kilomètres du coeur de Sydney seulement et on se croirait dans des petits villages sur la côte. La plage est quasi déserte, l'eau est chaude. Tient y a des filets qui nous protègent... Ah c'est contre les requins et les méduses mortelles? Cool! Ah bon vers Cairns, plus au nord, c'est aussi contre les crocodiles? Mais y a des croco dans la mer? Ah bon... Cool!!! Après la baignade, le temps se gate, on se fait une petite balade sur les rochers avec la vue sur Sydney... Toujours aussi beau...De retour dans le centre, on se promène puis on se fait un picnic comme les gens qu'on avait vu la veille et qui nous avaient bien donné envie. Sauf que tout ce qu'onb achète est dégeu, c'est tellement cher ici. On s'était quand même offert un ¼ de camembert à 3 euros... dégeu! Enfin, les monuments de la ville sont des valeurs sûres eux, donc le picnic reste un bon moment...Sur le chemin du retour on longe le parc et tout d'un coup un gros truc tombe du grand palmier en face de nousd. Ca nous a fait peur! On s'approche, on dirait une bête... Ah, c'est ce dont on nous a parlé, un opossum! Entre le singe et l'écureuil... Ah mais il a mal là je crois... Il agonise...Oh le pauvre il est en train de mourir... Je vais pas le photographier quand même... Enfin bon s'il est mort il est mort hein... AHHHHH! Il saute sur ses pates et grimpe sur le tronc du palmier... Il devait juste être un peu sonné! C'est chouette de le regarder. On en profite encore un peu puis on rentre.

 

                                          

J 143: Aujourd'hui, nouvelle formalité (trop dure la vie), faut qu'on fasse faire nos visas pour la Chine. Quand on trouve enfin le consulat un gars nous arrête dans la rue et nous dit que le consulat s'en occupe plus et qu'il faut passer par cette agence juste là. On y va. Le delai pour récupérer les visas est assez long et en plus pendant tout ce temps ils gardent nos passeport! On hallucine, c'est notre seule pièce d'identité. Va-t-on pouvoir récupérer le van demain sans passeport? Et si on se fait arrêter sur la route? Et elle nous les renvoit où tous les papiers? Dans une poste restante? Mais on sera où dans 20 jours? Oh lala, c'est vraiment gonflant ces papiers! Oui c'est pour aller en Chine mais c'est gonflant quand même! Voilà! Après avoir trouvé une cabine téléphonique (si si ça existe encore ces machins là) confirmé avec l'agence de loc qu'on pourrait retirer le van sans passeport, et décidé qu'on repasserait à Sydney pour tout récupérer en mains propres, on donne les docs nécessaires, on paye (plus que la normale à mon avis, on se demande si son histoire de consulat qui délivre plus les visas c'était pas du bidon mais bon...) et on s'en va en direction d'une plage de Sydney. En chemin on s'achète un convertisseur electrique, en gros c'est ce qui va nous permettre de rechecher les batteries de l'appareil photo, du téléphone, et, et de l'ordi! Car l'Australie en baroudeur ok mais un ptit film sous la couette dans notre van aussi! Pour rejoindre la plage on s'offre une traversée en ferry dans la baie. Ca vaut vraiment le coup, on se retrouve au coeur de la ville, on voit tout sous un angle différent. Le temps se gatte... mais il fait chaud alors on file vers une plage de Manly un peu isolée et...il pleut! On s'en fout! Aziz part avec masque et tubba dans l'eau! Il voit d'énormes poissons et même une raie! On est à 10km du centre ville!!! C'est le déluge, Aziz me rejoint et c'est à moi d'aller découvrir les fonds marins! Des poissons de toutes les couleurs, des petits, des gros, des énormes! Et les raies sont toujours là! C'est génial et déconcertant à la fois! On voit les grattes ciel et sous nos pieds y a toutes ces choses incroyables... On repart en bateau, l'arrivée vers l'opera et le port est magique...On doit aller chez une copine de Caro récupérer les guides de l'Asie qu'on lui avait envoyé depuis la France. Mais c'est le déluge! Tant pis, on y va, à pied car il est trop tard pour les bus. On découvre un autre quartier, ultra moderne mais bien sympa. On récupère nos 5 kilos de guides et on repart. Dehors la pluie bat son plein. On attend dans le hall que ça se calme... On attend...On attend...On attend mais ça ne fait qu'empirer! L'eau dévale les rues! On finit par arrêter un taxi. On passe dans 60 cm d'eau (ouais on a mesuré et alors?!?) c'est de la folie,! On arrive à l'hotel trempé, comme tous les gens qu'on croise!...On se couche au chaud et super contents de récupérer le van demain!!!



Publié à 01:30, le 12/02/2010, Sydney
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Buenos Aires et autres villes d'Argentine

 

 

J 126 :Il est 1 heure du mat, on sort de l'avion sous une chaleur étouffante. Il y a bien 25 degrès d'écart entre Ushuaia et Buenos aires. Le taxi nous amène jusqu'au patio, notre hotel pour quelques jours. Après tous ces dortoirs on s'offre une chambre: elle est grande, le lit est immense, y a la clim (indispensable, il fait au moins 30 degrès dans la chambre), la salle de bain est un peu moisie, les murs aussi mais on est trop content quand même! On s'endort rapidement. Au réveil on découvre un peu plus l'hotel. C'est un vieux et beau batiment, la chambre est climatisée mais pas le reste des pièces et quand on sort pour déjeuner dans le salon c'est de la folie! On est en nage en moins de deux! La chaleur, le ciel bleu, la cour interieure et les céramiques au mur nous rappellent à tous les deux le Maroc. On déjeune les deux pauvres croissants secs et le thé qui constituent notre petit dèj, auquel on ajoute nos restes: avocat, tomate, fromage, charcut... faut dire qu'on s'est levé à 11 heures... On s'habille, on va pouvoir troquer jean et basquets contre short et tongues... sauf que là, je peux constater les dégats (pilositeusement parlant), après un mois passé dans la nature à alterner entre pantalon de rando et jean! Aziz m'accorde un crédit temps pour aller chez l'esthéticienne. Je rentre dans la boutique, l'esthéticienne me fait la bise, bon. Je m'installe, je m'explique et je soufre. Mais j'aurai quand même un grand moment de plaisir que je savoure encore quand au bout de quelques minutes elle me demande:"tu es brasilera no?" c'est pas bon ça? Une argentine qui vous prend pour une brésilienne? Et la suite de la conversation qui vaut son pesant d'or:"no, no, yo (prononcer "cho" car pour les sons "y" et "ll", les argentins disent "ch" genre "cho me chamo"???), no, no, yo soy francesa!" "ah, Francia... Francia, es al lado de Bolivia no?" "no, no..." là je cherche un pays proche de la France qu'elle pourrait connaître quand elle me coupe "Es en America del sur o America del norte" ??? Bon...je retourne à l'hotel, fière comme une brésilienne et nous finissons par décoller. On se promène dans le centre, assez récent mais vraiment sympa, on marche sur le plus large boulevard du monde: l'avenida 9 de julio, on se pose sur des bancs au centre de grandes places ou de parcs et on observe la vie des portenos (habitants de B.A.) La magie de Buenos Aires commence à opérer...le temps passe, on change de quartier, San Telmo, beaucoup plus populaire et ancien. On s'est donné rendez vous avec Pierric à 8 heures dans un bar. Pas n'importe lequel... enseigne Ricard! Mais il n'ouvre qu'à 20h30? Et l'heure de l'apéro alors? Non mais en fait il est tenu par un suisse! Ah bravo! Pierric nous rejoint dans un autre bar et à l'heure d'ouverture du suisse on est là!!! On mange sur une place avec des danseurs de tango et des musiciens. On se couche sous le charme de Buenos Aires, excité de continuer à découvrir cette ville gigantesque et brûlante dès demain matin.

 

  

J 127: par matin on entendait plutot 11h00 (heureusement qu'ils ne servent pas le ptit dèj après sinon...). Cette fois on le complète par des viennoiseries de la boulangerie d'en bas. En sortant chercher les croissants j'ai le sentiment d'être chez moi, d'aller faire quelques courses avant de rentrer à la maison... c'est agréable. On se décide à aller courir (les 5 croissants chacun nous ont aidé à prendre cette douloureuse décision) dans le quartier de Puerto Madero, le long du fleuve. Ca à l'air génial, dommage qu'on soit dégoulinant et à bout de soufle mais on y reviendra, c'est sûr! D'ailleurs quelques heures après on s'y retrouve pour l'apero, en terrasse, sous un soleil de plomb! Le concept est génial, au milieu de bar chicos et hors de prix Aziz dégote un magasin où tu achètes boissons fraîches, et de quoi manger (nous on se dégotte gressins et tapenade!!!), tu le payes le même prix que dans un petit commerce et tu sors manger en terrasse... Puerto Madero est un endroit magique, surtout avec la lumière du soleil couchant sur les tours de verres qui touchent le ciel et se jettent dans l'eau où flottent de vieux voiliers, le tout bordé des vieux docks de brique rouge devenus bars ou restos branchés... On quitte l'endroit le coeur léger et partons à la recheche d'un resto avec "show de tango" comme ils disent. On ne résiste pas à l'envie de rentrer dans le très vieux café "Tortoni", certains connaissent toute la symbolique de ce nom! Et on embarque pour une belle soirée aux airs de tango, avec des musiciens et un couple de danseurs géniaux! Une petite glace puis retour à notre hotel où nous avons décidé d'arrêter de "flamber" et avons troqué notre chambre double climatisée pour des dortoirs à 40 degrés et 2 fois moins cher! Mais en rentrant, nos lits ne sont pas prêts alors que celui de notre ancienne chambre si! Bon ben d'accord, c'est pas grave monsieur, on transporte nos affaires et on retourne chez nous! Cooool!

                             

 

J 128: On ne perd pas nos bonnes habitudes de réveil tardif! On traîne toujours avant de décoller... Aujourd'hui on change encore de quartier. Direction "Retiro" quartier assez chic et son cimetière, quartier à lui tout seul avec ses allées, ses places, ses maisons luxueuses (j'aimerai la remarque si juste d'Aziz: "y en a qui meurent de froid et d'autres qui sont morts mais bien au chaud"). On file vers Palermo viejo avec de jolies boutiques mais on ne traîne pas car Aziz veut aller chez le coiffeur et puis on retourne dans ce quartier ce soir avec Pierric et Nathalie (l'équipe du glacier Grey au complet). Aziz voudrait essayer de garder les cheveux un peu long donc il ne les coupe pas beaucoup et ça lui va bien. Nous retrouvons nos amis de Torres del Paine et partons a Palermo viejo, manger une viande à tomber parterre, boire des coups et danser jusqu'au petit matin... Avec la fatigue on s'endort sans trop de difficultés

J 129:mais quand le soleil commence à faire son apparition, impossible de continuer à dormir, la température qui n'avait pas vraiment baissé dans la nuit, ne cesse d'augmenter, c'est du délire, on se lève. Petit dèj, sieste pour Aziz et voyage dans mes récents souvenirs d'Ushuaia pour mettre le blog à jour. Après deux heures de sieste dans le canap, je réveille Aziz. On est en nage, encore et toujours. On veut aller visiter la boca, quartier de Maradonna et du célèbre stade de foot. Il parait que c'est un chouette quartier mais qu'il faut le visiter avant 18h00, avant que ça ne soit craignos...bon...Il est déjà 16h00 mais on ne résiste pas à l'envie de faire un coucou à Milie et Vincent. Ils nous appellent depuis le local de Vincent qui se régale de nous montrer ses redevances, factures et autres taxes à payer. Désolé Vincent mais nous aussi on a nos soucis et nos priorités, on doit filer à la Boca avant 18h00. On arrive juste à temps pour visiter le stade. Aziz ne dénote pas avec son super maillot de l'Argenite, modèle de la coupe du monde 86, sponsor coq sportif! (Ah oui, le premier jour j'ai oublié de raconter la séance shopping, fallait bien qu'on finisse par craquer et comme mes frères chéris et leur compagnes nous ont fait des petits chèques pour noël, on se fait plaisir: petits parfums, super tongues havaianas pour moi et maillot de l'argentine pour Aziz!). On file ensuite dans le quartier touristique de la boca: caminita. Maisons aux couleurs folles, danseurs de tango, musique...ce quartier de Buenos Aires est vraiment à part mais il est 18h30, soyons bons élèves et rentrons. On va à la gare routière pour prendre nos billets car demain on quitte la ville. On s'offre une dernière soirée sur Puerto Madero, on se laisse ennivrer par les couleurs, ces éléments d'époques si différentes qui cohabitent si bien, on suit même une colonie de fourmis qui transporte des pétales sur plus de 50 mètres avant de s'engoufrer sous le béton (et après y en a qui gagnent des millions en inventant une histoire de fourmi et en la revendant à Disney!). On a l'air très bête mais ça nous impressionne alors on les suit sur tout leur trajet. On retourne voir les danseurs de tango à San Telmo et on fait nos adieux à Bienos Aires. On a vraiment vraiment vraiment aimé cette ville, c'est elle qu'on a préferé dans toute l'Amérique latine... Demain on se lève tôt pour aller un peu plus au nord de l'Argentine, à San Antonio de Areco, petite ville vivement recommandée par le guide, incontournable même selon eux (vous sentez venir le truc???)

                             

 

J 130: Après 2 heures de bus on arrive à San Antonio. Rues désertes, LE musée à faire est fermé, le temps se gate...Merci lonely planet! Heureusement qu'on se trouve un super resto et qu'on se fait une méga parilla (grillades). On finit dans un café avec wi fi, en attendant l'heure du bus qui nous emmènera à Rosario. Arrivée vers 22 heures, on trouve un hotel pas terrible où on s'endort malgrè la chaleur.

J 131: Il pleut! Mais attend, c'est dimanche! On peut glandouiller sans culpabiliser! En plus la France joue la finale des championnats européens de hand dans 1 heure! Juste le temps de trouver un site de radio française qui commente le match et c'est parti! Affalés dans nos poufs on s'excite en même temps que les commentateurs! On finit même par avoir les images sur internet (avec 10 secondes de décalages par rapport au son mais quand même!) ON A GAGNE!!! trop bon! En plus nîmes olympique est troisième du championnat de foot... de ligue 2. On sort dans la ville, pas grand monde dans les rues en ce dimanche... Mais quand on descend vers les berges du fleuve, on voit des dizaines de pêcheurs à la ligne. En famille, en couple, entre amis, tout le monde pêche dans ce quartier populaire. Depuis le début on a ce sentiment que les argentins sont assez dynamiques, ils ne se laissent pas aller et occupent leur temps libres en organisant de grands barbec dans de beaux endroits, en pêchant, en pique niquant dans les parcs... Nous on a plutot envie d'un ptit ciné et on trouve notre bonheur dans un centre commercial. Ils passent le dernier Almodovar avec Penelope, "los abrazos rotos". On a carrément envie d'aller le voir mais il n'est pas soutitré et l'espagnol pas soutitré, quand tu peux pas demander de repéter ou de parler plus doucement, on maîtrise pas encore. Aziz choisit un film israelien, en hebreu donc et sous titré en espagnol. Super choix, on passe un bon moment...On mange à l'hotel des raviolis pas bons (désolée mais j'ai des amies, des vraies, qui m'ont demandé des détails!). Le temps de boire un coup à la terrasse de l'hotel, de discuter avec un couple de jeunes argentins et c'est l'heure du bus qui nous emmène à Cordoba, dans le centre nord de l'Argentine. Nous partons pour 7 heures de bus de nuit...

J 132: On n'a fait que dormir, mais quand on finit par trouver un hotel pas trop cher (en dortoir et sans clim... je sais je sais... on ne se plaint pas, on raconte c'est tout!) une petite sieste s'impose naturellement. Au réveil on part découvrir la ville. Il y fait toujours très chaud mais le soleil ne brille pas trop donc on arrive à marcher un peu sans s'arrêter à une terrasse de café ou un banc toutes les deux minutes. On se promène dans les rues piétonnes, on visite des églises, on mange un asado (grillades) dans un petit resto bien typique avec tous les vieux du quartier. Pas mal mais on a eu un peu de mal avec les boyaux et les intestins...on va au terminal de bus pour acheter un billet qui nous amènera à Santiago du Chili avec une pause d'un jour et une nuit à Mendoza. On fait les comptes, si on change nos 20 dollars et qu'on fait attention, on pourra finir l'Argentine et l'Amérique latine sans retirer. Aziz fait le change, et qu'est ce qu'on en fait de cet argent, hein? Qu'est ce qu'on en fait? Ben on sait pas mais on l'a pas dans nos poches en tous cas!!! Bon ce n'était que 15 euros mais bon...On oublie le ciné (de toutes façons on n' était pas d'accord sur le choix du film: je voulais voir le dernier Walt Disney et Aziz un film avec Morgan Freeman...bref! Avec nos abbats du midi autant dire qu'on a pas faim. On rentre et on se mate un petit film dans un petit, très petit lit: La science des rêves, belle histoire. On s'endort, chacun dans son lit!

 

J 133: Cordoba est vraiment une ville sympa et on compte bien en profiter jusqu'au bus de ce soir, 21h00. On commence par la visite d'une vieille crypte jésuite avec la BO d'Amélie Poulain pour nous guider, sympa. On continue par un petit footing (boyaux frits oblige!) qui nous emmène dans un grand parc. Au retour je perds Aziz qui court devant mais on se retrouve à l'hotel. On repart se perdre dans les rues, ensemble cette fois, et on s'engouffre dans un batiment sans trop savoir où on est et si on a le droit d'y être. On dirait des gamins... Ca part dans tous les sens, des couloirs, des portes, des escaliers, Aziz m'attend mais je reviens le chercher car j'ai aperçu de beaux escaliers que j'aimerais bien grimper. On arrive dans une salle avec des infos sur Darwin et quelques pièces à observer. C'est intéressant, on y passe un moment, ce qu'on préfère évidemment c'est l'immense squelette d'un espèce d'ours géant. En poursuivant on se retrouve à la fac de science, on joue les étudiants, on va même dans la grande et belle bibliothèque! On prend une photo discrètement car ça bosse sévère la dedans! On reprend notre chemin, y a un ancien collège jésuite à visiter mais c'est fermé alors le garde nous dit que si on veut on peut aller jusqu'au patio mais pas plus... En moins de deux Aziz a déjà grimpé deux escaliers et poussé deux portes de classe. Grand tableau noir et bureaux en bois...Quant à la salle des profs, n'en parlons pas, un vrai palace! J'ai juste le temps de photographier Aziz que des pas insistants se font entendre. On file avec nos gueules d'ange "muchas gracias senor, muy amable". Dernier tour rapide dans cette ville vraiment sympa, petit grignottage à la terrasse de l'hotel et on file dans notre bus pour la nuit.

                                                       

 

 

 

 

J 134 : comme d'hab on a plutot bien dormi dans le bus. On a regardé mission impossible 2, une bonne daube, et tom est même pas beau dedans! On est à Mendoza (ça jette comme nom non?), il est 7 heures du mat, le ciel est bleu, le soleil monte, la lumière est belle, ça met de bonne humeur. On va devoir retirer de l'argent (avec les frais bancaires que ça engendre!) alors tant qu'à faire retirons un peu plus et offrons nous un ptit dèj en terrasse et un bon repas ce soir non? Si! Après s'être vautré dans les fauteuils du café et avoir avalé notre ptit dèj, on marche jusqu'à l'hotel qu'on a réservé et...on dort une ou deux heures! Au réveil on décide d'aller "visiter" les vignobles du coin. Mendoza est la région viticole la plus importante d'Argentine. On veut faire ça tout seul, en louant des vélos, mais le gars de l'hotel nous dit que c'est un peu tard, les bodegas fermant à 5 heures. Il peut nous réserver un tour, pas beaucoup plus cher que si on le fait par nos propres moyens. Mais on aime pas les tours organisés...mais on va un peu galérer tout seul, perdre du temps et rater des choses peut être...mais on aime pas les tours organisés... allez, dernier jour en Argentine, on monte dans le bateau! Ben on aurait du y aller la nage parce que les visites n'ont rien d'extraordinaires! Heureusement qu'on discute un peu avec des argentins! On "top" que plus JAMAIS on fera un truc organisé!!!

De retour à Mendoza on repart en ville, faire le tour des places, des rues piétonnes, et on se pose à la terrasse d'un café (on fait que ça non?) pour écrire les cartes postales d'Argentine. On réalise que c'est la fin de l'Amérique latine et ça nous fait quelque chose... On s'offre un bon resto, avec une viande digne du pays (un biffe de chorizo bien saignant) et on fait le bilan de ces 4 mois et demi sur le continent... Heureux mais le coeur un peu lourd, on aimerait rester encore un peu, finalement c'était chez nous ici...Quand on a un coup de blues comme ça, on en revient toujours à parler des mêmes choses, la famille, les amis... et on se met à repenser à LA féria...Quel bonheur de vous avoir eu tous (ou presque) réunis, pour nous et pour faire la fête..."tu te rends compte qu'il y avait machin et machine...ouais et truc aussi! Ah oui et même bidule était descendu!!!" enfin c'était juste un moment magique et d'y repenser nous redonne le sourire. Et puis c'est juste une page du livre qui se tourne, l'histoire est encore longue et l'Australie nous fait carrément rêver. On a su apprécier chaque particularité de chaque pays, chaque paysage, chaque culture, chaque sourire... Ouais... on était vraiment bien! Allez avant de rentrer faut qu'on aille poster les cartes! Sur le chemin du retour, oh! Un glacier! Avec un sorbet aux fruits de la passion en plus! On finit quand même par arriver jusqu'à l'hotel. On réserve deux nuit à Sydney (waouh! Sydney! Demain on prend l'avion!) et on s'endort!

 

J 135: ptit dèj, taxi, bus (10heures avec la douane chilienne vraiment méfiante, même d'un ours en peluche!), paysages extraordinaires par la fenêtre, shrek en anglais, dodo et là maintenant, tout de suite: Aéroport! Dans 10 minutes on embarque, nous sommes le 4 février, il est 22 heures 20, on nous appelle au micro, nous atterissons à Sydney le 6 février à 7 heures (17 heures de vol, vive le décalage horaire). On vous embrasse, à bientôt en Océanie...

Je n'ai pas eu le temps de mettre quelques commentaires, juste pour vous dire que les ennuis commencent au niveau de la langue et oui "ta chanson on comprend rien, quand tu la chantes en anglais, mets de l'huile".



Publié à 19:31, le 5/02/2010, Mendoza
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Ushuaia

J 121: 8h00: Après une nuit dans le bus on attend la suite du voyage à Rio Gallegos, affalés sur les sacs. L'autre bus arrive et c'est parti pour 12 heures de routes et de tamponnage de passeport! Pour arriver au bout du monde il faut en effet sortir de l'Argentine, entrer au Chili, rouler quelques centaines de km, sortir du Chili et rentrer en Argentine, simple quoi!  

 

 

 

 

 

 

 

(à la demande de mon pote Youenn, je vais essayer d'écrire un peu plus souvent, comme vous le voyez j'écris en violet).

Ah oui ces frontières, on était réveillé toutes les 2h00, et surtout que quand tu rentres au Chili, c'est très très long car la douane fouille tous le bus, fait déscendre tous les sacs et en plus on ne peut rentrer avec aucun aliment. Ah ces chiliens, ils sont craintifs.... 

Après avoir traversé le détroit de Magellan, vu des prairies et leurs moutons à perte de vue et aperçu un renard, nous arrivons enfin dans cet endroit au nom magique et pour mettre un terme à cette question que vous vous posez tous, NON! Nous n'avons pa vu Nicolas!!! On s'installe dans un dortoir avec l'ami Pierric et on part se faire un ptit resto, heureux d'être là où nous sommes... Et oui pour moi c'est un rêve d'enfant qui se réalise, et là tous les jours je me dis quelle chance d'être né en France et d'être européen. On à la chance de pouvoir visiter tous ces endroits incroyables. De plus les français sont appréciés dans tous les pays que l'on  a parcouru pour l'instant (bon c'est vrai peut-être plus nous que les autres, on parle tellement bien espagnol!!!)

 

                                  

J 122: On part chercher un autre hotel et finit par en trouver un bien sympa avec Maia (cette Maia qui me traite de vieux du haut de ses 25 ans, qui m'invente une loi qui dit qu'ici à Ushuaia ce sont les femmes qui commandent, du coup Marie se sent pousser des ailes, elle va vite se calmer cette Maia, enfin on se taquine pas mal et c'était rigolo) qui nous accueille et nous fait notre planning de la semaine: Aujourd'hui on veut aller vers le glacier qui surplombe la ville. On passe sous des télésièges (il y a des pistes de ski qui se jettent pratiquement dans la mer, c'est fou) et on grimpe avec une vue de plus en plus belle sur Ushuaia. Des gamins font de la juge sur les parcelles de neige restantes mais nous ça ne nous suffit pas!

                                                

 

 

 

 

 

 

 

 

      On veut aller voir ce qui se cache derrière la montagne et le glacier, alors on continue de monter et ce n'est pas une mince affaire. Ca monte dur et on commence à s'enfoncer dans la neige. On fait des zig zag pour arriver jusqu'au sommet. On est pas bien équipé, Aziz est congelé (et oui vous le savez tous à ce moment là je râle comme un putois et je me dis qu'est ce qu'on fait là, de plus c'est sûrement un peu dangeureux, mais bon ça vaut le coup, la vue et la déscente sont énormes), alors on profite de la belle vue (derrière la montagne il y avait...d'autres montagnes! C'est fou non?) et on redescend jusqu'en bas sur nos sacs poubelles puis rapidement sur nos fesses! On est complètement trempé, en plus Aziz a son pantalon bien déchiré (on voit toutes mes fesses...).

 On dévalle le glacier jusqu'à notre point pic nic. Pierric s'est réservé une ballade en bateau, il file, et nous on redescend tranquillement à pied jusqu'au centre ville (10 kilomètres quand même). Ushuaia est une ville à part: le nom, sa situation (ville la plus proche du pôle sud), sa lumière dont nous profitons 18 heures par jour, ses maisons... il y en a de toutes les couleurs, de toutes les formes et de tous les matériaux: l'église en tôle ondulée, les chalets triangulaires en bois, les blocs en bétons, les pavillons bleus, jaunes...On s'y sent bien. Il n'y a rien à voir d'extraordinaire mais l'atmosphère... Ce soir on mange une bonne viande à l'hotel, les garçons vont faire un ptit tour et moi je bouquine...

 

J 123: Aziz et moi partons nous promener dans le parc national. Dans le bus qui nous y emmène nous discutons avec Miguel et Agustina, deux jeunes argentins. Miguel est tout fier de nous faire écouter l'hymne national et l'hymne à l'amour de piaf... A l'arrivée il y a un monde fou, mais peu de gens s'engouffre dans le parc finalement et nous sommes quasiment seuls pour découvrir ses doux paysages:

                   

 

 

 

 

                                       de l'herbe bien verte, de l'eau turquoise, des bois morts, des lapins, des oiseaux, des plages de galets, des sommets enneigés, des forêts dévastées par les castors et cette sensation d'être au bout de la terre... On se fait un petit footing et une petite séance abdos (faut dire qu'on se laisse pas aller côté bouffe et qu'il faut qu'on fasse un peu d'effort, mais comme on en est incapable, on mise sur un peu de sport!) et on rentre. Petit repas à l'hotel, petite séance skype avec Tom Julie et leurs invités du samedi soir (tu parles d' invités!!! ce n'est que cet abruti de Christophe et sa chére copine Nelly,mais quel plaisir de voir leurs ganaches), puis petit coup à boire dans un bar de la ville où on retrouve Miguel et Agustina. C'est sympa de parler avec eux, ils nous surestiment un peu sur nos capacités à comprendre l'espagnol mais on s'entend quand même. Aziz poursuit la discussion avec Miguel au bar de l'hotel jusqu'à tard dans la nuit...

                                    

 

J 124: C'est dimanche et vous l'aurez compris, quand on en a l'occasion, le dimanche on glande! En plus il pleut donc on peut traîner sans culpabilité. L'hotel est chaleureux, je fais le blog dans le salon (on s'approprie vite les lieux dans ce voyage, pour nos quelques jours à Ushuaia, nous avons un grand salon avec des canapés,  notre cuisine est à l'étage et la chambre au fond du couloir) et Aziz récupère de sa nuit...On voit nos chéris Thomas et Mathieu, leurs parents, les parents des parents, Nadia et Mohcine, Agnès...Un dimanche en famille quoi! Aziz nous réserve un petit hotel pour la suite de notre voyage. Après une journée enfermés, le soleil qui pointe le bout de son nez vers 20heures nous invite à aller faire un tour. On se promène dans les ruelles et retournons chez nous

 

 

 

J 125: Ce soir nous partons pour Buenos Aires, là aussi le nom résonne comme un doux rêve, sur un fond de tango... On veut profiter de notre dernier jour ici et partons pic nic en main longer la côte. C'est une superbe balade où nous nous extasions devant des perroquets (ils nous font rêver ces oiseaux et tant qu'on peut les apercevoir, moi je ne peux plus avancer, c'est tellement beau, exotique et improbable dans ce paysage de mer et de montagnes enneigées), un renard que nous traquons pour essayer de le voir de plus près, et woody wood picker en personne! C'est Aziz qui l'aperçoit pendant notre footing! Il est planté sur son arbre, complètement

 

 

incliné et fait ce qu'on attend d'un pivert: il plante son bec dans le tronc en faisant de drôles de bruits! C'est génial! Là encore nous sommes seuls pendant la balade, il n'y a que nous, les animaux et les paysages qu'on admire. 

 

La pause déjeuner est vraiment agréable, le soleil dans le dos, les fesses dans les paquerettes et les yeux dans l'eau... (seul sur le sable....). Quand on revient je tente d'aller vous capturer ces maisons que j'aime tant mais je ne retrouve pas celles que je veux...On a juste le temps de manger et c'est l'heure de quitter Ushuaia et notre maison... Notre avion nous attend, on est excité d'aller à Buenos Aires, c'est un autre rêve qui s'annonce... c'était chouette de se poser quelques jours au même endroit, ça ne nous arrive pas souvent finalement...On dit adieu au bout du monde et aurevoir au froid que nous n'allons plus rencontrer beaucoup jusqu'à la fin de notre voyage. Ushuaia un rêve d'enfant qui s'est réalisé, mais tout ce voyage est un rêve, je m'en suis bien rendu compte et avec Marie on le vit à 200% même si parfois le dimanche on fait rien. On est complètement crevé, on ne fait que dormir dans l'avion, jusqu'à ce qu'on apercoive les lumières de la ville qui s'étendent à perte de vue... On atterrit à Buenos Aires le coeur léger, mais ça c'est une autre histoire. Ah oui c'est une autre histoire....

                                                       



Publié à 01:18, le 25/01/2010, Ushuaïa
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Merci!!!

Holà Chicos! On traîne un peu pour vous raconter nos quelques jours à Ushuaia parce que maintenant on est à Buenos Aires, complètement sous le charme et on essaie de découvrir la ville au maximum (bon ok on se lève vers onze heures mais après on court partout!). En attendant on vous dit un grand merci pour vos messages, on est comme des gamins quand on ouvre notre blog et qu'on voit qu'on a de nouveaux commentaires ou quand on s'endort avec 2091 visites et qu'on se réveille avec 2103!!! C'est toujours avec un sourire jusqu'aux oreilles qu'on vit ces petits plaisirs!!!

Besos de Buenos Aires (avec l'accent!)

 



Publié à 02:23, le 24/01/2010, Buenos Aires
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Dernières journées au Chili et premiers jours en Argentine

 

J 112: On attend notre bus devant l'hotel... on attend... on attend...et enfin on monte dedans! On prolonge notre nuit pendant qu'il nous emmène vers le parc national torres del paine. On retrouve des paysages du sud ouest bolivien mais sans la chaleur: lagunes aux bleus laiteux, lamas (guanaco ici), flamants roses... mais les sommets sont enneigés! Et puis on y est! Sacs sur le dos, on a

 

 

 

 

 

 

plus qu'à mettre un pied devant l'autre...Ca grimpe pas mal pour cette première journée de marche, le soleil ne brille pas mais il n'est pas loin. On marche jusqu'au deuxième campement, on plante les tentes et on mange. Après une bonne pause on repart sans les sacs pour aller les voir ces torres del paine, tours de granit qui se dressent dans les airs. Et la surprise quand on arrive, après avoir traversé des forêts, des rivières avec des petits ponts de bois, des cols venteux, la surprise c'est qu'au pied de ces tours majestueuses il y a un lac bleu gris splendide...On se laisse ennivrer par le paysage, on profite, les garçons s'ammusent à dégommer des cailloux sur le lac puis on redescend vers notre campement. On se fait un Uno, dans la tente parce qu'il pèle un peu en fait! On cuisine dans la tente, toujours parce qu'il pèle (mauvaise idée? Non, pourquoi?), la soupe chauffe lentement, puis le couvercle se soulève et elle sort de tous les côtés! En fait, c'est juste que ça déborde mais on met pas mal de temps à percuter... On nettoie les dégats mais on remet ça avec les pates, et cette fois on gère! On s'endort, bien fatigués...

                         

 

 

 

J 113: On se réveille un peu mouillés... notre tente n'est pas vraiment géniale, il a plu un peu pendant la nuit et y a comme une flaque en bas à gauche... les habits sont comme trempés et Aziz comme de mauvaise humeur! Enfin il essaie de sauver ce qui peut l'être... Allez, c'est pas grave! Chacun son bol de céréales, on remballe tout et on repart! Les paysages sont magiques, les lacs, les arbres qui ressemblent à des bonzais géants, les condors, les pumas (bon ok on n'en a pas vraiment vu, pas du tout même mais de savoir qu'il y en a...) et le soleil qui nous accompagne. Gros et long pique nique, on en profite pour tout faire sécher. On repart de plus belle en longeant le lac;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il fait plutot beau, y pas de vent et on s'est pas lavés depuis deux jours... alors, alors, alors on se savonne sur la plage de galets, on saute dans l'eau au pied des montagnes enneigées et on hurle chacun notre tour parce que l'eau, c'est l'eau des glaciers et les glaciers ben c'est de la glace, et ouais! Ca fait du bien quand même! Allez, on repart..

 On croise des randonneurs qui nous disent que le campement où on veut aller est fermé à cause d'on ne sait pas trop quoi. Heu là il est un peu 18 heures, et on est un peu fatigué. Non mais pour nous ils feront bien une petite exception non? On essaie de repérer des coins où on pourrait éventuellement planter la tente... On arrive au campement vers 19h30 et... ben on plante nos maisons de toile au milieu des autres, y a aucun problème, c'étaient vraiment des nases ces randonneurs! Il fait froid. On cuisine sous l'abris, Pierric se sent pas très bien. Depuis deux jours on boit l'eau des rivières, c'est peut être ça...( on vous avez pas dit mais sur l'île de Pâques, chez Francis et Piru, on buvait de l'eau de pluie tous les jours... Ben quoi? C'est chouette non?) Il sera malade toute la nuit... Nous on essaie de s'endormir mais y a un vent fou, c'est impressionnant, je pousse même un petit cri parce que j'ai peur qu'on prenne un arbre sur la tête! Dur de dormir...

J 114: Le vent soufle toujours autant, on est un peu crevé et Pierric encore plus, mais il paraît qu'il y a un beau point de vue en grimpant au dessus du campement. Le sentier longe un glacier d'où coule de l'eau et avec le vent elle s'envole en goutelettes (enfin de loin on dirait des goutelettes). On entend un gros grondement, un bout du glacier s'est détaché et provoque une avalanche...Aucun risque pour nous, on est de l'autre côté de la rivière mais beau spectacle qui se reproduira quelques minutes après, pour le plus grand plaisir d'Aziz. En chemin, le soleil cède sa place à la pluie et le vent soufle de plus belle. A un moment je crois vraiment que je vais m'envoler. Non mais c'est pas pour la métaphore, c'est vrai! J'y ai cru! On devait se tenir aux arbres et parfois s'asseoir. On monte, on monte parce que sur la carte ils disent de monter, mais c'est plus très agréable et puis un point de vue dans le brouillard bon...De retour au campement on est trempé et gelé. La tente qu'on n'avait pas démontée nage dans une flaque, on la déplace mais c'est pas beaucoup mieux. On sait pas bien ce qu'on va faire alors on mange sous l'abris en attendant de se décider. On est tous entassé la dedans, essayant de faire sécher les habits et de se réchauffer. Le temps ne s'améliore pas et maintenant c'est dans la tente qu'il y a une grosse flaque. Aziz allume la bougie de l'espoir, c'est pas mal... Je me cache dans mon duvet toujours sous l'abri puis dans un ultime élan Aziz remballe tout et on décide d'aller au prochain campement où on nous a dit qu'ils louaient des tentes et qu'il y avait un grand abris chauffé! Il est à deux heures de marche d'ici, on part avec nos affaires trempées, dans le vent et la pluie (oh les pauvres!!!), les petites passerelles en bois sont sous 15 cm d'eau, comment traverser? Ben dans l'eau! "Mais Aziz, on va se mouiller les pieds!" "oui c'est ça Marie, on va se mouiller les pieds!" Pas évident de mettre les chaussures dans l'eau jusqu'aux mollets (bon allez les chevilles, mais le haut des chevilles alors!) délibérement mais une fois que c'est fait, l'avantage c'est qu'on perd moins de temps à éviter les flaques! En quittant le campement on n'a pas retrouvé notre couteau suisse, enfin je devrais plutot dire le couteau suisse d'Aziz, car c'est lui qui le met dans ses poches tous les matin et le dégaine à la moindre occasion: bouteille à déboucher, kiwi à peler, dent à curer, poil à épiler, fil qui dépasse à couper BREF! On l'a perdu et comme c'est le cadeau de départ des copains, il est dans tous ses états! Enfin les torrents à traverser lui font vite oublier son chagrin! On court presque sur ce chemin boueux et au détour d'une colline on aperçoit, enfin, le refuge. On dirait un mirage, des maisons de bois avec de douces lumières qui s'échappent des fenêtres et la fumée qui sort par la cheminée et nous réchauffe déjà! Sauf que ça c'est pas notre budget, nous c'est tente "une à deux personnes" déjà installée sur un sol mouillé! Mais, mais, y a quand même de quoi prendre une bonne douche chaude et une salle chauffée pour manger. On y installe toutes nos affaires qu'on laissera sécher toute la nuit. On retrouve Denis et Aude, des expat qu'on avait rencontré la veille au campement du vent. On s'achète de quoi célébrer notre arrivée au refuge et un autre français nous offre ce qu'il reste de l'énorme ragout qu'il avait préparé! Soirée vraiment agréable et réconfortante.

 

 

 

J 115 : On remballe tout, Aziz retrouve le couteau suisse! Ouf!!! On déjeune au chaud, et Pierric qui était resté au campement précedent (puisque sa tente ne prenait pas l'eau...) nous rejoint! C'est la dernière grosse rando, on marche, on marche, et au on finit par apercevoir le glacier Grey... Il a l'air grandiose, plus on se rapproche plus on reste la bouche grande ouverte... on descend jusqu'aux premiers "glaçons" qui se sont décrochés du glacier et qui ont dérivé jusqu'à la berge. C'est trop beau, et au large on dévisage cet immense gâteau de glace bleuté par endroit. On n'a plus qu'une seule idée en tête: se rapprocher du géant! Mais bon on va manger un ptit bout au refuge à côté. On se laisse pas aller, on fait cuire du riz préparé et on se repose un peu soleil, c'est trop agréable. En chemin on a rencontré Nathalie et on continue la route vers le glacier avec elle. On se ballade entre les arbres et dès qu'on a l'occasion d'apercevoir le glacier, on fonce et on le contemple. C'est indescriptible et même quand on ne le voit pas, on sait qu'il est là et ça change tout à la ballade...marcher en sachant qu'il est là, imperturbable... On fait de longues pauses pour le contempler et on arrive quand même à notre dernier campement. Il est quasiment vide, c'est chouette, peu de gens viennent jusque là et pourtant, pourtant... On s'installe, en espérant qu'il ne pleuvra pas mais sinon, Aziz ira se blottir contre Pierric et moi avec Nathalie... On se fait attaquer par les mouches c'est ch... le glacier nous manque alors on se trouve un point de vue près du campement et on se pose là, tous les 4, et c'est fantastique. On a une vue magique, le glacier est là à nos pied et s'étend jusqu'à l'infini. On regarderait bien le soleil se coucher mais ce qu'on a oublié de vous dire c'est que depuis qu'on est arrivé en Patagonie, plus on descend plus le soleil se couche tard, mais tard ici, c'est tard...genre 23h00, alors on rentre au campement, et on s'installe sous l'abri, loin des mouches. Ce soir c'est soupe et pates au fromage, mais c'était sans compter sur notre réserve de gaz épuisée après avoir fait chauffer la soupe. "Et nos pates? On va pas manger nos pates?" dit Aziz, dépité. Ben non! Y a bien un couple d'américains à côté avec un réchaud mais bon ça se fait pas, et puis il faut les faire cuire au moins vingt minutes ces pates! Non vraiment ça se fait pas. Mais bon, quand même ces pates... On pourrait leur proposer un peu d'argent sinon, non? Nathalie leur expose la situation d'urgence et waouh fantastique! Avec un peu d'argent on se retrouve avec une bombonne neuve et c'est parti pour les pates! Aziz respire à nouveau! Et nous aussi! On va se coucher en pensant au privilège qu'on a de dormir à côté du géant

 

 

 

J 116: Il n'a pas plu! C'est notre dernier jour, il fait beau, à 18h00 on doit prendre un bateau puis un bus qui nous ramènera chez Rosita. En attendant, si on se dépêche on peut encore continuer un peu avant de rebrousser chemin et marcher en compagnie du glacier... On est toujours aussi émerveillé, on voit de plus en plus loin, c'est magique. Dur dur de faire demi tour. On grimpe une grande echelle au dessus d'un cours d'eau, on continue, on continue. On se pose pour profiter et là, on se demande si on pourrait pas rester un jour de plus finalement, c'est tellement fou ce qu'on vit... Mais allez, le voyage doit continuer, on abandonne Nathalie et on rebrousse chemin. J'arrive pas à quitter le glacier des yeux, à faire une croix sur ces instants magiques. Je pense à vous, j'aimerai que vous le rencontriez vous aussi... vraiment... Alors j'emmagazine autant que je peux, je fixe ces images en me retournant sans cesse, je pense à tout ce que je vous dirais et je prends des photos encore et encore...Et oui, après les otaries des Galapagos, les aligators de la pampa et les moaïs de l'île de Paques, voici les glaciers de Patagonie par dizaines!!!

On arrive péniblement jusqu'au lac, le retour est un peu difficile, on avait oublié toutes les montées et puis on avançait impatients de rencontrer le géant, mais là c'est différent, on l'a laissé derrière nous et on s'aprète à retourner dans le monde civilisé... Enfin, on y est sur notre bateau, on boit une dernière fois ces paysages uniques et on se retrouve chez Rosita à 22h00. Demain c'est le deuxième tour des élections, tout est fermé! Les resto ont baissé le rideau très tôt. Pourquoi? Parce qu'ici (comme en Bolivie) le vote est une obligation et personne ne doit se coucher saouls, pour voter en toute conscience. Demain, aucun magasin ne vendra d'alcohol, c'est la loi...On trouve quand même une pizzeria ouverte...

                               

 

 

 

 

J 117: tout est fermé jusqu'à 14h00 donc pas la peine de se lever avant! Cool!!! On sort quand même le bout de notre nez pour aller se remplir le ventre puis on retourne au lit. Et oui, le dimanche c'est sacré! Séance skype avec Guilhou, Isa et Mathieu qui nous manque(nt) puis avec Jerem et Sandrine qui nous font râler avec un gateau banane nutella. On passe plus d'une heure avec eux, comme au bon vieux temps! Demain matin on part en Argentine, à el Calafate pour aller voir un autre géant: le perito moreno, énorme glacier. Mais en attendant on se fait un bon ptit repas chez Rosita (un peu dur car ça pue et c'est crade, vraiment) et on file au lit.

 

 

J 118: Après un mois au Chili nous voilà à la frontière argentine. On traverse de beaux paysages en écoutant un peu de musique (ça nous arrive pas tellement bizarrement) et par la fenêtre on voit des renards et surtout des autruches! Je sais pas vous mais nous on savait pas qu'il y avait des autruches (des nandu exactement) en Patagonie! On se retrouve rapidement à la gare routière d'el Calafate. Demain on aimerait filer sur Ushuaia mais les bus sont complets, on verra ce soir pour un avion! En attendant il fait beau et si on se dépêche on pourra se faire la sortie jusqu'au glacier, à 80 km de là. Aziz négocie avec un taxi pour pas faire ça en tour organisé et on attrape une 4ème personne au vol: Pascal, un parisien...encore...Le chauffeur fait un rallye pour qu'on puisse monter dans le dernier bateau qui va au pied du glacier, mais on arrive trop tard quand même... Pas grave, en marchant et en allant sur les passerelles on a des vues impressionantes, de dessus, de dessous, de face, de côté... c'est encore un moment fantastique, surtout quand des bouts de glace se détachent et tombent dans l'eau avec un bruit fracassant. Aziz les guette et court pour voir ce spectacle. On passera pas moins de 3 heures à dévisager le glacier...Mais ce n'est pas comme au Torres del Paine avec le glacier Grey. Ici, avec un peu d'argent et quelques marches à descendre, tout le monde peut voir ce spectacle et la route n'est qu'à 100 mètres de là. Et puis la première fois c'est toujours unique...Ca reste magique quand même...

                               

On a vraiment enchaîné aujourd'hui, après 5 jours à marcher d'un point à un autre sans se poser de question, à prendre son temps, à laisser venir les choses, ça nous fait drôle et il faut continuer. Quand on arrive il est déjà 20h, on trouve un hotel, on pose les sacs et on file s'occuper d'Ushuaia dont Aziz rêve tant...Bus et avions pleins jusqu'au 21 janvier, ça nous fait râler parce que le 4 février on a un vol pour l'Australie (trop dur) et si on veut en profiter...Enfin après maintes tentatives on réserve un billet de bus qui part le 21 à 3h00 du mat et arrive à Ushuaia à 21h00. Du coup on à deux jours ici et on va en profiter pour aller à el Chalten, parc régional avec de célèbres randonnées à faire. Il est 22h30, on part se faire une parilla (barbec) dans un resto avec Pierric et Pascal, pas mauvais...

 

 

 

J 119: réveil tranquille avant d'aller visiter la ville et la lagune de NIMEZ!!! C'est pas beau ça? Avec flammants roses et chevaux...comme à la maison! On pique nique au bord du lac, on marche un peu puis on s'endort sur de gros cailloux, pour une bonne sieste. Deux heures plus tard et quelques coups de soleil en plus, on repart marcher un peu. On fait des courses pour le repas de ce soir qu'on passera dans le bus, le ptit dèj de demain et le pique nique pour la rando. On boit un coup en terrasse, on apprécie, en Amérique latine, à part au Chili, les terrasses c'est pas la mentalité (enfin, c'est surtout un luxe qu'ils ne peuvent s'offrir). On grimpe à nouveau dans un bus et 3 heures plus tard on est à El Chalten où Pascal nous attend (il a pris le bus précédent), les clefs du dortoir en main (Aziz avait négocié avec la nana de l'agence de bus pour qu'elle nous réserve un hotel! Cool). On s'endort vite car demain une grosse rando nous attend avant de reprendre le bus pour el Calafate et Ushuaia!

                                               

 

 

 

J 120: Allez, malgrè la pluie qui tombe on s'équipe et on part braver vent, pluie et froid à 7h30 du matin... Mais bon, quand même c'est pas une obligation non plus! Dire "je suis allée au pied du Fitz Roy", y parait qu'ça l'fait, mais se remettre sous la couette par une journée pluvieuse ça l'fait aussi non? Non? Ben tant pis parce qu'après avoir trouvé un bulletin météo catastrophique pour la journée c'est ce qu'on a décidé de faire: on grignotte, on dort, on regarde "heroes" notre nouvelle série... et ça fait du bien! L'heure du bus pour el Calafate est arrivée et après 3 heures (où on a retrouvé Pierric) on se retrouve en ville, il est 21 heures et il va falloir qu'on s'occupe jusqu'à 3 heures du mat, heure du départ pour Ushuaia. Pour faire passer le temps on met une heure à se décider pour un resto et quand on en trouve un, on le quitte parce que les serveurs sont pas sympas! Cool, déjà 1h30 d'écoulées! On finit dans un resto à grillades et on mange de l'agneau à tomber parterre. Là aussi on n'hésite pas à faire traîner mais bon, comme on est les derniers, on finit par s'en aller! Il n'est pas loin d'une heure et comme nous l'a conseillé la nana du bus, on va au casino qui ferme au petit matin. C'est la première fois qu'on va au casino avec Aziz, budget fixé: 5 euros! Evidemment on se met sur les machines les moins chères pour que ça dure un peu, genre les machines à levier où il faut 3 cerises ou 3 bank, à 5 cts le tour. Pierric à une machine, Aziz à l'autre, et moi au milieu à leur chiper des jetons pour jouer! Au bout de quelques tours une musique se met en marche sur la machine d'Aziz, bien fort, la machine ne répond plus. La nana d'à côté touche aux boutons puis nous fait signe que c'est rien, faut attendre. Et là, deux gars du casino arrivent, sans décrocher un mot , l'un tend un papier à Aziz qu'il doit signer et l'autre lui sort 150 pesos, soit 30 euros (le prix du resto qu'on vient de s'offrir, cool!). La scène était comique, tous les trois devant la machine chantante, à se demander sur quoi on avait appuyé encore! On finit de dépenser nos 5 euros, il parait qu'on peut pas prendre de photos donc pas d'images de ce moment. C'est bizarre comme ambiance, il y ceux qui jouent entre amis, qui rigolent, et ceux qui sont là, seuls, concentrés devant leur machine, espérant qu'elle se mette à chanter!

Allez, le bus doit être à quai, c'est parti pour Ushuaia, ses 18 heures de bus et ses 4 postes de frontières! Hum!!!



Publié à 17:13, le 21/01/2010, El Calafate
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Le bateau...

J 108 (suite): s'il me faut deux articles pour une journée maintenant, on va plus s'en sortir! Je sais que j'écris beaucoup et que pour certains c'est trop, mais pour ceux là, y a les images! Je sais que d'autres sont friands de détails et ça me fait plaisir, en plus tout vous raconter c'est tout revivre, tout revoir d'un autre oeil, pendant qu'Aziz ronfle à côté de moi (il est 2 heures du mat, on rentre de 5 jours de rando, mais ça c'est pour dans quelques jours, d'abord la croisière!) et puis vous dire: "on a passé une croisière géniale avec de beaux paysages, bisous." je préfere rien écrire!!! Bref je me trouve des excuses là...

                                                         

 On embarque sur notre cargo et on est comme deux gamins  qui jouent a cache cache pour que Pierric ne nous voit pas! On arrive dans notre cabine, enfin des dortoirs géants séparés par des petites et minces cloisons, Pierric est là, devant nous, Aziz lui rentre dedans avec son gros sac et c'est les retrouvailles!!! On s'installe dans notre 4 m² à 4 et on monte sur le pont. Il fait beau, on quitte puerto montt et on se laisse envahir par la douce sensation d'avoir embraqué pour le bout du monde. Tout le monde boit des coups, on en fait autant, avec un couple de suisse, Steph et Sabrina. Je m'éclipse pendant la présentation de la croisière et des règles de vie sur le bateau pour aller faire notre lessive dans les toilettes (c'est pratique, il n'y a personne puisque la réunion d'information est obligatoire et on plus je ne serai pas là quand le monsieur expliquera qu'il est formellement intredit de laver son linge sur le bateau! Repas de cantine correct dans une grande salle un peu glauque. Soirée Uno et rami avec Pierric, Steph et Sabrina

                                              

 

J 109: Réveil 8 heures par un des membres du bateau et son micro! Il est l'heure d'aller déjeuner! On se rempli l'estomac parce qu'il en faut de l'energie pour aller de notre chambre au pont, du pont à la cantine et de la cantine à la passerelle (cabine de pilotage). Il pleut il fait beau, il pleut, il fait beau. Peu de paysages, on est au milieu de l'océan. On passe la journée à observer les vagues se fracasser sur le bateau... c'est beau... mais ça remue et Aziz commence à se sentir nauséeux. C'est  de la folie, on a du mal, beucoup de mal à marcher droit! Les verres se renversent et ceux qui ont abusé sur le vin rouge aussi!!! Aziz finira malade, dans son lit, mais en début de soirée seulement...J'en profite pour me coucher tôt... on est dans des lits superposés, avec des rideaux, bien confinés comme on aime (en plus finalement on est que 2 dans notre petit coin, le couple d'anglais a disparu! On espère qu'ils ne nous ont pas tenu responsable de l'odeur de pied quasi insuportable qui rodait dans le quartier!!!

 

 

 

J 110: Aziz va mieux... On rate l'attraction de la journée: une épave d'un bateau échoué il y a longtemps... On était sous la douche chaude... Le temps est mauvais mais on en profite quand même. On débarque sur une toute petite île: Puerto Eden, pas vraiment le paradis pour ceux qui y habitent je pense, mais fantastique pour nous: On ressent l'âme de ce minuscule village perdu dans les fjords patagoniens, où routes et chemins sont remplacés par des sentiers en bois surélevés car l'eau n'est jamais très loin... On passe devant la poste, l'école, l'église, les maisons de pêcheurs et la végétation, encore et toujours, le tout perdu dans le Pacifique qui deviendra bientôt l'Antarctique. Waouh! L'Antartique... De retour sur le bateau, le temps est toujours mauvais. On joue au Ramis, on va dans la cabine du capitaine (impressionnant) on guette les dauphins (tout le monde en voit sauf moi qui était partie me couvrir un peu plus pour les guetter un peu plus longtemps! La pouasse! La sirène retentit! On arrive devant le glacier Pie XI (pas terrible comme nom, c'est pour ça que je vous le donne!), la pluie est glaciale et le vent soufle fort!  Mais quel spectacle!!! Ce glaçon géant au bleu glacial, qui se jette dans l'eau... c'est carrément magique. les gars du bateau prenne même leur zodiaque pour aller chaecher des blocs de glace en prévion de la soirée qui doit s'organiser pour la fin de la crosière! On arrive pas à quitter ce paysage, pourtant on est trempés et gelés!!! On commence la soirée au Uno, on mange et on reprend là où on en était et on goutte aux glaçons du glacier! C'est soirée bingo ce soir mais nous on reste au Uno! L'ambiance monte dans le bar du bateau (principal voire unique lieu de vie!) et on finit la soirée à 2heures du mat après avoir dansé encore et encore! Bonne rigolade avant de se coucher avec les habitants du quartier, essayant de démasquer le propriétaire des fameuses chaussures! On a trouvé l'endroit mais pas la pièce à conviction qui avait du être bien cachée!

 

 

 

 

J 111: dernier jour de détente et de glandouille... On est au coeur de la patagonie chilienne, les paysages sont vraiment beaux... On remballe les affaires et on débarque à Puerto Natales avec Pierric, toujours. On trouve un hotel miteux mais pas cher pour le coin. Rosita nous accueille, du mascara plein les paupières, et son attroce caniche blanc dans les pattes. Il hurle, ça pue dans le salon, il manque 3 lattes au lit de Pierric et il fait moins 10 dans notre chambre. C'est l'heure de la sieste car le Uno de la veille nous a exténué! Au réveil on part réserver notre bus pour l'entrée dans le parc Torres del Paine, apparemment LE plus beau parc national du Chili (ça je vous le dirai plus tard! Mais moi je le sais déjà si c'est vrai ou pas!!!) Le départ est prévu demain à 7h30. On se dépêche de faire nos achats pour la bouffe de 4 jours et de louer le matos nécessaire: réchaud, pantalon de pluie pour nous, matos de camping pour Pierric. On file rejoindre une famille de français qu'on avait rencontré sur le bateau, au resto. Soirée sympa, on écoutera beaucoup les récits de cette famille qui vit ses rêves et enchaîne les aventures: 2ans en Alaska, 2 ans en polynésie... des mois et des années sur leur bateau avec leur deux enfants, à chasser l'ours et pêcher le saumon... et oui... y en a comme ça... Nous ça nous amène à réfléchir à la vie qu'on mène ( en dehors de ce voyage) et je me dis qu'il ne faut pas la prendre comme une évidence, on mène cette vie parce que c'est celle qu'on veut et pas parce qu'on y est obligé et c'est bien de le savoir et de ne pas avoir l'impression qu'on se laisse porter par la vague...

On fait les sacs avec précison car on va les porter pendant 5 jours! On s'endort tranquillement (enfin après qu'Aziz ait scotché les rideaux pour qu'on ait pas le vent sur l'oreiller et que Rosita ait allumé le poil à gaz tant bien que mal!!! On s'endort en se demandant ce qui nous attend (et Aziz ce qui lui a pris de s'engager dans ce trek!!!)



Publié à 19:37, le 11/01/2010, Puerto Edén
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A peine débarqués...

déjà repartis! On est revenu de notre croisière boîte de conserve tout à l'heure, pas le temps de vous raconter (et oui, y a toujours une semaine de décalage entre ce qu'on vit et ce qu'on vous raconte mais pour nous c'est bien, ça murit et ça devient des souvenirs...) on repart demain matin pour une rando de 5 jours dans le parc Torres del Paine, toujours en Patagonie chilienne, toujours avec notre ami Pierric et encore avec des paysages qui risquent de nous laisser la bouche grande ouverte!!! Nos sacs sont tout juste prêts, tente, matelas, duvets, réchaud et pates chinoises! On pense à vous, il fait froid, ici aussi...

Publié à 19:00, le 11/01/2010, Puerto Natales
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Premiers jours d'une nouvelle année

 

J 99: On part découvrir Valparaiso... rien que le nom laisse rêveur... Quelle étrange ville où navires de guerre, grues gigantesques et caisses de marchandises cotoient vagabons, maisons en bois et tole de toutes les couleurs et des dizaines de funiculaires rouillés qui datent de la fin du 19-ème siècle et évitent aux flemmards de se cogner les escaliers pour aller admirer la vue si pittoresque. Bon ben là on a presque tout dit de nos trois jours ici mais non non, vous ne couperez pas aux détails, ces détails qui font que ce voyage c'est le notre et pas celui d'autres touristes qui vont pourtant marcher, pied pour pied là où nous avons marché et là où nous marcherons... DONC: on commence par manger au marché du port, sur les conseils de Genaro. Petites gargottes dans un vieux batiment, merlu succulent pour Aziz et soupe de crustacés pour moi! On arrive sur le port et on grimpe dans une petite embarcation qui nous emmène faire un ptit tour. Belle vue sur la ville qui s'étend sur quelques collines... On voit aussi les bateaux lanceurs de missiles et les cubix géants (c'est ça le nom du cube avec plein de cases de couleur qu'il faut aligner?) formé par les caisses de marchandises empilées et colorées! On retouche le sol et on manque un peu d'énergie, dommage parce qu'il va falloir tenir jusqu'au lendemain midi, heure à laquelle on pourra réintégrer notre hotel! Nous on est déjà sur notre 31, maquillage, gel dans les cheveux et barbe rasée, ou presque. La ville n'est faite que de ruelles escarpées, va bien falloir monter à un moment. On s'élance mais sans vitesse! En haut de la première série d'escaliers des dizaines de fauteuils, installés là par les habitants pour se garder une belle place et admirer les feux d'artifice de leur ville. Les feux du nouvel an sont parmis les plus grands du monde! Mais bon, il n'est que 16 heures et les feux démarrent à minuit! Enfin, c'est chouette, ptits vieux, jeunes, familles, tous là haut sur leurs fauteuils ou leurs couvertures, la glacière à portée de mains, attendant juste que ça pète!!! On continue, on se perd sur les sommets, c'est agréable, on voit la mer... On pense à vous, c'est bientôt 20 heures chez nous donc minuit chez vous. On vous prépare un texto (c'est un miracle qu'on l'ai encore ce téléphone!) qui dit mot pour mot "feliz ano nuevo amigos y familia! Il nous reste encore 4heures avant 2010 alors pour les plus courageux...besos, amor y salud. Aziz y Maria" mais biensûr une fois qu'on avait modifié tous vos numéros avec ce 0033 et qu'on a appuyé sur "envoyer", biensûr ça n'a pas marché!!!

On fait quelques courses pour la soirée, un grand concert commence sur la place principale, on entend parler français, Aziz engage la conversation et c'est parti!!! Ca danse, ça chante, ça boit... On parle avec tout le monde, surtout Aziz, on rencontre des chiliens, on retrouve Vic, un des gars avec qui Aziz avait bringué à Santiago et la soirée se passe au milieu d'un million de personnes environ...Le soleil pointe le bout de son nez, tout le monde rentre, pas nous biensûr... On va à Vina del mar, ville accolée à "Valpo" comme on dit ici et où sont toutes les plages. Ah Mac Do est ouvert?!? Au diable les résolutions 2010 (un ptit régime?) et vive les cheesebrugers! On le payera cher, plus d'une heure d'attente, des gens, enfin des ados histeriques, une dinde de chilienne s'en est même pris à Aziz , il s'en est mordu les doigts mais n'a pas bronché!

On se pose sur la plage, il est 8 heure, on s'endort...

 

J 100: 100ème jour de voyage pour le premier jour de l'année 2010! C'est pas la classe ça? Et ouais on est comme ça nous, on ne laisse rien au hasard (sauf la semaine qui arrive où on ne sait pas du tout ce qu'on va faire!!!) Midi pile: on est à l'hotel et là commence un premier janvier riche en activités: sieste, skype, sieste, film, une heure dehors pour bouffer, film et dodo!

 

J 101: On quitte la chambre vers 13h, on dévore des empenadas trop bons et on part au terminal de bus pour planifier un peu les jours à venir! Après une chasse au billet pour Santiago (tous les bus sont archis pleins) on achète la suite du parcours: un billet pour Pucon, plus au sud et pas très loin des portes de la patagonie. On repart à l'assaut des marches mais on démarre tranquille par un ptit funiculaire. On se perd dans les ruelles colorées par les façades des maisons et les tags tous plus chouettes les uns que les autres... C'est vraiment une chouette ville... on arpente ses rues jusqu'à la maison de Pablo Néruda. Trop de queue, on jette un oeil puis, l'heure du bus approchant on redescend tranquille et on file à la agre. Il est 22h25, on squatte un fast food, dans deux heures on embarque pour Pucon, 10heures de trajet...

 

J 102: arrivée dans la brume à Pucon. Une sieste s'impose...Le soleil cesse de bouder alors nous aussi! On se renseigne pour grimper le volcan Villarica mais il y a eu une avalanche hier et il sera fermé au moins 3 jours. C'est sûr, on ne pourra pas le faire et c'est dommage car il est en activité et en plus la descente se fait en luge! On se contentera d'admirer la fumée qui en sort vue d'en bas. (Il y a même un dispositif d'alerte dans le village avec feu vert, orange et rouge pour tenir la population au courant de l'activité du géant). On se promène dans cette ville chaleureuse et on se pose au bord du lac, dans un cadre plutot chouette. Petit resto et au dodo.

 

J 103: Petit dèj de roi, entrons dans les détails: milk shake banane maison, pain perdu pour Aziz (recette de mamie juju!), oeufs aux plats et tartines pain beurre pour moi, framboises et voilà! On part à la recherche de bus pour l'argentine, le volcan fermé et le temps gris on va pas s'attarder même si on aime l'endroit. On veut juste se faire une virée de deux ou trois jours dans la région des lacs car le 8 janvier on s'est réservé une croisière de pauvre pour riche en Patagonie (bateau de marchandises, dortoir de 42 personnes sans fenêtre: 250 euros chacun!!! Merci papa noël!!!) En trois jours on va parcourir le sud du chili et une bonne partie de la Patagonie. En plus, il ne le sait pas encore mais sur notre cargo on va retouver notre ami Pierric! Cool! Bref, on réserve nos billets pour le lendemain matin et là, tout de suite, on saute dans un bus local qui nous emmène nous prélasser dans des eaux thermales à 40 degrès! L'endroit est magique, complètement naturel, on y passe la journée...Le soir on s'offre le même programme que la veille: resto dodo!

 

J 104: 10h30, départ pour l'Argentine en compagnie de Vanessa et jérôme, un couple de baroudeurs d'Annecy. On traverse des paysages grandioses avec ces arbres magiques que j'ai tant aimé: les araucanias, typiques de la région, tous différents mais avec la même majestuosité (?). On récolte des nouveaux tampons sur nos amis passeport et c'est bien mérité car la queue est longue! Arrivée à San Martin de los andes, il fait froid et un peu gris! On se console avec Vanessa et jérôme en s'achetant de quoi se faire un vrai festin (charcuterie, fromage et ce qu'il faut pour faire passer le tout), on se loue aussi une ptite voiture pour faire "la ruta de los siete lagos" (route des 7 lacs, c'est ça! Bravo!) demain. Soirée très très sympa dans notre auberge type chalet de montagne. Les argentins ont vraiment l'air cool! Ils boivent un drôle de truc à longueur de journée, genre thé, dans un drôle de récipient (on essaira de prendre une photo)

 

 

J 105: On a mis le réveil ( ça fait bizarre! Hum...) pour profiter de notre journée. On récupère la voiture et on file sur la route des lacs. On avance doucement, de merveilles en merveilles, des lacs aux mille bleus, des maisons plus belles que celle de Charles (Ingals), des fleurs, mais des fleurs... entre l'odeur et les couleurs (et non les fleurs ne font pas de bruit!) un vrai bonheur: du rose clair au violet foncé en passant par le bleu et le mauve... des sommets enneigés, des condors, des sapins... On se remplit de paysages apaisants. Petite terrasse ensoleillé à notre arrivée à la villa Langostina, c'est là qu'on se quitte avec les français: ils ramènent la voiture et nous on continue en bus jusqu'à Bariloche. On est dans le bus, pas de film ni de lecture, on boit les paysages... enfin là tout de suite Aziz dort et moi j'écris le blog mais en gros c'est ça!

Arrivée à Bariloche: on cherche un hotel et tout est plein! C'est la haute saison, tous les argentins voyagent, on a l'impression d'être dans une station de ski. D'ailleurs c'est le cas, les pistes ne sont pas très loin mais c'est le début de l'été et les touristes sont surtout là pour l'immense lac et la rando. On finit par trouver un hotel, un peu glauque mais pas de chichi! On ressort manger! Y a un resto qui fait de la fondue mais en argentine une viande rouge s'impose. Soirée en amoureux au resto (comme tous les soirs ou presque) puis retour dans notre chambre des années 70.

 

J 106: On doit quitter la chambre à 10h00, un peu tôt pour nous... 10h30 on est prêt. On s'achète le ptit dèj et le repas de midi et on file au bord du lac. Il ne fait pas très chaud, il fait même un peu froid, on est aux portes de la patagonie argentine. La ville est agréable... On a failli m'acheter des nouvelles chaussures de trail (les miennes puent, non c'est pas mes pieds qui puent c'est les chaussures, elles sont oranges et sont les uniques chaussures fermées que j'ai. Du coup des petites chaussures noires ce serait sympa!) mais on a laissé la carte bleue à l'hotel et notre bus pour retourner au Chili est dans une heure. Adieux chaussures noires inodores! A moi le orange et les odeurs!!! Après 7 heures de bus, des paysages magnifiques et des douanes, on arrive à Puerto Montt, au Chili. Des dizaines de personnes nous attendent à la sortie du bus pour nous proposer un hotel, il est presque 23h, autant dire qu'on ne se fait pas prier! Deux gardoises se joignent à nous et nous offrent une soupe et des pates...(détails??? Ouais mais sinon on avait strictement rien à bouffer!)

Demain on part pour 3 jours sur notre bateau de marchandises, direction la Patagonie chilienne, on languit de voir la tête de Pierric quand il va nous voir sur le bateau!

Bonne nuit!

 

J 107: Réveil étrange ce matin, vers 5h... Evidemment il y a quelqu'un aux toilettes... Je m'accoude au rebord de la fenêtre et je vois la mer... En fait je ne sais même pas si c'est un lac ou l'océan... Les lacs sont tellement immenses ici...Souvent quand on arrive dans un nouvel endroit, on doit apprendre à le découvrir parce qu'on ne connait rien, ou presque. Parfois il faut nous promener deux heures pour comprendre qu'on est dans une station de ski en plein été, ou pour découvrir qu'il y a un immense lac juste là, collé à la ville et alors là ça change tout à l'atmosphère du lieu, de savoir qu'il y a cette immense étendue d'eau juste là, derrière nous, ou que dans six mois on verra des playmobiles faire des zigzags sur les pentes blanches des montagnes. Enfin, là, cette grande étendue d'eau sous mes yeux j'ai envie que ce soit la mer...J'aime pas les lacs, j'sais pas pourquoi mais y a quelque chose qui me dérange, un peu comme les aquarium...On apprend des choses sur nous pendant un voyage comme ça, on apprend plein de choses et je crois même qu'on peut changer un peu pendant un voyage comme ça...Je veux dire s'améliorer. On connait tous nos défauts et on peut rien y faire parce qu'on se fait prendre par la vie et son quotidien et qu'on fait de son mieux pour le rendre agréable, mais ici on a le temps, le temps de faire des efforts, le temps d'écouter et de s'écouter...Alors peut être que quand on reviendra, y en aura un de nous qui sera moins râleur et l'autre moins chieur...A vos paris!!! Et moi à la douche parce qu'on a pas mal de choses à faire avant notre super croisière avec les boîtes de conserves!!!

Et effectivement c'est la course:manger! Bon pour ça on trouve toujours du temps. On se promène dans le marché aux poissons et on finit dans un ptit resto avec vue sur la mer (c'était la mer...évidemment...). Ce coin de la ville a vraiment beaucoup de charme mais il faut continuer notre programme: aller s'enregistrer au port, acheter quelques bricoles à manger et boire pour les trois prochains jours car on sait que ce sera hors de prix sur le bateau, trouver du fil à coudre parce qu'il y a des trous sur nos pantalons qui commencent à devenir génants, vraiment...L'heure de quitter la terre ferme est arrivée, on monte dans le bateau...A bientôt...



Publié à 21:08, le 8/01/2010, Puerto Montt
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Patagonie

On est a la bourre, on file sur notre bateau pour 4 jours de croisiere sur un bateau de marchandises, on est tout excite, merci pour tous vos messages, ne nous oubliez pas!!!! besos a todos

Publié à 18:23, le 8/01/2010, Puerto Montt
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FELIZ ANO NUEVO!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!



Publié à 20:35, le 1/01/2010, Valparaíso
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ah l'île de Pâques... ah...

 

J 87: 6h00, c'est l'heure de se lever, de charger nos sacs plus lourds que jamais sur nos épaules (provisions oblige) et de rechercher ce fichu bus qui doit nous emmener à l'aéroport. Ici, fini la belle vie, les taxis, les restos... donc on oublie notre chauffeur particulier et on cherche le bus... Mais y part d'où cet abruti? Ah on en profite pour faire une bonne petite généralité: en Amérique du sud les gens sont très serviables, tellement serviables que quand tu demandes où passe le bus pour l'aéroport ils prérèrent t'envoyer au mauvais endroit plutôt que de te dire qu'ils ne savent pas! bref! On finit par grimper dans ce bus, petit dèj de fortune à l'aéroport (on s'installe dans un café avec wi fi, on commande le truc le moins cher: un thé, et on déballe nos bananes et notre cake à l'orange!!!). Ca y est on décolle, et on dort... On arrive bientôt et quand on regarde par la fenêtre on voit un petit îlot perdu dans l'océan et on aperçoit un cratère rempli d'eau... Atterrissage en douceur, on file au camping, on pose la tente... Il fait un peu gris, il paraît qu'on a de la chance, ça fait trois mois qu'ils sont sous la pluie et apparamment depuis ce matin ça va mieux! On ne fait pas grand chose aujourd'hui, mais on va quand même voir notre premier moaï (énormes statues de pierre d'on ne sait pas trop quelle époque et dont on se demande comment ils faisaient pour les déplacer) au bord de la mer. On le voit notre moaï, ça on s'y attendait mais ce qu'on voit aussi pour notre plus grand plaisir, ce sont des tortues qui nagent vers le bord et qu'on observe de longues minutes...

 Petit repas au camping, face à la mer et au soleil qui se couche vers 21h30...

 

J 88: bon aujourd'hui on se bouge et on part marcher sur un volcan au bout de l'île... On marche au milieu des vaches et des eucalyptus, et quand on arrive au sommet on commence à apercevoir le cratère et... waouh... c'est une des plus belles choses que j'ai vue je crois... j'ai déjà dit ça dans d'autres articles non? Non mais c'est vraiment vraiment beau, pas de commentaires, voici la photo! Alors alors? Fantastique non? Imaginez en vrai!!! on va jusqu'à l'ancien village, on est au bord de la falaise, l'eau est si belle... On repart, attiré pas notre cratère, oui oui c'est le notre... et on se promène autour et au bord des falaises, c'est génial... On a rencontré des français de Gap, Martine et Genaro (d'ailleurs ils ont croisés Marie et Simon les amis de nos amis Carole et Nico) et on s'est donné rendez vous pour passer la soirée ensemble. Ca finit au camping où on se fait un gros plat de pates! Faut aller au lit, demain on se retrouve tous les 4 vers 9h pour partir à l'aventure!

 

J 89: réveil difficile après la soirée avec Genaro et Martine, on défait la tente parce qu'Aziz et moi on veut tenter de dormir à l'autre bout de l'île, à côté de la plage paradisiaque, qu'on a vu qu'en photo pour l'instant. On rejoint nos amis et on prend un taxi jusqu'à la carrière des moaï. C'est un volcan avec un beau cratère et c'est sur l'un des flancs de ce volcan que les rapa nui (habitants de l'île de Pâques, les vrais!) fabriquaient les moaï avant de les emmener on ne sait comment à divers endroits de l'île. Ce lieu est magique, il y a des dizaines de Moaï en construction, encore ancrés dans le volcan, certains sont presques achevés, il y en a un de 21 mètres, qui est resté couché par manque de temps ou de force?!? On se promène au milieu des statues, toutes différentes puis on va dans le cratère pour manger un bout, la vue est plutôt pas mal... On poursuit le chemin en marchant jusqu'à Tongariki où commencent à se distinguer quinze Moaï sur l'horizon, découpant un à un le bleu de la mer... C'est Incréiiible, pas de mots face à ces

 

 

 géants qui nous regardent, chacun avec une expression particulière... Au delà de toutes nos croyances, ces géants de pierre nous laissent sans voix...

        

                                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                          

On veut atteindre la plage d'Anakena en marchant (on a laissé nos gros sacs dans le taxi qui vient récupérer Genaro et Martine à 21h à la plage), on croise des dizaines de chevaux sauvages... Ah les chevaux sauvages, on vous en a pas parlé encore de ceux là... Ils renforcent le sentiment de liberté qu'on ressent sur cette île, ils sont là partout, paisibles avec les poulains, où déchaînés cavalant comme des fous sur les collines... Aziz et Genaro en ont même délivré un des barbelés... On marche on marche et on admire... la plage est encore loin, on commence à fatiguer, ah tiens un pick up arrive, Aziz l'arrête et on grimpe à l'arrière... En 5 minutes on y est et on est pas déçu! Du sable blanc, des palmiers, des moaï et de l'eau transparente... C'est ce qu'on attendait en mieux! On profite puis le taxi arrive, nos amis repartent au village (Hanga Roa, unique village de l'île qui est toute petite: 24km de long et 12 de large) et là on change de registre, l'aventure, la vraie commence... 

Personne n'est très clair sur les possibilités de faire du camping sauvage ou non, on va a un endroit qu'on  nous a conseillé, la nuit tombe, on plante vite la tente, un peu à l'abris car il y a des chevaux sauvages partout, j'vous en ai parlé des chevaux sauvages? Ah oui oui c'est bon! Une fois installé, on décide de retourner sur la plage, voir nos Moaï de nuit. On est tout seul, c'est chouette, moi j'ai un peu peur parce que les chevaux pètent les plombs et galopent dans tous les sens, et puis on est  vraiment vraiment seuls...on a l'impression qu'un cheval vient vers nous... il approche... non, c'est un rapa nui, torse nu, les cheveux attachés en l'air et surtout un gros gros couteau qu'on voit briller dans la nuit...la clairement c'est la panique, il s'approche et nous demande, en espagnol, ce qu'on fout là...ben...ben on nous a dit qu'on pouvait camper...personne a le droit de camper ici, je suis le maître de ces terres...ah ben désolé... chaque fois qu'il avance d'un pas on recule de deux... Aziz m'avoura plus tard qu'il avait réussi à ouvrir son couteau suisse dans sa poche, mais face au gerrier c'était peine perdue! Il nous demande où on campe, on a pas franchement envie de le lui dire mais on a pas le choix... Il nous demande si on est seul et là je nous invente des amis imaginaires là bas, plus loin... bref il nous dit qu'on a pas à avoir peur, cool mais ça nous rassure pas plus que ça. "vous voulez prendre un café chez moi?" bon là qu'on ait envie ou pas, qu'on aime ou pas le café on dit "si gracias" on le suit de loin, on arrive chez lui, un jardin qui surplombe la plage, une maison en tole et un grand feu... il nous dit que ce serait mieux qu'on plante la tente chez lui, non mais merci mais ça ira, non mais si je vous dit que c'est mieux! Ok! On repart chercher les affaires, pas trop le choix, pas en panique mais pas sereins pour autant. On revient le thé est prêt, on rencontre Téma, son neveux de 15 ans, ça, ça nous rassure un peu. On partage le pisco qu'on avait ramené du Chili puis ils se mettent à parler d'aller pêcher, Aziz est enthousiaste, et nous voilà au bord de l'eau des cannes à pêche artisanales entre les doigts. Moi je reste là, à les observer, eux et les poissons qu'ils sortent de l'eau et qu'ils jettent à mes pieds après les avoir vaguement tués... oui vaguement c'est le mot parce qu'au bout d'un quart d'heure ils agonisent encore sous mes yeux... Bon Kihi, guerrier rapa nui je te connais pas bien mais là on pourrait pas faire quelque chose pour les tuer pour de vrai? J'ai deux possibilités, planter un couteau à un endroit précis ou les mordre sous la tête... Je choisis le couteau, je m'acharne sur chaque poisson (moins de 15 ans, s'abstenir) tout ça pour que dix minutes après ils continuent d'agoniser... Kihi m'achève en retirant la peau de l'un d'entre eux pour s'en servir comme appat, alors qu'il bouge encore. Il me Regarde, Kihi (les poissons aussi j'ai l'impression) et me dit que c'est leur manière de faire, c'est la nature, c'est comme ça, j'insiste pas et tente de dissimuler mon dégout... Aziz, lui, tente d'attraper un poisson, il persiste alors que tout le monde s'endort, il finit par craquer lui aussi mais la pluie fine qui tombe sur nos visages aura raison de nous... Nous rentrons dans notre tente et nous endormons, pleins d'émotions de toutes sortes...

 

J 90: c'est le soleil qui nous réveille, on est en pleine nature... quel sentiment de liberté... il est déjà tard, enfin en fait on en sait rien, on à oublié la montre depuis quelques jours déjà et ici plus encore... On commence à préparer des pates sur le feu. Kihi est à la plage, on est juste avec Téma. Je descends vers la mer, un spectacle se prépare pour un touriste qui fête son anniversaire. Je pars chercher Aziz qui s'est endormi sur le hammac.

 

 

 

 

 

 

 

 

On assiste au spectacle, danses et chants traditionnels des ancêtres rapa nui, assez impressionant surtout pour Aziz qui évidemment se fait inviter à danser par une belle polynésienne (c'est comme ça qu'ils se définissent et surtout pas comme chilien) et finit par se retrouver au milieu d'eux essayant de bouger à leur manière! Téma embarque Aziz à la pêche à l'anguille, il est le meilleur pêcheur de sa catégorie et nous le prouve en en attrapant deux en dix minutes. Aziz se régale, pêcher comme ça avec les locaux, il adore ça. Moi je lis les première page d'un des deux livre, en espagnol, qu'on s'est acheté à Santiago dans un petit marché: Le viel homme et la mer et le petit prince que je choisis de découvrir en ces instants privilégiés... Aziz crie mon nom de temps en temps pour me montrer les poissons qu'ils ont pêchés. Ils sont dans l'eau maintenant et courent après les poissons lune... Ceux là Aziz sait les attraper, ils sont impressionants! Dès qu'ils quittent l'eau il se gonflent comme un ballon et sortent leurs épines, c'est du délire! C'est l'heure de la sieste pour nos deux pêcheurs et moi je continue ma lecture. Je connaissais l'histoire du petit prince mais ne l'avais jamais lue, je me régale...On grignotte, Kihi nous promène dans son jardin, il a bu toute la journée donc raconte pas mal de conneries mais on se sent bien. On s'endort tous les 4 dans sa cabane, devant un film... Et oui, Kihi vit à l'ancienne, comme quelques autres rapa nui, il se lève, allume le feu dehors, fait une infusion avec les plantes qu'il trouve, part pêcher de quoi manger... et à un lecteur DVD dernier cri!

 

J 91: Kihi est debout depuis longtemps et nous a préparé une bonne soupe, la meilleure selon Aziz! Puis une de ses tantes débarque et se lance dans la préparation de l'anguille que Téma a pêché hier... Il est dix heures, on a déjà mangé de la soupe, de l'anguille et bu quelques verres de leur boisson locale. On vit à leur rythme, vie simple et joyeuse... On est tous autour de la table dans le jardin. Ca me fait bizarre ce mot "jardin" c'est trop conventionnel, trop bariquadé... il n'y a pas de jardin dans

 

 

 

 

 

 cette partie de l'île, il y a de la terre, c'est leur terre... On discute avec Géraldine, une bretonne amoureuse de l'île qui y revient souvent pour passer quelques mois. Elle vit chez la Piru, la tante à l'anguille qui nous invite demain, à passer noël chez elle et son mari, Francis...un français... Comme vous le savez on est pas trop du genre à refuser les invits nous alors c'est parti, on sera chez elle demain vers 18 heures. Mais en attendant Kihi nous emmène une nouvelle fois pêcher. Il attrape de beaux poissons et...et... et Aziz aussi! Il a un poisson au bout de sa ligne, dans ses mains, mais... mais... mais devant les vagues qui déferlent et se jettent à ses pieds, il perd un peu l'équilibre et... et... et le poisson retourne d'où il venait... dans l'eau!!!

 On profite un dernier coup de la plage puis on rassemble nos affaires, on veut rentrer au village, récupérer les affaires qu'on avait laissé au camping et rassurer Genaro et Martine à qui on avait affirmé ne pas passer plus d'une nuit là bas. On quitte Kihi qui fait clairement la gueule, il veut qu'on aille poser le filet de pêche et rentrer avec nous à Hanga Roa mais on commence à le connaître, il enchaîne bières et pétards et ne va jamais décoller et le problème c'est qu'on doit rentrer en stop avec les dernières personnes qui ont passé la journée à la mer et rentrent au village. On prend notre courage à deux mains, on s'en va avec la gueule de Kihi et on attrape la dernière voiture au vol! On trouve nos amis chez Oscar, leur logeur, on leur raconte nos aventures et finalement on dort nous aussi chez Oscar qui nous fait un prix d'ami...

 

J 92: Après le petit dèj de roi d'Oscar, On décide de se louer une voiture tous les 4 pour voir ce qu'on a pas encore vu de l'île. On remballe nos affaires au camping et on décolle avec nos amis. Moaï, petites criques, grottes, moaï... un vrai régal... on pense à vous, c'est bientôt l'heure du réveillon... Pour nous aussi l'heure approche. On fait quelques courses, on dépose Génaro et Martine à leur hotel et on file avec notre 4X4 à l'autre bout de l'île, chez Piru et Francis. Elle et Géraldine ont exposé leur travail: elles impriment les pétroglyphes (splendides dessins sur des pierres qui datent de l'époque des Moaï) sur des tissus. Puis on prépare la table: une palme énorme en guise de nappe, et des dizaines de fleurs puis des plats dont on se régale rien qu'en les regardant: salades, crustacés, viandes... eux non plus ne se laissent pas aller pour le réveillon! c'est l'effervescence ici, ça chante, ça rit, ça s'engueule, ça vit quoi! Kihi est de la fête, il nous régale avec ses chansons, Aziz insiste pour que je chante jason mraz, je vais être ridicule ils jouent tous très très bien de la guitare... je fais plaisir à Aziz même si je suis carrément pas à l'aise et on m'écoute... sympa... On file avec le 4X4, Kihi et Tito, son cousin, pour faire la fête au village!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 J 93; Réveil un peu difficile, on va se reposer à la plage...On doit ramener la voiture à Hanga Roa à 15 heures, on se remue, on retourne chez la Piru et Francis pour remballer la tente et Francis, sourire aux lèvres nous dit:"vous allez pas retourner au village vous faire chier pour vos trois derniers jours, restez là, ne démontez pas la tente, ramenez la voiture et revenez!" Génial, on espérait pas mieux! C'est un endroit tellement magique ici qu'on hésite pas à suivre ses conseils! C'est un 25 décembre paisible entre sieste dans le hammac et discussions avec Francis qui a la tête dans les étoiles mais pourtant bien sur ses épaules...

 

 

 

 

 

J 94: Réveil magique dans ce paradis perdu. Pas besoin d'attendre la mort pour découvrir le paradis, le paradis c'est ici, c'est sûr... seulement vous n'y êtes pas alors pas de problème on restera pas vivre ici, on rentrera pour se faire un ptit paradis avec vous...Aujourd'hui on part, pic nic dans le sac, se faire une rando sur les conseils de Francis. On part de leur maison (là encore "maison" c'est trop restrictif, c'est pas une maison, c'est une grande cabane, de luxe certes, au pied de la carrière où ils fabriquaient les moaï, avec des eucalyptus, des palmiers, des chevaux sauvages, un seau et de l'eau pour se laver...) on repasse devant nos quinze moaï qui nous font toujours autant rêver puis on

 

 

 

 

 

 

 

 

commence à grimper le poiko, l'un des trois volcan à l'origine de l'île. On grimpe on grimpe, les moaï derrière nous, les vaches autour de nous (Francis nous a dit de nous méfier des vaches, elles sont sauvages elles aussi, comme les chevaux dont je vous ai parlé..., moi je m'en méfie pas, je suis carrément parano!), on est complètement au bout de l'île et le premier jour sur l'autre volcan au cratère magique on était à l'autre bout. C'est une sensation agréable de se dire qu'on parcourt vraiment un territoire de long en large, parfois on aperçoit la mer des deux côtés de l'île, c'est chouette... On arrive au sommet, dans le cratère il y a des eucalyptus... les falaises, le bleu de la mer, le vert des collines, la terre rouge... Merci Francis! On redescend et on se perd au milieu des goyaviers, rien que ça, mais le problème c'est qu'au milieu des goyaviers y a des dizaines de chardons! Alors on râle un peu quand même, ça faisait longtemps!!! On retrouve notre chemin, on se ballade en admirant les chevaux... c'est du bonheur... On longe la côte... ça à l'air possible de se baigner là... on se jette à l'eau bleue... On rentre, Francis nous fait une bonne purée et au lit!

 

J 95: Dernier jour sur l'île, demain le rêve s'achève... enfin celui là seulement car un autre commencera avec la Patagonie... mais n'empêche que j'ai une bonne boule au ventre à l'idée de quitter cette île où on nous a accepté dans cette culture si particulière qu'est la culture rapa nui...Ce sont des gens vrais, des gens entiers, avec tout ce que ça implique aussi comme défauts mais on est dans le vrai de la vie et c'est un sentiment superbe. Enfin... Francis nous amène chez Kihi, on aimerait lui dire "aurevoir et merci" il est chez lui. On boit un thé, on refait le tour du "non jardin", on reparle de la soirée de noël et puis et puis on s'en va... on s'en va direction Ovahe, minuscule plage paradisiaque où on se retrouve à deux, comme dans un film sauf qu'on y est vraiment. Aziz plonge avec son masque et tuba, moi je tourne les pages du petit prince...le bonheur...Enfin au départ on voulait se refaire une rando pour continuer à parcourir cette île mystique, alors on se remue, on sort de notre rêve et on crapahute à travers buissons et pierres volcaniques par milliers (on en profite pour râler encore un peu, enfin surtout Aziz qui a mis ses chaussures d'allemands!) jusqu'au sommet de ce "petit" volcan d'où chaque année les rapa nui les plus intrépides (genre Kihi) s'élancent du sommet en dévalant sur des troncs de bananiers à des vitesses hallucinantes! Le paysage est doux, le soleil commence à décliner, les chevaux galopent, on est toujours sur un ptit nuage...on approche de la carrière, on a une belle vue sur le volcan et les moaï si différents avec la lumière du soleil qui se couche. On aperçoit le paradis perdu de Piru et Francis... On le pénètre pour la dernière fois... On écoute leurs récits, leurs remarques, on se laisse porter par le flot, on voudrait que ça dure, que ça dure, mais le sommeil gagne toujours...

 

J 96: Et voilà, faut la défaire cette tente, faut les ranger ces sacs et l'attendre ce taxi qui ne vient pas... Enfin on arrive à l'aéroport, on entend un klaxon et des gens qui nous appellent, ce sont deux rapa nui qu'on a vu a plusieurs reprises et notamment le soir de noël... On peut pas dire qu'ils aient été très avenants avec nous, on avait même parfois le sentiment de pas être à notre place avec eux et là, les voilà qui nous font de grands signes et de grands sourires... peut être juste parce qu'on quitte leur île, enfin! Mais je ne crois pas. Ils sont ce qu'ils sont et leur sourire est franc.

On décolle, on mange, on dort, on regarde de beaux films et on attérit à Santiago... Arrivés à l'hotel qu'on a réservé (c'est la première fois qu'on réserve mais à Santiago les hotels bon marchés sont rares) Aziz semble apercevoir Pierric, 83 quoi, et oui c'est bien lui, il nous a rejoint dans notre hotel et c'est une bonne surprise, une très bonne même! Ni une ni deux, on pose les sacs dans le dortoir (et oui c'est ça le chili mais l'hotel est super quand même, avec piscine!!!) et on file au resto affamés! On se mange tous les trois la même chose: un bon gros morceau de boeuf saignant et des patates! Le pied! De retour à l'hotel Pierric file au lit et nous on saute sur l'ordi pour voir vos messages sur le blog... Sur sa boîte mail, Aziz découvre un beau message d'Anissa puis de Sarah, ça fait plaisir... Ah la famille...

 

J 97: matinée glandouille, skype avec la famille d'Aziz (on a droit à "la souris verte" de Soulaymane), puis on part avec Pierric dans le centre de Santiago, il nous sert de guide car il l'a déjà visité hier. C'est une ville agréable, moderne et c'est bête mais ça nous fait du bien: des rues piétones, des terrasses de café, des petits spectacles de rues, des jardins avec vue sur la ville...Il fait très chaud, la piscine de l'hotel nous appelle, vous l'entendez? Mais avant de tremper les fesses dans l'eau on refait du skype avec ma famille  cette fois et on a droit à un "petit papa noël" des petits et des grands bien sympa!

Apero au bord de la piscine, gros plat de pates avec l'ami Pierric qui nous quitte à 21 heures pour la Patagonie, mais on se reverra au milieu des glaciers, c'est sûr. On file dans nos dortoirs, Aziz descend se boire un canada dry (tu t'en souviens Bertruchon?) et remonte le sourire au lèvres: "Marie, tu dors ma chérie?  Y a des français sympas ils vont boire un coup, ça te dit? Biensûr que non, je dors là! Mais allez file!"

 

J 98: Bon ben bien sûr je me suis levée avant Aziz, je me suis posée dans le patio de l'hotel et j'ai fait du tri dans les 800 photos de l'île de paques que j'ai réduites à moins de 400! Mais c'était aussi dur que d'effacer des lions de mers, des aligators ou des flamants roses! Aziz s'est levé, enfin je l'ai levé puis on s'est fait un repas ptit dèj avec un jus de banane maison grâce au mixeur de l'hotel: 2 énormes bananes, du lait et un peu de sucre! Hum! Et puis après avoir un peu discuté avec l'Oliv, Cyril et Isa on a eu la bonne surprise de voir Marion et Inès sur skype! Une heure de tchatche! Un bon moment!

Ce soir on part à Valparaiso où on passe le jour de l'an demain. Apparemment c'est le lieu d'Amérique latine où il faut être (avec Rio j'imagine), on sera plus d'un million et les feux d'artifices vont briller dans le ciel!!! Pour cette nuit aussi Aziz a fait des pieds et des mains pour nous trouver une chambre et on l'a! Parcontre pour la nuit du 31 ils triplent les prix alors on se forcera à faire la fête toute la nuit puis on prendra un bus le matin pour notre prochaine destination. Ah? Ah bon? Tous les bus pour aller à Valparaiso sont pleins? C'est sûr? Ah même demain!!! Bon ben comme Aziz est responsable des transports il file au terminal pour avoir ses propres infos! Avec sa tchatche je m'inquiète pas, il va nous ramener deux billets c'est sûr! Et voilà qu'est c'que j'disais on a nos billets pour ce soir 20 heures! Merci qui? Merci chéri! Allez après 3 heures d'écriture pour moi et 2 heures de métro et négo pour Aziz on mérite bien un ptit plouf! Besos Amigos y hasta luego para el ano nuevo!!!

Pas le temps de télécharger les photos, on mettra en ligne demain alors je poursuis le récit! On prend le métro pour rejoindre la gare routière. On est serré pire que des sardines, Aziz me fait de gros yeux en me montrant le gars à côté de moi. Au bout d'un moment il me dit "c'est un pick pocket" moi aussi, j'ai senti qu'il touchait mon sac mais bon on est vraiment vraiment serré, c'est normal. Aziz fait de drôles de têtes, je souris et lui glisse un petit "t'es pas un peu parano?!?" et la suite, la suite, vous la connaissez la suite... On sort à notre station, Aziz regarde les poches du sac...plus de téléphone, ni une ni deux, il ressaute dans la rame, les gens lui montrent le type qui a déjà changé de wagon, Aziz bloque la porte, un garde arrive et fait arrêter le métro, le type louche descend, Aziz déterminé lui dit de lui rendre son téléphone, une fois, deux fois et la gars le lui rend! Hop là il est pas trop fort notre zizou chilien? Surtout que j'avais pas raconté le premier épisode du téléphone, mais sur l'île de Pâques on l'avait oublié dans la boîte à gants de la voiture de loc, on y est retourné, on a fini par le retrouver, trop contents mais, mais plus de crédit, envolés les 130 euros qu'on s'était gardé entre autre pour vous souhaiter des joyeux noël et des bonnes années! Bref, on en prend de la graine mais pour le coup Aziz a vraiment assuré!!!

On est arrivé à Valparaiso, des stands et de la musique partout, on trouve notre hotel, immense maison délabrée mais pleine de charme, on s'installe et on vous raconte nos dernières aventures... Bonne nuit la France...

 

 



Publié à 15:14, le 30/12/2009, Île de Pâques
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joyeux noël!!!

Il est 18h chez vous, vous devez vous préparer, vous faire beaux (nous c'est tongues et short) pour rejoindre vos familles et vous faire un bon repas au pied du sapin! Nous aussi on va fêter ça, avec des rapa nui ,habitants de l'île, ils nous ont invité et ça fait chaud au coeur! Vous nous manquez mais on est si heureux ! On pense fort à vous, ce voyage est fantastique, on voit et on vit des choses magiques et en plus, en plus, on réalise qu'on à une chance folle de vous avoir, tous, famille et amis. Le retour à notre vie française n'en sera que plus beau et plus riche... Profitez de ces beaux instants, partagez (c'est un mot qui a pris tout son sens pour nous ici) allumez une ptite bougie pour nous et nous on le fera pour vous... Il n'y a pas de réseau sur l'île donc pas de textos mais plein de baisers et de pensées pour vous tous... JOYEUX NOEL, ON VOUS AIME POUR DE VRAI!!!

Publié à 18:10, le 24/12/2009,
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Bye bye Bolivie, bonjour Chili!

 

J 78: réveil 3h30 pour un bus à 4h00 qui doit nous emmener au Chili. Et oui, un mois après notre arrivée nous quittons ce pays fantastique: la Bolivie. La vie y est si peu chere pour nous qu'on a pu vraiment en profiter pour les resto, les hotels, les excursions... C'était vraiment un mois magique, c'est du délire tout ce qu'on a vu, tout ce qu'on a fait, on a réalisé pas mal de rêves en si peu de temps: voir des crocos, des singes en libertés, des perroquets, dormir dans l'amazonie, grimper un volcan a presque, presque 6000 mètres... mais là tout de suite, c'est 4h00, on grimpe dans le bus et on essaie de prolonger notre nuit, tant bien que mal.

 

 

Vers 8h00 on commence les premières formalités à Avaroa, côté Bolivie...la queue est longue, on va déjeuner dans un vieux train désaffecté en bois vert. Autour de nous, rien, paysages desertiques et asséchés, juste ce train... On se croirait en plein western. Le bus redémarre pour nous laisser quelques kilomètres plus loin, toujours côté bolivien. On attend un autre bus qui doit faire le relais... on attend toujours ce fichu bus qui doit faire le relais... on commence à avoir de sérieux doutes, on est vraiment au milieu de nulle part, en plein soleil, assis sur un bout de féraille, le temps passe... et, le bus arrive, tout le monde se rue dessus, c'est la guerre du farwest! On fait 500 mètres et on arrive à la frontière chilienne, encore des formalités et des fouilles et ça y est, on est au Chili! Il n'est jamais que 16h00! Encore quelques heures de bus dans une poussière monstre puis on arrive à la première grande ville: Calama et là... c'est la métamorphose! On est en centre ville, il y a beaucoup plus de voiture que jusqu'à présent, les femmes ont troqué leurs chapeaux ronds ou haut de forme, tresses et jupes à froufrou contre coiffures sofistiquées, strings et jeans! Plus d'indigènes à la peau mate et aux yeux plissés et noirs... les yeux bleus sont de retour! L'ambiance n'y est pas moins agréable, les gens sont très avenants, serviables et souriants. On se sent super bien! On grignotte en terrasse avant de repartir en bus, pour San Pedro d'Atacama où nous voulons nous poser quelques jours. Les amis sont dans un autre bus... Arrivés à San Pedro, on nage en plein délire, encore mieux fait que farwest land à Eurodysney! Rues en terre, maisons en adobe pas plus hautes que nous, énorme sapin de noël sur la place, chiens errants au poil brillant, bref, plutôt accueillant. On s'endort dans un ptit hotel sympa mais, petit détail qui va conditionner notre voyage au Chili, la vie y est bien 4 fois plus chère qu'en Bolivie! Adieux hôtels avec piscine et viande rouge sauce roquefort!

 

J 79: On part chercher un hotel moins cher, pas évident, on retrouve Aurélie et Yannick et on s'installe dans un charmant hotel avec hamacs et, cuisine à dispo, nouveau critère de choix dans ce pays si on ne veut pas exploser le budget! On se mange une grosse salade puis on loue des vélos et file en direction d'une oasis (oui, San Pedro est au coeur du désert d'Atacama)où on se trempe dans une piscine, genre piscine municipale alimentée par de l'eau qui vient d'on ne sait où dans ce desert! En chemin on a pris un énorme volcan à la forme parfaite en photo. Pierric que nous retrouvons dans la cour de l'hotel le soir et avec qui nous partageons un plat de pates à rien, nous apprendra que ce volcan n'est autre que celui que nous avons vaincu: le Licancabur! Et oui, il était à la frontière Bolivie/ Chili! Demain on est motivé pour louer des vélos et faire un vrai tour! Yannick et Aurélie ont retrouvé des amis d'Equateur et en profite pour passer du temps avec eux.

 

J 80: 10h30,ptit dèj, le ventre plein, fesses sur la selle et pic nic dans le sac à dos, nous pédalons tous les 3 vers la vallee de la luna. Un chien nous suit, c'est sympa, mais il fait super chaud et on a pas prévu de partager nos 7 litres d'eau avec lui donc on essaie de le faire partir mais sans succés! Premier arrêt dans ce paysage aride, on laisse les vélos pour marcher dans un canyon,passer dans des grottes, grimper sur des roches rosées et revenir à nos vélos. La suite c'est une grande montée, avec Cabur qui nous suit toujours (ah oui on lui a trouvé un nom! Et on s'est débrouillé pour le faire boire un peu) puis des mines de sel, des chemins de sels, des blocs entiers de sel, un rêve pour moi qui décroche un beau cristal et le glisse discrètement sous ma langue! Il fait une chaleur à tomber, l'eau diminue et Cabur tire la langue! Mais les paysages nous enchantent, entre dunes de sables, roches roses orangées, amphithéâtre naturel et autres merveilles...

 

 Au bout d'une grande descente, précédée d'une énorme montée (µ§"¤!;*µ"^)on arrive au pied d'un petit abris gardé par deux jeunes. C'est là qu'on déballe avocats, tomates, charcut et fromage. On prend notre temps, les portugais qu'on avait rencontré la veille nous rejoingne. Dur dur de repartir, mais pas le choix! Cabur insiste et ne nous lâche pas, on s'inquiète un peu pour lui mais c'est magique de le voir nous suivre comme ça, coûte que coûte! On rejoint une grande nationale, Cabur tire de plus en plus la langue, il ne redémarre pas, pas le choix, on sacrifie quelques gorgées d'eau qu'on lui donne dans le cul d'une bouteille découpé par mike giver et son couteau suisse! Il repart et me double cet ingras, dans une belle et vraie montée de 5 km! On vire à gauche et s'engouffre dans la valle de la muerte (pourquoi? On cherche pas à savoir!) et on se laisse encore une fois emporter par de splendides paysages avant de retrouver San Pedro et le monde de Mickey!

Le matin, en pédallant, sur les coups de 13h00, on s'était mis à rêver de crêpes, salées, sucrées, de crêpes quoi, et comme tous les rêves se réalisent au pays de mickey, le soir, on a mangé... des crêpes!!! Entre temps les garçons se sont fait embobiner par la belle Claudia qui leur a vendu un ptit tour des lagunes demain, dimanche, à 16h00. C'est vrai qu'elle était belle cette Claudia et puis il a l'air pas mal son tour!

J 81: On respecte la tradition et on ne fait rien jusqu'à 16h00. On file avec Pierric pour notre super tour et on commence par une lagune salée, hyper salée, si salée qu'on flotte à la surface, c'est rigolo! On prend plein de photos de figures qu'on est strictement incapable de réaliser dans de l'eau normale! On est évidemment plein de sel, les maillots sont en cartons, pirouette, cacahuète, les maillots sont en cartons et nos cheveux sont en papier et nos cheveux sont en papier!!! Deuxième escale dans un "ojo de agua" où l'on se débarasse de tout ce sel! On termine par un spectacle inattendu: Un autre salar, bien moins grand que celui d'Uyuni mais tout aussi magique car il est recouvert d'une fine couche d'eau qui donne l'impression de voler, de marcher sur l'eau et en plus, en plus il est surplombé par notre volcan chéri! On déguste un pisco sour (on vous fera gouter ça à notre retour c'est promis) en attendant que monsieur le soleil se décide à se coucher, puis on rentre à la maison! Petit resto vachement bon et au lit!

 

                                             

 

 

J 82: Ce soir, on part pour la Serena, on a beaucoup hésité sur notre trajet, on est qu'à 159km de la frontière argentine... Ce serait assez logique d'aller y faire un tour pour visiter le nord, ce qui sera plus compliqué après. Ce qu'on aime dans ce voyage, c'est prendre le temps de s'impregner de chaque pays, de chaque culture, alors tant pis on reste au Chili et on fera l'Argentine après. En plus on a eu une illumination ( Pour Noël c'est pas mal non?!?) on pourrait avancer notre vol pour lîle de Pâques, y aller là, de suite, y passer noël et continuer notre descente du Chili au retour. Enfin, faut pas rêver, c'est surement trop tard pour faire le changement.

Bon cette fois on se le fait notre footing sous le soleil et ça fait du bien! On mange une dernière fois tous ensemble, après chacun continue sa route mais on se retrouvera peut être pour le noël ou le jour de l'an. On met le blog à jour puis l'heure du bus arrive, c'est l'heure des aurevoirs, mais on n'est pas franchement triste, on sait tous que la suite va être fantastique mais c'était chouette de partager ces moments tous ensemble, les garçons avaient un bon débit de conneries et le club des 5 ou "grupo cinco" comme nous appelaient nos guides, s'est bien marré!!!

                                                                                                                                                             

                        

J 83: 15 heures de bus plus tard, on arrive à la Serena, on voudrait passer la journée à la plage et aller visiter un observatoire astronomique, voir les étoiles en fait, le soir. Mais il fait un temps pourri, gris et venteux... Du coup on sait plus quoi faire mais il paraît que ça va se lever! On décide de se louer une voiture, ça nous fait envie à tous les deux mais tout est plein! On mise sur une dernière agence qui tarde à ouvrir, tarde, tarde à ouvrir puis ouvre enfin! Y a une voiture pour nous! Une ptite corsa! Genial! On fait les papiers puis on se retrouve bête quand Pedro nous demande une adresse au Chili. Mais notre ami le lonely planet nous en fournit une immédiatement à la page des hotel de la Serena et ça passe! Reste à trouver un numero de portable! On lui donne le notre mais il n'arrive pas à nous joindre, ça déconne et ça déconne tant qu'on repart sans voiture parce que ce blaireau ne veut pas nous la louer sans numéro de portable où nous joindre! Et Mier...colès! On va être obligé de retourner voir notre ami le bus! Il est fidèle lui au moins, c'est pas comme les corsa! On va quand même voir la plage et ses vagues déchaînées puis on saute dans le bus pour Vicugna pour voir les étoiles. On trouve un hotel super (avec picine tant pis!) et on file voir les étoiles!!! C'est chouette, le ciel en est rempli et le télescope nous emmène dans un autre monde...

 

                                                     

 

 

J 84: petit dèj de fous! Guacamole, confitures maisons, pamplemousse, gateaux, raisins, oeufs au plats! Cool, on économisera le repas de midi! On glande... à la piscine! Il paraîtrait qu'en France il fait super froid, c'est étrange parce qu'ici pas du tout! On a peut être eu des infos erronées? Hihihi! En tous cas on en profite et on fait des pauses skype avec Emilie et Vincent, et la famille d'Aziz! Ca fait du bien de voir les petits! Mais la piscine aussi ça fait du bien! Hihihi! On part déguster la boisson locale de la région et on se fait alpaguer ( c'est du patois de chez nous mais on dirait bien que ça vient du mot alpagua non?!? je dérive...) par une excellente commerçante qui nous fait gouter et nous vend plein de choses étranges en 10 minutes. Des fruits trop bizarres et un verre avec une sorte de pêche ratatinée et comme des céréales bouillies! Hum es muy rico, gracias! C'est dégeu oui! Enfin disons qu'on aime pas trop quoi! On court pour notre dégustation mais c'est trop tard, on ne peut qu'acheter mais Aziz le filou et son charme fou nous dégotte quelques verres! On final, on a pas payé l'entrée, on s'est pas farçi les explications sur le processus de fabrication, on a dégusté et on a acheté quelques bouteilles. Il paraît que sur l'île de Pâques tu peux troquer du pisco contre une nuit d'hotel, on sait jamais qu'on puisse y aller et faire ça non?

En rentrant on se donne des envies de grillades, ça tombe bien y a un barbecue de fortune à l'hotel! Deux belles tranches de boeuf en poche et Aziz se lance dans le barbec, moi dans les salades dans la cuisine de l'hotel, papotant avec la cuisinière. Les gens de l'hotel sont super sympa, ils hallucinent un peu que deux étudiants puissent se payer un tour du monde mais bon! (Et oui, quand Aziz a négocié le prix il a dit qu'on était de pauvres étudiants!) Petit plongeon dans la piscine et grillades avec Ricardo, le patron et deux jeunes suédoises. On se sent bien, comme d'hab finalement, les hotels sont nos maisons, surtout dès qu'on y passe plus d'une nuit...On a un mail de courant d'air, notre agence de voyage à Grenoble! Y a de la place pour l'île de Pâques! HIHAAAAA! C'est trop bien!!!!

 

 

J 85: Encore un ptit dèj de fou qui encore va nous faire économiser le repas du midi. Places réservées pour le vol du 19 décembre à 9h30 à destination de l'île de Pâques, retour prévu le 28. Le coeur léger on retourne glandouiller à la piscine, Aziz bronze et moi je vous écrit!!! Allez, on va ploufer! Hihihi!

On retourne à la Serena d'où on prendra un bus pour Santiago du Chili! Et dans le hall du terminal qui voit on débarquer avec un grand sourire? La miss Aurélie! On décide de manger ensemble ce soir à leur hôtel, notre bus est à 22h30 (et oui qui dit bus de nuit dit une nuit d'hotel de moins à payer!) mais en attendant on part au "mol" grand centre commercial, à la recherche d'une tente, car sur l'ile de Pâques ça coûte la peaux des cuisses! On trouve facilement une 2 places à 20 euros et 1,3kg, ça va non? Surtout si on considère que c'est Aziz qui portera la tente! Sinon moi j'ai acheté un kit masque et tuba pour enfant! Peu de temps pour savourer la pizza et le rouge avec Yannick et Aurélie mais c'est sympa quand même! Ca y est , on est dans le bus et on s'endort devant toys story 2...

 

J 86: 4h30 du mat, on arrive pas à dormir alors on s'occupe en piquant 2 petits coussins douillets du bus et une couverture qui fera office de matelas pour notre hotel sur l'île de Pâques: une tente. Arrivée à Santiago 5h30. On grimpe dans un taxi, un touriste israëlien monte avec nous, il est très méfiant envers le taxi, lui demande pourquoi il avance pas alors que le feu est vert, et ceci et cela... Le chauffeur semble un peu tendu par ses interventions, il le lui rendra bien en lui volant 10 dollars sur sa monnaie! Pas chouette! Bon tous les hotels sont pleins mais on finit par trouver un dortoir, depuis lequel j'écris ces quelques lignes pendant qu'Aziz dort! Il est 7h34, je vais essayer de dormir un peu mais avant j'hésite entre un dexter et un jeu sur l'ordi... Demain on part sur l'île de Pâques! Hihihi!!!

Peu dormi mais quand même on va pas jouer les blasés, on est à SAntiago, faut se remuer pour aller découvrir la ville. On fait "quelques" courses pour l'île car tout y est très cher. On voulait des trucs genre saumon, fois gras, genre noël quoi! Mais on n'a trouvé que du riz amélioré ou du thon! Mais bon on va fêter noël sur l'île de Paques bor...bon sang! Et ça, ça nous fait presque oublier qu'on sera pas avec vous pour les fêtes! On a fait les magasins nous aussi! Aziz s'est acheté un bon ensemble masque et tuba et moi... un bon maillot! On s'est pris un matelas en mousse qu'on se partagera dans la tente... je sais très bien comment ça va finir cette histoire là...On vient de terminer de manger sur la terrasse de l'hotel et de discuter avec un australien, il est 1h08 du matin, demain on se lève à 5h30 et on décolle pour l'île à 9 heures. On pense que les connexions seront galère là bas donc on reprendra le blog à notre retour sur le continent mais par contre vu que c'est les vacances, pensez à vous connecter sur skype, on a que 4h de moins que vous ici donc on peut essayer de se voir! C'est toujours génial pour nous!

On vous embrasse fort, passez de bonnes fêtes, nous on vous envoie un peu de chaleur... Vous la sentez?



Publié à 05:26, le 18/12/2009, San Pedro de Atacama
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Sud ouest bolivien...

Par pitié pour tous ceux qui ont mal aux yeux de me lire, on va vous faire mal aux yeux avec des photos de malades mais moins de texte!!! 

J 73: Quand même quelques lignes pour placer le contexte. Il est 9h00, tout le monde m'attend, j'ai 6 minutes de retard, autant dire que je suis à l'heure non? Enfin, ici, j'ai l'opportunité de me faire une nouvelle réputation alors je leur dit que j'ai eu un contre temps mais que c'est carrément pas mon genre, on verra jusqu'à quand ça peut passer... Enfin on est excité comme des gosses, en plus notre 4X4 est beau comme un camion!!! Et c'est parti, on sillonne la piste et en 5 minutes on plonge dans des paysages incroyables: quebradas (immenses pics rouges qui se dressent dans le ciel), canyons et vallées orangées...

 

 

 

 

 

 

Ça continue avec des plaines verdoyantes envahies de lamas (c'est là qu'on pique nique et qu'on découvre qu'Idel, en plus de bien manier le 4X4, est un vrai chef cuisto (on saura plus tard que c'est sa femme qui avait préparé le festin très tôt le matin.) Les paysages s'enchaînent, le temps passe et... le 4X4 nous lâche! heureusement on est pas loin du village où nous devons passer notre première nuit. On marche en chantant "il était un petit homme, pirouette, cacahuète, il était...(ne pas trop écrire, j'oubliais...)" on pose nos sacs dans ce village de terre et d'adobe puis on démarre une partie de basket avec 3 gamines qui s'avereront être de véritables championnes, faisant tourner Aziz et Yannick en bourrique!

On mange, on retrouve nos canadiens, on fait quelques parties de Uno et au lit!

 

J 74: Réveil flippant quand un gars entre, frontale au front (oui oui, au front et allumée en plus!) à la recheche d'Idel! Mais on veut juste dormir nous et Idel on sait pas où y crèche bor...bon sang! Deuxième irruption dans la chambre, cette fois c'est Idel, notre guide, c'est l'heure de se lever et plus question de râler! Il n'a pas pu réparer le 4X4, il nous présente Alfredo et sa femme Marleni, qui vont prendre la relève pendant que lui va s'occuper de la voiture et rentrer à Tupiza. On est un peu déçu, on l'aimait bien notre Idel et son 4X4 vitres tintées, accoudoirs et appuis têtes aussi faut dire! Enfin, en route pour le pueblo fantasma, village fantome aux multiples légendes. On court après les lapins andins et on rencontre même deux perruches vertes, mais fallait voir le vert se découper sur le bleu du ciel!!! On repart et on enchaîne les pauses dans des paysages incroyables, marécages vert et bleus parcourus de lamas, volcans, bains chauds à l'entrée d'une lagune, flamants roses à portée de mains, renard du désert, laguna verde bordée d'arsenic blanc comme l'écume et dominée par le volcan licancabur (celui là même que l'on s'est engagé à grimper "demain dès l'aube", fermons la parenthèse),la laguna blanca, ses flamants roses et ses vigognes, etc... On s'endort des paysages plein la tête et la boule au ventre quand même, parce que demain à 4 heures on s'embarque dans une expedition un peu folle de 5960 mètres de haut, appelée LICANCABUR...

                                               

J 75: Nuit courte et agitée, on ne peut plus reculer... Ça y est, on commence à grimper frontales éclairées! Plus on monte plus la lumière et la vue sur la laguna verde sont belles (et plus le soufle se fait court). On a chacun nos ptites douleurs, mais on grimpe encore encore, Aurélie continue pour le groupe car son coeur lui fait mal... c'est beau l'esprit d'équipe! En 5 heures de labeur on se retrouve tout en haut et mon dieu que c'est beau... embrassades, photos, méditation et on repart en bas. Mais là c'est pas la même, je suis carrément mal et Aziz à force de m'attendre finit par se choper une migraine carrabinée. J'en ai plus que marre, vomir sur une pente à 45 degrès c'est pas facile, et cet andouille de guide qui nous attend même pas!!! On aperçoit le 4X4, ouf! Pas le temps de nous remettre de nos émotions, fortes les émotions. On enchaîne repas, bains chauds, geysers, laguna coloroda, repas et dodo en dortoir comme depuis 3 jours ...

 

 

 

J 76: C'est sans courbatures que nous nous levons vers notre 4ème journée...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est 6 heures du mat et on entend déjà le ronron du 4X4 qui nous attend, mais avant on dévore les pancakes de Marléni... Au programme: Un ptit tour sur la laguna colorada et ses copines bleues, blanches et roses de tous ces flamants, l'arbre de pierre et ses amis du désert, Ollague, volcan en activité qui offre une belle fumée blanche, mirages donnant l'impression que les montagnes volent (en vrai je crois bien qu'elles volaient!) notre meilleure amie depuis 3 jours: la douche, qui s'était cachée depuis lors et un bel hotel de sel et ses tables, en sel donc, qui nous accueilleront pour de nouvelles parties de Uno enflammées!

 

 

 

J 77: On est au portes du salar d´Uyuni, mais c'était pas une raison pour taper à la porte à 4 heures Alfredo quand même! En même temps, le soleil qui se lève sur cette immense étendue de sel, c'est sympathique, allez, on t'en veux pas Alfredo! On fait nos gamineries sur le sel, c'est magique, on marche, on court, on saute, on pense à rien... On déjeune au milieu du sel, en compagnie d'une autruche égarée. Mais comme on en veut toujours plus, on repart à 100 à l'heure dans notre 4X4, le paquito de Ricoune pour nous bercer et on s'enfonce sur les pentes du volcan Tupuna, pour découvrir des momies effrayantes au fin fond d'une grotte et plus chic, une vue fantastique sur le salar et ce volcan multicolore. On redescend pique niquer au milieu des étendues de sel puis  on file voire les travailleurs du sel, couverts jusqu'aux oreilles tant le soleil brûle ici...

C'est la fin du grand voyage, le soleil, l'excitation et la magie ne nous ont pas quittés... c'est avec des yeux d'enfants que nous avons découverts cette partie du monde...

 



Publié à 17:20, le 10/12/2009, Salar de Uyuni
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De l'Amazonie à Tupiza en passant par Potosi et Sucre

 

J 57: Départ pour la pampa: petit avion, 4X4 et bateau.

J 58: Encore la pampa

J 59: Toujours la pampa

J 60: Départ pour la jungle en grosse barque à moteur

J 61: Suite et fin de l'Amazonie.

De retour à Rurrenabaque, on va poser nos affaires dans un super hotel avec piscine et maisonnettes aux airs de Louisianne. On est avec Sélina et sa maman, des allemandes avec qui nous avons passé les cinq jours en Amazonie. Elles sont supers, Sélina 19 ans est devenue la tête de turc d'Aziz qui adore la charier et sa maman Barbara nous a impressionné tout au long du séjour, sans jamais se plaindre, même quand elle est tombée dans la boue, la vraie, tout habillée, deux fois de suite! On part se faire un bon ptit resto, transporté chacun par un mototaxi. Viande rouge et sauce roquefort, le pied!

 

J 62: On profite de la piscine dès 9 heure, on pense à se faire un ptit jogging au bord de l'eau, on va se préparer mais on trébuche, s'écroule sur le lit et on dort jusqu'à onze heure. Puis on s'engage dans 3 heures de piscine bronzette piscine bronzette et étalage de crème solaire et surtout anti moustiques (je n'ai qu'une centaine de piqûres dans le dos)

L'heure du vol arrive, on grimpe dans notre petit coucou après quelques péripéties, mais comme le disent si bien les boliviens, "en Bolivia todo es posible, nada es seguro," oui c'est ça, tout est possible mais rien n'est sûr. En moins de 45 minutes et après avoir traversé la cordillère des andes, on se retrouve à la Paz, toujours aussi impressionnante, surtout la nuit. On lave nos affaires, on mange et on dort!

 

J 63: réveil tranquille à la Paz, fini les drôles de bruits du matin et les ptits dej fantastiques d'Alsila, la cuisinière de l'amazonie! Mais on a une bonne surprise, Yannick et Aurélie sont eux aussi à la Paz! On se motive et on se rejoint sur la plaza San Francisco. Pas de telephone portable, il faut donc être à l'heure... On ne l'est pas, on descend du bus pour finir le trajet à pied, trop de circulation! Ils sont là, à l'heure eux, c'est fou de les retrouver là! On décide de filer dans les alentours de la Paz, à la vallée de la luna. On y trouve un paysage époustouflant, des sortes d'énormes épines de sables et de pierres, par centaines. Paysage desertique entouré de montagne rouges, les milliers d'habitations de la Paz pointant parfois le bout de leur nez!

On  est tout excité car ce soir "c'est raclette, c'est paillette, c'est tartiflette, c'est la fête!" Et oui! Yannick et Aurélie voulaient prendre un bus ce soir pour Potosi, mais on a su trouver les mots, enfin LE mot: RACLETTE! Et nous voilà au resto avec eux mais aussi Sélina et sa mère. On passe une bonne soirée qu'on finira, Aziz et moi en compagnie du patron du resto, à discuter de tout et de rien.

 

J 64: journée pépère, dans notre appart! On refait les sacs, ça fait bizzare, c'était pas notre appart en fait, il va falloir le quitter, lui et ses proprio (faut le redire, Carolina et Nico nous ont accueilli comme leurs propres amis et on s'est tellement senti bien qu'on est resté un peu plus longtemps que prévu!)! On remballe tout, faut dire qu'on s'était bien étalé! On se fait une dernière séance ciné dans notre lit, on met le blog à jour et on file rejoindre Yannick et Aurélie à la gare routière de la Paz. On se promène une dernière fois dans ses ruelles pittoresques, ses stands d'ampoules, de tuyaux et de foetus de lama séchés. Le bus de nuit nous emmène vers Potosi, à 11heures de route de La Paz, et nous fait le plaisir de nous promener, une dernière fois, au dessus des milliers de lumières de la ville, spectacle qui n'a rien à envier à ces ciels étoilés du mois d'aout qu'on peut apercevoir "dans notre midi..."

 

J 65:Nuit agitée mais on finit par arriver à Potosi, anciennement l'une des plus riche ville du monde, grâce à son "cierro rico", sa montagne aux métaux précieux. Juste le temps de poser les sacs sur les lits et nous voilà partis pour explorer les mines de cette montagne incroyable où des boliviens y travaillent encore jour et nuit (c'est pas pour le style, ils y bossent parfois 24 heures d'affilée) esperant extraire de belles quantités d'argent, de cuivre ou autres... On le savait, c'est pas facile de les voir travailler dans ces conditions, mais ça existe alors pourquoi fermer les yeux? On s'engouffre dans la mine, on passe du chaud au froid, des odeurs de souffre aux odeurs de dynamites, on marche dans la poussière, dans la boue... on s'arrète un instant devant Tyo, le dieu des mineurs ou plutot le diable à qui ils mulitiplient les offrandes afin de calmer sa colère devant tous ces hommes qui viennent chercher le paradis en enfer. Des cigarrettes brûlent encore dans sa bouche et à ses côtés il en a suffisemment pour fumer jusqu'à la fin du monde! Plus tard c'est aux mineurs que nous croisons que nous donnons cigarettes, alcool et feuilles de coca. Pas très judicieux direz vous? Pas de jugement à porter, ceux sont des plaisirs qu'ils ne peuvent que rarement s'offrir et qui leur font oublier l'instant d'une gorgée ou d'une bouffée qu'en travaillant dans ces mines ils ont fait une croix sur les 30 dernières années de leur vie, puisque ils meurent après une vingtaine d'année de travail sous terre. On court souvent vers un passage plus large pour laisser passer les mineurs qui transportent leurs pierres dans ces chariots de plombs, en courant tête baissée...

On se remet de cette drôle d'expérience...

on file manger un petit (un gros) almuerzo puis on flâne dans les rues. Ah non, j'oubliais, en fait on a dormi tout l'aprèm pour récupérer de notre nuit de bus. Aurélie et moi on a fait les belles hier en annonçant fièrement que depuis le début du voyage on avait pas eu une seule migraine et biensûr... elle pointe le bout de son nez aujourd'hui, pour nous deux! On finit par ressortir et on se laisse tenter par un ciné: film bolivien sur les enfants du salar d'Uyuni, région aride de sud de la Bolivie. C'est un beau film, proche du documentaire... On ressort la faim au ventre mais à 22 heures, en Bolivie, comme au Pérou ou en Equateur, on ne mange plus! On finit par trouver un gars qui vend des frites! On mange tous... des frites! Retour à l'hotel

 

J 66: petit dèj dans le joli petit patio de l'hotel, au soleil... qui s'en va vite pour laisser sa place à la pluie! On traîne un peu et on finit dans un café genre brasserie parisienne, en attendant le retour du soleil... Il esquisse un sourire alors on saute dans un mini bus qui nous dépose au bord d'un chemin qui mène à l'ojo del Inca, cratère rempli d'eau à 35° dans laquelle on se prélasse plusieurs dizaines de minutes bien que l'altitude (Potosi est à 4000m) et la chaleur nous fatiguent super vite.Il faut faire attention, il y aurait, soit disant, des tourbillons! Raison de plus pour aller nager au milieu! Le cadre est superbe, c'est un moment magique, un de plus!

On mérite bien un bon ptit resto! on l'avait repéré de toutes façons celui là! Il est pas si petit mais il est vraiment bon, de bonnes viandes rouges! hum! Les garçons sont en forme, surtout après le défilé de jeunes, très jeunes boliviennes sur le podium au milieu de la place! On se retrouve dans une boîte Karaoké, du coup on chante et on danse! C'est plutot comique! Enfin surtout les garçons et leurs fameuses chorégraphies! On rentre à l'hotel une invitation pour un barbec en poche!

 

J 67: réveil difficile, pour certains plus que  pour d'autres! Mais après tout c'est dimanche alors c'est bien normal qu'on glandouille un peu non? Pas de ménage à faire ni de repassage, pas de cours à préparer ni de voiture à aller passer au rouleau comme tout grenoblois (italiens surtout) se doit de faire un dimanche, alors on traîne et c'est bien agréable...Le soir venu on sort prendre l'air et on voit avec plaisir qu'il y a un concert de musique traditionnelle au théâtre de Potosi! Yannick décide de glander un peu plus et on part au théââââtre tous les trois! On passe deux belles heures à écouter Savia Andina, entre "el condor pasa" et compo originales, prouesses du joueur de flûtes ou de charango, mélodies suaves du chanteur et anthousiasme inconditionnel d'un jeune de Potosi, fan, visiblement! on rentre et on se met au lit, des notes de musique plein la tête...@*}·#^

 

J 68: Petit dèj dans le patio de l'hotel, au soleil, sous le ciel bleu... On fait nos sacs, cet aprèm on devrait partir pour Sucre, capitale de la Bolivie. Petite promenade, gros repas, on fait une fixette sur la viande rouge et on profite des prix bas de la Bolivie pour se faire plaisir. De mon côté je fais une autre fixette: je veux un charango, sorte de banjo bolivien dont le musicien d'hier soir jouait si bien! Tout le monde me suit dans ma recherche qui nous ammène dans un coin vraiment paumé de la ville et plus précisemment dans le labo musical d'un belge passionné de science et de musique. Il nous fait visiter son antre et nous taille une sorte de flùte sommaire dans un bambou. Mais il ne fabrique pas de charango et me dissuade d'en acheter un ici. On rentre quand même dans une autre boutique, on trouve enfin un charango à prix raisonnable, mais, mais, mais le son ne me plaìt pas finalement... Et oui, les mois passent mais je reste la même... Tout le monde s'efforce de sourire et personne ne me laisse voir que je les ai un peu saoulé, sympa...

On file prendre notre bus pour Sucre... et on se lance à le recherche d'un hotel. On finit par trouver quelque chose qui nous convient puis on file dans un resto français pour manger...de la viande rouge et saignante! Soirée sympa entre amis!

 

J 69: Petit dèj dans le salon très classe de l'hotel que nous délaissons pour un hotel plus roots mais très pittoresque qui offre internet et le wifi, critère de choix pour les écrivains que nous sommes. Aziz est un peu patraque, on reste se reposer et mettre le blog à jour pendant qu'Aurélie et Yannick partent explorer la ville. reposé et en forme (moi un peu tendue par mes quatres heures d'internet avec connexion pourrie, bug et echec d'envoie des supers longs messages que j'avais écrits), on file découvrir la ville et on se retrouve vite dans un musée avec une chouette collection de masques traditionnels et une expo photo vraiment belle. Soirée tacos pas bons et au lit!

 

J 70: Réveil douceur avec petit dèj fruité dans le patio de l´hotel, ancienne demeure du 16ème siecle, la classe! On s´offre encore quelques heures dans Sucre pleine de charme, et on se retrouve perché en haut de la ville, à observer un colibri (oiseau mouche ou picaflores ici) qui fait son numéro et nous régale! Des gamines jouent au ballon pendant que les grands frères fabriquent les bijoux... On redescend et on retourne à Potosi où un bus nous attend pour nous amener à Tupiza, ville que nous avons choisi tous les quatre comme point de départ de l'excursion pour le sud ouest bolivien et son fameux salar d'Uyuni. Mais avant ça, ce sont douze heures de bus qui nous attendent et l'affaire n'est pas mince: le goudron? connait pas! La ventilation? connait pas! Routes de sables et de pierres, sièges tape cul, fenêtres qui claquent, réparation de fortune au milieu de la nuit et de nulle part, ça, c'est la spécialité Globus, notre fantastique compagnie de bus!

 

J 71: 4h00 du mat à peine, on descend enfin de ce fichu bus, on a presque le sourire aux lèvres tant c'était du délire... On est un peu déboussolé quand même, un autre déboussolé nous rejoint avant de partir à la recherche d'un hotel. On veut tous le même, celui pas cher avec piscine! Après intervention des garçons, le gardien nous laisse finir notre nuit (la commencer surtout) dans son hotel sans rien payer... cool... On sombre au petit matin...(après un épisode de 24h quand même)

Réveil très tardif, internet, bouffe, pluie, recherche de cartes postales infructueuse avec Aurélie et parties de Uno enflammées avec Yannick, Aurélie et le 5ème déboussolé: Pierric, le gamin d´Paris...

 

J 72: Aujourd´hui on est motivé, on va se faire une rando! Car faut bien l'avouer, depuis qu'on est tous les 4, le rythme de nos activités physiques et sportives a grandement diminué!!! On achète de quoi pique niquer et on file à grandes enjambées avec un pauvre plan en poche. Et c'est parti: puerta del diablo, vallee de los machos, partie de pétanque en cailloux pour les garçons (c'est qui qu'a gagné???), paysages fantastiques, canyon del inca, escalade, saut de grandes flaques d'eau, course entre les gouttes, petites frayeurs quand le ciel s'obscurcit, que le tonnerre gronde, que cet abruti de plan ne nous est plus d'aucune utilité et qu'Aziz disparaît dans la montagne pour essayer de savoir où on est bordel! Bon sang! Aziz a aperçu la ville de l'autre côté de la montagne, on la contourne, on traverse un autre canyon, de la Duende je crois, et on retrouve Tupiza, ville chérie qui abrite notre hotel avec piscine! Ah le confort! On saute dedans, on papote avec une famille de canadien en voyage pour 6 mois, et ils nous font envie! Faire ça en famille, c'est unique, ils respirent tous l'ouverture d'esprit, la bonne humeur, la joie de vivre, et c'est très communicatif! Enfin pour le tour du monde en famille, on verra ça plus tard! Après tout ça on s'endort, on se réveille pour grignoter puis on sombre definitivement un peu excité en pensant au lendemain: on part pour 5 jours de fous dans le sud ouest bolivien, en 4X4, avec les amis et l'gamin d'Paris!

 

 

 



Publié à 04:54, le 5/12/2009, Potosí
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Coucou, demain on file pour une excursion de 6 jours dans le sud ouest bolivien (Salar d'Uyuni...), on vous donnera des nouvelles des qu' on aura franchi la frontiere chilienne! En attendant Aziz a mis les 450, oui oui 450 photos de la pampa en ligne. Régalez vous avec les petits et à dans une semaine environ pour vous raconter notre première semaine avec Yannick et Aurélie.

Marie s'est pris la tête pour écrire l'histoire, on attend les commentaires des petits!!! 

On vous embrasse fort Aziz et Marie.

 

 



Publié à 02:55, le 5/12/2009,
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CHICO ET CHICA DANS LA PAMPA

 

Pour Yanis, Sofiane et Soulaymane, Thomas et Mathieu, Eva et Sara, Kaïs, Jeanne et Arthur, Mahée et Noah, Gwenn, Ilona, Julia, Eden, Clara, Lola et Noa, Marcus, Maïa, Jeanne et Gabriel, Enzo, tous nos ptits cousins chéris qui commencent à être un peu grands pour ça (Léna et Mélanie ce n'est pas trop tard pour vous je pense!), et pour tous les grands enfants que nous sommes!!!

 

Il était une fois deux grands enfants, Chico et Chica. Ils rêvaient de découvrir la pampa, étrange lieu où la nature est reine et les animaux font la loi. Chico et Chica avaient demandé au grand oiseau blanc de les emmener sur ses ailes jusqu à cet endroit magique mais il avait refusé car il avait peur de traverser les montagnes enneigées, peur que le froid lui brûle ses fragiles ailes.

Mais un beau matin, alors que les deux enfants dormaient profondément, le grand oiseau blanc frappa à leur porte et leur dit:"debout les amis, en route pour la pampa, moi et mon grand ami l'oiseau rose on vous emmène sur nos ailes decouvrir la pampa! Chico et Chica etaient les plus heureux du monde, leur rêve le plus fou allait enfin se réaliser! Ils grimpèrent sur le dos des deux oiseaux et Chica s'écria:"On ne voit plus rien du tout et les maisons sont toutes petites!" Ils traversèrent les montagnes enneigées sans souci puis ce fût au tour de Chico de s'écrier:"regarde Chica! Un énorme serpent marron!" Mais ce n'était pas un serpent, c'était la rivière vue du ciel!

Quand ils atterrirent et descendirent des deux oiseaux, ils découvrirent d immenses étendues verdoyantes avec des arbres prêts à toucher le ciel.

Chico et Chica se mirent en route, ils étaient si impatients de découvrir la pampa! Mais rapidement ils eurent faim et s'arrêtèrent au bord du chemin pour grignoter un peu et prendre des forces! Pendant leur repas ils rencontrèrent de drôles d'animaux: Chiva, le singe noir et Faki, le sanglier qui faisaient une sieste et se faisaient des calins, ainsi que Plouma, l'immense oiseau qui lui aussi avait faim et cherchait de la nourriture.Il y avait aussi Chachapoya, le perroquet arc-en-ciel! Ils passèrent quelques instants tous ensemble mais chico et Chica n'avaient pas beaucoup de temps et il faut dire qu'ils étaient vraiment très très impatients de découvrir la pampa. Ils marchèrent jusqu' à la rivière et quelle surprise quand ils s'apeçurent que ce n'était pas de l'eau qui coulait mais du chocolat au lait! Ils grimpèrent sur le dos des grands dauphins roses et l'aventure commença. Ils naviguaient sur ces immenses poissons et de temps en temps trempaient leurs lèvres dans le chocolat. Hummm que c'était bon! Au bout de quelques minutes ils rencontrèrent une famille de caypibarrah, d'immenses castors qui s'amusent dans l'eau toute la journee et se roulent dans la boue. Ils s'amusèrent surtout avec Tim et Tom, les deux enfants caypi qui étaient si heureux d'avoir de nouveaux amis pour la journée. Mais si Chico et Chica voulaient découvrir toutes les merveilles de la pampa ils devaient quitter leurs amis caypi et poursuivre leur chemin. C 'est alors qu'une famille tortue s'arrêta et leur proposa de les emmener sur leurs carapaces. Les deux enfants se laissaient porter par les flots de la rivière en chocolat. Ils rigolaient bien avec la famille tortue qui leur présentait les habitants de la pampa. Ils rencontrèrent beaucoup d'autres tortues et de caypibarrah mais aussi des dizaines d'oiseaux tous différents: des grands au bec rouge, des petits au bec orange, des jaunes, des bleus, des verts, tous plus beaux les uns que les autres. Ils rencontrèrent même picaflore, le minuscule oiseau qui se pose sur les fleurs et les butine quand elles veulent bien. Chico et Chica étaient vraiment heureux de rencontrer tous ces animaux, ils profitaient de chaque instants. Alors qu'ils passaient près de l'arbre liane, ils aperçurent au bord de l'eau une énorme queue qui bougeait. Les tortues prises de panique abandonnèrent les trois enfants et filèrent à toute allure en se cachant dans leur carapace. Chico et Chica nagèrent jusqu'au bord de la rivière. Eux aussi avaient très peur mais ils étaient aussi très curieux et voulaient savoir à qui appartenait cette grande queue. Ils s'approchèrent lentement de la queue et aperçurent une dent, deux dents puis des dizaines de dents!!! Elles appartenaient à Lagarta, l'aligator de la pampa. Lagarta avait la bouche grande ouverte mais comme il l'expliqua à Chico et Chica, ce n'était pas pour dévorer les petits enfants, il esperait juste qu'un poisson égaré s'y jette dedans! Quand il fermait la bouche Lagarta souriait tout le temps car il ne voulait pas effrayer Chico et Chica, il était si content d'avoir de la compagnie. Les deux enfants s'accrochèrent à la queue de Lagarta et continuèrent leur chemin à toute vitesse. La nuit tombait et il fallait vite qu'ils trouvent un endroit pour dormir. Avec le soleil qui s'en allait Lagarta n'y voyait plus très bien alors il demanda à tous ses amis aligator de faire de la lumière avec leurs yeux et petit à petit des centaines d'yeux se mirent à briller dans la nuit, éclairant Lagarta et les enfants qui purent ainsi continuer leur chemin tranquillement. Après de longues heures sur le dos de leur ami l'aligator ils arrivèrent à la lisière d'une grande forêt. C'est là que Lagarta allait les déposer. Chico et Chica devaient à présent se débrouiller seuls pour trouver un endroit où dormir. Mais avec la nuit noire les deux enfants avaient trop peur d'avancer dans la forêt, ils risquaient de marcher sur les ormigas, d'immense fourmis qui piquent les enfants! Chico et Chica étaient effrayés quand, tout à coup, ils virent une lumière qui brillait dans les airs et qui s'avançait doucement vers eux. Puis ils en aperçurent une autre et encore une autre puis des dizaines de lumières qui dansaient dans le ciel: Lulu et ses amies les Luciernagas de la pampa! Des petites lucioles qui portaient des lanternes au bout de leurs ailes! Chico et Chica étaient émerveillés, ils pensaient que les lucioles n 'existaient que dans les histoires pour enfants! Grâce à elles, ils purent continuer leur chemin sans avoir peur des ormigas et rapidement les luciernagas les guidèrent jusqu'au plus grand arbre de la forêt. Le grand arbre pris Chico et Chica dans ses bras et les deux enfants s'endormirent paisiblement.

Au petit matin, les deux aventuriers furent réveillés en douceur par d'étranges bruits:"clop clip clop, clop, clip, clop, couloucou couloucou, chiiiii chiiiii, loupalou loupalou, layala layala". C'était un oiseau perché dans une branche du grand arbre qui s'amusait à imiter tous les cris des autres oiseaux. C'était incroyable, l'oiseau mime savait chanter comme tous ses amis et pouvait faire des dizaines de cris différents! Chico et Chica remercièrent leur ami le grand arbre et partirent à la recherche de Boaboa, le grand serpent de la pampa. En chemin, ils rencontrèrent Angelo, l'enfant de la forêt qui lui aussi voulait rencontrer Boaboa. Les trois enfants marchèrent de longues heures dans les marécages, ce n'était pas facile car leurs pieds s'enfonçaient dans la boue. Tout à coup Chico et Angelo entendirent un cri, c'était Chica qui était tombée dans la boue, les deux jambes en l'air! Les enfants rirent beaucoup car comme ça, Chica ressemblait à un caypibarrah se roulant dans la boue! Ils se remirent en route, à la recherche de Boaboa. Soudain, l'eau se mit à bouger et les feuilles à trembler, ça y est ils allaient enfin rencontrer le grand serpent de la pampa! Mais non! C'était une maman aligator qui protégeait ses bébés et qui voulait que personne ne les approche. Les trois enfants n'insistèrent pas car Lagarta leur avait dit qu'une maman aligator qui protège ses petits peut être très méchante! Ils marchèrent de plus en plus vite et s'éloignèrent de la maman et de ses petits. Fatigués, Chico, Chica et Angelo quittèrent les marécages sans avoir rencontré Boaboa. Ils étaient un peu déçus mais c'est ça la pampa, parfois les animaux ont tellement chaud qu'ils ne mettent pas le nez dehors et préfèrent rester dans leur maison. Les trois enfants se reposèrent quelques instants dans les bras du grand arbre puis repartirent en direction de la rivière en chocolat. Ils grimpèrent à nouveau sur le dos des dauphins roses et se baladèrent tranquillement au milieu des tortues, des aligators et des oiseaux. Sous un arbre ils aperçurent une queue si grande qu'ils n'en voyaient pas la fin. Elle n'était pas marron comme celle de Lagarta mais noire et brillante. Angelo su tout de suite à qui appartenait cette immense queue: Kira, le Caïman de la pampa! Il expliqua à Chico et Chica que Kira et les autres caïmans étaient les animaux les plus dangereux de la pampa mais que si on les laissait tranquilles ils n'embêtaient personne. Chico était très impressionné par Kira et dès qu'il voyait un caïman il appelait les autres enfants et ensemble ils essayaient d'imaginer si le caïman était grand, très grand, immense ou gigantesque! En chemin ils rencontrèrent des oiseaux du paradis perchés sur les branches des arbres. C'était des oiseaux magnifiques avec de grands yeux bleus et des plumes sur la tête qui formaient une couronne. Tout à coup ils entendirent de drôles de bruits. Ils pensèrent que c'était des oiseaux qui chantaient mais quelques instants plus tard ils aperçurent une longue et fine queue jaune et noire, puis des dizaines de petites têtes poilues:"les Chichilos" s'écria Angelo,"ce sont mes amis!". Les dauphins roses s'arrêtèrent un instant pour que les trois enfants s'amusent un peu avec les chichilos, les plus petits singes de la pampa. Les chichilos sont des animaux très curieux et taquins et ils s'amusaient à chatouiller Chico et Chica avec leur longue queue. La nuit tombait, les trois enfants devaient rentrer dans la forêt et encore une fois Lagarta appela tous ses amis aligators et ils éclairèrent les trois enfants pour qu'ils retrouvent leur chemin. Même Kira et ses amis caïmans leur firent de la lumière, c'était un spectacle époustouflant, ces milliers d'yeux qui brillaient juste pour eux...

Après une bonne nuit dans les bras du grand arbre et après avoir écouté l'oiseau mime, les trois enfants partirent pêcher des pirranhyas, petits poissons avec de grandes dents, pour leur repas. En chemin ils virent le soleil se lever et déposer sur chaque arbre une douce lumière. Ils virent même Touki le toucan, le plus bel oiseau de la pampa avec son bec rouge orangé et son plumage noir et blanc. C'est Chico qui pêcha le plus de pirranhyas: vingt en tout! Il était très content et criait partout qu'il était le meilleur des pêcheurs! Mais le temps passait et Chico et Chica devaient continuer leur chemin pour aller un peu plus loin dans la forêt et découvrir la jungle! Au moment de quitter la pampa, Manéché, le grand singe marron vint leur dire aurevoir. Qu'il était beau suspend à son arbre!

 

                       

Après de longues heures sur le dos des tortues, des dauphins roses et de Lagarta ils arrivèrent en ville. Angelo rentra chez lui mais leur promit de revenir demain pour leur faire découvrir la jungle. Chico et Chica rencontrèrent des amis avec qui ils passèrent de bons moments puis, épuisés par ces trois jours d'aventure, ils s'endormirent profondément.

Ca y est le jour s'était levé et l'heure de découvrir la jungle était arrivée. Comme promis Angelo attendait Chico et Chica au bord de la rivière en chocolat. Il appela Lagarta qui les prit tous les trois sur sa longue queue et les amena en direction de la jungle. Arrivés dans l'immense forêt où le soleil parvenait à peine à passer à travers le feuillage, Angelo leur appris à se servir des plantes pour se soigner et les emmena chez ses amis les perroquets. Les Perroquets vivaient tous par deux, jamais ils n'étaient seuls, et leurs maisons ressemblaient à des petites grottes creusées dans la falaise. Chico et Chica restèrent de longs moments à les observer voler, chanter puis se cacher dans leurs maisons. Ils firent aussi la connaissance de Murciela et ses amies chauves souris qui se reposaient dans les arbres attendant que la nuit tombe pour aller se promener. Sur le chemin du retour ils rencontrèrent Ciela, la gentille sorcière de la jungle aux ongles longs et rouges. Elle vivait près d'un arbre recouvert d'épines piquantes, très piquantes. C'est elle qui avait jetté un sort à l'arbre pour qu'il soit recouvert d'épines et que personne ne puisse s'en approcher car c'est dans cet arbre que Ciela la sorcière vivait. Plus tard, avec Anibal et son frère, des enfants de la jungle, Chico et Chica partirent se baigner dans la rivière en chocolat. Il fallait faire attention car le chocolat coulait vite et fort et risquait de les emporter au loin. Pendant qu'ils se baignaient, les Kitos, petits moustiques de la jungle en avaient profité pour les piquer. Ils n'étaient pas méchants mais qu'est ce qu'ils grattaient! Une fois la nuit tombée, ils partirent explorer la jungle. Leurs amies les luciernagas les guidaient dans la forêt grâce à leurs petites lanternes. En chemin ils rencontrèrent Tarentula, la grosse arraignée noire, mais elle était tant fatiguée qu'elle ne sortit pas de sa maison. Une autre arraignée plus petite mais tout aussi impressionnante était sortie de se cachette pour tisser sa toile. Angelo leur faisait faire le silence et ils entendaient de drôles de bruits dans la grande forêt mais ils ne rencontrèrent pas beaucoup d'animaux. Fatigués ils retrouvèrent leur ami, le grand arbre, et s'endormirent paisiblement entre ses bras, bercés par les doux bruits de la jungle.

Au réveil, Chico, Chica et Angelo partirent faire une longue marche dans la forêt. Ils virent des cabanes que les enfants de la jungle construisaient au pied des arbres pour s'amuser. Ils aperçurent même une grande liane bouger, c'était surement Tarzan qui volait dans les arbres. Ils jouèrent longtemps avec les lianes qui les emmenaient dans les airs comme une immense balançoire. Angelo voulait présenter les sangliers de la jungle aux deux enfants, alors ils marchèrent, marchèrent, marchèrent jusqu'au repère de ces cochons sauvages, un drôle d'endroit avec des palmiers et des flaques d'eau dans lesquelles ces drôles de bêtes venaient juste de se baigner. L'eau bougeait encore et ça sentait fort le cochon. Les sangliers venaient de partir. Chico et Chica pouvaient encore les entendre courrir dans la jungle. Après de longues heures de marche, les enfants retournèrent près du grand arbre pour lui dire aurevoir car c'était l'heure du départ.

Chico et Chica ont vécu cinq jours merveilleux au milieu des tortues, des dauphins roses, des aligators et des caïmans, des singes chichilos et manéchés, des perroquets, des toucans et de tous les autres oiseaux, des arbres magiques et des luciernagas... Mais il fallait vite dire aurevoir à tous les habitants de la jungle et de la pampa car le grand oiseau blanc et son ami l'oiseau rose les attendaient pour les ramener jusqu'à leur maison. Chico et Chica remercièrent leur ami Angelo et grimpèrent sur le dos des oiseaux. Ils s'envolèrent tous les quatre et, du ciel, Chico et Chica pouvaient voir tous les amis qu'ils avaient rencontrés. Tous les animaux leur disaient aurevoir et leur envoyaient des milliers de baisers...

                                            

 

Sur le dos de leurs compagnons les oiseaux, ils pouvaient voir les lumières de la grande ville approcher dans la nuit et ça leur rappelait les centaines des lumières des luciernagas et des yeux jaunes des aligators.

 

Chico et Chica rentrèrent chez eux, des souvenirs pleins la tête. Biensûr, ils étaient un peu tristes d'avoir laissé leurs amis mais ils savaient que d'autres aventures fantastiques les attendaient. Ils s'endormirent dans leur petit lit, et non pas dans les bras de l'arbre magique, et se mirent à rêver de tous les merveilleux animaux qu'ils avaient rencontrés dans ce voyage incroyaaable...

 

FIN...

 

 

A vous de distinguer le faux du vrai, ce qui a été enjolivé ou non mais voici quand même quelques détails de la version sensurée

1: en fait on navigue pas sur le dos tortues mais sur une barque dont le moteur broie parfois la carapace des tortues ou sectionne la queue des aligators (mais c'est qund mêmr rare...)

2: certains caipybarras ont des plaies que les aigles se regalent de dévorer.

3: On dormait pas vraiment dans un arbre mais plutot dans un grand dortoir rempli d'arraignées, de cafards, chenilles et autres insectes...et la sorcière, c'était moi,ah ah aha aha ah!!!!



Publié à 20:37, le 26/11/2009, Rurrenabaque
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La Paz...

J 50 : Arrivee a la Paz vertigineuse. Des milliers de constructions au milieu des montagnes, des montagnes au milieu des constructions...3660m dans les airs, des rues qui montent et qui descendent (on remarque toujours plus celles qui montent!)

On arrive chez Carolina, accueil chaleureux mais ecourte car on aimerait voir la fin du match Irlande/France. Elle nous indique un bar pas loin de chez elle et on file en bon francais que nous sommes. On met un pied dans le bar et BUT d·Anelka. Petite parenthese dans notre voyage, on a l impression d etre chez nous entoures de francais qui ralent et critiquent a tout bout de champ!

Retour chez caro, cette fois la rue monte et pas qu un peu! Elle nous parle de son travail, elle redige des conventions sur les droits des enfants pour des assoc. Nico lui bosse pour les droits de l homme aux nations unies. Et oui, y en a comme ca...

La faim nous prend et en 2 secondes on se retrouve dans un resto suisse avec Caro et Virginie(une de ses amies) et on se fait...une petite raclette! une vraie! (va falloir vous creuser la tête pour nous faire raler les enfants!!!) On poursuit la soiree chez Chiara, une italienne, et la cest l auberge espagnole avec des gens (et des boissons) de tous horizons. On se couche un peu tard mais demain cest dimanche!

J 51 : Dimanche pluvieux, rando imaginee avec Virginie annulee, pas grave, ca sent les dimanches grenoblois (avec en prime un petit resto bresilien excellent): petit film au chaud sous la couette (blood diamond), petit moment avec Guilhou, Isa et Mathieu, petit grignottage, gros orage, preparation de noel et jour de l an avec Yanick et Aurelie sur skype et au lit devant les simpson, un dimanche comme on les aime.

J 52: Le temps est gris, on s aventure dans la paz et ses rues escarpees et on part a la recherche d une...tondeuse pour Aziz! Des centaines de boutiques a flanc de montagne qui vendent de l electromenager. C est dingue, y en a vraiment des centaines et elles vendent toutes exactement les memes choses aux memes prix !?!?! enfin du coup Aziz trouve son bonheur. on se promene dans la rue des amules, puis celles des balais et des chaussures en passat par celle des tuyaux. Ca monte ou ca descend mais ce n est jamais plat! J insiste avec ca mais faut dire qu a plus de 3600m d altitude on galere bien! On se fait un ptit tour des agences pour organiser les jours suivants et on se retrouve vite avec notre ticket pour la pampa, la jungle et la route de la mort ahhhhhhh

On rentre a la maison, on s y sent vraiment comme chez nous , et on rencontre enfin Nico. On se fait une petite bouffe, soiree pepere, comme a la maison.

 

J 53 : 7h00, en route pour ce fameux camino de la muerte. Cette route porte bien son nom, c est pas juste pour le fun, des centaines de personnes ont perdu la vie sur cette route qui monte a plus de 4000m et descend jusqu a 200m au bord des falaises, sans que  deux vehicules ne puisse se croiser, sauf si l un d entre eux se decide a foncer dans le precipice. Enfin, depuis une nouvelle route a ete construite, plus sure ou moins dangereuse, et l ancienne n est plus empruntee que par les touristes  qui font la descente a velo. Aziz va a fond, meme si ses freins avant ont lache a deux reprises, il s eclate et le fait savoir en poussant des "hihaaa". Moi je traine derriere, j ai mal et j en ai marre et je le fais savoir en poussant des "hahahaha" de gemissement. Je me retourne, quand je le peux, pour verifier que je suis seule,enfin qu un autre groupe ne m a pas rattrape car ceux de mon groupe sont loin devant , et que je peux gemir tranquille. Je decouvre que j ai des muscles dans les avant bras et ca fait mal. On arrive au bout de cette route, qui vaut quand meme le coup j avoue. La piscine du resto ou l on mange est verdatre, on se contente des hamacs, enfin pour le moment car finalement on decide de rester un jour de plus dans le coin, a Coroico, village perche aux portes de l amazonie, temperatures annuelles moyennes: 32 degres. On va dans un hotel avec piscine tenu par des francais. Le gars nous accueille tant bien que mal, il semble avoir pris une sacree cuite la veille. On pose nos sacs dans une chambre avec terrasse donnant sur l amazonie et on file a la piscine.

5h du soir, on se fait une petite sieste...on se reveillera a 7h...du mat...

                                                      

J 54 : piscine, crepe au sucre et au citron, piscine, crepe au sucre et jus de fruit naturels... les vacances dans les vacances. On recupere au passage l adresse d un couple australien qui nous invite chez eux quand on y sera, on profite un max de ce decor incoyable avant de monter dans notre minibus qui nous conduit a la paz en 3h. Aziz est devant a cote du chauffeur, il dicsute avec un gars abordant le sujet sensible des plantations de coca, qui donne la cocaine quand la science s en mele mais qui est aussi la base d autres produits beaucoup plus seins, enfin Aziz parle des degats que ca occasionne, deforestation, corruption de l etat... et quand il demande au gars ce qu il fait dans la vie...evidemment il lui repond qu il est dans les plantations de coca. Moi je suis au fond du bus et je lutte pour ne pas finir ecrasee contre la vitre.

On arrive a la bourre dans le bar ou on s est donne rendez vous avec Nico pour voir...France Irlande. Pas de commentaire sur le match, on est juste ravi a l idee de se faire quelques matchs de l equipe de France en Australie. A notre retou, Caro nous annonce que l agence a appele pour prevenir de l annlation du vol pour l amazonie. On est super decu, Caro nous explique que parfois ils decalent et redecalent jusqu a annuler definitivement. On verra bien, du coup on se dit qu on visitera la Paz demain, ou qu on tentera l ascension du Huyana potosi, sommet de plus de 6000m qui se fait en 3jours.

 

J 55  : 6h30, on frappe a la porte, cest Nico, l agence vient de les appeler, il y a deux places dans l avion de 8h30 pour rurrenabaque, capitale de l amazonie boliviennne. on reflechit pas une seconde,on prend juste le temps d'ouvrir les yeux, on jette 3 trucs dans nos sacs et on saute dans un taxi

La suite une autre fois.... 



Publié à 21:00, le 25/11/2009, La Paz
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lac titicaca coté Bolivie

 

J 47: On se lève vite car le ptit dèj n'est servi que jusqu'à 9h... il est 8h45, ah mais mince y a une heure de décalage entre Bolivie et Pérou non? Oui mais dans quel sens déjà? Il est 7h45 ou 9h45? On s'en fout au fond, l'important c'est qu'on puisse déjeuner! On descend, il est bientôt 10h, por favor senor, hemos olvidado de cambiar la hora! Podemos desayunar? Por favor? Si??? ah, muchas gracias!!!

Le ventre plein, on grimpe une petite colline qui fait face au lac puis on part prendre notre bateau pour l'isla del sol... On met un pied sur l'ile après 2h de bateau et on part à sa découverte... On est vite bluffé par la beauté des paysages, des maisons et par l'amabilité des habitants. On décide d'y rester une nuit. On aura juste le temps de découvrir la pointe sud de l'île avant le coucher du soleil... Ca promet pour demain, c'est juste magnifique, de l'eau, du soleil, des montagnes biscornues... On veut se lever tôt demain pour profiter de ce spectacle! Petit repas avec... des légumes, dieu soit loué (pardon) c'est fantastique! Couché 19h... on ne tarde pas à s'endormir

                       

J 48: Le réveil sonne à 6h30 mais il pleut... On se remet vite de cette déception et on se rendort...

Ciel couvert on enfile nos sacs à dos(les gros sont à Copacabana, à l'hotel) et on part en explorateur, loin des sentiers battus. On vit des instants privilégiés, loin des autres touristes, on croise quelques bergers, on descend doucement vers la berge, on aperçoit des taureaux, Aziz est comme un gosse (« c'est vraiment mon animal préféré le taureau! ») On se croirait en camargue: taureaux, eaux marécageuses (on a vu plein de flamants roses la veille) sauf qu'on est à 4000m et également entourés de moutons, ânes et cochons! Pas de villages à l'horizon, seuls quelques bergers et quelques pêcheurs descendus de leur village le matin même pour attraper quelques poissons du lac depuis leurs modestes barques... On marche sans trop savoir où l'on va mais l'île n'est pas très grande, on est bien, pour passer le temps une bergère file le coton, ça nous impressionne. Une femme nous sourit et en moins de deux on se retrouve assis parterre devant son repas qu'elle à sorti de son baluchon et qu'elle nous invite à partager: Maria! Sans doute notre plus belle rencontre... On est encore troublé par sa gentillesse, sa spontanéité, son ouverture d'esprit, son sourire (édenté)... On hésite à se lancer mais pas le choix, elles nous aurait mis les petits poissons dans la bouche de toutes façon! Ils sont du lac, de ce matin, et ils sont très bons (heureusement ils sont grillés, crus ç'aurait vraiment été trop dur!), en accompagnement on a droit à des patates de son jardin (cuites aussi!), toutes différentes par la forme, la couleur et le goût ( certaines sont sucrées, d'autres ont goût à la carotte, à la courge...) elle veut qu'on finisse tout, de toutes façons ça se garde pas insiste-t-elle! On rigole bien, elle fait des jeux de mots sur nos prénoms, on cherche ses deux jeunes chanchos (cochons) égarés... instant magique dont on savoure chaque seconde...

On poursuit notre chemin, les paysages changent et nos yeux sont ravis, on coupe, on contourne, on grimpe, on descend et on se retrouve à la mer, enfin au lac quoi! Mais on est passé du sud ouest au nord est! On fait quelques rencontres humaines et animalières, l'heure du départ approche... ça se sent, on apprécie de moins en moins les montées et les erreurs de parcours! Et cette vieille qui tape la terre avec son bâton, l'air mécontent, quand on enjambe les 3 briques de son jardin!

Ca y est, on est sur le bateau, on discute avec Florient, un lillois, avec qui on passera la soirée avant de s'écrouler sur nos lits...

 

J 49: On a eu confirmation, les amis de Caro qui vivent à la Paz nous ouvrent leur porte des ce soir! C'est chouette! On languit d'y être, la Paz, capitale la plus haute du monde du haut de ses 3660mètres

Ce qu'on ne dit pas c'est qu'entre temps on est repassé par le Pérou car la route entre Copacabana et la Paz est bloquée par des grévistes (des bateliers qui s'opposent à la construction d'un pont!) ah ces grévistes alors!!! Nouveaux tampons sur nos passeports, quoi de mieux?!? Aziz me tape sur l'épaule, on arrive dans une ville, des centaines de personnes costumées défilent...

 



Publié à 15:29, le 14/11/2009, Lac Titicaca
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Dernières journées péruviennes...

J 42 :Emilie et Vincent sont partis...

Ils sont venus partager un bout de notre voyage, apportant avec eux camembert, patisseries orientales, ferrero, nouveau bouquin, nouveau sac pour moi car celui de sandrine est un peu grand, mais surtout fous rires, discussions interminables entre pipelettes, visionnages de Dexter entre gamins, un petit brin de folie et une grande complicité qui nous ont fait du bien!

Les premières minutes sans eux sont un peu étranges, un peu dures en fait, on ose s'avouer que ça fait bizarre d'être "seuls" mais la magie de Cusco fait son effet et on se laisse porter par le flot des passants locaux qui font leur marché. On part à la recherche d'une tondeuse mais Aziz finira entre les mains expertes d'un barbier! il s'en sort avec une patte plus longue que l'autre, pas si mal... alors qu'on cherche de quoi se préparer un petit repas dans notre maison du jour on voit la foule s'agiter, les stands ambulants se mettent à courir vite, très vite... puis un camion de police fait son entrée sur l'avenue principale (ceci explique cela)

Aziz rasé et repas en poche on rentre à l'hotel. On se fait un bon ptit repas puis comme pour compenser l'absence d'Emilie et Vincent, on allume skype, recherchant amis et famille connectés! On passe un bon moment avec ma maman puis avec Bertrand, Flo et Thomas qui nous fait d'immense sourires, plein de bisous, nous chante de belles chansons et essaie de nous toucher avant d'aller se cacher dans le placard...Ca fait du bien!

                                                                         

On poursuit le processus de compensation en se mettant au lit(avant ça Aziz fait une petite session lessive)(l'après midi culture qu'on s'était prévue attendra) et en lisant les messages du blog et l'article d'Emilie(on s'était tout réservé au chaud pour se faire du bien après le départ des amis)On est pas déçu, plein de messages qui nous font bien rire (Jerem et Sandrine on a encore pleuré, jojo, Marion et juan los pinos vous êtes pas mal non plus, on va pas tous vous citer sinon on va retomber dans les éternels merci du festival de Cannes!) et le récit haut en couleur d'Emilie.

18h00, on s'active et on file voir un spectacle péruvien dans le centre. On y retrouve Marc, un irlandais avec qui on avait partagé notre expédition au canyon del colca (on fait vraiment tous la même chose!). Le spectacle est assez simple et léger , on passe un bon moment voire un très bon moment pour moi quand un des personnages vient vers Aziz et l'emmène sur scène en lui donnant le rôle de...matador! Etrangement il fait moins le fier que quand il fait l'andouille à la feria, le personnage est même obligé de lui demander de lever la tête et de bomber le torse!!! Enfin il s'en sort comme un chef et un péruvienne viendra même le féliciter  une heure après dans le bar(Km 0) que nous avons choisi avec Marc pour passer un moment...moment qui s'averera être plutot long puisque nous nous régalons à écouter et à danser sur les reprises de manu chao, bob marley et autres, d'un groupe local (Aziz discute avec Marc, ils ne se comprennent qu'à moitié mais rigolent beaucoup.Néanmoins je soupçonne Aziz de rêver d'une petite soirée entre potes!) Notre journée de transition s'achève en pensant à Emilie et Vincent, où sont-ils? A Lima? Dans le ciel péruvien ou français? Au dessus de l'océan? Enfin on en a des souvenirs avec eux, on est pas prêt de les oublier ces 15j entre gardois et eux non plus c'est sûr! C'était une belle parenthèse dans notre voyage, merci les amis et avis aux amateurs de voyage, demandez des sous au père noël et rejoignez nous!

Marie oublie de dire que la plus belle actrice m'a fait un clin d'oeil à la fin du spectacle (du coup je me suis senti obligé de prendre une photo). Avec l'Irlandais, on se comprenait tellement bien qu'on a fini jusqu'à 4h00 du matin à écouter du reggae et parler foot. On se charie un peu car dans une semaine l'Irlande joue contre la France. (j'espère qu'on va les éclater)

 

 

J 43  : petite grasse mat, gros ptit dèj, on reste un jour de plus dans notre maison, Aziz file rejoindre Marc dans un bar pour voir un bout du match "manchester/liverpool" (c'était Manchester/Chelsea 0/1) et moi je reste à la maison pour faire les activités du dimanche (lessive, épilation, lecture, sieste...)(à croire que l'après midi culturelle attendra encore demain!) On se refait une petite session skype, cette fois c'est Mathieu (gardé par manou Armelle à Grenoble pendant que ses parents flânent à central park) qui nous fait des sourires, des bisous et nous chante des chansons! Un pur bonheur! On enchaîne avec la famille d'Aziz: Chafeck, Nissrine, Sarah, Youssef et la maman d'Aziz... de longues minutes qui font du bien... à tout le monde...

Crevé, Aziz s'endort à 5h du soir, et moi je rattrape mon retard sur Dexter! Ca va être dur car j'ai fini les 3 saisons (merci Nono, Marion et Inès pour tous les films)

Il est 20h30, est ce que je réveille Aziz pour qu'on sorte un peu et qu'on mange un bout? Ou est ce que je mise sur les tonnes de réserve de féculent accumulées jusque là et démarre mon 3ème Dexter? La suite des aventures dans le prochain épisode!!!

Maintenant c'est Marie qui dort, il est minuit chez nous et je viens de me réveiller (du coup vous comprenez que Marie ne m'a pas réveillé, elle a bien fait). Je rajoutte sur son article des modifications en violet. Je m'endors car internet ne veut plus marcher.

Et au réveil surprise, juste le temps faire un mail à Nono pour lui suggérer d'avoir skype et je vois qu'Emilie est connectée, je réveille Marie, nous discutons de nos bons moments passés ensemble. Et là 2ème surprise Nono (aussitôt demandé, aussitôt fait) et Mike en direct de Grenoble, ça fait du bien de voir leur ganaches.

J 44: Réveil jovial avec nos amis Nono et Myke sur skype. On les assaille de questions:"comment vont les membres de la debussy team? Momo? Rhaouda? Les enfants? Mr Michel? Et Margot et Enzo alors? Et Marion?Inès?Marie Andrée et Christophe, vous les voyez souvent? Ils vont bien?", On imagine la vie qui continue de plus belle là bas... Un endroit à part dans Grenoble où voisins sont avant tout amis, où une petite course, des pains au chocolats un dimanche matin par exemple, se transforme en déjeuner collectif sur la terrasse de Momo! C'est grâce à lui tout ça, à son don de faire se rencontrer les gens, de les réunir autour du couscous de Rhaouda...Merci, on sera si heureux de retrouver tout ça, dans...9 mois...rien que ça...

Je crois que cette fois on va se la faire cette après midi culture! On s'engouffre dans un lieu si étrange où les voutes de l'abbaye des conquistadors reposent sur les ruines d'un temple inca. C'est troublant, l'abbaye étouffe le temple inca mais sans lui elle s'effondre...

0n part acheter nos billets de bus pour le lac titicaca et la Bolivie (on ne paye que 20 sols, ça a du bon d'être étudiant, merci Nono!). On prend nos tickets pour le dernier bus de la soirée, pour avoir encore un peu de temps dans cette ville magique et mystérieuse (ça s'averera ne pas être assez tard...)

Aziz part se faire masser et moi je m'installe au comptoir d'un bar irlandais (j'sais pas pourquoi, c'est chaleureux, ça change, j'ai envie...) et j'écris mes cartes postales. Ca fait du bien cette instant de solitude, mais faudrait pas qu'il dure trop longtemps, il fait quoi là franchement! Il s'est endormi ou quoi? (oui, il s'est endormi...)Ah il arrive! On tombe sur Marc notre irlandais préféré, ça sent mauvais...on boit quelques verres, on grignotte, l'heure du bus arrive mais on rigole trop... on est bien... on laisse filer le bus pour le lac et décide de rester une nuit de plus... On en profitera jusqu'au petit matin...entre baby foot,jeux débiles genre on rigole pas sur la photo, chorégraphies, ailes de poulet et hamburgers... On rentre à l'hotel en passant une énième fois par la rue magique d'Emilie et on s'endort avec Manolo, le chaton de l'hotel qui noud fera ch..., enfin qui s'amusera avec nous toute la nuit... 

     

 

 

 

J 45 : Il est 15h, Aziz dort...

On a pris une chambre juste pour dormir un peu mais un peu est devenu beaucoup et vers 16h on finit par emerger doucement et on file au terminal pour acheter, une nouvelle fois, notre billet direction Bolivie. Ticket en poche on retrouve nos bonnes habitudes en devorant un bon almuerzo dans un bouiboui pour 2 euros boissons comprises: soupe de pates, poulet, riz et frites, vive les feculents. Apres avoir retrouve nos habitudes culinaires je pense que nous allons essayer de retrouver un rythme plus pepere en arretant de nous coucher a pas d heure mais pour l instant c est un petit bus de nuit qui nous attend...  On attend l'heure du départ (22h) en flemmardant devant le film « chevalier » (on a pensé à toi David) … en espagnol! Je m'endors dans mon duvet mais l'heure tourne, on quitte Marc, notre compagnon de route (on ira chez lui un jour, en Irlande...) on quitte le doux quartier de San Blas et la rue magique et nous voilà dans notre bus, pas top mais ça ira... jusqu'à ce qu'à 1 minute du départ, un homme monte dans le bus, on se regarde du coin de l'œil Aziz et moi, on pense à la même chose, oui oui c'est lui qui sent si fort (il pue en fait), oh nooooon, il a la place juste à côté de nous!!! Chochotte ou pas chochotte l'odeur est trop prenante, Aziz recommence avec ses bouts de mouchoir dans le nez, on entre-ouvre la fenêtre et on essaie d'oublier et de s'endormir...

J46: nuit ponctuée de réveils difficiles, sortis de nos rêves par des levers de bras et des soupirs intempestifs de notre ami de la place d'à côté.

Arrivée à Puno difficile, il est 5h du mat, on voulait filer direct en Bolivie en longeant la rive du lac Titicaca de village en village mais j'insiste lourdement pour aller dormir quelques heures dans notre maison de Puno: l'hotel inka wasi. Pour 2€50 le gars nous file un taudis et nous nous reposons quelques heures avant de poursuivre notre route. Premier arrêt dans un village sympa où l'on se promène une heure découvrant des sortes d'arènes et un temple de la fertilité inca (pas de description, les photos sur picasa parleront d'elles mêmes...). Deuxième arrêt rapide dans un autre village, jour de marché... on fait donc le marché pour notre repas: pain au fromage (trop bon) avocat et saucisse sur notre petit banc sur la place principale. On continue, on n'est plus qu'à quelques kilomètres de la frontière bolivienne, on attend que le minibus se remplisse et on entend les premières notes d'une chanson qui nous est familière... « moi je m'appelle Lolita, lo ou bien lola, du pareil au même, moi je m'appelle... »ne change pas Pédro s'il te plait, en France on aimait pas cette chanson mais la perspective de l'écouter, là, à 4000m, au bord du lac entre Pérou et Bolivie, entourée de toutes ces femmes tréssées qui rentrent du marché la hotte pleine, le volume à fond, ça nous fait carrément rêver! On est bien, c'est un moment banal mais qui a son importance... Ca y est, on marche, sacs sur le dos, du Pérou à la Bolivie, le passage se fait en douceur. On arrive rapidement à Copabana, on trouve une chambre et on va manger. On sent nettement la différence de prix avec le Pérou. C'est l'hotel le plus classe depuis le début et on paye 100 bolivianos avec le ptit dèj, soit 10€. On s'endort devant « good bye Lenine » et on dit aurevoir au Pérou...



Publié à 05:05, le 11/11/2009, Cuzco
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Adios amigos...

J41 : réveil, Péru rail, mais de jour, arrivée à Olamtaytambo. Un jus d'ananas sur la place, un resto chinois face aux ruines incas. On serait bien remontés au Machu Picchu. Ou restés un peu ici. Mais il faut repartir, on prend un taxi de luxe jusqu'à Cusco (Marie, je te laisse les commandes). Scène monumentale dans le magasin de sacs, un jeune gars se fout littéralement de notre gueule en reprenant Aziz sur son espagnol (alors qu'il parle très bien), on a re droit au coup du "burriquitos", insulte mignonette s'il en est. Bref, RDV le lendemain pour le sac, y pas la patrone. Changement d'hôtel, l'autre est plein, on va dans "l'endroit le plus cool de Cusco", selon le guide. C'est juste qu'y a des jeunes et qu'on se sert soi-même au petit déj. Dans la rue magique, Vincent s'arrête chez un luthier. Depuis le début du voyage, il veut acheter une guitare. C'est une véritable antre, un endroit magique et mystérieux, où un petit monsieur fabrique lui même ses instruments. Vincent attrape un instrument, et tombe amoureux du son qui s'en échappe. Un marimachu. L'homme en joue. Moment merveilleux, on a tous la chair de poule, dans la pénombre de l'échoppe, le temps s'arrête. On reste peut-être une heure, à écouter divers instruments, poser des questions. Marie gratte quelques cordes. On marchande, et on repart avec l'objet. Aziz le filme quand même, pour se souvenir de ce que ça donne... Derniers achats, dernier tour de la magestueuse place. Aziz se retourne devant chaque truc à manger : "Tu trouves pas que ça a l'air bon, Marie? "Regarde, du gâteau au chocolat, Mmmm". Ca sent la fin. On se dit qu'on ne peut pas partir de Cusco sans avoir vu le kilomètre zéro. Et on passe notre dernière soirée autour de nachos et de rouleaux de printemps, à goûter des boissons péruviennes. Mais chacun pense un peu au départ, une petit boule au ventre. La nuit est belle. On rentre sous les étoiles en longeant les coccinelles dans l'endroit le plus cool de Cusco.

Réveil, petit déj communautaire, puis le moment tant redouté de l'aéroport de Cusco. Derniers achats. Derniers "je prends celle là ou celle là?". Et c'est l'embarquement. La boule au ventre grandit et devient un sanglot. On irait bien aussi en Bolivie et en Argentine. On irait bien faire le tour du monde avec eux. Comme vous, j'imagine. Mais on les laisse à leur aventure. On la suivra d'ici. C'était déjà tellement fort de faire ce bout de chemin avec eux. On les laisse, le coeur gros, c'est vrai. Les larmes aux yeux, aussi. Mais heureux. Heureux dans leur histoire, heureux dans leur fou périple , heureux dans leurs rencontres et dans leurs expériences. Alors on les essuie, ces larmes, et on pense à leur fabuleux projet, aux lacs salés de Bolivie, aux viandes d'Argentine, aux statues de l'île de pâques et aux montagnes rouges d'Australie, on pense à tous ces bouts de monde qu'il leur reste encore à découvrir, et qu'ils nous dévoilerons à travers leur regard. Et on sourit. Ainsi va la vida...

                                                   



Publié à 01:36, le 10/11/2009, Cuzco
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Machu Picchu

J41 : On devait partir à l'aube, il est huit heures moins le quart. Bon. On décide de faire tout à pieds, Vincent est un homme neuf, c'est parti. Moins de deux heures de montée pour arriver jusqu'au site. Des touristes, c'est sûr, mais pas trop.... C'est génial, moins de monde que prévu, on est en basse saison, on a presque le Machu Picchu pour nous. Là, je crois que je vais faire plaisir à Jérémy (et les autres, Nono, no?) et me taire... Parce que y a pas de mots pour ça. C'est trop... Trop en fait. De loin la plus belle chose qu'on ait jamais vue. La plus impressionnante. La plus magestueuse. Mais de dire ça, ça suffit pas. Il faut y aller. Il faut l'avoir sous les yeux. On le traverse et on part direct pour une deuxième ascension : le Wayna Pichu. Un genre d'aiguille verte qui surplombe le site et offre une vue imprenable sur les vestiges. Ascension abrupte, 1h30 de marche en fait, mais qui vaut le coup... On est tous les quatre émerveillés comme jamais. On pique nique en haut. Grandiose. Le plus beau pique nique de ma vie, de loin! Tant pis pour les gorges duTarn. Le sac à dos de Marie acheté à Cusco se démantibule totalement au fil de la journée. On entend des "crac" de temps en temps, et c'est lui. Il ne lui restera qu'une bretelle à la fin... Ca promet de grands moments quand on retournera au magasin.. Redescente, balades dans le site, photos, lapin andin pour Marie et moi (je te jure, j'ai entendu des bruits, comme des bêêêêtes....), pont inca au bord de la falaise, re et re et re photos (on l'a pas sous cet angle, non?). Petite scène : des gros cons se sont mis à un endroit interdit et malgré les demandes multiples des gardes font semblant de ne pas comprendre l'espagnol. Marie et moi leur disons en anglais. Re coup de gueule, non mais le respect, quand même! Ces pauvres gardes péruviens qui passent pour des cons. On s'énerve un peu. La lumière baisse. Des bouts de nuages sont toujours accrochés dans les cimes alentours. Les montagnent émergent comme des bouquets verts tout autour de nous. Et là, au centre, cette ville, si bien conservée, si vivante... Quillée tout là haut comme pour défier les éléments, la vie... Accrochée là haut comme un défi. Avoir vu le Machu Picchu... L'avoir contemplé une fois...

On est en forme, on prend pas le bus, non mais! Redescente à pieds, les garçons croient qu'ils ont 20 ans et courent dans les marches. On vous épargne les "j'ai mal au genou" qui suivront. Arrrivée au village, on tombe sur les français du lac titicaca. On se donne rendez vous sur le pont et on file aux sources chaudes. Des bassins d'eau souterraine, après une longue journée de marche, c'est trop bien. Marie et moi allons chercher le shampoing, et à notre retour, on tombe sur nos deux appollons entourés d'une bande d'adolescentes péruviennes en maillot de bain, posant pour des photos. Ca glousse à mort. On fait fuir toute cette basse court, non mais! mais on les retrouve au vestiaire, on discute, elles sont adorables. Un voyage scolaire. 17 ans... Resto avec les français, les plats mettent si longtemps à arriver que Marie et moi nos endormons sur la table (surtout moi). On finit par partir sans nos mate de coca. Une demi heure pour faire bouillir de l'eau. Et on est quasi seuls dans le resto...



Publié à 23:08, le 9/11/2009, Machu Picchu
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No somos burriquitos!

J40 : La vallée sacrée. Billets de train en main (le fameux, qui va jusqu'au pied du Machu Picchu!), on part avec un taxi/guide, qui s'avère faire des études de guide, et aussi être un peu chiant par la même occasion. Aziz met son CD de Grupo cinco, le même qu'il avait mis dans le bateau pendant que Vincent conduisait, (et non, j'ai pas raconté ça, c'est fou, mais c'est à cause de Jérémy qui me met la pression avec son histoire de disque dur, d'abord, j'irai pas sur ton blogtoutseulpointcom). Courte visite de Cusco, au son de "Tao tao", (vous tarderez pas à connaitre, ils vont vous la passer à toutes les soirées à leur retour), on s'arrête dans un truc artisanal de filage/tissage. Pas vraiment passionnant, il faut l'avouer. Il pleut un peu, première, et seule, journée grise. On mange une truite frite dans une guiguette, sur la place d'un village. Servantillo nous amène au premier site inca : les terrasses de Moray. C'est un genre de laboratoire agricole, des cercles en terrasses pour tester aliments et altitude, et aussi un peu faire des cérémonies pour la pluie. Ils sont vraiment malins ces incas. C'est fascinant. Le guide explique que les espagnols avaient tout détruit pour constuire le village d'à côté, mais qu'ils ont récupéré les pierres et tout reconstruit. Ca se gâte quand il se met à nous parler de magnétisme, Cusco, centre magnétique du monde et tout et tout. Les garçons n'écoutent plus et font les zouves (tu le sens le magnétisme? Ouh, Ouh...) ça le vexe. "Vous voulez faire une cérémonie inca?" Pourquoi pas, allons-y. Il pleut carrément. Au fond, et au centre de l'édifice, il nous prouve le magnétisme en hurlant. "C'est là qu'est le magnétisme, no?" Les guides finissent tous leurs phrases par "no?", comme si tu allais les contredire... Bon. On est Nîmois tout de même, alors, l'accoustique... Personne n'est vraiment convaincu, mais on risque pas de lui dire, il faut pas rigoler avec les incas. Il nous donne 3 feuilles de coca, les fait  ranger de la grande à la petite, Aziz s'emmêle les pinceaux, rien ne va plus. Il nous fait gratter le sol et enterrer nos feuilles, là où est le magnétisme, no? Et c'est les doigts pleins de terre qu'on se donne la main, pour implorer la Pachamama. Vous me croirez ou pas, j'ai senti un fluide passer entre nos mains, mais comme je suis la seule, vos avez le droit de dire que je délire. En tout cas, il pleut. La pachamama c'est bien sympa, mais on est trempés et on a les ongles pleins de terre. Servantillo nous amène au deuxième lieu, Salinas (une pensée pour Yvan...). C'est des salines en palier, qui datent des incas, et se découpent franchement dans le rouge de la montagne. Très beau spectacle. Aziz achète du sel, qui nous servira plus tard. En chemin, on s'arrête encore dans un truc artisanal, mais cette fois-ci de Chicha morada, ou chica frutilla. Un genre de boisson à base de maïs fermenté. Puisque je dois donner un avis, totalement partial et sublectif, c'était à gerber. Je prétends être malade, les autres, surtout cette warrior de Marie, qui venait d'aller en courant aux toilettes, (mais pour la truite de midi, ou plutôt ses crudités), finissent leurs verres avec des sourires cimentés. C'est alors que mes trois compatriotes découvrent un jeu, fait de jetons et d'une grenouille, le guide trépigne et il faut les arracher de cette merveilleuse attraction. Les paysages sont de plus en plus sublimes. Le guide nous laisse à Olamtaytambo (je vous en prie, prononcez), où on doit prendre le train. Très beau village inca où on se promet de revenir de jour. On achète de quoi se goinfrer dans le train. Justement, il arrive, un joli train bleu "Péru rail", comme dans les documentaires. Mais on est dans un documentaire! A peine à l'intérieur, on pique nique, avocats (vive le sel de Salinas), nachos, pain et fromage, l'altitude, ça doit pas couper l'appétit?

                      

Arrivée à Aguas Calientes (je vous explique pas le nom?), c'est de plus en plus magique, une cascade au milieu de la ville, on lève la tête, et même de nuit, on distingue les grandes montagnes étroites (Machu Picchu nous voilà!). On suit une fille qui nous amène dans son hôtel, et quelle n'est pas notre surprise quand on s'aperçoit que la chambre qu'elle nous fait visiter, une autre la montre à d'autres touristes, là avant, et français en plus. Bref, c'est la foire d'empoigne. C'est un peu moins magique. Le temps de réaliser, et on a droit à un coup de gueule monumental d'Aziz, dont la phrase clé est : "No somos burriquitos!" suivie, souvent par "Vamos a ver la policia". Marie et moi aurions aimé défiler dérrière en faisant la choégraphie : "burriquito como tu, como tu". Mais le ton est trop sérieux. Chapeau quand même, parce que s'énerver pas dans sa langue n'est pas chose facile, et ils'en sort plutôt bien... On finit par trouver un autre hôtel, et se couche tôt parce que demain....



Publié à 23:23, le 8/11/2009, aguas callientes
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28 ans, une pierre à 12 faces et le Che Guevara

J40 : L'hôtel de Cusco conseillé par les Suisses se révèle génial, le quartier est super beau, comme le dit Aziz : un Montmartre péruvien", des rues pavées qui montent, des maisons mimis en pierre rouge (couleur de Cusco). Mais bon, au départ, on voit rien de tout ça parce que le seul truc qu'on veut faire c'est DORMIR! On est le 3 novembre. Marie a 28 ans. Elle aussi pense à vous tous, verse une larme sur une très belle nouvelle du côté de Bertrand et Flo. Il faut faire partir cette petite boule. On file dans la ville. Elle est grandiose. De loin la plus belle qu'on ait vue, même si Arécipa était belle, là, c'est du délire... On passe par "la rue magique", celle avec les pierres taillées des incas (dont une a 12 faces), et on s'émerveille encore et encore, c'est tellement génial qu'on cogne dessus pour voir si c'est pas du faux, on se croirait dans un décor. On achète des bagues et des piques à cheveux, on met 2 heures à choisir et les garçons râlent même pas (Marie a 28 ans,quand même). Et on arrive sur la "plaza de armas", énorme, superbe. Quelques heures à flâner, un resto, des avocats pour l'anniv de Marie.

Et commence un défilé. Les enfants de chaque école défilent pour une fête nationale. A chaque école son costume, sa chorégraphie approximative, son récalcitrant qui veut pas faire les pas, mais alors pas du tout, sa maman qui gravite autour pour dire "allez, danse, vas-y!". Ca n'en finit plus, des enfants et des couleurs à perte de vue. Aziz et Marie achètent un sac à dos, une immitation "North face", on en reparlera. On boit un coup avec vue sur la place, et resto. Marie hésite, c'est à elle de choisir, classe ou pas, cher ou pas... On finit dans un truc cubain avec le Che en grand et des trucs écrits partout sur les murs, c'est très bien, sauf qu'on est tout seuls. Le serveur super sympa nous parle de la crise et des événements politiques du Pérou. Apparemment, l'âge d'or du resto est derrière, tous les messages datent de 2006. Repas très sympa, on est bien dans ce cadre atypique. Il faut trouver un peu de place pour marquer "Joyeux anniversaire Marie", Aziz me met une chaise sur la table et maintient le tout pendant que j'écris tout en haut du mur. On est tous fatigués, on passe devant le "Kilomètre zéro", bar toujours conseillé par les Suisses, mais demain c'est le départ pour la vallée sacrée, et on a la sagesse de ne pas rentrer. Aziz entrouvre la porte... Marie n'insiste pas... on va tous se coucher.